RII1N (HAUT-) (BELFORT
irs circonscription de BELFORT
M. Edmond MIELLE!
((jroupû républicain radical et radical-socialiste.)
Elu pour la 1” fois le 30 novembre 1919. — Réélu les 35 mai 1934, 29 avril 1928, 8 mai 1932 et 3 mai 1936.
Mes chers Concitoyens,
Désigne à l’unanimité par le Congres de la Fédération radicale-socialiste du Territoire de Belfort comme candidat du parti dans la F* circonscription, j’ai l’honneur de solliciter pour la cinquième lois vos sull'rages.
Je suis depuis seize ans votre représentant à la Chambre des Députes. La conhance constante que vous m’avez témoignée depuis 1919 est de celles qui créent des liens reciproques d'affection profonde et sincère.
Je vous suis infiniment reconnaissant de l’attachement qu’en toutes circonstances vous m’avez manifesté. U a tracé mon devoir. J’ai la certitude d’en être toujours reste digne puisque je n’ai jamais eu qu’une ambition : celle de mettre le mandat que je tenais de vous au service du pays, de la République et de notre cher territoiie,
La législature qui s'achève a procuré maintes déceptions et maintes angoisses à la
démocratie. . r -
Je ne suis pas de ceux qui ressassent des griefs — pour les exploiter a leur profit — et qui se penchent sur le passé pour n’y chercher que des sujets de récriminations agressives ou de détestables querellee.
Il me sera tout de même permis de consister que nous n’aurions sans doute pas connu les épreuves, les orages que vous savez si l’union qui s’était manifestée sur le plan eleclora , en avril eL mai 1932, s’était poursuivie sur le plan gouvernemental.
Héritiers des faillites multiples de la majorité précédente — - Trésorerie presque déficit budgétaire de 15 milliards, accroissement d’environ 12 milliards tes «penses annuelles de l’Etat, acceptation du moratoire Hoover qui annulait les réparations, a unicon do la clause de garantie qui liait le payement des dettes françaises au payement des dettes allemandes, isolement de notre pays — les gouvernements radicaux, qui cuicn )
^euîs, a partir du mois de juin 1932, les responsabilités du pouvoir, s'efforcèrent de réparer les erreurs accumulées par leurs prédécesseurs,
!!s réduisirent de 10 milliards, en moins de deux ans, le déficit budgétaire, rendirent 3 milliards de ressources à la Trésorerie, diminuèrent de 30.000 le nombre des chômeurs, prirent d'importantes mesures en faveur de b agriculture, du commerce, de l'artisanat, organisèrent en bref une lutte énergique contre la crise économique dont le panneau-réclame des années dites de la prospérité et de la bonne humeur avait aggravé les ravages.
Au point de vue international, les gouvernements radicaux de MM. Hcrriot, Paul- Bon cour et Daladier parvinrent à rendre à la France les amitiés qui s'étaient éloignées d'elle, à restituer à notre pays, au sein de la Société des Nations, la force et l'autorité qu'il avait un moment perdues,
J'ai soutenu l'effort considérable des ministères radicaux qui se sont succédé de 1032
ii 1934,
Après avoir été porté par mes pairs, par les témoins de mon action quotidienne k îa présidence de la Commission des pensions, puis à la vice-présidence de la Chambre des Députés, j'ai appartenu, en qualité de Ministre des Pensisns, aux cabinets B on cour et Daladier.
Pendant plus de dix mois, de décembre 1932 à novembre 1933, j'ai pris ma part de la lourde tâche de redressement que le Parti radical-socialiste a réalisée et qui eût éLc plus «complète si mon Président du Conseil, Edouard Daladier, n'avait pas été renversé alors qu'il venait de déposer des projets instituant la semaine de quarante heures pour les travaux «d'outillage national, le contrôle de la fabrication et le monopole de la vente des armes de guerre.
L'exploitation scandaleuse de l’affaire Stavisky, les agissements de groupements factieux ont interrompu l'œuvre démocratique des ministères radicaux. L'émeute du 6 février T 934 a ramené au pouvoir l'Union nationale.
Parce qu'il n’y avait pas d'autre solution et parce qu'il était de l'intérêt du pays qu'un apaisement de l’opinion publique pût s'effectuer, je ne me suis pas oppoec, d’accord avec la grande majorité du Groupe radical-socialiste, aux expériences Doumerguc et Flandin.
Je n'oi pas accepté cependant que M. Doumerguc pûL donner libre cours à ses intentions de pouvoir personnel et j'ai refusé d’accorder ma confiance au Ministère Laval que j'ai nettement combattu quand il s’est agi de mettre un terme à sa néfaste politique extérieure -et aux préparatifs de guerre civile.
J’ai d'ailleurs, depuis la constitution du Ministère SarrauL pu obtenir pouiv4.es fonctionnaires, pour les retraités, pour les anciens combattants, un commencement de réparation quant aux décrets-lois dont ils avaient été frappés.
Tel est, mes chers concitoyens, le rapide résumé de ce que j’ai fait au Parlement pendant ces quatre ans.
Vice- Préside nt de la Chambre, Ministre tics Pensions, président de la Commission des pensions, j aî pris mes responsabilités, en me préoccupant sans cesse, non de mes intérêts électoraux ou personnels, mais des intérêts du régime et de ceux du pays.
Je me Hat te en outre d avoir, avec un dévouement dont vous avez été les témoins permanents et qu il s'agisse des anciens combattants, des habitations k bon marché, des associations agricoles, des divers groupements ou s'exprime la vie de notre territoire, collaboré de mon mieux à ta satisfaction des légitimes revendications de la population que j'ai l'honneur de représenter au Parlement,
Tel je Tus, tel je serai si vous me conservé* voire confiance.
programme est celui du Parti radical socialiste, tel que 1 a defini, en octobre dernier, le Congrès de Wagram :
Défense des li lier tés démocratiques ;
Organisation de la paix ;
Rénovation économique.
11 faut, selon la formule du président Daladier, « libérer l’individu et la nation, abolir les privilèges, créer l’ordre nouveau par l'action publique alliée à l’initiative privée ;
« Libérer le travailleur de la paradoxale servitude des progrès mécaniques, alléger la durée du travail, organiser les loisirs, élever les niveaux de vie ; émanciper les producteurs, libres et responsables, de toutes les servitudes qui résultent du fait que le crédit est devenu le monopole de quelques hommes exerçant ainsi une véritable domination économique » ,
Il faut également organiser la paix en faisant prévaloir, dans le cadre de la Société des Nations, les principes de sécurité collective et d assistance mutuelle, sans negligei ou omettre aucune des précautions qui permettront au pays, en quelque circonstance que ce soit, de préserver, de défendre son intégrité morale et matérielle.
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Républicain fermement attaché aux principes essentiels de la démocratie, je n’accepterai jamais, pas plus demain qu’hier, de séparer les intérêts de la France et ceux de la République.
Dans les heures difficiles que nous traversons, il faut que chacun de nous exile les préférences personnelles ou les préoccupations égoïstes.
L'union de Lous les républicains est plus que jamais nécessaire.
C’est à elle que je fais appel, de toute la force de mes convictions démocratiques, de toute la ferveur démon patriotisme, de toute la fierté qui accompagne la certitude du devoir loyalement accompli.
Pour le pain, la paix, la liberté*
Pour la défense delà laïcité, de l’ordre, delà justice.
Pour la continuation du progrès social.
Républicains, tous aux urnes I
Vive la République pacifique et fraternelle 1
Vive le Territoire de Belfort 1
Edmond M1ELLET
Président de la Commission des pensions.
Ancien vice-président de la Chambre des Députés.
Ancien Ministre des Pensions.
Officier de U. Légion d'honneur.
Crou de guerre.
Mil
2e circonscription de BELFORT,
M. Ejijlb LARDIER
(Groupe de la Fédératioo républicaine de France.) Elu pour la lrc fols le 26 avril 1936.
El ec le urs,
Répondant h de nombreuses soïlicil ations, j’ai posé ma candidature au siège laissé acant par le départ de notre ami, M, le Président Tardieu*
Sans vouloir l’exagérer, il faut reconnaître que la situation générale est grave. Sur le plan financier, la faculté d’émission des bons du Trésor vient d’être augmentée de six milliards. À l'intérieur, ïa leçon de la guerre est oubliée et certains qui ne veulent voir partout que les questions de politique pure, parce qu elles servent souvent leurs intérêts personnels, cherchent toujours à diviser les Français alors qu’à Intérieur, notre pays vient de se trouver encore une fois saurs Ta brutale menace de FAMemagne !
Mon programme peut se résumer par ces trois formules ç que j’ai toujours défendues : paix intérieure, paix sociale et paix extérieure.
Poil tique intérieure :
Ennemi de toute violence, j estime que ÎVffort de la politique intérieure doit être d’écarter ce qui peut diviser, de rechercher et favoriser, au contraire, ce qui peut nous réunir dans l’amour et le respect de Ta patrie et de la République.
Notre constitution, vieille de soixanfôans, a besoin d’être modernisée, avec renforcement du pouvoir exécutif, mais dans le cacfrO et l’esprit des institutions républicaines*
Soucieux dTassurer à chaque parti son droit d’être représenté dans la gestion des affaires de fEtat, j’appuierai toutes l'es mesures tendant à l’établissement de la représentation proportionnelle*
Par ailleurs, je suis partisan du suffrage des femmes.
Respectueux de toutes les croyances et de toutes les opinions, je considère que FEtat a le devoir de tenir la balance égaie entre tous et de maintenir la paix intérieure par îe droit commun appliqué à tous les cï 103^113.
Notre administration a besoin d’être ad'apiée aux nécessités modernes et il est nécessaire de la rendre plus souple*
Politique économique et financière :
En matière de finances, une lutte sévère doit être menée contre l’inflation des dépenses et J’hiîlialive’ de celles-ci, réservée au Gouvernement, le budget de la Nation doit être établi avec le plus grand soucr'de ne pas dépasser la limite des forces contributives de l’économie nationale*
La protection de l’épargné doit être renforcée ; la probité monétaire et la défense du franc seront au premier plan de mes préoccupations.
Adversaire de l’étatisme sous toutes ses formes, je soutiendrai la liberté du commerce, de l’industrie et de l’agriculture dont les produits doivent être revalorisés pour aider cette dernière.
Mon appui sera acquis à la lutte contre la vie chère et le chômage, aj-ant pu me rendre compte de* souffrances engendrées par ce dernier dans la classe ouvrière*
Politique sociale :
Partisan d’une politique sociale, généreuse et hardie, je place au premier plan :
— Inapplication intégrale et le perfectionnement de la législation sociale de la Repu * blique ;
- — l'encouragement à la natalité et aux familles nombreuses ;
— la protection de la famille, cellule fondamentale de la nation ;
— la lutte contre les fléaux sociaux de toutes sortes {alcoolisme, tuberculose, etc,) ;
— le respect des libertés syndicales, dans le cadre de la légalité, des lois ouvrières et de la liberté du travail ;
— la juste et complète réparation des accidents du travail ;
— pour les vieux travailleurs, la préservation des soucis matériels au déclin de leur
vie ;
— le respect des droits sacrés des anciens combattants, mutilés, etc,, en un mot, de toutes les victimes de la guerre.
Politique extérieure ;
Une politique réaliste qui soit fondée sur la nature des choses et tienne compte des leçons des événements, une politique prévoyante, continue, méthodique, où les combinaisons intérieures ou électorales soient toujours courageusement primées par les préoccupations diplomatiques, telle doit être noire politique extérieure.
Ancien combattant, mutilé de guerre, je suis attaché k la paix et je veux la paix exté^ Heure non pour satisfaire à des principes soi-disant humanitaires ou par programme politique mais parce que j’ai connu les souffrances de la guerre et que je ne voudrais pas que nos enfants voient ce que nous avons connu. Mais je veux cette paix dans le respect des traités, la sécurité de nos frontières, ITntégrité^absolue du sol national, la grandeur de la France et je ne soutiendrai qu\ine politique assurant ces conditions.
Citoyens,
Tel est le programme que je vous soumets et je fais appel, pour le faire triompher, à tous les hommes de bonne volonté, à tous les républicains loyaux et vraiment épris de justice sociale, à tous ceux qui veulent la paix, sur tous les terrains, dans la concorde nationale et la grandeur et la prospérité de la patrie*
Vive la France 1
Vive la République !
Vive le territoire de Belfort !
" Emils LARDIER
s Avocat slu barreau de Belfort,
Maire de Girouiagny.
Président du conseil "général.
Officier de la Légion d'honneur.
Croix de guerre.