V. — La politique sociale
Il importe ;
De sauvegarder la santé de la race par l'éducation physique, Pamélioration du logement, les colonies de vacances, la lutte contre certaines maladies qui nous déciment;
l.)e protéger le foyer et d apporter aux familles nombreuses une aide équitable;
De développer les œuvres de solidarité ;
De modifier les assurances sociales notamment par les principes de la mutualité;
De préparer 1 enfant, à l 'école et par les œuvres postscolaires, à l’exercice de sa profession;
D organiser la collaboration et non la lutte des classes.
Vf. — La justice :
Elle doit être indépendante;
Sans quoi elle n’est pas,
Des scandales, attachés à la législature qui finit, obligent à rappeler celte rèsrle de morale.
VIL — La réforme de 1 Etat :
La mission de l’Etat est d’arbitrer les conflits entre l’intérêt public et les intérêts privés; d assurer le fonctionnement régulier des services publiés; d'imposer le respect de 1 ordre, condition de la liberté, à ceux dont la licence nous conduirait à la dictature.
Il faut donc que le Gouvernement trouve, dans l’appui d une majorité cohérente, la stabilité et l’autorité; qu'il cesse d’être asservi par le Parlement et que le Parlement soit lui-même libéré des comités et des clubs; que la hiérarchie dans les administrations, affranchie des influences politiques et des propagandes malsaines, ne soit pas un vain mot.
Pour ces fins, il convient notamment d'accomplir la réforme électorale en instituant la représentation proportionnelle avec réduction du nombre des DépuLés ; de soumettre au peuple par l’exercice du droit de dissolution, les conflits qui, sur une question grave, diviseraient le Gouvernement et la Chambre; d'associer les femmes à la vie politique du pays.
Est-il, enfin, besoin de rappeler que le respect des droits de la conscience, au nombre desquels s’inscrit le droit du père de famille d’envoyer ses enfants à l écolc de son choix, s’impose à l'Etat comme une condition de la paix sociale ?
La paix :
Comment la conserver?
En désarmant?, . , si l’Allemagne désarmait au Heu d'armer et d amener ses troupes a
pied d'œuvre, , ,f ,
De sorte que le seul moyen d’éviter la guerre est de disposer de forces qui mettent
l’Allemagne dans l'impossibilité de la faire sans quelle soit exposée à une défaite certaine.
Aussi, est-il nécessaire d’avoir avec nous des puissances résolues, comme nous, a etre fortes pour conjurer la guerre.
Le pacte franco-soviétique no nous en dispense pas : nous ne pouvons, en effet oubliei ni Brest-Litoswk, ni l'entreprise poursuivie chez nous par les Soviets, m i hostilité de la Pologne à l’égard de la Russie, ni cette insuffisance de routes et de chemins de fer qui interdit au gouvernement soviétique de transporter rapidement à la frontière, ses troupes, leur matériel et leur ravitaillement. . c . , ,
Aussi, dans l’impossibilité où, faute d’une force internationalisée, se trouve la Société des Nations d’imposer la paix, notre politique étrangère doit tendre : 1° à affermir no re amitié avec la Belgique et la Petite Entente; 2“ à rétablir le ben accord entre la I- rance e Htalie, c’est d’ailleurs l’intérêt de celle-ci qui ne serait plus qu'une expression géographique si l’Allemagne était victorieuse; 3° à persuader l’Angleterre que, sa frontière est sur le R in et qu’on ne fait pas respecter une frontière sans un matériel puissant et avec une armée de