RHIN (HAUT
Circonscription d’ALTKIRCH.
M. Marcel STUHMEL (Groupe indépendant d’action populaire.)
Elu pour la J te foie le 13 janvier 1929. — lié élu les 1er mai 1932 et 26 avril 1936.
Electeurs et chers concitoyens du Sundgau !
Pour la troisième fois et après huit ans d’activité au Parlement et au Conseil général mes amis politiques présentent ma candidature pour l’élection du 26 avril prochain Notre -comité électoral de 1932 avait déclaré' à mon sujet: « Notre député actuel est un homme qm a rempli consciencieusement les charges elles devoirs de son mandat. 11 n’a jamais renié son programme politique. Il a lutté pour vos droits religieux et scolaires. Il a combattu la spéculation eL il a détendu avec âpreté les intérêts de nos petits cultivateurs et -ouvriers. »
J'ai continué cette besogne de 1932 à 1936 et je le ferai aussi longtemps que je possède voire confiance.
Le referendum n’existe pas encore en France ;
Les élections sont la seule consultation populaire prévue. Leur importance ne petit donc échapper à personne Vous avez le devoir, en déléguant pendant quatre ans un représentant qui, Un même, doit avoir une notion exacte de sa responsabilité et de l’intérêt dèomiium, de dire clairement ce que vous voulez.
Un plébiscite pour la paix :
Cette menace permanente de la guerre augmente notre détresse économique. Nous ne pouvons la supporter sans appauvrissement certain de notre région frontière. Nous ne voufois une politique exléiieure ayant comme base l'alliance militaire avec la Russie Loîcheviste Nous voulons 1 entente avec les voisins directs. Nos dépenses pour tes armemrots se chiffrent depuis des années à des centaines de milliards. Nous avons bientôt 400 milliards de dettes intérieures eL Je contribuable ne pourra pas supporter él cruellement cette charge écrasante. Nous voulons la paix pour l'Europe eL la défense de l'occident contre les dangers de demain.
Notre politique régional^:
Nous voulons rester ce que nous sommes. Nous proclamons notre droit aux institutions religieuses. Nous restons fidèles au passé de notre pays et nous proclamons que le bilinguisme constitue une des richesses spirituelles de notre région frontière.
Après avoir vu défiler de 1932 à 1936, en quatre ans, 276 Ministres au pouvoir cenLraï nous continuons à demander l’abolition de la centralisation, l'organisation du régionalisme^ de l'autonomie administrative et financière de notre région.
Le cartel des gauches au pouvoir de 1932 à 1 936 1 Tel était le rcsulïat malheureux de Ja consultation du 1er mai 1932. Il n'a pas fait honneur à la France. Celle majorité incohérente et sans discipline fut incapable au pouvoir. L’affaire Stavisky eL le 6 février 1934 remportèrent. Son triomphe provisoire après le geste des radicaux pour éloigner Laval dit pouvoir nous a valu le pacte franco-soviéLique avec toutes les conséquences intérieures et extérieures.
Une réforme plus profonde s’impose en P' rance :
Sans l'assainissement de nos finances l’inflation est. toujours à craindre. Nous ta jugeons comme le plus grand danger qui puisse menacer l'économie et le bien du petit citoyen.
La crise économique s’est installée aussi en France. Notre région d'Alsace- Lorraine est une des plus frappées par ses ctlets et le chômage. La perte du débouché de la Sarre pour nos paysans et notre industrie régionale vient d’augmenter considérablement les difficultés. Les faits ont justifié l'altitude de votre député en 1931 et 1933, longtemps avant le plébiscite en Sarre,
Par des centaines de lois eL de décrets FEtal a essayé d’intervenir sur le terrain économique (h lé. lait, vin, viande, organisation des métiers, conseil national économique, etc.)^ Mais ces textes rigides ne permettront pas la réorganisation profonde de notre économie tant que l'Etat n’aura pas créé des institutions publiques groupant toutes les forces économiques du pays en vue d'organiser l'autonomie des professions, leur collaboration effective et leur responsabilité lors de l'élaboration des mesures à prendre contre les effets de la crise.. J’ai pris moi-même des initiatives personnelles pour favoriser cette organisation corporative et professionnelle (par exemple pour le lait)* Tout en constatant le progrès qu'a fait cette idée, je dois vous prévenir qu'il nous faut encore des années do labeur pour arriver au but
La perte de nos débouchés par suite du changement politique, la furte diminution dis pouvoir d'achat de nos propres consommateurs en Alsace menacent en meme temps l'ouvrier et le paysan.
Cotte situation spéciale exige une intervention spéciale de ï’Etet en noire faveur.
Sur le terrain économique j’ai toujours collaboré avec les organisations professionnelles et je pense qu'il n y a pas un seul représentant qualifié qui puisse faire le moindre reproche à votre député en ce qui concerne son activité pour vos revendications économiques et sociales*
Si je viens vous demander le renouvellement de votre confiance, c'est pour continuer après le 26 avril l'activité dont j’ai fait preuve dans le passé. À vous maintenant de faire consciencieusement votre devoir!
Marcel STURMEL Député sortant.
Conseiller général du Haut-Rhin.
Circonscription de COLMAR.
M. Joseph BOSSÉ (Groupa ïndépen tant, d’action populaire,}
Élu pour la lre fois le 8 mai 193 '2. — Réélu ie 3 mai 1936,
Citoyens, Electeurs de l'arrondissement de Colmar,
Dimanche, le 26 avril, vous êtes appelés à élire votre représentant à la Chambre des Députés pour les prochaines quatre années.
Nous vous proposons comme candidat notre député sortant M. Joseph Rossé,
M. Rossé, dans l'exercice de son mandat, a tenu ses promesses et justifié la confiance qu'à plusieurs occasions les électeurs de l'arrondissement lui ont témoignée.
Par d'innombrables démarches, il a aidé à un grand nombre de citoyens dans de multiples occasions, et il s'est efforcé, avec ses collègues à la Chambre, d'apporter aux grands problèmes de l'heure présente des solutions satisfaisantes.
Nous exposerons cette activité pour les différentes catégories de citoyens encore en détail. Soulignons pour aujourd'hui seulement son intervention énergique contre le pacte franco-russe qui est pour nous une source d'ennuis et de dangers, et qui ne renforce en rien notre sécurité. Nous ne pouvons avoir confiance en un pays qui veut organiser la révolution mondiale.
Ne donnez aucune voix aux candidats du Front populaire qui, s'il arrivait au pouvoir, ruinerait une fois de plus le crédit de la France et serait à nouveau incapable de gouverner notre pays et de lui assurer des finances saines.
Rangez vous autour des candidats du progrès, de l’ordre, de la tolérance et de la paix et votez unanimement pour notre candidat :
Joseph ROSSÉ Député sortant.
Conseiller général de Wintzenlieim*
LE COMITÉ ÉLECTORAL
Circonscription de GUEBWILLER,
M; Joseph GÜLLUNG (Groupe indépendant d'action populaire.)
Elu pour la lro fois le 3 mai 1936.
Electeurs de l'arrondissement de Guebwillerî
Une fois de plus vous êtes appelés à aller aux urnes. Depuis la lin de la guerre aucune élection n’était d’une telle importance.
Nous nous débattons au milieu d'une crise sans précédent : crise de l'économie, crise des institutions politiques, crise des relations internationales. Des solutions partielles ne peuvent nous sauver, il faut une refonte générale de toutes nos institutions.
La crise économique qui sévit dans le monde ne sera vaincue que par une réforme audacieuse de notre système économique. Le monde est arrivé à une période d’abondance et, malgré cela, la misère augmente de jour en jour. 11 est donc évident que nous souffrons d’une crise d’organisation.
Le rôle primordial de la production n'est pas d’assurer l'enrichissement de quelques-uns,, mais de réaliser le bien commun de toutes les couches de la population. Le travail, élément essentiel de la production, ne doit pas être considéré comme une marchandise soumise à la loi cruelle de l'offre et de la demande. Au lieu d’être uniquement tendue vers U profit, il importe que l’activité industrielle et commerciale soit dirigée en vue de procurer le maximum d’aisance au plus grand nombre possible d’êtres humains.
U u nouvel ordre économique doit être érigé, se basant sur les forces corporatives de l’agriculture , de l’arLisan&t, du commerce et de l’industrie.
Notre agriculture souffre terriblement sous la mévente de tous les produits agricoles. A tout prix il faut venir à son aide en se basant sur l’ organisation corporative de l’agriculture.
Les classes moyennes appartenant au commerce et à l’artisanat devront trouver au sein de l'organisation corporative un puissant moyen pour la défense et la sauvegarde de leurs intérêts vitaux. Pour éviter que ces classes succombent sous les charges écrasantes qui pèsent sur eux, il faut obtenir à bref délai des dégrèvements fiscaux massifs et un abaissement des intérêts.
Pour les ouvriers d'industries, les conditions d’existence devront être révisées et améliorées.
Le chômage, le*grapd fléau des temps actuels, doit être combattu par tous les moyens.
Mais la vie économique ne peut pas s'améliorer aussi longtemps que le cauchemar des difficultés internationales pèse sur notre pays.
Malheureuse meut trop de gens oui; tendance à considérer notre région comme un glacis destiné à servir tôt ou tard de champ de bataille.
Mais aucune vie industrielle ou commerciale ne peut fleurir sur un glacis, et personne n’engage scs intérêts, son argent, ni base son avenir sur une tranchée.
C'est pour cette raison que nous demandons des pourparlers, afin d'arriver à une entente avec nos voisins. C'est une question de vie ou de mort pour notre pays. La France doit rester forte et s’entourer de toutes les garanties. Mais au lieu de lier notre sort aux aventures russes par des alliances militaires dangereuses, nous voulons vivre en paix.
Lu lui te contre la crise va de pair avec la réforme de T Elut.
Pendant la législature passée, dominée par une majorité écrasante des partis de gauche
ai modèle d'on gâchis parlementaire, le Président de la République a signé 276 décrets de nominations de Ministres et de Sous -Secrétaires d Etat.
276 Ministres successifs en quatre ans.
270 différents chefs en quatre ans. . . L’entreprise la plus solide ne résisterait pas à un tel régime. Et rien ne saurait mieux démontrer la nécessité d’une profonde réforme de nos mœurs parlementaires et de nos institutions politiques que ce chiffre effrayant.
Mais toutes les réformes, sur le terrain international comme sur le terrain économique et politique, resteront lettre morte sans la réforme des esprits et des consciences. Les grandes directives de la morale chrétienne nous montrent le chemin. Le désordre tragique dans lequel nous nous débattons ne sera vaincu que par l’esprit de la so’idarité et de la justice chrétienne.
Electeurs de l'arrondissement de Guebwiller I Allez tous aux urnes le 26 avril prochain. Vous voterez :
Pour la justice dans la vie économique,
Pour la revalorisation des produits agricoles,
Pour la paix internationale,
Pour une réforme audacieuse de l’Etat et de ses institutions parlementaires,
Pour les valeurs spirituelles et religieuses, en donnant votre voix au candidat de I Union populaire républicaine d Alsace*
Joseph GLLLUNG Conseiller général*
Electeurs de l’arrondissement de Guebwiller I Depuis de longues années. le mandat législatif de notre arrondissement est détenu par r Union populaire républicaine.
A plusieurs reprises déjà, vous avez opté pour son programme :
— de justice sociale,
— de démocratie honnête,
— de tolérance mutuelle,
— d’entente internationale.
ïl fut on temps où ce programme courageux exposait TU. P. R. aux plus perfides attaques :
Alors qu’elle dénonçait les abus d'une centralisation excessive et qu elle demandait une réforme des institutions conforme aux meilleures traditions républicaines et françaises T ses adversaires mettaient en cause son loyalisme I
Alors qu’elle préférait à la course aux armements : d’une part, une politique d entente bienveillante entre nations et, d’autre part, la protection morale et l’aide matérielle de la famille, le respect des valeurs spirituelles aptes à faire une f ranco forte et respectée : ses adversaiies dénigraient son patriotisme !
Alors qu’elle fustigeait les excès du capitalisme et qu’elle exigeait l’organisation corporative et la mise en oeuvre des conceptions chrétiennes de justice sociale : des adversaires la qualifiaient de h trop à gauche » î
Les événements ont donné raison à PU* P* R.
La crise, le chômage, la misère du paysan, les scandales financiers, le péril de guerre, la menace d’inflation monétaire, le déclin économique de notre région frontière ont ouvert bien des yeux ! *
On n’attaque plus le programme de LU, P. R<> on l’accapare I
Ou encore on se passe de programme sérieux et on se contente de calomnier et d’injurier notre candidat Joseph Gullung.
Certains anonymes ont ramené la campagne électorale à un niveau auquel nous ne voudrons jamais descendre.
Par des insinuations mensongères, on essaye de ravir à M. Gullung la sympathie dont il jouit parmi tous ceux qui le connaissent, on tâche d'amoindrir l’œuvre utile qu’il a réalisée comme maire d'Ensisheim.
On essaye surtout de porter la division entre les électeurs favorables au programme
de PU. P. R.
Les électeurs clairvoyants vont déjouer cette manœuvre !
Us refuseront certainement leur voix à M. Joseph Bdger qui, dès maintenant, déclare qu’il se présentera en tous les cas encore au deuxième tour ; il montre par là qu’il est un arriviste qui tient à tout prix à un siège parlementaire, tout en étant anti-parlementaire, et qu’il est aveuglé au point de faire le jeu du front populaire.
Ils ne voteront pas pour M. Gilbert Struss, représentant de 1 A. P. N. A. qui est un parti « en liquidation » en Alsace.
Nous avons déjà assez d’avocaLs, fins parleurs, à la Chambre !
Ils ne peuvent voler pour le candidat socialiste qui ne sait pas un mot de français ! Ceux qui veulent sortir du marasme où la majorité élue en 1932 nous a plongés,
Ceux qui ne veulent pas d’une dictature rouge d’inspiration moscovite et qui s opposent aux déclassés internationaux qui rêvent la guerre extérieure et la guerre civile, afin de ruiner la France et d’y refaire ensuite la lamentable expérience russe du communisme.
Tous ceux-là votent pour notre candidat ! ,
Au bloc rouge qui veut la dictature d’une classe, opposez l’union sacrée de ceux qui
exigent pour tous : paix, liberté, justice.
Toutes les voix dès le premier scrutin au candidat :
Joseph GULLUNG Cotu ciller général.
1** cîr conscription de MULHOUSE - M, Alfred WALLAGII
(Groupe de l'Alliance des républicains de gaudie et des radicaux indépendants,} Elu pour la P* fois le 8 mai 1932. — Réélu le 3 mai 1936.
Aux électeurs de Mulhouse-Ville :
Pourquoi, dimanche, vous barrerez la roule au Front commun.
Il faut voter dimanche, car l’enjeu de ces élections est capital. Le Front commun espère qu’il y a assez de malheureux en France, assez de victimes de la crise, pour lui
permettre de reprendre le pouvoir avec une majorité accrue. .
Sous le nom de a Cartel des gauches », il avait déjà, avec succès, exploite la misere
générale en 1932 pour s’installer en maître à la Chambre. Il est inutile Je rappeler qu’aucune des promesses de ce Front populaire de 1932 ne fut tenue. On vit sous son règne le chômage s'accroître, la crise s'intensifier, et au lieu de tenter de redresser la situation, la majorité de gauche formée des mêmes politiciens démagogues que l’actuel Front commun — (les Blum-Daladier-Cct-Frot et compagnie) — ne songea qu’à renverser les ministères — (Il en quatre ans et 267 ministres !)■— à étouffer les scandales, à voLer des taxes nouvelles, et à deux reprises elle amena le franc au bord de gouffre. Les « gouvernements de trêve » ne furent que tolérés par elle, eL renversés à la première incartade
Celle majorité de gauche (390 voix contre 215) a chargé la France, en quatre ans, de /5 milliards de dettes nouvelles.
Elle a laissé fuir 15 milliards d'or de la Banque de France.
Cette majorité de gauche, la même, avec les mêmes chefs, les mêmes hommes, les
mêmes idées, se présente aujourd’hui devant le pays sous un nouveau nom : le Front populaire.
Le bluff de programme du Front populaire :
Son programme qu exposait , l’autre jour à Mulhouse le secrétaire général du Parti S. F. [. O,, M. Paul Faure, est une fois de plus un vaste bluff.
Comme il y a quatre ans, les chefs du Front populaire iront trouvé pour résoudre la crise et pour combattre le chômage que « le plan des grands travaux d’utilité générale » que tous les partis, de la droite à la gauche, ont approuvé depuis dix ans
Pourquoi de 1932 à 1936, avec les 75 milliards d’emprunts qu’elle a demandés à épargné française, la majorité de gauche ira-t-elle pas entrepris ces grands travaux?
Et si elle ne les a pas entrepris hier, quand elle cLait « Cartel des gauches » à qui fera-t-elle croire qu elle les entreprendra demain, quand elle sera « Front populaire » ?
« C’est parce que l’argent manquait rispostenL les leaders socialistes, mais demain nous en trouverons* »
Comment ?
« En nationalisant les banques et en mettanL la main sur la Banque de France ! »
. Le ffrand jhef du Parti radical, M. Herriot, qui — malgré tout, est un homme intelligent - a donné lui-même la réponse ces jonrs-ci aux socialistes au nom du bon sens et de 1 honnêteté élémentaires :
h Une banque, cht-il textuellement, n’est qu’un dépositaire et on ne peut songer à nationaliser les biens qui s’y trouvent et dont elle n’est pas propriétaire. . .
« Si le statut de la Banque de Finance peut êLre démocratisé, venir dire que l’argent qui s y trouve est à la disposition de l’Etat, est de la basse démagogie. »
Même bluff et même démagogie on ce qui concerne la «. réquisition » des milliards des sociétés d assurances &t des réserves dos grosses sociétés.
Ces fameux milliards sont en réalité la propriété de millions de petits assurés, et en outre ils sont dès l’origine placés « statutairement eL sous le contrôle de l'Etat » en rentes rançaises, bons du Trésor, etc L’Etat a eu et utilisé cet argent dès la première heure ! Il ne réquisitionnera que le reçu de ses dettes précédentes !
Ainsi le I roni commun n’a qu'un seul moyen & sa disposition : mettre à tout prix la mam sur la Banque de France, son or et sa « planche à billets j>.
De l’aveu même de certains leaders de gauche : la victoire du Front commun, c’est la dévaluation forcée dans les six semaines. C’eSt le franc à 2 sous avant le l,r juillet.
, C’est donc le prélèvement automatique de 50 0,0 sur tons les avoirs des épargnants, sur ceux qui possèdent quelques centaines de Francs d’économie dans leur armoire ou dans les caisses d épargne, comme sur ceux qui ont des eomptes en banque.
Et encore les « gros », prévenus à temps par leurs amis les ploutocrafes socialistes, réussiront comme toujours à passer k travers et même à réaliser des milliards de bénéfices sur les opérations de change I
Le franc à 2 sous, ce sera pour les rentiers, les petits propriétaires, les fonctionnaire*, les pensionnés, les anciens combattants et tous les salariés en général une diminution de 50 0/0 de leurs appointements ou de leurs revenus. Ils devront lutter pendant huit ou dix ans avant d'obtenir la « péréquation » qui ne se fera qu'au compte-gouttes, par des relèvements de salaires de 5 ou t> 0/0.
Voilà dans sa vérité et sa simplicité le programme économique et financier du Eront commun. Il se résume en deux mots :
k Commençons par faire faillite ! »
On voit que la sollicitude actuelle des socialistes pour les fonctionnaires, les petits retraités, les anciens combattants, les petits propriétaires qu'ils cherchent à exciter en parlant sans cesse des décreLs-dois, est prête à se traduire par des actes aux conséquences autrement cruelles pour les intéressés !
À ce programme négatif, le Parti démocratique oppose un programme constructif basé sur :
L'organisation corporative de la production qui seule peut permettre, en supprimant la concurrence acharnée, de relever les salaires, c'est-à-dire cF augmenter le pouvoir d’achat des consommateurs ;
Le développement des affaires d'exportation par la recherche de nouveaux débouchés notamment dans nos colonies et par le remaniement des accords commerciaux existants.
Le candidat socialiste au contraire prétend qu'il faut abandonner T illusion de l'exportation », ce oui revient à dire qu'il faut arrêter les 20 0/0 de l industrie mulhousienne qui vivent exclusivement de l'exportation et qu'il faut se résigner à avoir à Mulhouse 8,000 ou 10.000 chômeurs en plus !
Le redressement économique assurera le redressement financier sans inflation ni dévaluation* Pour le favoriser, il faut dès maintenant alléger les impôts qui écrasent le producteur, le commerçant et le consommateur* Le déheit momentané qui eu résultera sera vite compense par la reprise des affaires.
Voilà le programme réaliste que nous opposons aux utopies socialistes dont 1 application plongerait en quelques semaines le pays dans une misère accrue.
Les Gauches ne parlent pas de la Réforme de l’Etat, parce qn ils trouvent que tout va très bien comme cela.
Ce sont eux en effet qui profitent de ce désordre général qu ils ont provoqué en installant des créatures k leur dévotion partout où il y a un & levier de commande » à tenir. Aussi longtemps qu'une majorité de gauche régnera à la Chambre, aucune réforme n’est possible, car on ne peut pas demander à ceux qui sont les bénéficiaires d un abus qu'ils combattent pour supprimer cet abus*
La comédie de la Réforme électorale jouée pendant les trois derniers mois de la législature par les socialistes et les radicaux-socialistes est la preuve scandaleuse delà volonté des gauches de ne rien réformer.
Et pourtant, ü faut réformer l'Etat, remettre ia Chambre à sa place, l'empêcher par la
menace de la dissolution, de changer de Gouvernement tous les trois mois, ce qui rend l'administration du pays impossible*
Le Front commun préfère au contraire augmenter le gâchis, car il lui permettra, quand le pays en aura assez, d'imposer par la force la dictature du prolétariat après avoir mis « la légalité en vacances ».
Tous ceux qui ne tiennent pas à voir notre pays mis en esclavage comme la Russie ; livré au pillage et à l'anarchie comme l'Espagne ; ou, si une réaction brutale se produisait, finir dans la dictature comme ritalie ou l'Allemagne ; tous ceux qui veulent rester des hommes libres et égaux en droits barreront dimanche la route au Front commun !
La guerre civile d'abord , . .
La guerre extérieure après î
et Les socialistes sont prêts à faire en France ce que les socialistes espagnols font en ce moment en Espagne. »
Cette déclaration cynique des orateurs socialistes Wagner cl Wicky, l'autre jour au « Volkshaus », est la plus lourde menace qui ait jamais été adressée à nos populations. Le bilan des désordres provoqués en Espagne par le Front commun n’est pas encore complètement dressé, car il, est en plein déroulement. Mais il y a déjà à 1 heure actuelle plus de 175 églises et couvents détruits par l'incendie, avec leurs œuvres d’art — propriété et fierté de la nation entière.
Plus de 300 usines, magasins, propriétés privées ont été pillés et incendiés et c*cst par centaines que Ton compte les meurtres et les assassinais. La grève, générale ou partielle, sévit dans toutes les provinces, immobilisant l’industrie et le commerce, plongeant la population dans une misère accrue.
Voilà ce que le Front commun ose nous proposer en face :
La guerre civile, avec son cortège de meurtres, de pillages et d’incendies,
Mais, même si cette guerre civile n’entraînait pas ipso fado la guerre étrangère, même si T Allemagne hitlérienne ne profitait pas de nos luttes fratricides pour <c prendre sa revanche » la politique extérieure du Front commun nous y mènerait sûrement.
Les derniers débats de Genève auraient dû ouvrir les jeux aux plus aveugles.
Les socialistes, dans leur haine pour Mussolini, sont prêts, ils l’ont dit, écrit et répété (aussi bien Léon Blum à Paris, que Grumbaeh à Bruxelles), les socialistes sont prêts à la a guerre répressive » contre l’Italie.
La fin imminente de l’expédition d’Ethiopie est pour eux un stimulant. Ils veulent aggraver les sanctions et préconisent aujourd'hui encore les sanctions militaires*
C'est pour cette raison que M. Eden a demandé de remettre la discussion au limai prochain, car l'Angleterre espère qu’un gouvernement de Front commun appuiera alors à Genève sa politique anti-italienne.
Pour sauver le Négus et surtout le Nil anglais menacé, un Gouvernement de Front commun n’hésitera pas le 11 mai à se lancer dans les sanctions militaires contre 1 Italie.
Le Front commun est prêt à la « guerre répressive 31 la prépare* Mais la majorité
des Français ne veulent se battre ni pour le Négus, ni pour sauvegarder les intérêts anglais sur le Nil bleu ; ils comprennent au contraire à quel point une guerre contre l'Italie serait criminelle ; ils réclament, comme i\l, Wallach :
la levée des sanctions inutiles et dangereuses
et la reconstitution du Front de Stresa, car nous avons autant besoin de l'alliance italienne que de l’alliance anglaise,
Le danger pour nous est sur le Rhin et non sur le lac Tana.
Le pacte franco^sovié tique a fait de notre pays le fidèle second de la Russie. En cas de conflit germano-russe — et il apparaît inévitable un jour ou l'autre — nous recevrons les premiers coups. Des centaines de milliers de Français se feront tuer sur les champs de bataille entre Rhin et Vosges ; noire pays sera dévasté le premier, pour sauver la Russie soviétique. Ainsi le veut 3e pacte que M, Wallach s'est refusé de ratifier et que le Front commun veut au contraire renforcer encore.
Pour sauver la paix, le candidat socialiste n’a confiance qu’en la S, D.N, ; il veut tout faire dans « le cadre de la S, D, N, » ; il veut « englober l’Allemagne de gré ou de force » (sic), dans un utopique système de sécurité collective. Comme si Ton pouvait compter sur le bon gré allemand, et comme si « l’englober de force » ne voulait pas dire : faire la guerre I
En face cette « politique de fous furieux », qui vous mettra tous sac au dos d’ici quelques mois, M. Wallach préconise une politique réaliste :
Levée des sanctions; reconstitution de P alliance italienne ; conversations directes avec Y Allemagne f comme le fait l’Angleterre, même si cela ne plaît pas aux Russes I
Seule une, politique vraiment française, qui ne prend son moi d’ordre nia Moscou, ni à Londres, peut encore sauver la paix. Plus que jamais la preuve est faite :
Front commun = Guerre.
C’est pour cela qu’il faut barrer la route au Front commun. Les électeurs mulhousiens qui veulent vivre en travaillant dans l’ordre et la paix voteront dimanche contre les candidats révolutionnaires, pour ;
Alfred WALLACH Député sortant.
Candidat du Parti démocratique du II&ut-Rhtaj soutenu par FApna,
Mon programme pour l'avenir*
C’est :
1° Le redressement économique et social par l’organisation de l’industrie et la reprise des affaires d’exportation qui permettront l'amélioration des salaires et un redressement vigoureux du pouvoir d’achat dans le pays tout entier.
Prendre toutes mesures pour raviver îe commerce qui doit être aidé, facilité, protégé ;
2* Le maintien du franc par un redressement financier, conséquence du redressement économique, sans inflation ni déflation ;
3° La révision du tarif douanier français et des traités de commerce pour favoriser les productions françaises ;
4° La réforme de tous les impôts, à commencer par les impôts locaux qui doivent être basés sur le revenu réel et non pas sur un revenu fictif.
Adapter les budgets municipaux aux possibilités du contribuable, mais sans diminuer Fëffort d'hygiène et d'urbanité et sans réduire les traitements déjà diminués.
Réajustement de l'impôt sur le chiffre d’affaires qui ne doit pas toucher du tout les petits commerçants ou artisans.
Répartition équitable des impôts drEta£ sur tout le territoire et à tous les citoyens français.
Lutte impitoyable contre la fraude fiscale ;
5° Révision de nos lois d’assurances sociales locales qui ne doivent pas être moins avantageuses que celles des autres départements ;
ÔQ Du travail pour les chômeurs. Il y a une foule de travaux à entreprendre qui sont utiles pour le développement économique du pays. Mobilisation du crédit en faveur de ces travaux
7° Le maintien des droits des anciens combattants et victimes de la guerre et règlement rapide des demandes de retraite du combattant en suspens ;
8° Le réajustement des traitements et retraites des fonctionnaires, en commençant par ceux qui ont été frappés par plusieurs mesures superposées, pour revenir successivement à la situation d'avant ies décrets.
Modernisation des administrations j
9° Législation spéciale pour que les jeunes, revenant du service militaire ou ayant terminé leur s éludes, trouvent des situations. En attendant que le redressement économique apporte une solution à cette question, supprimer les cumuls et instaurer une législation hardie a tin que les jeunes soient immédiatement absorbés par les administrations et les entreprises privées.
Révision dans ce but des limites d’âge pour les diverses catégories de retraités, nouvelle législation sur l'assurance-vieillesse ;
10° Réforme de La constitution, réforme du travail parlementaire, indépendance de la justice, stabilité gouvernementale ;
11" Organisation économique des départements-frontières pour le cas de tension diplomatique ou de mobilisation. Il est nécessaire de garantir aux habitants, travailleurs, agriculteurs et commerçants qu’ils n'ont pas à risquer des mesures draconiennes contre lesquelles ils auraient à se prémunir et qu'ils peuvent vaquer sans crainte à leur Lravaii et à leurs affaires. Préparer d'avance l'indemnisation immédiate des préjudices subis;
12’ En politique internationale ; La Paix :
La France, appuyée sur une armée solide et bien organisée, entourée de tous ses amis et de tous ses alliés, ne sera plus pour l'Allemagne une proie tentante.
Pour parler à T Allemagne, il faut être fort.
Pour être fort, il faut être uni.
Le désarmement ne pourra venir que lorsque l'Allemagne se sera rendu compte de l’impossibilité de mettre ses projets à exécution, tôt ou tard l'Allemagne et la France devront rouver un terrain d'entente si nous voulons éviter cette chose terrible que serait une guerre avec l’armement moderne, et cette guerre doit et peut être évitée.
En résumé :
Nous sommes tous solidaires en politique intérieure et extérieure. Nous ne pouvons vaincre la crise que par l’entente et le travail en commun, li n’existe pas de patronat prospère* si l employé et l'ouvrier sont malheureux, mais il n’existe pas non plus de travailleurs gagnant convenablement leur vie si les entreprises sont défi cita ires.
J espère que tous les électeurs français comprendront la nécessité d’un travail en commun sur le plan intérieur et extérieur, dans l’intérêt de tous.
Us éviteront ainsi ia banqueroute, ra 1 lieront autour de notre pays toutes les nations amies et alliées que notre force attire, mais que nos divisions intérieures éloignent, et tenant ainsi F Allemagne en respect, pourront ramener en France une ère de prospérité dans Tordre et la paix,
À LP n bd W À LL ÂC H
Député flortflnf.
2e circonscription de M ULHOUSE -
M. Édouard F U CHS (Groupe indépendant d’adieu populaire).
Élu pour J a lre fois le 3 mai 1936,
Électeurs de Mulhouse-Campagne*
Le 26 avril prochain vous serez de nouveau appelés aux urnes afin de désigner votre mandataire pour la Chambre des Députés. Depuis la lin de îa guerre, aucune consulta*!©* électorale n'avait une telle importance.
Nous nous débattons au milieu d’une crise sans précédent : crise de f économie, crise des institutions politiques, crise des relations internationales. Des solutions partielles ne peuvent nous sauver, il faut nue refonte générale de toutes nos institutions.
La crise économique a envahi le monde et bouleverse les conditions d’existence* Cette crise générale est la suite de révolution moderne du système capitaliste. Les progrès de la technique et de la rationalisation ont augmenté sans mesures toute possibilité de production. Mais au milieu de l’abondance générale, nous constatons une misère effroyable, A côté des produits de tout genre, nous trouvons un monde affamé et dépourvu de tout.
La crise dont nous souffrons est donc une crise d’organisation et de juste répartition.
La solution à intervenir devra être ce de de la justice sociale.
Le rôle primordial de la production n'est point d'assurer l’enrichissement excessif de quelques-uns, mais de poursuivre le bien commun de 1 humanité. Le travail, élément essentiel de ta production, ne doit pas être considère comme une marchandise* soumise à îa loi cruelle de l’offre et de la demande. Au lieu que l'activité industrielle et commerciale demeure uniquement tendue vers le plus grand profil, il importe qu elle soit dirigée en vue de procurer le maximum d’aisance au plus grand nombre possible d’etres humains*
Il faut que îa justice chrétienne redevienne îa base des relations économiques, assurant un juste salaire à l’ouvrier et à l'employé et un juste prix au producteur agricole et artisanal,
Ün nouvel ordre économique doit être érigé, se basant sur les Forces corporatives de T agriculture, de l'artisanal, de commerce et de S industrie. Dans le cadre corporatif la solution des questions économiques devra être poursuivie en toute connaissance de cause par les intéressés eux-mêmes.
Notre agriculture souffre gravement sous la mévente de tous les produits agricoles- Le cultivateur obtient des prix dérisoires pour tout ce qui est à vendre, tandis qu il doit payer très cher tout ce qu’il achète. Celte discordance doit cesser. L’organisation corporative de T agriculture garantira au producteur la juste contre- valeur de son travail pénible et écartera de tout profit usurier les intermediaires étrangers à Ta gr [culture, mais appartenant à la -classe des spéculateurs et des tripoteurs.
C’est dans ce sens que devront être réglées directement par les intéressés les questions
brûlantes du blé, de la vente du bétail, delà production du lait, de notre viticulture, du tabac de la chasse, des bouilleurs de cru, etc. Cfcst noire parti qui a soutenu fermement les intérêts agricoles lors des pourparlers concernant la Sarre et les accords douaniers avec r Allemagne et la Suisse,
Les classes moyennes appartenant au commercé et à l’artisanat devront trouver au sein de l’organisation corporative un puissant moyen pour la défense et la sauvegarde de leurs in Lé rets vitaux. Pour éviter que ces classes succombent sous les charges écrasantes qui pèsent sur eux, il faut obtenir à bref délai des dégrèvements fiscaux massifs et un abaisse-
ment des intérêts d’argent, a
Pour les ouvriers de l’industrie, les conditions d’existence devront etre révisées et améliorées. A la lutte des classes nous opposons des accords professionnels se basant sur la collaboration réciproque. Des salaires mini ma devront être garantis par des mesures léga es.
Le chômage, le grand fléau des temps actuels, doit être combattu par tous les moyens. Pour arriver à une meilleure répartition du travail, nous demandons la semaine de quarante heures. Mais nous exigeons surtout un combaLsans merci à toutes les catégories de ceux qui cumulent plusieurs emplois doublant ou triplant ainsi leurs revenus, alors que des milliers de pères de famille se voient sans aucune ressource pour les leurs. Cette injustice criante doit
La famille doit redevenir la base de l’ordre social. Salaire tamibal, logement familial, allocations familiales devront permettre au chef de famille de subveuir aux besoin des siens, sans que la mère soit obligée de travailler à l’usine ou au bureau. ....
Jusqu'au moment ofi la plupart des chômeurs pourront être réemployés, il faudra ereer un fonds national de chômage — que nous demandons en vain depuis des années - pour décharger nns communes et nos départements qui sont à bout de forces et de ressources.
Les tristes effets de la crise écnomîque générale ont encore empiré par suite d une situation internationale menaçante.
Nos voisins d’outrc-Bhin se complaisent dans une politique internationale nous créant les plus grosses difficultés. Néanmoins nous n’osons pas admettre que notre Alsace redevienne à nouveau un champ de bataille, sur lequel les meilleurs des deux nations devront expier les fautes réciproques. Il faudra donc s’entendre avec nos voiwna directs plutôt que de se lancer dans des aventures avec les chefs bolchevistes de l’État russe, pour lesquels toute politique intérieure et extérieure ne vise qu’à la révolution mondiale.
Notre Alsace qui se trouve au bord de la ruine économique ferait évidemment les Irais de tout nouveau désordre international. Puisque nous voulons vivre, puisque nous voulons travailler en paix, nous demandons à ce que l’on trouve les moyens de s’entendre et de s’arranger. Le maintien de la paix vaut bien quelques sacrifices
Celle paix précieuse ne nous sera pas garantie par la majorité de gauche de la Chambre précédente, car c’est cette même majorité car tel liste qui nous a conduits au bord u
Comme en politique extérieure, le cartel de gauche a également fait faillite dans sa politique intérieure. Voilà le sinistre bilan de quatre ans d’une majorité de gauche, la plus forte depuis cinqanto ans : le chaos politique, les finances en désarroi, des réductions de tout genre et enfin l’affaire Stavisky la plus grande honte de lu législature passée.
La réforme de l’État s'impose donc avec la même nécessité que celle de 1 économie, faut en finir avec ces perpétuelles chutes de Ministères et arriver à une plus grande stabilité gouvernementale. Le droit de vote devra être vraiment universel et pour cela être etem u aux femmes, en y ajoutant le vote familial, la proportionnelle et le referendum. L administration devra être démocratisée par une large décentralisation régionale.
Mais toutes les réformes, tant sur le terrain international que sur le terrain economique et politique,, resteront lettre morte sans la réforme des esprits et des consciences;
[.es grandes directives de la morale chrétienne nous montrent le vrai chemin, et nous ne sortirons du désordre tragique, dans lequel nous nous débutions, que par l’esprit de la solidarité et de la justice chrétienne.
Voilà aussi pourquoi nous exigeons tolérance et respect pour les i lignes elle droit à un libre développement pour toutes les organisations de caractère religieux. C est pour la même raison qu’en Alsace nous ne cesserons de nous opposer avec toute notre énergie con rc l’introduction ouverte ou camouflée de la législation dite « laïque ».
Électeurs de Mulhouse-campagne,
Aile' tous aux urnes le 215 avril prochain et avec votre bulletin vous volerez
pour la justice dans dans la vie économique,
pour la paix avec lotis nos voisins,
pour une réforme audacieuse de 1 État,
pour les valeurs spirituelles et religieuses,
en donnant votre voix au candidat de l’Union populaire républicaine d’Alsace :
Édouard FUCMS
Gomptable-sècréta ir e *
Circonscription de RIBEAUVIXiLÉ,
M. Maurice BURRUS
(Groupe de ia Gauche démocratique et radicale indépendante )
Élu pour la 1” fois le 8 mai 1932. — Réélu le 26 avril 1936.
Chers Electeurs 1
Le avril prochain, vous êtes appelés, comme tous les Français, à désigner votre représentant à la Chambre des Députés. C'est dans un moment grave que vous aurez à faire votre choix :
■ — La paix est menacée ;
— Le franc est menacé ;
Toute la structure économique est menacée.
Vous aurez donc à confier le mandat parlementaire à un Homme qui, dans ces heures graves, puisse défendre vos intérêts pour le bien général. Pendant quatre an», J « eu e grand honneur d’être votre représentant : à vous de juger si, pour les années a venir, je mérite et votre confiance et vos suffrages»
Mon programme pour l' avenir.
A P extérieur :
La paix, dans la dignité et la sécurité.
À l'intérieur :
L'union de tous, dans Tordre et le travail. Assurer le maintien du franc.
Protéger noLre agriculture et ta viticulture- de notre région.
Procurer du travail aux chômeurs, en obtenant des crédits aux collectivités départementales et communales.
Protéger notre artisanat et notre main-d'œuvre nationale.
Assurer l'avenir aux jeunes, en leur procurant du travail.
Améliorer le sort de nos assurés sociaux.
Défendre la cause des anciens combattants et des victimes de ïa guerre.
Reviser les décrets-lois touchant les petits fonctionnaires.
Pratiquer une politique d'apaisement dans les trois départements.
Sauvegarder les intérêts de F arrondissement de RibeauviÜé.
Électeurs de i1 arrondissement,
Je crois n1 avoir épargné ni mon temps, ni mes peines pour vous représenter et défendre vos intérêts.
Si tel est votre sentiment, votez le 26 avril pour :
Maurice B U R RUS
Bèpiuè sortant.
Circonscription de THÂNN.
M. Charles HARTMANN
(Groupe iiid ^pendant d'&ction populaire.) Élu pour la Jro fois le 26 avril 1936.
Électeurs de F arrondissement de Thann,
Le 26 avril prochain, vous serez de nouveau appelés aux urnes afm de désigner votre mandataire pour la Chambre des Députés. Depuis ta fin de la guerre, aucune consultation électorale n’a eu une telle importunée.
Nous nous délia ttons au milieu d'une crise sans précédent : crise de l'économie, crise des institutions politiques, crise des relations internationales. Des solutions partiel les ne peuvent nous sauver, il faut une refonte générale de toutes nos institutions.
La crise économique a envahi te monde et bouleverse les conditions d'existence. Cette crise générale est la suite de révolution moderne du système capitaliste. Les progrès de la technique et de ta ratioi.alisation ont augmenté sans mesure toute possibilité de production. Mais au milieu de La bon dance générale nous constatons une misère effroyable. À côté des produits de tout genre, nous trouvons un inonde affamé et dépourvu de tout.
La crise dont nous souffrons est donc une crise d'organisation et de juste répartition.
La solution h intervenir devra être celle de la justice sociale.
Le rôle primordial de ta production n'est point d'assurer ranriebissement excessif de quelques-uns, mais de poursuivre le bien commun de l'humanité. Le travail, élément essentiel de La production, ne doit pas être considéré comme une marchandise, soumise à la loi cruelle de l’offre et de la demande. Au lieu que l’activité industrielle et commerciale demeure uniquement tendue vers le plus grand profit, il importe qu'elle soit dirigée en vue de procurer le maximum d'aisance au plus grand nombre possible d’êtres humains.
Il faut que la justice chrétienne redevienne la base des relations economiques., assurant un .juste salaire à l'ouvrier et à l’employé et un juste prix au producteur agricole.
artisanal et au petit commerçant.
Un nouvel ordre économique doit être créé, se basant sur les farces corporatives de 1 agriculture, de l’artisanat, de commerce et de l’industrie. Dans le cadre corporatif, la solution des questions économiques devra être poursuivie en toute connaissance de cause par les intéressés eux-mêmes.
Notre agriculture souffre gravement de la mévente de tous les produits agricoles. Le cultivateur obtient des prix dérisoires pour tout ce qu’il a à vendre, tandis qu’il doit payer très cher tout ce qu’il achète. Cette discordance doit cesser. L’organisation corporative de l’agriculture garantira au producteur k juste contre-valeur de son travail pénible ei écartera de touL profit usurier les intermédiaires étrangers à l’agriculture, mais appartenant
à la classe clés spéculateurs et des tripe leurs.
C’est dans ce sens que devront être réglées directement par les intéressés les question» brûlantes du blé, de la vente du bétail, de la production du lait, de notre viticulture, de la chasse, des bouilleurs de cru, etc. C’est notre parti qui a soutenu fermement les interets agricoles lors des pourparlers concernant k Sarre et les accords douaniers avec 1 Allemagne! et la Suisse.
Les classes moyennes appartenant au commerce et à l’artisanat devront trouver au sein de IWanisaiion corporative un puissant moyen pour k défense et la sauvegarc c e leurs intérêts vitaux. Pour éviter que ces classes succombent sous les charges écrasantesqui pèsent sur eux, il faut obtenir à bref délai des dégrèvements fiscaux massifs et un
abaissement des intérêts d’argent. A . ,
Pour les ouvriers de l’industrie, les conditions d’existence devront être révisées et améliorées. A la lutte des classes nous opposons les accords professionnels se basant sur la collaboration réciproque. Des salaires minima devront être garantis par des mesure»
légales. ,
Le chômage, le grand fléau des temps actuels, doit être combattu par tous les moyens.
Pour arriver h une meilleure répartition du travail, nous demandons k semaine de quarante heures. Mais nous menons surtout un combat sans merci contre ceux qui cuimilcn plusieurs emplois, doublant ou triplant ainsi leurs revenus, alors que des milliers de pères de famille se voient sans aucune ressource pour les leurs. Cette injustice criante t o1 cn 111
cesser ! ,
" La famille doit redevenir la base de l’ordre social. Salaire familial, logement familial.
allocations familiales devront permettre au chef de famille de subvenir aux besoins des siens, sans que k mère soit obligée de travailler à l’usine ou au bureau.
Jusqu’au moment où la plupart des chômeurs pourront être réemployés, .1 iaudm créer un fonds national de chômage — que nous demandons en vain depuis des années pour décharger nos communes et nos départements qui sont à bout
ressources. . ,,
Les tristes effets de la crise économique générale ont encore empiré par suite d une
situation internationale menaçante.
Nos voisins d’oulre-Rhin se complaisent dans une politique internationale nous créant les plus grosses difficultés. Néanmoins, nous n’osons pas admettre que notre A saee redevienne à nouveau un champ de bataille, sur lequel les meilleuis des eux i e devront expier les fautes des responsables. Il faudra donc s’entendre avec nos vwnns directs, toutefois cette Allemagne doit être animé d un espiît sincèie de paix, p u I de se lancer dans des aventures avec les chefs bolchevisles de l'Etat russe, pour lesquels toute politique intérieure el extérieure ne vise qu’à la révolution mondiale.
Notre Alsace, qui se trouve au bord de k ruine économique, ferait évidemment les frais de tout nouveau désordre international. Puisque nous voulons vivre, puisque nous voulons travailler en paix, nous demandons à ce que 1 on trouve les mo}ens de s en e et de s’arranger. Le maintien de 1a paix vaut bien quelques sacrifices.
Cette paix précieuse ne nous sera pas garantie par une majorité de gauche, car ce serait cette majorité earteîliste qui nous a conduits au bord du gouffre. Comme en politique extérieure le cartel de gauche a également fait faillite dans sa politique intérieure. Voilà le sinistre bilan de quatre ans d'une majorité de gauche, la plus forte depuis cinquante ans : ïe chaos politique, les finances en désarroi, des réductions do tout genre et, enfin, 1 aflaire Slavisky, la plus grande honte de la législature passée.
La réforme de l’Etat s'impose donc avec la même nécessité que celle de T économie, li faut en finir avec ces perpétuelles chutes de Ministères et arriver à une plus grande stabilité gouvernementale* Le droit de vote devra être vraiment universel et pour cela die étendu aux femmes, en y ajoutant le vote familial, la proportionnelle et îe referendum. L'administration devra être démocratisée par une large décentralisa lion régionale.
Mais toutes les réformes, tant sur le terrain international que sur le terrain économique et politique, resteront lettre morte sans la réforme des esprits et des consciences.
Les grandes directives de 4la morale chrétienne nous montrent le vrai chemin, et nous ne sortirons du désordre tragique, dans lequel nous nous débattons, que par l'esprit de la solidarité et de la justice chrétienne. Voilà aussi pourquoi nous exigeons tolérance et respect pour les Eglises eL ïe droit à un libre développement pour toutes les organisations de caractère religieux* C'est pour la même raison qu'en Alsace nous ne cesserons de nous opposer avec toute notre énergie contre l'introduction ouverte ou camouflée de la législation dite « laïque »,
Electeurs de l'arrondissement de Thann,
Allez tous aux urnes le 26 avril prochain et avec votre bulletin vous voterez :
Pour la justice sociale dans la vie économique;
Pour une entente internationale sans laquelle T Alsace ira irrévocablement à la ruine;
Pour une réforme audacieuse de l'Etat* renforçant l'autorité et niellant le système parlementaire à l'abri de toute corruption;
Pour le droit au travail;
Pour le maintien des valeurs spirituelles et religieuses; en donnant votre voix au candidat de l’Union populaire républicaine d3 Alsace :
Charles HARTMANN
Conseiller générât de S uî ni- A marin, 1
Le Comité électorat de l’Un ton populaire républicaine d’Alsace de ^arrondissement de Thann*