‹ Recueil des textes authentiques des programmes et engagements électoraux des députés proclamés élus à la suite des élections générales de 1936 (volume 2)Chapitre 162 sur 186 · SEINE-ET-MARNE · texte numérisé non relu

SEINE-ET-MARNE

Circonscription de GOULOMMIERS.

M. René ARBËLTIER

(Groupe socialiste*)

Elu pour la Ire fois îe 3 mai 1936*

(Voir le programme du parti socialiste S F. I. O., p. 3*)

Citoyens,

Vous avez conscience de la gravité des heures que nous vivons* C'est la raison pour laquelle j’ai considéré comme un devoir impérieux d aller dans toutes les communes de Farrondissement exposer la doctrine de salut du socialisme.

Rappelez-vous. L'histoire politique de notre pays depuis la fin de la guerre, c’est Fhisioire plus ou moins camouflée selon les heures de L’Union nationale. C'est une histoire d’impuissance, de misère et de faillite dans tous les domaines: intérieur, extérieur, financier, commercial, industriel, agricole.

C’est la fierté du parti socialiste de vous dire qu’il ne porte aucune responsabilité dans l’anarchie économique* politique et sociale actuelle* Il n'a jamais clé au pouvoir.

C’est son devoir de vous dire aujourd’hui devant l'inquiétude ou le désespoir des mis, l’absence de solutions des autres^ de ne pas se décourager, de ne pas s'abandonner. Plus que jamais, au contraire, l’heure est venue de réagir.

Si vous ne voulez pas être enseveli sous les ruines d'un monde incapable de donner aux hommes le travail et le bien-être dans la paix et la liberté, si vous voulez que cesse le scandale entretenu par une minorité de parasites de la misère des hommes au milieu de Fa bondance des produits de toute nature, si vous ne voulez pas connaître la honte et 3a folie du fascisme, l’horreur et la folie de la guerre, il n’est que temps de changer de gouvernail et de vouloir réaliser le socialisme.

Plus que jamais, j’ai le sentiment qu’il est seul capable aujourd’hui non seulement de dissiper l’inquiétude des classes laborieuses, non seulement d’assurer notre pain quotidien, mais de faire aussi le bonheur de tous les hommes comme il ferait le bonheur de tous les peuples. En dehors de lui, c'est la course à Pabîme, l’esclavage et la nuit.

Hommes, je fais appel à votre raison et à votre conscience d’hommes.

Si vous m’envoyez demain au Parlement défendre vos intérêts matériels et spirituel votre vie, vos foyers, je m’efforcerai de mettre dans l'accomplissement de mon mandat de

député J a conscience que je m efforce de mettre chaque jour dans l’exercice de mon métier de médecin,

\ ous marquerez ainsi votre désir de confier les destinées du pays à ceux dont les efforts uniquement inspirés par l’intérêt général sont tendus vers ce seul but ; la sécurité dans le travail, dans la paix et la liberté*

ir ÀRBELTIER

Conseiller d’arrondissement.

Circonscription de FONTAINEBLEAU*

M. Charles BÀUDRY (N Appartient à aucun groupe.)

Elu pour la trc fois le 23 juin 1935. — Réélu le 3 mai 1936,

Mes chers concitoyens.

Voici dix mois que les électeurs de la circonscription m’ont fait l'honneur de m'élire avec une importante majorité pour les représenter à la Chambre des Députés*

Je reviens après ces dix mois, solliciter vos suffrages, conscient d'avoir; pendant cette courte période, au milieu de difficultés toujours; accrues, servi utilement les intérêts dont vous m’aviez confié la charge,

À vrai dire, élu tont en fin de session, je n’ai guère siégé que trois mois au Palais- Bourbon, mais en cette courte pélode, le commerçant que je suis a pu se rendre compte que la machine parlementaire fonctionne mal et pourquoi elle fonctionne mal,

Une chose surtout m a frappe: dans le monde entier, la crise économique est en déclin sérieux. Seule la France n’accuse encore aucune reprise d’affaires. Pourquoi ?

Les affaires ne peuvent renaître qu’avec la confiance ; la confiance ne peut renaître sous les menaces de spoliation.

En votant pour les hommes d’ordre, vous ramènerez la confiance et les affaires. C’est la première mesure à prendre contre la crise.

Réforme de l'État ;

Il faut remettre de l’ordre dans la maison.

Il faut d abord réformer le travail législatif, il faut réformer le mode actuel du scrutin, diminuer le nombre des députés: j ai été de ceux qui ont voté pour ces deux mesures, rejetées par les partis de désordre.

Les problèmes sont trop souvent au Parlement examinés sous le seul angle politique. Moi, commerçant, habitué à régler mes dépenses d’après mes recettes, j’exigerai que l’État s inspire du meme principe. Le rôle du Conseil national économique doit être accru. La séparation des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire doit être rigoureuses.

La réforme de l’Etat est la mesure primordiale pour sauver la démocratie.

Dans l’ordre économique :

Il tant d abord alléger immédiatement et massivement les impôts, La charge fiscale est devenue trop lourde pour le pays* L’impôt écrase le contribuable et tue l’impôt, Seule une

ren-

diminution des taxes excessives, en permettant ia reprise des affaires, peut rétablir des trées suffisantes et l’équilibre du budget.

Je reste un partisan fervent du libéralisme économique. A part les industries inléresant la sécurité du pays et sur lesquelles l’IitaL doit avoir un droit de contrôle, il faut laisser aux producteurs: industriels, agriculteurs, commerçants ou artisans, le maximum d’initiative.

Je veillerai à l'aménagement des règlements concernant les transports routiers de telle façon que les droits des exploitants des ligues locales soient protégés, en tenant compte de l’intérêt général, par une organisation libérale. Car si l’automobile est utile en temps de paix, et contribue à la prospérité du pays, elle serait indispensable, en cas de conflit, à la défense nationale.

Dans l’ordre financier:

Je suis partisan de l’Etat honnête homme: l'Etat doit respecter ses engagements, mais aussi 113 prendre que ceux qu'il pourra tenir.

Il faut sauver définitivement le franc. Pour cela il faut immédiatement mettre un terme à l’endettement continu de l’Etat La dernière législature a alourdi la dette publique de 75 milliards : d où accroissement des charges du budget pour l’intérêt et l'amortissement de cette somme.

Il faut réaliser le maximum d’économies, principalement en supprimant les gaspillages.

Je demanderai encore que soit laissée au seul gouvernement rinitiative des dépenses afin d’éviter les mesures démagogiques.

En un mot, je chercherai de toutes mes forces à obtenir une gestion commerciale et saine des finances de l’Etat.

C’est ainsi seulement que nous éviterons l’inflation et la dévaluation dont seraient seules victimes encore une fois les classes moyennes et les petits épargnants, tous ceux qui, à force d'économies, veulent assurer le pain de leurs vieux jours.

Dans l’ordre agricole :

C'est là surtout que les plus grands efforts doivent être faits ; la prospérité générale du pays est étroitement liée an bien-être de l’agriculture.

Une petite amélioration a pu, ces derniers temps, être obtenue à la suite des mesures prises par le gouvernement Laval et que j’ai souLenucs de mes votes.

Ces mesures ne pouvaient d'ailleurs — et il en est de même dans le domaine financier

produire leur effet qu’au bout d’un certain délai.

Mais il faut faire mieux. Il est indispensable que l’agriculture soit mise sur un pied d’égalité avec le commerce et l’industrie.

Les produits agricoles dont la revalorisation est indispensable doivent être protégés par des droits de douane et des contingents judicieux. Je veillerai encore à ce que les primes votées pour soutenir les agriculteurs profitent réellement aux producteurs. Je suis partisan de la suppression de l’admission temporaire.

L’organisation effective de la profession agricole sera l'objet de mes soins.

Je travaillerai à ce que les chambres d’agriculture deviennent des organismes vivants, adaptés aux nécessités actuelles, à ce qu’elles soient régulièrement consultées sur toutes les questions intéressant la profession.

Je m appliquerai à améliorer la vie dans les campagnes, l'électrification, le développement des transports, la diffusion du téléphone rural.

Je demanderai plus spécialement ^augmentation des contingents accordés à notre région pour les betteraves ainsi que pour les alcools, par raison d’équité d’abord, par mesure de prudence ensuite. Les régions du Nord ont été généralement favorisées dans la distribu-

Lion des contingents, alors que leur proximité de la frontière les expose dangereusement dans le cas d’un conflit éventuel*

Défense du tourisme :

J’entends encore défendre le tourisme qui est une des richesses de notre région . Je m’efforcerai de ranimer r afflux des visiteurs étrangers*

Inscrit au groupe touristique de la Chambre, j’ai demandé que Fontainebleau et sa ré gion soient classées comme station climatique.

J’encouragerai les syndicats d’initiative, les sociétés locales et leurs fêtes*

Défense de la jeunesse :

Tous les problèmes qui préoccupent une jeunesse angoissée de son avenir ne cesseront de retenir mon attention et mon effort. En ce qui concerne les sports, je ne négligerai rien pour en développer la pratique et soutenir nos sociétés sportives*

Défense des anciens combattants :

J’entends surtout, en ce qui les concerne, que les sacrifices qu’ils ont dû consentir à nouveau, leur soient, dès que possible, compensés par priorité, sur les premières ameliorations budgétaires que doit amener la reprise des affaires*

Lois sociales ;

Travailleur moi-même, j’entends me pencher sur la classe laborieuse pour l’aider à améliorer sa situation.

Il faut lutter contre le taudis, il faut améliorer les conditions d’existence et d’hygiène des travailleurs.

Mais Ü faut surtout réserver aux jeunes le travail disponible en versant aux vieux, à titre de retraite, des allocations de chômage.

De même ces allocations devraient être versées aux mères de famille qui travaillent actuellement, pour rendre leurs emplois disponibles pour les jeunes*

L’Etat doit encourager et soutenir, mais pas seulement avec des phrases, les familles nombreuses qui sont l’armature de la Nation et je suis partisan du vote familial.

Défense nationale :

Je suis profondément attaché à la paix* Pour l’assurer, il nous faut pratiquer une large politique d’entente entre les Nations, fondée sur des bases solides* Mais les événements de ces derniers mois nous montrent avec évidence que ces ententes sont bien difficiles à organiser* Et nous risquons d’être surpris avant d’avoir organisé la paix.

C’est pourquoi je suis partisan d’une France forte et unie pour défendre son indépendance*

Cette défense, seuls les députés nalonaux font assurée jusqu’ici*

C’est eux qui ont permis de constituer la ligne Maginot à laquelle Hitler n’a pas osé s’attaquer il y a quelques semaines*

N’oubliez pas par contre que ce sont les partis groupés aujourd’hui sous l’étiquette du Front populaire qui ont refusé de voter les crédits de défense nationale, qui se sont apposés à la construction de la ligne Maginot, et qui par leur politique révolutionnaire affaiblissent le pays en y semant la division.

Vous n’oublierez pas que ce sont les gouvernements de Front populaire qui ont réduit l'armée française à un état squelettique, spécialement sous Je cabinet Daladier,

Vous n’oublierez pas surtout que les partis du Front populaire sont les mêmes qui en 1913 affirmaient déjà la volonté de paix de l’Allemagne et de la Sdcial-Démocraiie, Que ce sont les mêmes qui affirmaient à nouveau en 1930 qu’une agression allemande n’était plus à redouter, en î 932 que Hitler était exclu de Fespérance même du pouvoir, en 1935 que la coalition des socialistes, communistes, catholiques formait en Sarre un bloc imbattable.

Des gens qui se sont aussi régulièrement ci aussi lourdement trompés ont perdu tous droits à la direction des affaires du pays.

Hs les ont perdus, d autant- plus qu ils n ont pas eu le courage de prendre le pouvoir aux heures difficiles alors qu'ils avaient la majorité à la Chambre.

Vous jugerez aussi par 1 exemple étranger, dans le monde entier, les partis marxistes ont dû céder la place, après avoir conduit leur pays à la faillite, ou bien comme en Russie reviennent à un néo-capitalisme après des massacres sans nombre.

Partout où règne la dictature, elle s’est élevée sur les ruines du marxisme.

Ou bien vous choisirez le Front populaire, comme en Espagne et vous aurez aussi les pillages, les massacres et l’anarchie, ou bien vous ferez l’union des Français, comme les Anglais ont faiL la leur, et vous reverrez, à nouveau, les années prospères comme l’Angleterre qui sort de la crise.

C/e^t à 1 union que je fais appel dans le respect scrupuleux de 3a liberté de conscience de tous.

L’union de tous les Français seule peut nous sauver.

À son tour, un homme jusqu’ici fermement attaché aux partis du Front populaire, M. L.-O. Frossard, Ministre du Travail, vient d’en reconnaître et d’en proclamer la nécessité.

Citoyens, le destin du pays va s’engager dans la bataille qui se livre.

Méfiez-vous des démagogues.

Ne vous laissez pas leurrer par de vaines promesses

Choisissez entre les candidats celui qui, par son passé, vous donne le maximum de garantie.

Vous voterez pour la défense du drapeau tricolore contre le drapeau rouge.

Pour sauver la paix, pour sauver vos libertés, pour sauver à la fois la France et la République, vous ferez, au-dessus de toutes les combinaisons de partis, l’union dès le premier tour. Mon dévouement répondra à votre confiance.

Charles RA U DRY

Député sortant.

Maire de Mo nier eau.

Candidat indépendant de défense économique et agricole.

lie circonscription de MEAUX.

M. Euit.e FOUCHARD (Groupe communiste,)

Elu pour la 1™ fois le 3 mai 1936.

(Voirie programme du parti communiste français, p, 16,)

Procf ra rn m e d é p a rte m e n taï.

Notre département dé' Seine- et- Marne, par son sol fertile, se classe parmi les plus riches de France. 11 produit en moyenne 2 millions et demi de quintaux de blé, 2.200.000 quintaux d’avoine, 670.000 quintaux de pommes de terre, 9 millions de quintaux de betteraves. En élevage très important d’animaux de culture et de fermes puisqu’on y compte : 37.000 chevaux, ,82,000 bovins, 282.000 moutons, 14,000 porcs* etc.

Sa production industrielle est également très importante, il y a en effet dans notre département 41 minoteries à cylindre, 12 sucreries, 15 distilleries, 45 établissements d'industrie laitière, 400 moulins et de nombreuses carrières de pierre.

C’est dire toute l'attention que mérite notre Seine-et-Marne dont sa contrée de la Brie est un des premiers greniers de la France. Une telle richesse devrait permettre à tous de vivre dans Taisance, Mais les grandes puissances financières, les deux cents familles dont nous trouvons en Seine-et-Marne les plus typiques représentants, tels les Rothschild, les Ilottinguer, les Mallet, régents de la Banque de France et gros propriétaires terriens nous ont conduit dans le marasme et ont plongé une grande partie des habitants dans la gene, et parfois dans la plus noire misère, 11 faut que cela change. Les riches doivent payer!

Travailleurs des champs seine-et-marnais !

Notre parti, at il faut que vous le sachiez, est le parti de la terre aux paysans, le parti du travail moins pénible et plus court, le parti de la vie paysanne, facile et aisée, mais il est tout, d’abord le parti de la revalorisation des produits agricoles, de la défense de la propriété paysanne, de l’aide immédiate aux paysans malheureux, de la réduction des fermages, le parti des allocations, des crédits, du moratoire, en un mot le parti qui, au moment où dans la France entière, le paysan crie sa détresse, est prêt à tout pour 3e sauver.

Ouvriers agricoles,

Notre parti veut* pour améliorer vos conditions de travail et d’existence, que soit appliquée immédiatement la loi faisant bénéficier les ouvriers agricoles des allocations familiales; la limitation de la journée de travail, le droit aux conseils de prud’hommes pour tous les travailleurs de la terre, et la défense du droit syndical.

Ouvriers, chômeurs, petits fonctionnaires,

Notre parti veut lutter avec vous pour la défense de vos salaires, la création pour les sans-travail d une caisse de chômage dans toutes les communes, 1 augmentation des alloca-p lions de chômage, l’ouverture de grands travaux d’utilité publique pour donner du travail aux chômeurs, l’abrogation des décrets-lois frappant les petites catégories de fonctionnaires.

Anciens combattants.

Notre élu au Parlement luttera : pour l'abrogation des décrets-lois qui ont diminué les pensions eL la retraite du combattant de 13 0/0; pour le.respecL de la loi sur la révision des pensions, pour 1 indemnité aux anciens prisonniers de guerre; pour le rétablissement de la présomption dorigine cil faveur des après-guerre; pour la révision des profils, marchés et dommages de guerre; pour la défense des mutilés dn travail.

Artisans, commerçants,

Le parti communiste, défenseur ardent des intérêts du petit commerce et de l'artisanat, qui sont étroitement lies à ceux de la population laborieuse, lutte non seulement pour la révision des baux, ruais il défend l'ensemble des revendications des petits commerçants * il demande :

L arrêt de toutes poursuites contre les artisans et les petits commerçants frappés par la crise; la diminution des charges et la suppression de 1 impôt inique qu'est la patente; le retour à 0,55 de la taxe sur le chiffre d'affaires pour les denrées périssables; la révision des billots de fonds.

En outre, le parti communiste, qui réclame la suppression des quelque 150 taxes qui rendent le système liscal incompréhensible et leur remplacement par un impôt progressif unique sur Je revenu, a le souci de ne pas laisser imposer les commerçants sur la valeur hypothétique de leurs fonds de commerce, mais sur le revenu réel considérablement diminué par la crise, ce dont le fisc ne tient pas compte actuellement.

Jeunesse,

Le parti communiste, qui réclame la création de stades et des subventions pour l'organisation de gymnases municipaux, a le souci de la ^anté et de l'avenir de la jeune’ France, il veut aussi :

L'égalité des droits pour les jeu nés chômeurs; l'organisation d'écoles d apprentissage ; la protection et la défense des jeunes soldats, etc.

Notre parti prendra la défense des mal- lotis en soutenant le projet communiste qui prévoit, entre autres : la prise eu charge par l'Etat des travaux et frais de viabilité et le moratoire suspensif des poursuites.

Usagers des chemins de fer*

Nous voulons la diminution des prix de transport, l'amélioration des horaires, la suppression définitive des passages à niveau, le droit de priorité étendu aux mutiles de guerre et du travail dans le département.

Retraites, vieux travailleurs, petit rentiers,

Avec vous, notre parti défendra la petite épargne contre les détrousseurs du franc. Ensemble, nous lutterons pour l'abrogation des décrets-lois qui ont frappé vos pensions et retraites, ainsi que les secours d'assistance aux vieillards.

Pour Larde de l'Etat aux communes :

Nous sommes partisans de la défense des communes, petites et grandes, de leurs finances, du soutien de leurs initiatives et de l'élargissement de leurs libertés administratives.

Pour donner à notre département la place qu'il doit avoir dans le pays!

Votez communiste !

mil* FOUCHARD

Artisan.

Maire de Chelies.

2e circonscription de MEAUX,

M, François de TESSÀN (Groupa républicain radical et radical-socialiste*)

Elu pour la lre fois le 29 avril 1928, ~ Réélu les 8 mai 1932 et 3 niai J936.

Mes chers Concitoyens,

Pour la troisième fois, j’ai l'honneur de solliciter vos suffrages, afin de vous représenter au Parlement selon des principes qui visent à défendre et à perfectionner les institutions républicaines* à hâter le redressement économique, à assurer la paix par les méthodes des plus efficaces. Durant les huit années au cours desquelles vous m’avez soutenu de votre 'confiance, je crois avoir rempli mon mandat avec un haut souci de 1 intérêt national et de l'entente internationale. La politique que j’ai suivie a toujours tendu à favoriser 1 union de tous les républicains sincères, à fortifier ainsi le régime et à imposer parLout le respect de J a France,

Volonté d'agir en sorte que notre patrie demeure la terre de la liberté ; tel est le premier devoir de tous les radicaux-socialistes et de tous les hommes attachés à un idéal d'indépendance. C’est pourquoi des mesures ont déjà été prises à 1 égard des ligues factieuses. Il importe de mettre en échec les tentatives du fascisme plus ou moins larvé, les offensives déclarées ou souterraines de la réaction, les complaisances de prétendus « républicains nationaux u ou u radicaux indépendants », qui permettent aux partis de la conservation sociale de perpétuer les abus dont ils sont les seuls bénéficiaires. Le parti radicalsocialiste convie tous les républicains loyaux qui comprennent ce péril à cette grande oeuvre de libération.

C'est, en effet, dans l’ordre républicain seulement que peuvent être opérées les réformes qui sont de nature à assurer i autorité de I Etat, selon des conceptions qui s’opposent précisément à la formule hitlérienne ou fascistej formule totalitaire qui permet de mettre lourdement la main sur les individus et sur les biens, qui règle tout sans le consentement des citoyens, qui s’arroge tous les droits.

Réforme de l’Etat pour parer aux menaces de désagrégation de la nation, discipline librement consentie pour plus de stabilité ministérielle, collaboration raisonnee des producteurs, des consommateurs, des pouvoirs publics : telles sont les bases saines de la reconstruction envisagée. Le Conseil national économique élargi, organisé par région et par profession doit apporter, dans cette rénovation, son aide précieuse.

Le système de déflation massive pratiqué depuis deux ans et obtenu par les pressions des trusts et des grandes congrégations économiques avec le concours de la haute banque ne saurait subsister. Nous l’avons combattu et nous continuerons à le combattre, car aucifn sacrifice n’a été demandé en contre-partie à ces puissances. Nous avons déjà obtenu une certaine « humanisation » des décrets-lois en ce qui touche les retraités et les cheminots. Nous avons voté le principe de la Caisse nationale en faveur des anciens combattants. Cet effort doit être largement poursuivi et mené à bonne fin.

Les durs sacrifices imposés de la sorte aux vétérans de la grande guerre, aux pensionnés, aux rentiers, aux propriétaires, aux plus humbles fonctionnaires, la violation des contrats iront amené ni \ équilibre réel du budget, ni l’aisance et la liberté de la trésorerie, encore moins la baisse du loyer de l’argent qui ne fut jamais aussi élevé.

Cette année, les besoins de la trésorerie sont estimés à 16 milliards. Près de 20 milliards d or ont quitté la France, tandis que le chiffre des billets de banque demeure au même niveau.

Et, alors que tant de nations retrouvent le chemin de la prospérité, la France, malgré quelques indices de reprise partielle dus à la reprise mondiale, aux sacrifices financiers de l'Etat et, pour une part aussi, aux intempéries, demeure frappée par la crise.

Seules les grandes industries privilégiées, dotées d’un monopole de fait, en exploitant leurs contrats avec les collectivités publiques, d’aulres, protégées par les grands cartels internationaux auxquels elles sont liées, ont maintenu ou développé leurs profits. Mais la tâche est de plus en plus dure pour les industries libres, d'ailleurs, écrasées par la fiscalité, pour le commerce, qui souiîre de la sous-consommation des masses, pour l’ouvrier menacé de chômage ou de la réduction de son salaire, pour V agriculture dont les prix se sont péniblement relevés et pour la jeunesse privée d'emploi et souvent désespérée.

Si les grands intérêts conservateurs triomphaient et si une majorité axée sur la droite s’emparait du pouvoir, cetse oppression ne ferait que s’accentuer. En particulier, notre agriculture, qui a été si souvent la victime des spéculateurs et des chefs de l'industrie lourde, pâtirait sévèrement d'une pareille domination.

G’est le parti radical-socialiste qui a lutté avec le plus de vigueur contre l'invasion des produits étrangers et qui est constamment intervenu pour protéger l'industrie rurale (concession de délais en faveur des paysans surchargés de dettes, suspension des saisies, aménagement des dettes hypothécaires). Il s'est activement occupé des baux ruraux et il a pour objectif d’amender encore une législation qui ne donne pas aux agriculteurs des garanties égales à celles des commerçants. Il faudra aussi en venir à une étude sérieuse de la propriété culturale, de même que l’on a reconnu le principe de la propriété commerciale.

Une protection décisive de la main-d’œuvre agricole s’impose, enfin, à notre sollicitude.

L’économie française ne saurait logiquement être envisagée sans faire entrer en ligne de compte toutes nos possibilités coloniales et sans que soit mis en valeur, de façon plus complète, notre domaine d'outre-mer avec lequel notre trafic, encore insuffisant, n'a cessé d'augmenter. II y a là un premier moyen d’atténuer le chômage. D'autres moyens s’olfrent à nous, non seulement par la création d’un fonds national de chômage, mais par la mise en chantier de grands travaux nationaux et locaux, afin de venir en aide k ceux qui sont privés d’emplois.

Le parti radical-socialiste, parti de solidarité, a pour dessein de perfectionner toutes les œuvres sociales, de développer renseignement basé sur la laïcité indestructible, de donner aux familles nombreuses l'appui matériel auquel elles ont» légitimement droit, de prendre toutes les précautions indispensables pour l’hygiène de la race*

Un tel programme ne peut, bien entendu, être appliqué que dans la sécurité, sécurité obtenue déjà avec notre concours par une défense nationale solidement établie et par une sécurité diplomatique s’appuyant sur V organisation collective de la paix.

Les droites ne proposent, contre les menaces de guerre, qu’une attitude superbe qui nous conduit à l’isolement ou des sarcasmes contre la Société des Nations, qui ne résolvent pas le problème.

En face de cette attitude négative, le Gouvernement républicain a proposé un plan qui correspond à la volonté générale du pays et qui se résume ainsi :

La paix avec tous ; la paix totale et durable; la paix dans l'égalité des droits; la paix confiante dans T honneur pour tous et le respect de la parole donnée ; la paix heureuse et sûre par la fécondité des échanges internationaux succédant à la rivalité mortelle des nationalismes économiques ; la paix réelle par une large limitation des armements conduisant au désarmement.

Un petit nombre de règles précises et classées doivent permettre à tous les gouverne-

ments de bonne volonté interprétant les vœux des peuples pacifiques de se mettre d accord et de témoigner ainsi d’une communauté de vues constructives.

Sécurité collective mutuelle, désarmement, coopération économique^ association européenne des ressources du crédit, du travail, de Fin le1 licence et de la volonté des peuples pour la paix contre la guerre, pour la prospérité contre la misère : telles sont les grandes lignes de ce plan d'action auquel nous souscrivons entièrement.

Mes chers Concitoyens,

Si nous sommes d’accord sur ces données essentielles, dites-le par vos votes. Qu’ils soient — en se portant sur mon nom — un témoignage massif de votre triple volonté :

— de liberté républicaine ;

— d e r é no vati o n éc ou o m [que ;

— de paix entre les peuples.

François de TESSAN

Officier de la Légion . df fi cmneur,

Crosi de guerre.

Carte du combattant (11e1 36.577).

Conseiller général.

Député sortant.

Ancien Ministre et Délégué à la Société des Nation.3.

Candidat du parti républicain radical et radical-socialiste.

Circonscription de MELUN

M. Arthur CHAUSSY t

(Groupe socialiste,}

Elu pour la lre fois le 16 novembre 1919. — Réélu les 11 mai 1924, 8 mai 1932. el 3 mai 1936;

(Voir ie programme du PàHi S; F, I. 0., p, 3.)

Mes chers Concitoyens,

Désigné à nouveau par l1 unanimité de mes amis politiques pour être le porte-drapeau de mon parti dans l’arrondissement, de Melun, je viens, pour la cinquième fois, solliciter vos suffrages.

Elu le 16 novembre 1919 par 15,384 voix, j’ai été réélu le 1 1 mai 1924 par 42,487 suffrages et le 29 avril 1928, bien que 3.569 socialistes et républicains m'eussent honoré de leur confiance, j .ai été battu à 80 voix de majorité seulement. Enfin, le 8 mai 1932, vous m accordiez 10.032 suffrages, soit de 1661 voix de majorité, une des plus considérables qui ait été obtenue depuis longtemps dans l'arrondissement de Melun.

Je suis très fier de ce témoignage de sympathie ; je tiens à vous en expriro r toute ma gratitude et à. vous adresser^ mes cliers amis, mes plus sincères remerciements,

La féodalité des congrégations bancaires et économiques contre la volonté populaîre :

La majorité parlementaire de gauche, élue par la volonté populaire aux élections législatives de 1932 a, dès son début, rencontré l’opposition de la féodalité des congrégations économiques et bancaires, des deux cents familles qui gouvernent la France, et par qui a été contrecarrée 1 action de tous les gouvernements de gauche. pendant les quatre années qui viennent de s’écouler.

Cette opposition fut d autant plus facile que, par suite de l’augmentation de notre dette publique depuis la fin de la guerre les gouvernements, à quelque nuance qu’ils appartiennent, sont obligés d’avoir recours aux banques et tout particulièrement à la Banque de France, pour leurs échéances de fin de mois.

Battues sur le terrain politique aux élections législatives de 1932, ces congrégations ont pris leur revanche en organisant dans le pays une campagne antiparlementaire et antirépublicaine* Flics ont armé les ligues factieuses, facilité la gymnastique révolutionnaire des « Croix de Feu » et des autres groupements d’extrême droite, et préparé l'émeute du 6 février 1934, avec lTespoir de renverser ïa République et instaurer en France un régime fasciste semblable à celui qui existe en Italie et en Allemagne* Elles ont, tout particulièrement avec les gouvernements de M. Doumerguc et celui de M, Laval, imposé au pays une néfaste politique de déflation nuisible aux intérêts des ouvriers, des artisans, des petits commerçants et des agriculteurs. C’est cette politique qui cause le marasme et la misère générale de l’heure présente.

La République a été sauvée par l'union de tous les travailleurs, de tous les véritables républicains qui ont affirmé leur volonté de sauvegarder nos libertés dans les admirables manifestations du 12 février 1934, 14 juillet 1935 et 16 février 1936, si imposantes par leur calme et leur dignité.

Mon action de 1932 b 1936 :

Comme vous le savez, citoyens, depuis mon entrée à la Chambre des Députés, le 36 novembre 1919, je me suis efforcé de défendre de mon mieux mes mandants, les travailleurs, et tout particulièrement les ouvriers agricoles que je considère comme les parias de la classe ouvrière.

Dès le début de la législature, j’ai réclamé et obtenu le vote de la loi concernant l’extension à V agriculture de 3a loi sur la prud’homie* Elle est devenue définitive et est actuellement en voie d’application.

J’ai réclamé également la réglementation de la main-d’œuvre étrangère dans les cxpl Dilations agricoles et le salaire minimum pour tous les ouvriers.

Enfin; je suis intervenu à maintes reprises pour obtenir [application de la loi sur les allocations familiales aux travailleurs des champs. Le décret qui doit décider do cette application est actuellement au Conseil d’Etat. Dans quelques semaines, les ouvriers agricoles bénéficieront de cette loi*

Je suis également intervenu pour que des prêts des assurances sociales ne soient consentis qu à des municipalités eL non à des particuliers.

Je ne veux pas m’éterniser sur certaines de mes interventions concernant : les gem meurs et les chauffeurs de taxi, qui ont obtenu une solution heureuse, ni sur ma proposition de loi concernant les lotissements défectueux.

J’ai demandé aussi la suppression des périodes de réserve et un contrôle très sévère des dépenses militaires3 faisant observer que, gaspiller les deniers de l’Etat en s’abritant derrière les mots de défense nationale, n’était pas servir cette dernière mais aller à l’encontre des intérêts du pays.

Les remèdes à apporter :

En face des difficultés que nous avons à surmonter à l’heure présente, je proposerai :

1° La dissolution des ligues fascistes pour que la République ne suit pas continuellement mise en péril par des groupes factieux ;

2Q Que le crédit de l'Etat ne soit plus sous la dictature de la haute finance et que la Banque de France devienne la Banque de la Nation,

3° A côté d’une réforme fiscale qui frappera les classes riches, à proportion de leur avoir je proposerai que soient restitués a la nation française les monopoles de fait des principales sources de richesses. Ainsi seulement, l’Etat républicain trouvera les moyens de réduire les impôts qui pèsent si lourdement sur les contribuables ; de financer de grandes entreprises qui permettront de redonner du travail aux chômeurs ; de faire reculer la crise ; de jeter les fondements d’une économie nouvelle où le principe condamné de la production en vue du profit capitaliste cédera le pas an principe de la production basée sur T accroissement du bien-être et de la liberté de F ensemble des travailleurs.

Contre le chômage et pour ^organisation de la production et des échanges :

Le régime actuel précipite dans Le chômage des millions d être s humains ; il ferme les portes de la vie à une jeunesse désespérée qui ne sait que faire de Y intelligence et des bras de ses vingt ans; il procède à des destructions de richesses, alors que d'innombrables producteurs sont privés du nécessaire ; il devient un obstacle au progrès et à la science. C'est pourquoi je réclamerai l'organisation sur le terrain international et national de la production et des échanges, de même que la réduction de la journée et de la semaine de travail sans réduction de salaire, et lf élévation du standard de vie qui permettra l’absorption de toute la production organisée. Je demanderai également la suppression des décrets-lois. Ces mesures ramèneront dans notre pays une ère de prospérité pour le plus grand bien des ouvriers, des artisans, des commerçants, des industriels et des agriculteurs.

Lois ouvrières et sociales :

Je réclamerai, en outre, pour l’ensemble des travailleurs :

Le congé annuel payé.

Le salaire minimum pour toutes les catégories professionnelles.

Le développement des contrats collectifs*

La réorganisation de l’Inspection du travail et f institution de délégués ouvriers à la sécurité des travailleurs*

Le monopole des assurances qui permettra la suppression des versements ouvriers aux assurances sociales.

Une pension assurée aux vieillards ayant dépassé 60 ans et exclus des avantages de la loi sur les assurances sociales*

L'application stricte de la loi concernant l’hygiène du couchage (loi Chaussy-Courtier).

Le bénéfice total pour les ouvriers agricoles de toutes les lois sociales accordées aux travailleurs de l’industrie et du commerce.

L'extension de la loi du 12 août 1932 à l'agriculture afin de réglementer Y introduction de la main-d’œuvre étrangère.

La suppression de tous les décrets-lois de misère et tout particulièrement ceux qui ont réduit les crédits déj insuffisants des lois d’assistance : familles nombreuses, assis lance me licale, assistance aux femmes en couches, allocations militaires, etc.

Pour les petits cultivateurs, les artisans, les petits commerçants et les petits rentiers :

Je réclamerai à nouveau : la création des offices publics du blé, du vin, des engrais, et la répression de la fraude et de la spéculation.

Le développement du crédit agricole, des coopératives et des mutuelles agricoles.

Une aide énergique de l'Etal aux petites et moyennes exploitations agricoles

Pour les commerçants, je demanderai le remplacement de l’impôt sur le chiffre cl a flaires par une taxe à l’origine*

Un abattement à la base de la cédule sur les bénéfices commerciaux,

La lutte contre les grosses firmes, les maisons à succursales multiples qui ruinent tt exproprient sans indemnité les petits commerçants.

Je réclamerai également l'amélioration des lois artisanales et des lois conoernant la protection de la petite épargne.

Pour les anciens combattants :

J'ai toujours voté contre les réductions qui ont été faites sur les pensions des victimes de la guerre et des anciens combattants.

Je prends 1 engagement d'honneur devant mes camarades anciens combattants de réclamer la suppression des décrets-lois qui les frappent si injustement,

Enseignement :

Je défendrai avec acharnement l’école laïque et réclamerai la prolongation de la scolarité jusqu’à 15 ans, ainsi que l’école unique qui permettra à toutes les intelligences de se développer pour elles-mêmes et au profil de la nation.

Je réclamerai également les crédits qui sont nécessaires à la construction de groupements scolaires*

Pour la paix :

Je demanderai que îa France républicaine prenne la tête du mouvement universel en faveur de la paix dans la sécurité collective, en proposant le désarmement général, simultané et contrôlé, en supprimant la fabrication et le commerce privé des armes, et en interdisant à l'industrie française la fourniture de minerai à F Allemagne qui sert à la fabrication des munitions employées contre nous, par elle, en temps de guerre.

Je réclamerai le renforcement de la Société des Nations.

Citoyens,

Vous savez que j’ai défendu sans répit les intérêts des petits, des faibles, des travailleurs, contre leurs oppresseurs*

Je fais appel aujourd’hui aux 10.032 électeurs qui m’ont honoré de leur confiance le S mai 1932.

Je Èleur dis, en toute sincérité, que je me suis efforcé de tenir les engagements que j’avais pris envers eux.

.J’ai défendu la République de mon mieux ; j’ai conscience d'avoir fait mon devoir et de ne pas avoir démérité.

La réaction emploie tous les moyens, les calomnies et les pires ignominies, pour m'abattre ; mais j’ai confiance en tous mes amis ; je sais qu’ils sauront déjouer toutes es manœuvres et l'accueil si chaleureux qu’ils m’ont fait dans mes réunions est pour moi le plus grand réconfort.

Depuis quatre mois, j’hàbile Melun où je reçois tous les samedis matin, les électeur? qui ont besoin de mes services ; je if abandonne, en aucune façon, mes bons amis du eau ton de Brie-Comte-Robert; jè me mettrai toujours à l’entière disposition de tous, sans distinction d'opinion politique, ainsi qu’à la disposition de toutes les municipalités de f arrondissement de Melun.

Je vous demande, mes amis, en terminant, de rester fidèles au socialisme et au Front populaire ainsi qu’aux engagements solennels que nous avons pris le 14 juillet 1035.

Soyons unis pour désarmer les lignes factieuses, pour défendre les institutions républicaines et la paix dans le monde.

Serrons ïes rangs pour barrer ia route à la réaction, avouée ou hypocritement camouflée.

Méfiez-vous des manœuvres de la dernière heure.

Pas d! abstentions !

Tous aux urnes le 26 avril !

Vive la République laïque, démocratique et sociale !

Arthur CHAUSSY

Secrétaire de îa Commission de l'agriculture. Secrétaire de la Chambre des Députés.

Membre du Conseil national économique.

Ancien combattant. — Croix de guerre.

Député sortant.

Circonscription de PROVINS.

M. Roger BENENSON

Elu pour la ltA fois le 3 mai 1936.

(Voir le programme du parti communiste français, p. 16.)

Programme départemental.

Notre département de Seine-et-Marne, par son sol fertile, se classe parmi les plus riches de France, Il produit en moyenne 2 millions et demi de quintaux de blé, 2,200.000 quintaux d’avoine, 670.000 quintaux de pommes de terre, 9 millions de quintaux de betteraves. Un élevage très important d’animaux de culture et de fermes puisqu’on y compte : 37,000 chevaux, 82,000 bovins, 282.000 moutons, 14.000 porcs, etc.

Sa production industrielle est également très importante, il y a en effet dans notre département 41 minoteries à cylindre, 12 sucreries, 15 distilleries, 45 établissements d’industrie laitière, 400 moulins et de nombreuses carrières de pierre.

C’est dire toute l’attention que mérite notre Seine-et-Marne dont sa contrée de la Brie est un des premiers greniers de la France, Une telle richesse devrait permettre à tous de vivre dans l’aisance. Mais les grandes puissances financières, les deux cent familles dont nous trouvons en Seine-et-Marne les plus typiques représentants, tels les Rothschild, les Hottinguer, les Mallet, régents de la Banque de France et gros propriétaires terriens, nous ont conduit dans le marasme et ont plongé une grande partie des habitants dans la gène? et parfois dans la plus noi requis ère, Il faut que cela change, les riches doivent payer !

Travailleurs des champs seme-et-marnais î

Noire parti } et il faut que vous le sachiez, est le parti de la terre aux paysans, le parti du travail moins pénible et plus court, le parti de la vie paysanne, facile et aisée, mais il est tout d’abord le parti de la revalorisation des produits agricoles, de la défense delà propriété paysanne, de l'aide immédiate aux paysans malheureux, de la réduction des fermages, le parti des allocations, des crédits, du moratoire, en un mot le parti qui, au moment où dans la France entière, îe paysan crie sa détresse, est prêt à tout pour le sauver.

Ouvriers agricoles,

Notre parti veut, pour améliorer vos conditions de travail et d'existence, que soit appliquée immédiatement la loi faisant bénéficier les ouvriers agricoles des allocations familiaies ; la limitation de la journée de travail, le droit aux conseils de prud’hommes pour tous les travailleurs de la terre, et la défense du droit syndical.

Ouvriers, chômeurs, petits fonctionnaires,

Notre parti veut lutter avec vous pour la défense de vos salaires, la création pour les sans-travail d’une caisse de chômage dans toutes les cemmunes, l’augmentation des allocations de chômage, 1 ouverture de grands travaux d’utilité publique pour donner du travail aux chômeurs, F abrogation des décrets-lois, frappant les petites catégories de fonctionnaires.

Anciens combattants,

Notre élu au Parlement luttera ; pour l'abrogation des décrets-lois qui ont diminué les pensions et la retraite du combattant de 13 0/0; pour le respect, de la loi sur la révision des pensions ; pour l’indemnité aux anciens prisonniers de guerre ; pour le rétablissement de la présomption d’origine en faveur des après-guerre ; pour la révision des profils, marchés et dommages de guerre J pour la défense des mutilés dn travail.

Artisans, commerçants,

Le parti communiste, défenseur ardent des intérêts du petit commerce et de Y artisanat, qui sont étroitement liés à ceux de la population laborieuse, lutte non seulement pour la révision des baux, mais il défend l’ensemble des revendications des petits commerçants ; il demande :

— l'arrêt de toutes poursuites contre les artisans et petits commerçants frappes par la crise ; la diminution des charges et la suppression de l’impôt inique qu’est la patente ; le retour à 0,55 de la taxe sur le chiffre d’affaires pour les denrées périssables; la révision des billets de fonds.

En outre, le parti communiste qui réclame la suppression des quelque 150 taxes qui* rendent le système fiscal incompréhensible et leur remplacement par un impôt progressif unique sur le revenu, a le souci de ne pas laisser imposer les commerçants sur la valeur hypothétique de leurs fonds de commerce, mais sur le revenu réel considérablement diminué par la crise, ce dont le fisc ne tient pas compte actuellement*

Jeunesse,

Le parti communiste qui réclame la création de stades et des subventions pour l'organisation de gymnases municipaux, a le souci de la santé et de l’avenir de la jeune France, il veut aussi :

— Légalité des droils pour les jeunes chômeurs ; l’organisation d’écoles d’apprentissage; la protection et la défense des jeunes soldats, etc.

Notre parti prendra la défense des mal lotis en soutenant le projet, communiste qui prévoit entre autres : la prise en charge par^ l'Etat des travaux et frais de viabilité et le moratoire suspensif des poursuites,

Usagers dés chemins de fer,

Nous voulons la diminution des prix de transport, l’ amélioration des horaires, la suppression définitive des passages à niveau* le droit de priorité étendu aux mutilés do guerre et du travail dans le département.

Retraités, vieux travailleurs, petits rentiers,

Avec vous, notre parti' défendra la petite épargne contre les détrousseurs du* franc. Ensemble, nous lutterons pour l'abrogation des décrets-lois qui ont frappé vos pensions et retraites, ainsi que les secours d'assistance aux vieillards.

Pour Raide de l'Etat aux communes :

Nous sommes partisans de la défense des communes* petites et grandes,, de leurs finances, du soutien de leurs initiatives et de rélargissement de leurs libertés administratives.

Pour donner à notre département la place qu'il doit avoir dans le pays ï

Volez communiste I

Roger BENENSON

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