RHIN (BAS
Circonscription dERSTEIN\
M. Thomas SELTZ
(Groupe indépendant d'action poiil&ired
Élu pour la lrefois le 16 novembre 1919.
Réélu les 1 1 mai 1928, 8 mai 1932 et 26 avril 1924, 22 avril 1936
Electeurs de l'arrondissement d'Ersleîn,
Le 26 avril vous serez appelé, pour l'élection à la Chambre des Députés, à prendre une décision lourde de conséquence, car cette élection se fait dans des circonstances qui sont encore de beaucoup plus tragiques que celles d'il y a quatre ans. Celîes-là avaient procuré à la France une Chambre des Députés de gauche qui, malgré 400 voix de majorité n'a pas été capable de réaliser les nombreuses promesses faites aux électeurs antérieurement au vole.
Voici la balance écrasante du front de gauche :
Des chiffres :
Pendant la période législative de 1928- 1932, où 330 députés de droite étaient opposés à 270 députés de gauche, nous avions acquis :
Diminution de la dette publique de l'Etat de 320 à 280 milliards,
6 milliards d'impôts en moins.
200.000 habitations à bon marché loi Louch eu r (10 milliards de subventions sur les fonds de P Etat),
Les Assurances sociales, régime promis depuis cinquante ans par la franc-maçonnerie, mais non accordé.
Majoration des rentes d "accident.
Des faits :
Pendant la période législative de 1932 à 1936, où 400 parlementaires de gauche étaient contre 200 députés de droite, le ré-< sultat était le suivant :
Augmentation de La dette publique de 75 milliards,
7 milliards d'impôts nouveaux sous Daladier et Cbau temps.
Arrêt presque complet des constructions d'habitations à bon marché.
Néant.
Néant.
Allocations familiales obligatoires.
Allocations de chômage, telles qu’elles sont en vigueur actuellement encore.
Néant.
Les conditions pour Fobtention de l'allocation de chômage ont été rendues plug mauvaises.
Une politique agraire selon les conceptions du progrès — Majoration des droits de douane sur les produits agricoles pour déjouer là concurrence étrangère.
Œuvre de raccommodage pour le paysan.
Pour P Alsace et la Lorraine :
Nous avons obtenu, grâce aux amendements faits sous la signature de nos députés Seltz, Meck, Bilger et consorts i
Diminution des impôts locaux en faveur des petits commerçants, petits rentiers et i salariés»
4 militions de subvention pour les corpo- i rations agricoles.
Augmentation de la subvention de l'Etat portant les rentes d’assurances sociales de 62 francs à 500 francs.
Réduction de la limite d’âge de 65 à 60 ans.
Augmentation de l'indemnité de vie chère à 540 francs par an.
Néant.
Néant,
Néant,
Dès 1932, Herriot proposa de rétablir la limite d'âge à 65 ans,
AbaLtemenl de 5 0/0 des rentes sociales accordées aux titulaires, 20 0/6 sur les rentes fixées nouvellement depuis 1934.
Promet Ire et tenir p&rale*
Aux élections, les partis de gauche avaient promis :
Qu'avons-nous obtenu?
Où en sommes-nous aujourd’hui?
Votez gauche, alors vous votez pour la paix î
Si vous votez pour la droite, vous le ferez pour la guerre.
Le prix du blé à 200 francs.
La gauche apporte à l'ouvrier des lois sociales*
Le contribuable reçoit le dégrèvement partiel.
Les petits enfants des invalides de guerre reçoivent des pensions.
Les salaires des cantonniers seront augmentés.
Les troupiers verront leur solde augmentée.
La crise économique disparaîtra.
Le prix du blé a baissé à 50 francs.
Les ouvriers n'ont rien obtenu.
Les impôts ont été augmentés.
Les pensions de guerre ont été réduites respectivement de 13 0/0 à 25 0/0
Les salaires des cantonniers ont subi un abattement,
La solde n'a pas été augmentée.
Nous avons aujourdhui deux Fois autant
Contre toute corruption et tout scandale.
de chômeurs qu’il y en avait en 1932,
Sla vis ky et Cie !
Le cartel des gauches de 1932 a manqué aux promesses électorales aussi grossièrement que le bloc des gauches de 1924.
A cette époque, on disait :
« A bas le bloc national! Tapez dessus I »
Mais, au lieu et place de la diminution d'impôts* nous en avons eu le triple ; au lieu de . la paix promise, la guerre coloniale du Maroc et de Syrie ; la dévaluation du franc à 4 sous au lieu de la hausse. L'ouvrier n’a bénéficié d’aucune loi sociale, rien n’a été fait pour le paysan Les fonctionnaires n'ont eu l'augmentation de leur traitement seulement lorsquen automne 1926 Poincaré, qui avait échoué en 1924, a repris les rênes pour sortir le char de la bouc.
Electeurs !
Le bloc des gauches vous a trompé en 1924.
Le cartel des gauches vous a trompé en 1932,
Le Front populaire vous trompera en 1936.
Le Front populaire n’a rien de nouveau que le nom, qu'ils ont volé, d'ailleurs, au « Front populaire alsacien »,
Pour le reste, le Front populaire n'a rien innové ; il est ce qu’il a été en 1924, sous le titre de « bloc des gauches », et en 1932, sous le titre de (c cartel des gauches », avec cette différence que les partisans du bloc des gauches ont été réputés jadis par les communistes comme réactionnaires et qu'ils marchent à présent ensemble.
Pour le cas où la prochaine Chambre devrait être dotée d’une majorité de Front populaire, les décret s- lois ne disparaîtront aussi peu que le gouvernement Sarraut, après une activité de deux mois avec l'appui de tous les députés communistes et socialistes, les aura supprimés; aussi peu qu'en 1924, les impôts créés par Poincaré et qui ont provoqué te chute du Gabmet, ont disparu, et aussi peu que les impôts sur le chiffre d affaires ont été abolis, mais que les gauches doublent plutôt.
Pour ces raisons, ouvrez les yeux 1
Votez pour les représentants des partis populaires chrétiens sociaux, qui vous sont connus de longue date.
Volez contre te front rouge, qui vous est présenté par des numéros immatriculés aux partis communiste et socialiste. Contre le Iront rouge, qui vous apporterait la ruine, qui pousserait la France vers la catastrophe, intérieurement comme extérieurement. Car c est dans le front rouge que se trouvent les agitateurs de ïa guerre.
Le front rouge c'est la guerre !
et front, rouge signifie l’immixtion étrangère* C'est 1 U R. S, S* qui a créé le front rouge en France, les directives ont été données par Moscou par les communistes qui dominent au front po pulai e.
La preuve en a été fournie par Lex-communiste Doriol, qui pour le moment peut passer pour un traîir% mais qui néanmoins doit s'y connaître dans la cuisine communiste.
C'est pourquoi, si vous voûtez éviter la ruine de nos finances, ëcarLer te guerre, que les bolchevistes cherchent à provoquer, votez pour notre député sortant
Thomas 3ELTZ.
11 est pour l’entente mutuelle des peuples, qui est la garantie de la securité de nos frontières.
Après comme avant, le député de notre ar, on disse ment se fera [un devoir de travailler
pour une politique de paix intérieure ; 1 ailier
pour une politique agraire adaptée aux besoins de la situation ■
de lCUuStHe^llSSement d Un PIOgramrne de *rands lrava«* dans [l’intérêt des ouvriers^
pour la sauvegarde des intérêts des commerçants, artisans, n ot am m en tTSé vision
h Sarre au P0"' I A I ^ ^ dépUié’ Présldenl de la Commission de
la Sarre au Conseil général du IWRhin, a fait tout son possible en vue d’une solution
équitable et conforme aux revendications formulées dans la région •
pour une politique financière et d’imposition seule capable de sauver ’a monnaie fran çaise d une nouvelle dévaluation ; monnaie iran-
pour un règlement objectif des questions spéciales à l’Alsace *
nmciîT't la vraie démocratie sur la base d’une justice sociale ’ contre toute manœuvre o fi elle tendant a étouffer des affaires, telles qu’elles ont été pratiquées dans lT3a Z Sta.isky, sous l’égide du front populaire fossoyeur de l’autorite judLire
Si vous êtes pour une politique de salubrité, contre le moral de Staviskv pour h paix pour le franc, alors voie, tous contre le front rouge en rang serré *.our ’
Thomas SELTZ.
Citoyens !
d„ Sf TZd” nT"' dim0"d’' 26 avril' TO,re 4 1. Chambre
rpn . P“ 11 n,° d dit- dans certaines réunions, que ce serait « le dernier vote pour la
représentation parlementaire ! » =.uiw mie paurij
Vous ne savez <lue 1™P ^ qui a fait naître une telle mentalité. Un Parlement qui a 1 affaire Staviskv à son actif doit forcément être diserédiLé. q ' *
ds l’U PR T tu** ? f^ment Pas à M’ ic I>éPülé Sd‘z 4*. avec tous ses collègues
ténébreuse affaire VeZ “T1™ d’en^ <ï"‘ aurait pu faire la lumière dans cette reuse affaire, si elle avait été nommée en temps utile.
\ Ous savez qui a voté centre cette Commission ? rv u,„i i “ . ,.
vont aujourd’hui demander vos suffrages I Et “-J”
rr^ - »-?•- '*
accusés CrH ,ïa; - ( ° escioc a sa place im-meme sur le Une des
•veo le ïti7 . . ’"'7
guerre, que M. Léon Blum a^elle « préventive * la .-uen-e LT’ ° ^ q °U' !“
Staline n’empêcherait pas ! ’ * q majonte au service de
Autant de raisons, citoyens, de vous demander de voter, le 36 avril :
Contre Moscou,
Contre ïa faillite,
Contre lu révolution,
Contre la guerre,
pour une Alsace heureuse dans une France au
sentant au Parlement. * ’ d |,m,r vofre ant:,en rsPré-
Tik-mas SELTZ.
Circonscription d’HAGUENAU.
M. Michel WALTER {Gronpo indépendant d'action populaire.)
Bïü pour la lre fois le 16 novembre J 919.
Réélu les 11 mai 1924, 29 avril 1928, 8 mai 1932 et 26 avril 1936.
C i to y en s , é 1 ec leu r s *
La campagne électorale touche à sa fin Dimanche prochain, 26 avril, vous déciderez de rester ou non fidèles à celui qui depuis de longues années a défendu vos intérêts,
JTai fait, au cours de cette campagne êlecLoralej des réunions publiques dans presque toutes les communes de l'arrondissement. Dans les autres, je me suis présenté au cours de Thiver*
Vous connaissez mon programme, c’est le programme de T LL P, R,
Ce programme contient trois idées principales :
L’idée chrétienne L'dée sociale L’idée de la paix.
Nous luttons pour le maintien des forces religieuses et morales de la nation, meilleure garantie de l’avenir du pays.
Nous soutenons la justice sociale, base essentielle d'une défense efficace des intérêts de la classe paysanne et des classes moyennes.
Nous préconisons la collaboration internationale et la conciliation entre les peuples, seule garantie de la paix en Europe et dans le monde*
La situation générale, tant intérieure qu’extérieure, n'a jamais été aussi grave qu'aujourd hui. Le bilan de la législature 1932-1936 avec majorité de gauche au Parlement est bien triste.
Une nouvelle victoire des Gauches, une victoire de « Front populaire iï communiste, conduirait notre pays a la faillite financière, à des troubles intérieurs* à de graves dangers extérieurs,
La catastrophe est à nos portes.
Citoyens* électeurs*
Votez donc ;
— contre la faillite du franc,
“ contre le « Front populaire » communiste,
— contre le pacte franco-soviétique.
Notre région frontière veut la paix*
L’Alsace veut vivre !
Elle ne veut pas s’exposer à la ruine économique et sociale.
Votez pour une Alsace heureuse dans une France prospère.
Votez tous pour Michel Walter.
Mes chers électeurs,
Ne vous laissez pas tromper par des manœuvres de la dernière heure, faites surtout de calomnies et de mensonges.
Soyez-moi fidèles comme je le suis toujours resté.
J ai toujours défendu avec fierté et énergie les intérêts de notre circonscription, ceux de notre petit pays comme les intérêts de fa France tout entière.
Soyez convaincus que je continuerai, à l'avenir comme par le passé, avec la même
énergie et la même passion, à mettre toute mon activité au service de mes électeurs, au service de notre pays, au service de la France,
L'heure est grave l Réfléchissiez [
Ayez présent à vos yeux le bonheur et la prospérité de vos foyers, pensez à la sécurité et à 1 avenir de notre population et de notre pays.
Votre choix sera alors facilement fait*
Le bon sens et notre fierté d Alsaciens et Français doivent remporter lu victoire.
Michel WALTER*
Circonscription de MOLSHEÏM.
M, Henbi MEC K
(Group® indépendant d'action populaire»)
lïlu pour la 1" fois le 29 avril 1928. — Réélu les 1« mai 1932. et 26 avril 1936.
Citoyens l Chers Amis !
Après huit années consécutives de travail parlementaire, vous comprendrez, sans doute, que je ne vous fasse pas un long exposé du programme dont je me fais le défenseur. Pendant toute la durée de mon mandat, j'ai eu l’occasion de me présenter une fois par au dans chacune des 80 communes et annexes de l’arrondissement pour y rendre compte de ! exécution de ma mission. Les électeurs de notre arrondissement connaissent doncparfaitement l'attitude que j’ai adoptée par le passé. Cette altitude répond de mon travail de l’avenir. Les temps que nous vivons actuellement sont les moins propices aux promesses sans bornes.
Pour F union 1
La Chambre qui sortira des prochaines élections se trouvera, quelle que soit sa composition, en présence de nombreuses tâches extrêmement délicates. Leur solution supposera, pour être bienfaisante, la collaboration des représentants parlementaires appartenant aux opinions poliLiques les plus divergentes et exigera la sincère volonté de travailler d’un commun effort à la reconstruction de la vie nationale.
Nous nous trouvons eu présence d’une dette de 355 milliards de francs dont 75 ont été contractés depuis les dernières élections législatives, en présence aussi d’un déficit des chemins de fer et de l’Etat, qui se chiffre actuellement à environ 6 à 7 milliards de francs, et
ces deux faits feront bientôt oublier aux nouveaux élus parlementaires les mesquines querelses que la campagne électorale aura pu susciter entre eux,
Pour le franc 1
A l’encontre de certains milieux qui demandent constamment, dans l'intérêt d'une plus facile gestion financière de l'Etat, une dévalorisation du franc, nous nous ferons les défenseurs énergiques du maintien de la valeur actuelle de notre monnaie et nous combattrons toutes les tentatives de spoliation du peup'e par la dévaluation monétaire, La dévaluation du franc, c'est T accroisse ment du coût de la vie. Jamais le salaire de l’ouvrier ne suivrait rigoureusement cette augmentation. Le petit épargnant, auquel la crise monétaire que nous avons subie a déjà imposé assez de sacrifices, se verrait complètement ruiné. Les salariés de l'Etat, après avoir été victimes de décrets-lois injustes, seraient à nouveau les innocentes victimes de la dévaluation monétaire et de la cherté de la vie. Toutes corporations, sans exception aucune, même celles qui en profiteraient passagèrement, subiraient à la longue les conséquences néfastes d'une telle politique. Puisse le peuple de France déléguer au Parlement des hommes qui, en dehors de toute considération tendancieuse, voudront éviter a tout prix cette spoliation.
Pour la paix !
Aux énormes difficultés financières viennent se joindre, bêlas ! les difficultés d’une situation internationale plus incertaine que jamais. Celles ci exigeront des hommes qui auront à porter la lourde responsabilité de la bonne gestion des affaires de la nation une altitude pleine de décision et de vigilance et, avant tout, la ferme volonté de conserver à la France toutes les amitiés qui peuvent lui être acquises. Rien ne saurait si bien servir les intérêts de l'impérialisme d’une Allemagne naüouale-sociaiiste qu'un désaccord des puissances qui, jusqu'ici, ont été les garants de la paix de l1 Europe.
Nous voulons du travail et du pain :
La crise économique qui sévit depuis plus de cinq ans dans l'agriculture, l’industrie eL le commerce, aggravée qu'elle est par les difficultés financières du pays et l'incertitude de la situai ion internationale, sera encore un grave objet de soucis pour le^ouvernemenls futurs et Us majorités parlementaires. Nous resterons constamment attachés à toutes les initiatives qui auront pour but de faciliter un retour à la prospérité de la métropole et des colonies françaises.
Nous vouerons une attention particulière aux intérêts de nos agriculteurs. D'accord avec mes amis politiques et en étroite collaboration avec les organisations professionnelles agricoles, je m'efforcerai constamment de suivre les voies qui permettront d'aboutir à une amélioration de la pénible situation dans laquelle se débattent actuellement nos cultivateurs.
Quant aux salariés de toutes les catégories, ouvriers, employés et fonctionnaires, F effort s-cia l que j’ai accompli par le passé témoigne incontestablement de ma volonté de contribuer an développement futur de la législation sociale de notre pays et du progrès social en général.
Mon passé est garant aux classes moyennes de la population, aux commerçants et aux artisans, du dévouement que j'apporterai à la défense de leurs légitimes revendications,
N nu s devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour remédier aux misères sociales actuelles et pour déblayer le chemin vers un retour véritable à la prospérité économique.
Réforme de l’Etat :
Cm if irmément au programme établi au congrès de fondation de 1 Union populaire républicaine d’Alsace, nous demandons une réforme de l’Etat dans le sens d un élargîssc-
mcmt des prérogatives du Président de la République, d'une plus grande stabilité des verne m en ts, de 1 extension du droit de la dissolution de la Chambre, de la diminution du nombre des députes, de la simplification des procédures parlementaires, de l’introduction de la proportion ne! le, du vote des femmes et du vote familial. Nous resterons, en outre
ïïfiufi T H COmp étCr !mVail dU Par,ement PoIiti^e Par des organismes et de! institutioiib d ordre professionnel et. corporatif,
à J“ f™0" d“ GonseiI je m’emploierai en faveur
elorme regiona liste et je ferai tout mon possible pour servir les intérêts sociaux economiques et culturels de notre région et pour défendre nos libertés religieuses ' ' ’
ne saurlienfTiTl ^ iMtitUlion8* de ^tat, des lois et la Constitution
™ ’ V seules, donner a notre vie publique ce caractère d’intégrité, d’ordre et
de justice quel énorme majorité de la population attend aujourd’hui. Les forces morales c spirituel es. en part, entier celles qui jaillissent de la source intarissable de la foi reli-
e rFtàfde T u;l l JS/léCtT'T ^ jamaiS p0UV- SUérh' 1 humanité, notre nation Eut des épouvantables plaies dans le domaine économique et dans h vie politique
C est en vertu et par attachement aux principes que je viens d’esquisser brièvement pubfi'ue du’ ^ys!" “"E COnSUmment déterminée «« Parlement et dans la vie
Gomma par le passé, .je resterai volontiers en contact et en étroite collaboration avec toutes les associations et organisations tant sociales qu’économiques; je ne demande nas mieux que de pouvoir collaborer avec tous les citoyens et toutes 1s o poration al dS imction de leurs opinions politiques, 1 s dls
C’est dans la confiance réciproque que je désire que nous nous mettions tous à l’ceuvre pour un avenir moins troublé et plus heureux de notre pays.
Henri MEC
Député,
Circonscription de SA VERNE,
M. Camille DAHLET (Groupe indépendant d’action populaire.)
Elu pour la 1“ fois le 29 avril 1928. - Réélu les 8 mai 1932 et 3 mai 1930.
Citoyens et Électeurs,
Les présentes élections se déroulent à une époque placée sous ’e sivne d’„™ ■
h ”“,oiT l''“’uiile' *™» ■» i, i»
Lorsque je les critiquais autrefois, mes adversaires me reprochaient mes critiques et mon opposition ; et maintenant que ces péchés et ces fautes, que je signalais opportunément, sont, aujourd'hui, de toute évidence, c’est moi qu’ils voudraient eu rendre responsable.
C'est là une comédie a laquelle les électeurs de Sa verne ne se laisseront pas prendre*
Les attributions et les possibilités d'action d'un représentant du peuple sont limitées et un homme isolé n'est pas en état d'exercer sur les conditions économiques et politiques de tout un pays, une influence dé terminante. Il en va à la Chambre comme dans un conseil municipal : la majorité décide*
Les possibilités d’action d’un député sont les suivantes :
li° Interventions dans tes séances publiques de la Chambre ;
2° Travaux dans les Commissions et groupes parlementaires ;
3IJ Préparation de propositions de loi ;
4f> Scrutins ;
5IJ Interventions auprès des autorités pour des demandes individuelles justifiées; pour des demandes émanant d'organisations et de communes*
Tout le reste est affaire du Gouvernement et de T Administration, pour la carence desquels le député, individuellement, est, au maximum, tenu pour responsable, dans la mesure ou il n’ aurait pas fait usage des possibilités limitées d ^intervention dont il dispose*
Je me sens dégagé d’un tel reproche. Au cours des huit années pendant lesquelles j/ai eu: l’ honneur de représenter à la Chambre la circonscription de Sa verne, j'ai pris suffisamment de fois la parole en séance publique pour défendre les revendications de notre population alsacienne, ainsi que les intérêts des diverses branches professionnelles. Cela aussi, au sein des Commissions et des groupes*
Mon nom figure sur plus de cent propositions de loi, concernant fa gri culture, le travail, l’artisanat, le commerce, notre petite industrie, comme aussi d’autres branches professionnelles, et j’ai toujours donné ma voix pour appuyer les revendications des organisations in Léressées*
Un autre député, à ma place, c'aurait pu faire davantage, pas même un « candidat agraire indépendant j >,
Les démarches que j’ai entreprises auprès des autorités en faveur de particuliers se comptent, par milliers ; de même, je suis chaque fois intervenu lorsqu’on s’adressait à moi, (Je saisis cette occasion pour m’excuser auprès de ceux à qui je n’ai pu encore répondre ou donner satisfaction, depuis le début de la campagne électorale et de mes occupai ions incessantes, et les prie de pa Lien ter encore un peu)*
J’ai, avant lout, accompli pleinement et totalement mon devoir dans la question de la Sarre el, seul à le faire, tandis que la plupart n’ont découvert cette question que lorsqu’il était trop tard. Déjà en 1929, lorsque cette question était indifférente à inu^, j’en ai saisi la Chambre et* à îa suite de cette intervention, j’ai fait un exposé dans un entretien privé à M. Briand, lorsque sur ces entrefaites, il nomma une Commission de gouvernement, en vue de négocier avec l'Allemagne le retrait dès troupes françaises et îa renonciation au plébiscite, j’ai pris position devant elle en faveur de cette solution, pour laquelle le gouvernement allemand se déclarait prêt h accorder, en contre-partie, l’entrée en franchise douanière de tous produits jusqu’en 1950* J’ai déposé, le 12 juin 1931, une interpellation ainsi que, le 3 juillet 1934, un projet de résolution à ce sujet* A nouveau, au cours des dernières discussions sur le budget de ^Agriculture, je suis intervenu en séance publique à propos des livraisons de lait et du payement des avoirs à recouvrer* Lai, en oulre, accompagné à plusieurs reprises, nos délégations locales auprès des Ministres compétents en vue de démarches pour les livraisons sa r roi ses* Aucun député n’a, ni si fréquemment, ni avec autant d’insistance et d’opportunité, posé la question de la Sarre G est donc défigurer audacieusement la vérité que prétendre que j’y aurais renoncé el vouloir faire croire que
M. Huler aurait fait encore des concessions économiques à la veille du plébiscite en vue d a va ni âges qu’il pouvait obtenir gratuitement un an ou deux plus tard! D’ailleurs cette question du plébiscite ne dépendait plus, pendant les dernières années (à partir du retrait
des coupes françaises), de la France, mais de la Société des Nations qui, finalement, maintint Ig plébiscite.
1 ne autre attaque électorale de même genre est l'argument du pacte avec les Russes dont personne ne parlera plus, un ou deux mois après les élections, d’autant moins que les nouvelles négociions qm vont clore le conflit rhénan, le rendront sans doute sans objet Un pourrait presque dire aujourd'hui que c’est le député de Saverne qui est l’auteur du pacte russe. Eu real, te, étais tout simplement absent de Paris le jour du scrutin, me trouvant dans ma circonscription et son énorme extension m’obligeant, sans attendre la fin de la session, de commencer déjà ma tournée de réunions. Même si j’avais été présent pour voter contre, .ce.a r. aurait nen changé à la situation, puisque chacun savait à la Chambre que le pacle passerait a une grande majorité.
Je demeure bien entendu, apres comme avant, partisan d’une entente avec l’ Allemagne car j a, été le prem.er et pendant longtemps le seul homme politique alsacien, qui, tout de
su, te apres la paix, alors que cela demandait encore du courage, soit -intervenu constamment dans ce sens.
Le régime politique intérieur de l’Allemagne que je condamne comme défenseur des omm de 1 homme et du et, yen, de la liberté d’opinion, de la presse et de réunion, tout comme ai toujours condamné les atteintes portées à ces principes démocratiques en Alsace en I rance et dans d autres pays, ne doit pas être un obstacle au rapprochement francoallemand, lequel ne peut naturellement s’opérer que sur la base de l’égalité de droits entre
trufde n!" ,f na,IOnanS;rA,,emaf»e pouvait conclure avec la Russie des Soviets ce uute de Rapallo que M. Hitler vient d’ailleurs de reconduire; si la France pouvait conclure
un « pacte russe >, avec celte même Russie, même alors la France et l’Allemagne pourraient s entendre une lois pour toutes. F
La paix doit, en toutes circonstances, être assurée C'est pourquoi en matière de poli-
sécnril TT’ Je.T’ aV,nnt.COmme aPrè| P“rti«n de la réalisation de finit’ ve de la
Ï l l lTr d:°t Jl,HdiqUe international £Lji Permct trait le désarmement et J avènement des Etats-Unis d Europe,
E„ Politique intérieure, je préconise 1, réforme fondamentale de la justice, uni, en France, leisett malheureusement beaucoup à Héairer ; lW.inissemeut ,1 l.Vél.bl sLenl
;;'T;i “''Tr* 1"placcd5 u «***
uence nu Bros oapilalisn» et rongée par 1, corruplion i la fêle ol «us membres dans ie Gouvernement et au Parlement, eS’ Üan8 le
A la place du Sénat devra être créée une représentation professionnelle dont la collaborât, on est indispensable, pour ne pas laisser traîner plus longtemps la nécessaire réorga-
méthodio * . " *****" éc°n°mi^ C doit avoir pour but une eoneentratfon
ethod, que et une organisation rationnelle de l’ensemble des forces productive, de notre
pay, une économe dirige^ ainsi qu’une réforme des conditions de production et de la
réduction i" r*T\ °rme d6veloPPement du machinisme exige, d’autre part, la réduction de la duree du travafi industriel dans la législalion et dans les convenions inler-
na .onales, avec une hausse correspondante du pouvoir d’achat des masses. Les décrets-lois ont encore réduit cepouvoir d’achat des masses et contre lesquels j’ai voté - contrai-
p— I,8- 8 ff 7 dc ™°S adversalres ~ devront être abrogés pour les mêmes raisons.
. allelement. ,1 faudra enfin revaloriser les produits agricoles et reviser tout notre système fiscal comme nous autres, députés alsaciens, le demandons depuis longtemps à Paris
Par contre, un premier pas important vers la représentation corporative vient d’être tait par la loi revente créant un conseil économique national
. M:“9' la V(4r"ablR réhrme ®colloniique, qui, seule, pourra tirer le peuple de la crise
economique, ne pourra résulter que d’une entente internationale, obtenue parla disparition
progressive du nationalisme économique qui ruine le commerce mondial et par la stabili sation des monnaies.
Quant à ma position, vis-à-vis de nos revendications locales, vous la connaissez. Je sois et demeure leur vieux champion Je l'ai prouvé, dans Je passé, et le prouverai dans l’avenir d autanL plus que leur justification s’est, entre temps, trouvée renforcée par les projets de résolution adoptés à 1 unanimité par les deux conseils généraux de Haute et Basse-Alsace, tendant à introduire une administration régionale à l’aide d’un organisme régional élu.
Mon programme demeure ;
Pour le droit local et là paix des peuples !
Pour le pain et le travail pour tous î Pour la liberté , l’ égalité et la justice î
Camille DAHLET
Député sortant.
Circonscription de SÉLESTAT.
M. Alfred OBERKIROH
(Groupe do lu Fédération républicaine do Franco.)
Elu pour la Ve fois le 16 novembre 1919. — Réélu les 11 mai 1924, 22 avril 1928,
1er mai 1932 et 3 mai 1936.
Lettre à mes électeurs !
Des élections du 26 avril dépend le sort du pays Jamais encore, de si graves problèmes ont pesé sur la France, à la veille d’une consultation populaire. La situation intérieure, la vie économique et la politique extérieure inspirent les plus vives inquiétudes et les événements des prochains mois décideront de l’évolution future de ces problèmes vitaux pour nous Fo us,
La majorité de gauche issue des élections de 1932 a amené le pays, de chute ministerielle eu ehufe mi matérielle, devant la révolu lion et Pefiond renient financier.
Le scandale Slimsky, découvert par mes amis Marin, Ybamégaraÿ, Vallat et autres, a mis unû'fïti au G -uiVérncmcnt du cartel.
L iiniun nai ionale a du, comme en 1926 déjà, intervenir pour sauver de nouveau ïe pa^>, fie la mine et pour cela, prendre d^s meures impopulaires et désagréables pour tous.
En aucun cas, cela ne peut continuer ainsi.
La crise nolitique intérieure doit disparaître. La France a besoin de tranquillité et d oïdic à 1 in h* rieur. Notre parti a de tout temps demandé pour cela des réformes urgentes de l’Etat français, telles que ;
Modification de la Constitution avec le droit de dissolution de la Chambre. Représentation proportionnelle et voie des femmes,
R- fine lion du nombre des députés et limitation de l’initiative parlementaire en matière de dépens,
Création d'un conseil na lion al économique,
Décentralisation administrative au profit cîcs autorités locales et assemblées régionales.
Devant f opposition- systématique des gauches, ces réformes ont chaque fois, échoué Elles ne peuvent toutefois plus être retardées.. Les événements des prochains mois les imposeront à tout prix.
La solution de tous ces graves problèmes politiques doit toutefois se faire sans troubles sociaux, dans la concorde de tous les citoyens français et sans répercussion funeste sur l'activité économique du pays,
La crise économique pèse encore lourdement sur nous. N’oublions toutefois pas que le monde entier se trouve depuis des années dans une situation anormale et que forcément nous en subissons les contre-coups.
ï our autant que nous ne sommes plus liés1 par des traites de commerce, une protection douanière complète est intervenue au bénéfice de nos produits agricoles et industriels, iant que les antres pays se replient sur eux-mêmes, seuls une protection douanière complète et un crédit agricole très étendu avec Faîde financier de l'Etat peuvent ramener la revalorisation des produits agricoles et rendre à nos cultivateurs la nécessaire rémunération de leur travail, diminuer le chômage et rétablir un peu d’aisance*
Le Gouvernement de 1 union notions le, pour réparer les fautes commises par le cartel, a du porter son principal effort sur la défense du franc, gravement menacé par ceux qui poussent à sa dévaluation et h l’inflation.
Nous ne voulons pas de dévaluation du franc; elle nuit, considérablement à tous les travailleurs et à 1 épargnant et de toute mon énergie j’interviendrai contre une mesure ■\ pareille,
La solution des problèmes économiques reste toutefois de nature politique et elle réside surtout dans le retour de la confiance de la population dans notre monnaie, dans f en Lente des peuples, dans la reprise de relations économiques, internationales normales et avant tout en une réduction des- impôts^
La reprise de l activité économique est encore intimement lice à un apaisement de 1 atmosphère de politique extérieure,
Nous voulons la paix et j exige que toutes les questions qui sont actuellement au premier plan de 1 intérêt public soient réglées dans un esprit de conciliation et de rapprochement des peuples.
Dans toutes ces questions, comme dans celle du conflit Halo-éthiopien et dans le pacte Iraneo-soviétique, je suis toujours intervenu avec la dernière énergie, pour que la paix nous soit conservée.
Nous devons tendre vers une explication directe avec notre voisine immédiate, FA'Icmagne, afirï d arriver à une paix durable el pour trouver les bases d’une collaboration économique. Pour cela, la F rance doit rester forte, pour qu’elle puisse mettre toute s apuissance au service de la paix et qu’elle n’ait ni menaces ni intimidations à subir* La France est pacifique, miis personne ne doit pouvoir abuser de sa volonté de paix.
Tous ces graves problèmes on posent à chacun de vous F impérieux devoir d’exercer Nôtre droit de vote, dans ces heures où se joue îe destin de la France afin de donner au pays une représentation digne de lui et capable de défendre ses intérêts*
Chaque voix qui va à I autonomisme peut augmenter encore les appétits d'expansion de 1 Allemagne et encourager les prétentions de Iditler malgré ses affirmations contraires*
Pas de voix non plus aux partis révolutionnaires, tels que le socialisme et le communisme* Notre liberté individuelle et religieuse, de même que les traditions de notre petite patrie ont besoin d être vigoureusement défendus. Je n’ai jamais failli jusqu’à présent ci je les défendrai avec plus d’énergie encore à Fa venir*
De soi-disant représentations économiques ou indépendantes sont absolument inefficaces pour notre siluitioü: politique et économique d’aujourd’hui. Tous ïes: problèmes economiques de notre petite, comme de notre grande patrie, ne peuvent trouver de
solution, que par des mesures politiques. Des représentation- -
sein du Conseil national économique que notre L , r * i economiq»Rs ont mi sens au soi,, des oegaeissUee, éeeeeU,! P"'" “ *""* «V* *. »««»«., ainsi
Pour la représentation à la Chambre des Députés il f,,„ , ■ ... -
une gi nndo expérience politique. ’ 1 aujourd hui, plus que jamais
Les succès iJe mon activité Darl^m An-* nï ï
eotmaissancü de la langue française, mes'lon *** mes études, ma profonde
général, député et ancien Sous-Secrétaire d'ELat vno^T f°l,Ü?UeB comme conseiller saurai défendre efficacement vos intérêts ceux de 1’ \] “ mel!leul'° garantie que je
-t donc avec une entière eon^
Docteur Alfred 0BFRK1RCH Député sortant. - Conseilier^r*].
« Ancien Minière,
hM w‘““* *• <*»« «•*">•
P™ proMéus» attends»! Ta nôl^u’chT^b^"'^ P°“[ **” l”"1 '» P>7»- Do
b0m""' P°lili,1,es “J"‘ •—
Que voulons-nous?
notre propre ^ ' *“ ^ ^ “Vant lout la Paix> Ia tranquillité et l’ordre dans
-^sF»ss?r“-w.
assurer un Gouvmiem-ent slable ornent des Gouvernements et pour
mJkJSH ***•” ”=* h pr“”ê™ ‘0 Uu„ a. la paix dsns le
le terrible spectre de la gue^e. et 1 d'plomat.que au mamtien de la paix, pour bannir
au plus Vite une large collabo!, atbn économiq"^ S™' "f "T Alicm^"lle’ Pour amener
1K& s “8rlsrrloui ,o "vm&Z ”0,“ *
dernière énergie contro une ddvüIuatioM "du f L,e i EtaL Nous nous élevons avec la
au Actionnaire, aux pensionnés à touL ch , A “nsidér^fëmeflt à l'ouvrier,
U" ‘7«I lionne te etpar ses économies! ‘ ^ ~ ** *'**' -quis p.;
Ppc(!rdouanière ^ h °A** économi^
ses produits, P1 P “ mtre ^culture afin d’amener la revalorisation de
g*?* lric0le ^ «*• h Banque de France
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chômage. tJü lm,Uitne naÜOna!o’ comme mojcn eflicace pour lutter eontie le
travaux d'intérêt gënéral.eL°UrS thoJlleurs et création de possibilités de travail parles
Lutte contre le grand capitalisme spéculatif, qui produit de véritables ravages dans notre économie nationale.
Protection énergique de la classe moyenne dans le commerce, l’artisanat et 1 industrie, car seule une classe moyenne saine et florissante fait la richesse et la force d'un pays.
Diminution sensible des impôts qui grèvent trop lourdement l'activité économique.
Comme dans le passé, j’interviendrai avec la dernière énergie, pour la sauvegarde et le maintien de nos traditions alsaciennes, l’enseignement et l'emploi des deux langues, maintien de nos lois religieuses et scolaires, etc*
Electeurs,
Voilà les grands problèmes dont la Chambre aura à s’occuper dès sa rentrée.
Ils exigent un grand savoir et une grande expérience politique, qu’un débutant dans la
politique ne peut pas avoir.
Tous les événements poussent vers une décision.
Electeurs, faites donc usage de votre droit de vole.
Allez tous aux urnes et votez sans exception pour celui, qui par son expérience politique, est à même de comprendre tous ces problèmes compliqués et qui pendant dix sept ans a défendu avec succès, de la manière la plus désintéressée et la plus efficace, les intérêts du pays à la Chambre,
Sa porte est ouverte à chacun de vous à Sélcslat. Des milliers et des milliers sont venus le solliciter au cours des dernières années. Chaque fois encore il est intervenu pour eux et ils sont légion, tous ceux auxquels il a rendu service dans des situations parfois très difficiles.
C’est pourquoi, dans votre propre intérêt, votez tous pour votre député sortant :
Docteur Alfred 0 BER Kl RGB
Député sortant, Conseiller gênerai.
Ancien Sous-Secré taira (TEtat Président du Conseil général.
Pas d1 abstention î car le scrutin du 26 avril apporterais décision I
Circonscription de STRASBOURG (Campagne).
M . Alfred DA U L (Groupe communiste,)
Elu pour la Ve fois le 3 mai 1936,
(Voir le programme du Parti communiste français, p. 16.)
Nous voulons une Alsace- J ^or raine libre et h caret/ se*
Le programme du parti communiste qui veut le bien-être du peuple français est également le programme du bien-être du peuple alsacien- lorrain. Il n y a pas un point dans le programme du parti communiste qui ne corresponde entièrement aux intérêts du peuple de
notre pays. Sa réalisation conduira au bien-être aussi bien le peuple français que le peuple Alsacien ,
La misère du peuple alsacien est plus grande que celle des Français de l'intérieur, parce que f A Isa ce- Lorraine souffre sous un régime d'oppression nationale. Les 200 familles qui dépouillent la France, se comportent ici comme en pays conquis. Pour sauver leurs privilèges et les millioi is qu'elles ont escroqués, elles n’hésitent pas à fermer les usines, à transporter leurs machines vers l'intérieur et à créer par là un chômage extraordinaire.
Elles veulent étouffer notre culture bien qu'elles sachent que non s autres Alsaciens-Lorrains nous considérons notre langue maternelle (MuÜersprache), notre littérature populaire cl notre art comme un trésor.
Nos paysans qui travaillent leur sol de leurs mains sont traitées comme des parias et reçoivent pour leurs produits des prix inférieurs à ceux payés dans la France d'outre- Vosges,
La vie est plus chère. Les impôts sont notablement plus lourds et plus écrasants. Et c’est avec ameriume que nous sommes obligés de constater que par suite de ce « traitement de Cendrillon » les fermetures d'entreprises et les faillites de viennent de plus en plus nombreuses et qu'en raison de la misère de la masse, le nombre de naissances diminue et le nombre des décès augmente.
Tous ces tristes faits prouvent que les communistes alsacien s-lorrains ont eu mille fois raison de faire appel a la lutte et àTunitèdu peuple akacien-lorrain, contre leurs oppresseurs actuels, ce qui est tout aussi justifié que la lutte de notre peuple contre leurs oppresseurs d'hier.
U Alsace est alsacienne et doit le rester.
Notre devoir comme fils du peuple d'Alsace Lorraine est de lutter contre la politique d’assimilation qui ne lient compte ni de notre langue, ni de nos traditions, ni de notre formation historique, ni des particularités de notre pays.
Nous ne voulons pas que notre pays soit considéré comme l'enjeu de deux impérialismes *et devienne de nouveau un terrain de manoeuvres pour tes menées guerrières.
Nous voulons avoir le droit de nous unir librement, sans violence et sans contrainte avec le peuple français porte-bannière de la paix et de la liberté, afin de mener ensemble la lutte contre nos ennemis communs : contre les réactionnaires ennemis du peuple, les excitateurs chauviniste» et les militaristes de la bourgeoisie fnmçaisQ.et als-içienne-lorraine, contre les agents fascistes dans notre pays, ces complices ddlitler, hourrèau du peuple allemand et principal fauteur de guerre en Europe.
Nous voulons que nos justes revendications soient reconnues et que les droits de notre pays demeurent victorieux. Nous voulons que les droits acquis des travailleurs soient respectés, que le système de G and qui a profité à nos chômeurs aïsaçiens, soit réintroduit ainsi que les comités ouvriers et les salaires conformes a la dignité humaine. Nos assurances sociales doivent être maintenues et développées conformément aux nécessités actuelles.
Les décrets-lois qui ont touché les cheminots, les pensionnés, les bénéficiaires de rentes sociales, les victimes de la guerre d* Alsace-Lorraine, beaucoup plus brutalement que ceux de l'intérieur de la France, doivent être immédiatement abrogés. Notre loi municipale locale doit être maintenue. C'est pouiqioi nous demandons la suppression dos décrets-lois, qui restreignent la liberté d'action de nos caisses d'épargne et placent nos hôpitaux sous la tutelle préfectorale.
Nous demandons que les milliards gagnés dans nos mines de potasse, de pétrole, de charbon et de fer dans nos splendides forêts soient employés à donner du travail à nos chômeurs, à diminuer la crise à la ville comme à la campagne, h des travaux de protection de nos villages contre le danger de l'inondation.
Nos paysans qui, à la conclusion de la convention relative à la Sarre, ont été sacrifiés au profit de la grosse industrie ont un droit sacré ù une juste indemnité. De même, la revalo¬
ir
rîsaiion des produite Agricoles et la suppression de la différence de prix par rapport à l'intérieur de la France, *oe doivent plus se faire attendre.
Par J a réalisai*©** dn programme financier du parti communiste, qui fait payer les riches, il sera possible de itimii ruer les charges fiscales des pauvres de la ville et de la campagne qui sont parlieulièremeaat Kurdes en Alsace-Lorraine,
Nous voulons wtre langue maternelle (muttersprache) soit reconnue comme langue officielle à Fécole, tdam l'Admiaistration et devant les tribunaux et, que sur la base de leur langue maternelle, tmehoune formation primaire soit assurée à nos enfan Ls, qui leur ouvre les portes à un libre développement -de la culture de notre pays.
C'est pourquoi il faut nous unir 1
De même que la peuple français, qui nous montre la voie, le peuple alsacien- lorrain doit s'unir contre ses oppresseurs et ses ennemis.
ü doit s'unir jiour mener a la victoire ses droits propres,
11 doit s'unir pour détendre son pain, la paix et la liberté,
11 doit s unir pour éviter que demain notre beau pays devienne un grand cimetière, que nos fleuves ne soient teintés de sang, que ne soient alignées des milliers de nouvelles croix blanches dans nos vallées et que nos fils ne périssent dans une guerre criminelle que l'incendiaire Hitler prépara &vep iFaide d,e ses complices en France et en Âlsaee-Lorrame.
Le peuple é ' AteftCB-Lorruin e , qui serait la première victime d'une nouvelle guerre de rapine doit devenir vu solide jü'ber de la fraternité des peuples; c'est pourquoi nous tendons une main au grand et noble peuple allemand, qïie nous ne confondons pas avec ses bourreaux et au vaillant peuple français.
Pour sauver notre pays d.e l'esclavage et de la guerre, pour le conduire de la crise vers le bien-être et vers un avenir heureux, nous les communistes, nous tendons la main à tous nos frères dans îa détresse, qu'ils soient catholiques ou socialistes, afin de créer un large front qui vaincra nos adversaires.
Peuple d'Alaaoe-J^or-raine, les communistes sont les gardiens de tes meilleures traditions et les garants de ton bien-être.
Ils sont fiers id ‘appartenir à un peuple dont les paysans ont lutté au xvïfl siècle contre les seigneurs et le haut clergé pour le sol et ia liberté et qui portaient la sandale comme emblème.
Us sont, fiers de ce que les meilleurs du peuple d'Àlsace-Lorraine ont Combattu, pendant la grande dévolution française en union avec Je peuple de France pour abattre tes réactionnaires de la Vendée et de ce que la bataille de Valmy ait été gagnée par l'armée révolutionnaire sous la conduite d'un fils de Strasbourg, le général Keîïermann, contre les devanciers, déserteurs à Guident?, des de Wendel et de la Rocquc,
Et parce que m&re paÿs aime' la liberté et la paix, il a témoigné sa profonde sympathie au peuple français durant .quatre révolutions, pendant que Thiers, traître à la France, livrait eu 1871 i’ÂUace^l.orraine ‘à dlismarck, pour recevoir en échange des soldats, des canons et des mi irailJenses pouiir étrangler la Commune de Paris victorieuse.
Les commimteiés veulent ia paix et le bien-être de leur patrie f
Ils veulent «ne A Isa ce- Lorraine libre et leureuse l
Luttez sous Se drapeau du Front populaire pour vos droits, le pain, la paix, îa liberté!
Alsaciens et Lorrains; vote? communiste !
A-uhibo DALÏL,
lre circonscription de STRASBOURG (ÜPHÏq}.
M. Chablis HDEBER
(Groupe indépendant d'action prypnlaîre.)
Elu pour la 1r* fois le 11 mai 1924. — Réélu les 8 mari i93îel 3 saaL 1936.
2e circonscription de STRASBOURG (’Vilîe).
M. JEÀN-PlBBJW MOURBft
(Groupe indépendant d’action populaire.)
Elu pour la lrô fois le 29 avril 1928* — Réélu les 8 mai 103^ (il 3 mai 1936.
Circonscription de WISSEMBOURG
M, Charles ELSÂESSÉR (Groupe indépendant d’action populaire^
Elu pour là lre fois le 8 mai 193*2. — Réélu le 26? avril 1936.
Citoyens 1 Electeurs 1
Donnant suite à rappel unanime des délégués de presque toutes les communes, j ai accepté de poser ma candidature à nouveau aux élections législatives fie la Chambre pour 1936, conscient que j’ai, accompli avec fidélité ma mission- durait ïa liégisMure écoulée et que I arrondissement de Wissembourg me conservera la même fidélité.
Mon programme est iden tiqua à celui que j'ai présenté éft 193S. de demande plus spécialement :
Sur ie domaine religieux :
Le maintien absolu de nos législations culturelles et scolaires tout en sauvegardant la liberté de conscience de tous les parents et le maintien de l’ên tenté paéifiqut* entre les différentes confessions, S
Politique régionale :
Introduction d’un organisme d’administration régionale pour ^ Lorraine
ainsi que pour toute la France, sur la base du principe de régionalisme de 1 IL 1 ■
Le respect de la langue maternelle (Mutlersprache), extension du bilinguisme dans le* écoles, tribunaux et administrations.
Sur le domaine de politique intérieure :
^ Réforme de 1 Etat, susceptible de renforcer par une stabilité ministérielle la position dur Président de la République, capable également d'opérer une réforme sur le domaine électoral dans le sens de 1 introduction d'un droit d’élection au profit des femmes, des chefs defamille, ainsi que 1 obligation de participer au vote.
Du point de vue économique i
Extension de la représentation professionnelle pour toutes les professions (Chambres d agriculture et de commerce), création de conseils économiques et réforme efficace du Conseil supérieur économique.
Au profit de ^agriculture ;
Lue politique ayant pour but la revalorisation (Wiederaufwertung) des produits agricoles. Prohibition absolue de l’importation de bestiaux ou de viandes de provenance étrangère. r
Une loi tendant à réprimer Je mercantilisme usurier.
Lue augmentation adéquate des tarifs douaniers du houblon.
Légalité des prix payés par la régie aux producteurs de tabacs de l’Alsace et de ceux ae 1 intérieur.
Rétablissement des débouchés en Sarre pour les produits agricoles d’Alsace et de Lorraine,
Création d’une caisse nationale d'assurance pour couvrir les calamités publiques
Réduction de la taxe de circulation Zirkulationssteuer) ou impôt sur la vente ( Verka u fs s le uer ) concernant les eaux-de-vie, sur la base d’un taux raisonnable, et d'antre part abolition des peines fiscales exagérées.
Facilites à accorder en vue de l'embauchage de domestiques de culture étrangers.
Protection des commîmes ayant un patrimoine forestier, tout en main tenant la libre importation de borsde ■chauffage pour les communes avoisinantes du « Bienwald », extension de cette faveur au profit de toute la zone frontalière.
Pour les minotiers détaillants :
Une application plus équitable du contingentement et une même réduction des tarifs de transport tels qu ils sont concédés aux grandes entreprises meunières.
Eu faveur des ouvriers :
Ecarter la lutte des classes, mais lutte contre l’exploitation ; octroi du minimum d existence vital humain
Introduction d'un fonds de chômage au profit des ouvriers agricoles.
Octroi d’une subvention de l’Etat au prolii. de l'Office des assurances sociales d’Alsace et de Lorraine en vue de restreindre le déficit du budget.
Obligation d’embauchage des invalides du travail, équivalente à celle des invalides de guene*
En faveur de Partisan ai :
Vote et application rffe la proposition de la loi Elsaesser pour Ja répression de la concurrence déloyale.
L augmentation des crédits à l'artisanat.
Protection efficace contre la concurrence étrangère.
Nouvelle réglementation du système d’adjudication, réglementation légale du statut d'apprentissage.
Pour le commerce et l’industrie :
Réduction des impôts exorbitants de la production, néfastes à tout essor économique.
Protection contre la concurrence étrangère.
Protection des banques régionales à l’encontre du dangereux monopole des grandes entreprises bancaires.
Sauvegarde des intérêts de l’épargnant et réforme efficace des sociétés anonymes.
Pour les employés du commerce eL de l'industrie :
Augmentation de la rente de vieillesse et congés payés.
Pour les fonctionnaires :
Vote de la loi Dessein, adoption d'un statut des fonctionnaires, les mettant à l’abri des brimades et de l’arbitraire.
En faveur des combattants et des invalides de guerre :
Instauration définitive de la Caisse des pensions des anciens combattants clu iront avec suppression delà réduction de 13 0/0 ordonnée par dé [fret- loi, rétablissement de la présomption d’origine plus spécialement en faveur des invalides d’après guerre»
Exonération d’impôt des rentes d’invalides de guerre et de celles attribuées aux anciens combattants.
Reconnaissance des droits acquis par les invalides alsaciens-lorrains d’avant guerre.
Sur îe domaine de politique internationale :
Une politique d’entente et de réconciliation, organisation de îa paix mondiale par un système de sécurité collective, pacte de non-agression sur la base d'un droit égalitaire et du respect des traités et avant toute entente iranco-a lie mande qui est devenue impérieuse à la suite des défaillances répétées de certains alliés.
Etatisation des industries travaillant pour la défense nationale.
Citoyens, électeurs !
Sans vous promettre que je réaliserai en tous points ce programme, j’agirai cependant dans cet ordre d’idées et j’exercerai mon mandat comme pendant les quatre années précé^ dente s.
Vous émettrez le 26 avril votre jugement sur ce programme et sur mon activité.
J’attends votre décision avec une calme assurance.
Vous serez unanimes à vous présenter à Turne le jour du vote et comme un seul homme vous donnerez vos voix a votre ancien représentant,
Charles ELSAESSER Conseiller général de Lauterbourg.
Le succès doit être acquis dès le premier tour de scrutin !
Donc le 26 avril déjà tous à l'urne î
Charles ELSAESSER.