‹ Recueil des textes authentiques des programmes et engagements électoraux des députés proclamés élus à la suite des élections générales de 1936 (volume 2)Chapitre 166 sur 186 · TARN · texte numérisé non relu

TARN

lr* circonscription d’ALBl.

M. Augustin MALROUX

(Groupe socialiste.)

Elu pour lu P1* fois le 3 mai 193p.

(Voir le programme du parti socialiste S, F, L 0., p. 3.)

Chers concitoyens,

Les membres des sections socialistes de ïa lrc circonscription d’Albi m'ont fait le grand honneur de me désigner à vos su tirages pour l'élection du 26 avril prochain.

J’ai accepté cette marque de confiance et d’est ime, certain qu'elle sera ratifiée par la majorité des électeurs de la 1" circonscription d’Albi,

Beaucoup d'entre vous me connaissent* Fils d’une famille d’humbles travailleur?,, ardemment républicaine et socialiste, j'ai toujours mis mon activité au service de toutes les nobles causes*

En 1932 , une partie de la majorité que vous aviez envoyée à la Chambre a manqué à tous ses engagements. Dès le premier jour de la législature, au Jieu d’engager la lutte à fond contre tous ceux qui, dans la banque, dans les hautes administrations de FEtat, dans la presse, entendent faire échec aux volontés populaires et à l’expression du suffrage universel r ils se sont inclinés devant le mur d’argent. Us ont fait la politique voulue parles de Wendel, Schneider, Roslchüd et autres marquis de Vogue.

Le résultat, vous le connaissez : décrets-lois, déflation f augmentation terrible du chômage, déficits accrus dans le budget, misère pour tous les travailleurs, menaces de guerre plus fortes que jamais. Brochant sur le tout, notre pays a été menacé par ïe fascisme et le 6 février 1934 (a République a failli être renversée.

Non seulement le Parti socialiste avait prévu toutes les conséquences de cette politique criminelle, non seulement il n’a cessé de mettre en garde les républicains abusés, mais il a pris, au sein du Front populaire une attitude qui a beaucoup contribué à chasser les gouvernements réactionnaires, dits d'Union nationale et à délivrer ta démocratie des dangers que lui faisaient courir les ligues factieuses.

Mon programme? C'est le programme intégral du Parti socialiste, du parti de Jaurès et de Guesde dont je suis fier.

Il peut tenir en ees trois formules lapidaires :

Du travail aux chômeurs.

Des débouchés aux cultivateurs.

Des clients aux commerçants.

Du travail aux chômeurs par de vastes travaux d outillage national : silos pour l'office du blé, du vin; écoles pour noire jeunesse; hôpitaux et sanas pour nos malades.

Retraites réelles pour tous les travailleurs à 60 ans, à un âge moindre pour les industries dangereuses ou insalubres.

Application de la semaine de quarante heures, sans diminution des salaires, conformément au plan de la G. G. T. Suppression des décrets- lois stupides.

Des débouchés aux cultivateurs par l'institution d’offices du blé, du vin, de la viande, des produits laitiers, des engrais chimiques, des forêts,

La révision de la loi sur les fermages.

Un statut de métayage.

L’assurance contre les risques agricoles comprise dans le service public des assurances nationalisées.

Des clients aux commerçants par la lutte contre les grands trusts (prixunics) la révision des cessions de fonds, des baux, la détente fiscale»

fl faut restituer à la collectivité le profit des monopoles capitalistes. Doue :

Nationalisation des minés;

Nationalisation des assurances privées;

Nationalisation des industries métallurgiques, chimiques, électriques, qui nous pillent;

Nationalisation des transports,, des pétroles, des sucreries et de la Banque de France.

Enfin, préservation de la paix par le désarmement général, contrôlé, simultané, par l’arbitrage obligatoire et l'assistance mutuelle; par le retour immédiat au service d un an; par l'arrêt de la course aux armements et la nationalisation de la fabrication des armes que les radicaux timorés n'ont pas voulu réaliser de 1932 à 1 936.

Cli ers concitoyens,

Le Parti socialiste S. F. L O, vous tend son drapeau ;

Il vous présente sa doctrine, neuve, généreuse, humaine.

Il vous demanda le pouvoir.

Si je suis votre député, vous aurez élu un homme sur, un homme qui ne pactisera jamais avec la réaction cléricale et nationaliste, un homme qui au Parlement ne sera pas comme ces dépu tés -girouettes qui, £prè$ avoir voté la diminution de la retraite des combattants, condamnent en période électorale cette diminution.

Pour le socialisme de Jaurès, de Guesde, de Vaillant.

Pour l'avènement du Front populaire français.

Pour la République sociale.

En avant, tous aux urnes et en masse, voter pour le Parti socialiste S. F. I. 0,

A uqusTjN M A LROUX

Secrétaire de la Fédér&ljpn socialiste du Tarn» Maire de Blaye-les-Mines,

Syndiqué de UE nseigtic nient (G, G. T»),

2e circonscription d'ALBI.

M. Louis FI Kl'

(Groupe socialiste.)

Elu pour la De fois Je ier mai 1932* — Béé lu le 26 avril 1936*

(Voir îe programme du parti socialiste H. F* l, 0* , p* 3.)

Citoyens,

Voici quatre uns que vous m’avez librement choisi, pour occuper le siège qu'a illustré noire grand Jaurès.

Vous m'avez donné là, une très grande preuve de confiance qui m'a profondément touché et qui m'a toujours dicté mon devoir.

Cette confiance je ne crois pas l'avoir déçue, ayant fait tout ce qui éLaïL en mon pouvoir pour en demeurer digne.

J'ai conscience d'avoir été un mandataire fidèle, honnête, dévoué et laborieux. J’ai travaille de mon mieux, dans le sens que je vous avais promis, au cours de cette législature mortellement blessée par l'attentat fasciste du 6 février.

C'est ce qu’ont pensé les 500 délégués du Congrès socialiste de la circonscription de Carmaux, venus de toutes les communes qui, à l'unanimité, m'ont choisi à nouveau comme porte -drapeau de notre parti aux élections du 26 avril.

Ges élections se produisent à un moment où nous traversons les plus graves événements, à 1 intérieur comme à l'extérieur; à nu moment où la paix et la République sont dangereusement menacées.

Et ces circonstances font que la prochaine consultation populaire présentera une importance capitale, non seulement pour l'avenir de notre pays, mais aussi pour le maintien de la paix dans le monde*

Il s'agit de savoir si le peuple de France se prononcera ; pour la République, la liberté, Je pain et la paix ou au contraire : pour la dictature, le fascisme, la misère et la guerre.

D ores et déjà la réponse n est pas douteuse et l'on peut être assuré que, comme en Espagne il y a deux mois, grâce à l'action du Front populaire, les partis de gauche en regis treront, les 26 avril et 3 mai prochains, une éclatante victoire qui permettra de réaliser enfin les aspirations des masses laborieuses, de juguler la crise et de battre définitivement le fascisme*

Ces buts auraient déjà été atteints si, comme nous l'avons proposé il y a 4 ans, les partis de gauche avaient accepté de signer un programme minimum de réformes immédiatement réalisables, comme ils ont enfin compris la nécessité de Je faire aujourd'hui.

Pendant quatre ans, à la Chambre et dans le pays, nous avons combattu sans nous asser, la politique déflation qui n’a fait qu’aggraver la crise agricole, commerciale et tind u s trie! le*

Dans toutes les circonstances, dans tous mes 'votes, je suis resté fidèlement attaché à mon parti, suivant ainsi l'exemple de mon illustre maître Jean Jaurès.

Avec mon parti, j aï vote toutes les mesures qui étaient de nature à porter quelque amélioration au sort des ouvriers ou qui s inspiraient de la défense des intérêts de la classe paysanne.

Nous n’avons jamais marchandé noire concours pour assurer la défense de la République qui est le seul Gouvernement compatible avec les droits du peuple, que les masses, rurales ont imposée et. qui reste pour la classe ouvrière le meilleur instrument de libération.

Toujours du côté des faibles contre les Corts, nous avons énergiquement soutenu les intérêts des victimes de la guerre, des anciens combattants, des petits commerçants, des: petits artisans, des fonctionnaires,., des retraités, des familles nombreuses et des malheureux assistés frappés eux aussi par les decrets lois de misère et de famine.

Nous avons pris T initiative de toutes les propositions d’équilibre et de progrès susceptibles d’amener la revalorisation des produits de la terre et le rétablissement du pouvoir d'achat et de consommation des masses ouvrières, mesures sans lesquelles ni la crise agricole, ni la crise commerciale, ni la crise industrielle ne peuvent être résolues.

Membre de la Commission des mines de la Chambre, j'ai défendu a la Tribune et auprès des Ministres intéressés le projet portant à 5.500 francs le taux des retraites minières. JTai déposé avec mes amis du groupe socialiste, un nouveau projet de loi portant la retraite h 6JJ00 francs, à 50 ans d’age et vingt* cinq ans de services, que nous défendrons à la rentrée' comme le demandait encore la Fédération nationale des mineurs dans son récent Congrès d'Albi.

Comme secrétaire de la Commission des mines, j'ai rapporté et fait voter par ]« Chambre la nouvelle loi étendant les pouvoirs des délégués mineurs.

Je suis intervenu à la Tribune pour défendre les droits des chômeurs et des petitsépargnants, de meme que je suis intervenu pour l'ouverture de hf ligne C annaux — Viudrac q ü i v a c t 1 e m i s e prochaine m e n t e n e x pJ.o.i lût i o n .

Je me suis tenu en contact étroit avec toutes les collectivités, municipalités, syndicats, pour les aider dans leurs démarches, ainsi qu'avec les populations que j’ai l'honneur de représenter 11 ne se trouvera pas, dans l’ensemble de la circonscription, un seul électeur po u r a f fi r m er que le d é p u té sort a n t a refusé de soc c n p er de la m o in dre q u e silo n q u o n i u i a signalée : qu'il s’agisse d'un- droit à obtenir, d'un abus à supprimer, d'une injustice à réparer.

Fils d’ouvrier et petit-fils de paysan, c'est donc en toute confiance que je fais appel à tous les travailleurs de la ville et de la campagne, ainsi qu'aux petits commerçants et artisans accablés par les charges fiscales.

N' âiy aott eu face de moi, en, dehors d'uu candidat communiste, qu'un candidat sans parti r sans programme et sans valeur qui se dresse aujourd’hui contre ceux qui le firent élire hier, j'ai le droit de faire appel aussi à tous les Républicains sincèrement démocrates qui veulent donner tout son sens à la République, et qui estiment qu'un mandat de député doit servir à défendre une cause et non pas un bas intérêt personne],

La réaction qui, pendant près d nu quart de siècle, mena dans cette circonscription une lutte féroce contre l'illustre apôtre du socialisme et de la paix, a déserté la bataille et n’ose même pas se mettre sur les rangs 'en face d un de ses modestes disciples. Mais elle espère bien pêcher en eau trouble en portant ses suffrages sur le candidat sans parti qui a accepté de faire son jeu.

Ses calculs sont vains ; le peuple ne veut plus être trompé ni trahi. Les événements sont graves. Ils réclament des hommes solidement trempés, fermes dans leurs convictions, iné* bran la b tem eut fidèles k leur parti, ei non des hommes variant au gré de leurs intérêts personnels.

Car la crise économique sans précédent qui accable notre pays ; crise de mévente pour la classe paysanne; crise de chômage et de misère pour la classe ouvrière, nous impose le devoir d'imprimer une vigoureuse impulsion à la République pour atténuer les elFets meur* tri ers causés par ces crises, fruits naturels du capitalisme, et qui ne disparaîtront qu’avec lui*

N’est il pas abominable de constater que c'est par suite d’une trop grande abondance,, dhiuc: surproduction de richesses, que des millions d'êtres humains sont condamnés à la sous?- consomma Lion,, comme dans les. pires périodes de disette?

Celte inadmissible contradiction montre la nécessité qui s'impose de prendre des

mesures rapides et énergiques pour mettre fin à l’anarchie insensée qui, de plus en plus, bouleverse l’économie mondiale, engendrant le fascisme et ses périls mortels.

On ne luttera efficacement contre le fascisme qu’en combattant la crise qui ferme toute issue à la jeunesse, précipite à la ruine une partie des classes moyennes qui n’ont même pas t "espoir de trouver du travail.

Pour défendre la République, il faut que les ligues fascistes soient immédiatement dissoutes et tous les factieux qui la mettent en péril mis dans l'obligation de s’incliner devant h volonté souveraine du peuple.

Pour la paix, pour le désarmement :

Le coup de force du dictateur Hitler, montre l1 urgente nécessité de l'organisation de la paix, de la paix totale et durable dans la sécurité collective, en obtenant le désarmement général, simultané et contrôlé ; en supprimant la fabrication et le commerce privé des armes j par la coopération économique des peuples succédant à la rivalité mortelle des nationalismes.

C’est parce que nous voulons la paix que nous avons voté contre la prolongation du service militaire.

Contre ïe chômage :

La crise économique qui se prolonge impose à la collectivité de couvrir ce risque social, le plus terrible qui frappe la classe ouvrière : le chômage.

J/un des premiers devoirs de la nouvelle Chambre devra être l’organisation de Fassu-

rance-chômage.

Cette assurance doit se compléter par une assurance contre les risques agricoles garantissant tous les paysans contre les calamités.

Par des prélèvements sur les nombreux milliards de bénéfices des sociétés d’assurances, l’assurance chômage et l’assurance contre les risques agricoles peuvent être créées sans charges nouvelles pour F Etat,

Réduction de la semaine de travail à quarante heures sans diminution des salaires.

Vacances payées : exécution de grands travaux pour stimuler Féconomie nationale.

Agriculture :

Le socialisme entend respecter pleinement la propriété paysanne et, bien loin d’y porter atteinte, il Faidera au contraire en la libérant de l’usure, de la mévente, en la protégeant contre les féodalités économiques.

Pour défendre les paysans de la douille exploitation dont ils sont victimes au moment où ils achètent et au moment où ils vendent, nous préconisons la création d'offices publics pour les blés, les engrais, le vin, la viande, etc* Ces offices publics, dont notre grand Jaurès avait proposé la création, supprimeraient les prélèvements des gros spéculateurs des bourses de commerce qui achètent à la baisse et vendent à la hausse, et fixeraient des prix à la fois rémunérateurs pour les producteurs et raisonnables pour les consommateurs.

Nous voulons favoriser l’extension du crédit agricole et encourager le développement des syndicats et des coopératives agricoles administrés par de vrais paysans.

Nous nous appliquerons k faciliter le travail si pénible des hommes de la terre qui doivent bénéficier eux aussi des assurances sociales.

Réformes sociales :

J’accepte sans réserves, tout le programme que la C. G. T, n’a cessé de défendre. Défense des salaires, rétablissement du pouvoir d’achat et de consommation des masses laborieuses. Octroi d’une pension aux ouvriers et paysans ayant usé leur vie au service de la collectivité et, notamment, aux vieux exclus des assurances sociales.

L'instruction pour tous :

C’est par l'école unique que nous entendons ouvrir à tous les enfants, les portes de l’enseignement à tous les degrés, dans le cadre de la laïcité.

Justice fiscale :

La nationalisation, c'est-à-dire le retour à la Nation des grandes richesses nationales ■comme les mines et les forces hydrauliques, de certains monopoles de fait comme les assurances, îa nationalisation du crédit et notamment de la Banque de France, apporteraient d'importantes ressources qui, actuellement, profitent aux seules oligarchies capitalistes.

Répression sévère de la fraude qui permettra de réduire les impôts qui pèsent sur la consommation, de supprimer l'impôt sur le chilfre d’affaires et de réduire les impôts cédukires sur les bénéfices industriels commerciaux.

Rénovation de l'Etat :

Partisan de la B. P, voulue par Jaurès et du vote des femmes, je réclame l'extension des attributions du Conseil national économique.

Je suis enfin partisan de P abrogation des fois scélérates, de l’amnistie générale en matière politique.

C’est à cette œuvre de défense de la République, de justice et de paix internationale, que le parti socialiste entend travailler, en collaboration au Gouvernement avec les autres partis de gauche dans le Front populaire.

C'est pour me permettre d'y travailler moi-même que je vous demande de me faire confiance.

Vive îa République sociale 3

Louis FIEU

Députe fl o r t an t .

Maire de Carnau*.

Conseiller général du Tarn.

Ancien secrétaire de la Chambre des Députés,

lie circonscription de CASTRES.

M. Salomon G R CM BACH (Groupe socialiste.)

Elu pour la P* fois le 29 avril 1928. — Réélu le 3 mai !93G.

(Voir le programme du parti socialisle S. F, 1. O., p. 3.)

Chers électeurs,

J'ai l’honneur de solliciter vos sulïrages le 2ô avril, jour où vous êLes appelés à choisir en votre qualité de citoyens libres d'une République libre, le représentant de la lre circonscription de Castres à la Chambre des Députés.

Ancien député socialiste d’Alsace, j’ai succombé en 1932 à la coalition immorale entre les nuiUi-mïiliounaires indosLriels se disant « patriotes « et les éléments autonomistes hostiles à la France, Mes amis socialistes de la lrÉ circonscription de Castres, qui me connaissent depuis de longues années» m’ont demandé, à l’unanimité, d’être le candidat du parti socialiste aux. prochaines élections.

.Fai accepté avec fierté. Je crois mériter votre confiance en raison de tout mon passé et aussi en raison de ma volonté de défendre vos intérêts et ceux de la Nation, avec toute l'expérience que j’ai pu acquérir, en me penchant sur les problèmes économiques et politiques, nationaux et internationaux, au cours d’une activité publique de trente années.

Député, je contribuerai de toutes mes forces à garantir aux centaines de milliers de chômeurs lêur droit au travail, afin de donner une base solide à la revalorisation dés prix pour les produits agricoles qui ont connu une chute si catastrophique, que la classe paysanne a vu revenir V endettement et Y hideuse hypothèque.

Député, je lutterai contre les grandes puissances d’argent :

— afin de libérer les millions d’ouvriers de l’insécurité sociale permanente, dans laquelle 'es jettent les méthodes chaotiques de la production industrielle capitaliste, dont le but principal est ^augmentation des bénéfices privés des grands patrons ou actionnaires et nullement le bien-être de l’ensemble de la Nation ;

f — afin d’affranchir les millions de cultivateurs, petits et moyens propriétaires, fermiers et métayers, tous les travailleurs de la terre, de l'exploitation par des minorités de grands capitalistes formant les trusts du blé, de f électricité, des assurances, des banques, qui encaissent, même durant les périodes de crise économique, des milliards de Bénéfices au préjudice de la masse des producteurs et des consommateurs*

El ainsi le commerce et les commerçants français, retrouveront la stabilité qu’ils ont forcément perdue, puisque des millions d’ouvriers et de paysans n’ont plus assez gagné pour acheter ce dont ils avaient besoin.

Four les avoir étudiés depuis fies dizaines d’années, je connais les interets de la France et je [croîs pouvoir affirmer que je connais aussi, dans leurs détails* les intérêts et les besoins de la lre circonscription de Castres, dont la défense sera d’autant plus efficace que la situation générale de notre pays s’améliorera.

Chers électeurs,

Je crois à la nécessité, sî l’on veut éviter un effondrement général, de transformer dans ic sens socialiste, la structure économique de la société actuelle ;

Je crois h la supériorité du régime démocratique qui sauvegarde la dignité et les libertés politiques de chaque citoyen, sur les régimes dictatoriaux;

Je suis persuadé que c’est en restant fidèle à ses meilleures traditions républicaines que la France gardera devant le monde sa vraie figure — celle qui lui assure parmi les autres peuples les sympathies et les amitiés dont elle a besoin, plus q ne jamais, en face d’une Allemagne hitlérienne qui constitue un danger pour la paix et pour la sécurité de notre pays;

Je crois que la France qui a perdu 1 .400*000 de ses enfants, lors de la dernière guerre qui lui fut imposée par l’Allemagne impériale, doit rester en tête des nations voulant organiser îa paix dans la sécurité de tous, par f assis tance mutuelle contre tout Etat agresseur ;

Je crois que la Société des Nations ne doit pas être considérée comme « une belle idée d’avenir » mais qu’elle peut constituer, par le rassemblement immédiat de toutes les volontés de paix, contre des Etats comme le Reich hitlérien, l’instrument de sécurité indispensable à îa France et à tous les autres pays qui ne veulent plus de guerre.

Je crois que ce n’est que par la solidarité étroite de tous les peuples que l’on pourra parvenir à empocher l'Allemagne de déclancher une guerre, soit en Europe occidentale, soit en Europe orientale ;

Je crois qu'un effort suprême doit être tenté au sein de h Société des Nations pour sauver la paix, malgré et au besoin contre l'Allemagne raciste :

— afin d’épargner îe retour de la catastrophe au monde, afin de l’épargner avant tout au peuple de France, aux adultes qui ont déjà connu la dernière guerre, aux jeunes qui les premiers devraient aller au front, aux femmes et aux enfants qui resteraient seuls, une fois de plus.

C’est à la reconstruction économique et à ceLte œuvre de paix, à laquelle j’ai déjà voué dans le passe la plus grande partie de mes forces, que je voudrais me consacrerai Parlement, si le 26 avril vous me donnez la confiance que je vous demande*

Ayant élu domicile à Castres, vous aurez régulièrement l'occasion d’être en contact avec moi et de me soumettre vos soucis quotidiens ; ce qui ne m'empêchera pas de remplir mon mandat en assistant, non moins régulièrement, aux séances de ïa Chambre et en collaborant au travail législatif, qui est la raison d'être du Parlement, et le devoir principal du parlementaire.

Décidé à n 'exercer demain comme par le passé, aucun autre métier, je donnerai toute mon activité à l’exercice du mandat de député, pour défendre, électeurs de la lre circonscription de Castres, vos intérêts immédiats qui se confondront toujours, dans mes efforts, avec les intérêts généraux de la Nation — pour défendre, contre tous leurs ennemis, la République démocratique et la paix, notre bien le plus précieux.

S. G R U MB AC H

Ancien Vice-Président de la Commission des affaires étrangères* Ancien conseiller technique de la France à la S. D, N*

2e circonscription de CASTRES*

M, REILLE*SQULT, duc de Dalmatie (Groupe démocrate populaire J

Elu pour la 1™ fois le 10 novembre 1919. — Réélu les 22 avril 1928, 1er mai 1932

et 26 avril 1936.

Depuis plus de seize ans, vous m'avez témoigné votre confiance par des majorités sans cesse croissantes* A cette confiance, j’ai répondu par des actes* Je vous appelle à les juger.

Vous avez pu jour par jour, suivre et contrôler mes travaux au Parlement* J’ai la conviction d’avoir, une fois encore, conformé strictement mon action au* directives que vous aviez approuvées, de n’avoir manqué à aucun des engagements que j’avais pris devant vous.

D'avoir concouru, pour autant qu'il a dépendu de moi seul, à faire triompher l'idéal, les intérêts moraux et matériels que j'avais reçu mission de soutenir et dé sauvegarder.

Vous ne trouverez, dans mon activité parlementaire — èt c'est ma fierté — aucune concession à la faiblesse ni à la démagogie* J'ai considéré, en effet, que pour être digne

de vous, mon premier devoir était de satisfaire aux exigences de ma conscience, quellesque dussent être (es conséquences personnelles ou électorales des actes qu'elle me commandait d'accomplir»

Enfin, je n’ai jamais marchandé mon appui, chaque fois qu’il a été fait appel, indivis duellement ou collectivement à mon concours pour défendre une cause juste. A l'heure ou les événements semblent dépasser la mesure des hommes, alors qu’aux difficultés d'une crise d'une intensité inconnue dans l'histoire vient s'ajouter la menace de complications extérieures, je regarderais comme une désertion de ne plus assumer l’honneur et la charge de vous représenter t

Mon programme ? Vous le connaissez pour î 'a voir déjà approuvé.

Il commande que l’on substitué à l'esprit de parti, de secte ou de classe, l’esprit de collaboration, pour le maintien de la paix à l1 intérieur comme à ['extérieur.

A l'intérieur :

Le but de notre action c’est le retour à f équilibre moral et économique, nécessaire au maintien de la paix sociale»

Pas d'équilibre moral ni d’équilibre économique, sans confiance ;

Pas de confiance, sans gouvernement stable ;

Pas de gouvernement stable, sans majorité cohérente et disciplinée, composée de républicains animés de l’esprit de collaboration et décidés, sans passion partisane, à prendre leurs responsabilités»

Ces principes détermineront comme par le passé, mes votes.

Politique morale :

A l'encontre des fausses mystiques, d’un homme en Italie, de la race en Allemagne,, d une classe en Russie, qui sacrifient les droits de la personne humaine, une mystique vraiment française doit viser à son plein épanouissement dans tous les domaines»

Une telle mystique — le respect de l’éminente dignité de la personne humaine — a pour condition première la primauté des valeurs morales et spirituelles, en particulier celles qui sont issues des croyances religieuses et des traditions familiales.

Une telle mystique commande pour tous les travailleurs de la ville comme de la campagne le droit à la sécurité, àj.une vie saine et honorable.

Sur le plan social, elle exige :

Le respect des droits de la famille et de la conscience ;

La protection de la famille contre la misère, le taudis, l'immoralité, contre l'oisivetc forcée des jeunes, qui eux aussi ont droit au travail et à la vie;

Une aide plus efficace aux familles nombreuses des champs comme des villes ;

La lutte contre le chômage pour son extinction définitive ;

Elle détermine tes conditions du travail, sa durée, le salaire minimum vital, le sursalaire familial et les conventions collectives ;

Le respect des engagements pris à l'égard des anciens combattants et de toutes les victimes de la guerre.

Sur le plan agricole :

Sous le contrôle de la profession agricole :

La revalorisation des produits du sol et de l’élevage, par leur protection intégrale contre les produits étrangers, par la recherche de débouchés nouveaux et surtout par l'augmentation du pouvoir de consommation ;

L'organisation de ta vie à la campagne, par le développement des moyens de transport et par les facilités d'éducation pour les enfants.

Sur le plan industriel et commercial :

La protection de la“ main-d'œuvre et de l'industrie nationale ; La suppression de toutes les entraves qui découlent, soit de privilèges exorbitants ou de monopoles de fait, soit d'une réglementation abusive ;

La refonte de notre^fiscalité.

A V extérieur :

Assurer notre sécurité, par l’organisation de la défense nationale, par la recherche infatigable de tous les moyens propres à acheminer le monde civilisé vers la conception pratique de la sécurité collective ;

Organiser la paix, par une politique internationale de collaboration économique, préface nécessaire à la collaboration politique; par une politique d’amitiés et d'ententesgaranties par des pactes dans le cadre d'une S* D, N. enfui renforcée.

Chers Concitoyens,

Les principes qui précèdent ne sont que la mise en œuvre d'un plan général de rénovation dans tous les domaines. Notre pays dispose de forces morales et matérielles suffisantes pour accomplir 1 effort de redressement nécessaire. Mais il faut, à cet effort, une participation active et énergique de chaque citoyen*

Vous affirmerez votre volonté de collaborer au salut national en portant en masse vos suffrages sur mon nom.

Vive la France !

Vive la République !

Vive la 2e circonscription de Castres I

François RE1LLE-SOULT

Député a priant.

Conseiller général du Tarn.

Croix de guerre.

Démocrate populaire.

Candidat de concorde républicaine.

Circonscription de GAILLAG.

M . Ernest MàLRÏG (Groupe républicain radical et radical-socialiste.)

Élu pour la ire fois le 8 mai 1932. — Réélu le 3 mai 1936.

Citoyens,

Arrivant à l'expiration du mandat que vous avez bien voulu me confier le 8 mai I93Ï je viens à nouveau solliciter vos libres suffrages, ainsi que me l a demandé è I unanimité la Fédération radicale- socialiste et républicaine-socialiste dans son congrès de GaiUac.

Dans ma profession de foi de 1932 je vous disais ce que je pensais faire, si j étais votre

élu. Reprenant point par point cette déclaration, je suis heureux de pouvoir dire que je n’y ai jamais failli et, ainsi que je l'ai commenté dans les réunions publiques que j’ai eu l'honneur de donner dans toutes les communes, j’ai eu la satisfaction de n’avoir eu aucun démenti à ce sujet*

Homme tie devoir et conscient de la parole donnée, je ne promets que ce que je crois pouvoir tenir, et tiens ce que j'ai promis ; c'est pour cela que, malgré que je sois quelquefois entièrement d'accord avec des formations politiques différentes de la nôtre, je ne croîs pas devoir m’engager dans des formules qui risqueraient de dépasser le cadre de mon programme* Avant de développer mes intentions pour La venir, je vous dois donc des comptes, et j’y souscris bien volontiers.

Mon action, Citoyens, a été toute pour ïa défense de vos droits et de vos intérêts ; elle a été aussi pour le maintien de notre régime républicain dans la paix, le droit et le travail. Représentant un arrondissement essentiellement agricole, je me suis penché sur ce dur problème, avec toute l’ardeur et le dévouement dont je me crois capable.

Mes interventions, lors de la discussion de la loi sur les blés, alors que îa surproduction nous avait amené à des cours de famine, se sont manifestées surtout par le dépôt et la défense des amendements divers concernant :

1° La réglementation de la Bourse de commerce de Paris, où se déroulent les .plus grandes manœuvres spéculatives, faisant la baisse au moment des achats à la propriété ef la hausse, quand les agriculteurs n’ont plus rien à vendre, et demandant en même temps des pénalités très fortes pour les spéculateurs (amendement n° 5 à l'art. 6) ;

2° La lixaLion par le Ministre, du prix au-dessous duquel le blé ne pourra être vendu, avec des pénalités pour les délinquants (c’est en vertu de cet amendement que, sur ma demande, des poursuites ont été engagées contre des courtiers de Marseille qui vendaient sur Je marché français des blés du Maroc, à des prix inférieurs au prix légal — voir lettres du Ministre des 15 et 21 septembre 1935 — amendement n° 14 à l’art* 6) ;

3Ü Suppression de l’admission temporaire des blés étrangers, porte grande ouverte à la fi 'a u de et qui est souvent la cause de F avilissement des cours (amendement n° 6 à l'art. 12) ;

4° Contrôle des grands moulins, par la création d'un système de surveillance permanent et automatique, permettant au Ministre de suivre mqis par mois, les opérations de là grande meunerie, et rendre efficace le contrôle sur place grâce aux observations provoquées par cette surveillance. Ce qui permettrait ainsi la découverte des infractions et délits et donnerait aux chambres d’agriculture et aux syndicats agricoles, les mêmes droits que ceux qui ont été accordés aux syndicats en matière de viticulture, par l'article 9 de la loi du 29 juin 1907 (amendement n° 13 à l’art. 2);

5° Réglementation par décret du taux de blutage des farines pani fiables afin que la consommation absorbe toutes les farines indigènes {amendement n° 83, art, 8),

Le 31 août 1933, j'ai demandé que le même traitement concernant le pourcentage d’écrasement des blés reportés soit affecté aux blés non reportés ; que les primes de dénaturation soient relevées et que les caisses de crédit agricoles reçoivent les fonds nécessaires pour venir en aide aux agriculteurs nécessiteux en vue d’une avance sur leur récolte invendue. Dernièrement encore, j’ai obtenu des délais pour les déclarations d’emblavures afin que ceux qui voulaient pratiquer l’échangé du blé contre du pain puissent jouir de celte faculté.

J’ai surveillé de très près, tout ce qui touche à cette branche de la production agricole, et j’ai été assez heureux pour obtenir des résultats dont vous avez bénéficié.

Pour le vin (question primordiale pour notre région) :

A cei effet, une réunion de tous les viticulteurs du Gailkcois, provoquée par mes soins, a eu lieu le 26 juin 1933 è Gàillac, sous la présidence de M. le sénateur Loubal, et à laquelle assistaient : les représentants du commerce des vins, des coopératives, des producteurs et

de, membres de la chambre d'agriculture. Les doléances de la viticulture ont été évacuées et c est, tort de cet échangé de vues, que j'ai pu agir on connaissance de cause

Mon premier so.n a été de demander que dans tous les restaurants et buffets des garnie vin soit compris dans le prix des repas (amendement n° 19 à l’art. de la loi de 1933}.’

,*• Q“,'“ ■"r.”“on *•, ljlan,at'ons soit appliquée qu'aux départem.ul, g™ pr0. d licteurs et a 1 Algene (amendement n° 70 à l’art* tÈr),

,î. Par un projet de résolution, n“ 1S82, que j’ai déposé le 16 mai 1933, j'ai demandé

Z G?rernement de rael1^ à la disposition du département du Tarn, une somme de 39 millions, pour venir en aide aux viticulteurs victimes des gelées des 23 et 24 avril Vous save; tousse resullat obtenu ; des allocations ont été d’abord attribuées sur la base minimum de 2 j 0/0 et, a la suite d une nouvelle démarche, une nouvelle répartition a été faite en abaissanL le pourcentage à 15 0/0. 6

4. Considérant que le prix de vente au consommateur est loin d’être en rapport avec le prix de vente a la propriété du fait des prix élevés des transports et des droits et aussi des exigences des intermédiaires, j’ai proteste auprès du Ministre des Travaux publics en vue d obtenir une diminution du prix des transports ; ma requête a été prise en considération

ainsi qu en faiL loi la réponse de M. le Ministre en date du 16 décembre 1933 que j'ai publiée en son Lemps. 1 J 1

5 Notre région étant productrice de vins blancs doux dont l’appellation d’origine « Caillac a a etc reconnue par jugement du tribunal de Gaiiiac le 22 décembre 1922, avait été quelque peu ignorée des Pouvoirs publics, en ce qui concerne les avantages concédés aux vms d origine par toutes les lois consécutives à celte du ü mai 1919* Par irn projet de resolution n« 4815 déposé par mes soins le 26 février 1935, j’ai pu faire redresser celte injustice. ememo que j ai pu hure comprendre noLre arrondissement dans la répartition des 7 mlUlOI1f mis à la disposition des caisses de crédit agricole pour venir en aide aux producteurs de vins d’appellation d’origine, par des prêts à court ou moyen terme ; i! n'y avait de compris dans le projet de loi que : la Marne et la Gironde, et c’est sur mon intervention n la Chambre, que le Gadlacois y a été ajouté*

La défense du vin d’origine ne s’est pas bornée là. Je viens d’obtenir après de multiples et pénibles démarches, l’autorisation de vente de tous les vins doux, sans limitation de quantité bien que des tranches nouvelles ne soient pas mises en action ; de ce fait, tous les vins < oux qui doivent etre mis en bouteille sous peu de jours, pourront être livrés sur le marché sans courir le risque dé subir une notable déprédation.

Le 26 février 1935, par un projet de résolution, n» 4800 je demandais que les quantités de vins a distiller ne comptent que pour la partie supérieure aux 200 hectolitres d’abattement Avec quelques-uns de mes collègues, nous avons obtenu qu’il soit donné un demi- 1 ie ( u VU1 so^alsi ta Chambre a adopté cette mesure, qui n'a pas été encore appliquée uniformément dans tous les régiments. A cet effet, j’ai demandé que des enquêtes soient ailes dans toutes les garnisons, afin de s’assurer que la volonté du législateur était respectée pour le plus grand bien de nos militaires et pour la résorption de la récolte.

La diminution du degré minimum qui a permis de pouvoir écouler les vins de 8 degrés, a etc dure à obtenir; depuis novembre 1935 j’ai travaillé à obtenir ce résultat, certains représentants de la viticulture intensive étaient réfractaires à celte modification et ce n’est qu a force de persévérance que j ai pu faire fléchir les plus irréductibles, tïn projet de loi que j ai déposé en janvier, demandant l’abaissement à 1 degrés 5 est pendant devant la Commission des boissons et sera discuté à la rentrée des Chambres.

Dans le domaine généra! agricole, j’aurais voulu que l’exonération sur l'essence, pour raVtllîX a&ltaoleh, soit maintenue; on a opposé à cela le carburant poids lourd qui, s’il ^ aiusi bon marche que 1 essence exonérée, ne donne pas le même rendement, aussi

" J toujours décidé a demander les tarifs réduits pour 1 essence nécessaire aux travaux agricoles.

Sincèrement dévoué à la cause des ruraux, tout ce qui peut améliorer leur situation a fait l’objet de mes préoccupations et c'est ainsi que, président d’un syndicat d électrification rurale Ïlpant dlsept communes dont trois chefs-lieux de cantons nous avons pu amener l’électricité à toutes les fermes, à des prix minimes. Je collabore actuellement aux syndicats de Montgaillard et de Vaour dont les réseaux sont eu construction et je n ai pas ménagé mon concours à tons les syndicats de l'arrondissement* .

l” domaine social, mon action n’en a pas été moins vigilante ai e aux ££

défense de la main-d’œuvre française, tout a été mis en œuvre pour que les contingents de matières manufacturées, telles que r limes, chaussures, etc., ne viennent pas aggrave! crise de chômage en France. Je surveille de très près ces questions et je voudrais co pai demandé à b» Commission du travail, que les allocations servies aux ouvriers r ma/e ne fussent pas une aumône. Pour cela, j’ai toujours demandé la création des chantiers de chômage pour les départements, afin d élaborer des travaux de voirie : routes, chemins, Électrifications, adductions d’eau, construction d écoles, d hôpitaux, etc.

Les intérêts des combattants, auquel j’appartiens, n’ont pas été néglq^en ce qm . concerne ; tout les camarades du front, ont trouvé en moi, un défenseur Les résultats que j’ai obtenus en de multiples circonstances, en font loi.

N„“ caJr.des combattants du Maroc, ,«i n'ont pn encore avoir 1. cari, de combattant saven^avec^uelle ardeur je me suis occupé d. la défense de leurs dro.ts. Dern er.mcnl encore un. démarche a èlé f.ile auprès de M. le Ministre de. Pensions, qm nous *>»■» »» „c„ d’espoir ; les dirigeants départemental» d’assoc.ations m ont toujours trouve a c“c pour les accompagner dans les diverse, démarche, faites à Pans on atilenrs.

Voilà citoyens, ce que j’ai fait dans le domaine économique. ,

Voici mon action politique ; élu en 1932 par lés parti, de gauche, je p.n«» •» fc de la volonté populaire, 1. responsabilité do Gouvernement serait partage. S

, -rands parti, de la majorité. 11 n'en a pas été a.nsr et le, r.d.eaux, seuls, ont eu ckm do pouvoir, no, amis Herriot, Boneo.tr, Daladier, Sarrant, Chaulemps, «près avom,e««|i tous un refus de participation des socialistes, se sont vus renversés par a droite ^t de l’extrême gauche. Cela non, a amenés au G février 1934 et au Ministère. de concentration de M. Domergue qui a voulu gouverner avec les

demandés à la Chambre. Personnellement je n ai pas voulu les \o ei, co = 8^ ^

devais pas abdiquer les prérogatives que vous m’aviez confiées et que, c. ponsabilitéa, je devais garder le droit de contrôler les actes du Gouvernement.

P M. Mi n lui succéda et puis, vint le Ministère Laval qm fit voler les decreUdo!,

dont quelques-uns sont acceptables. D'autres, ont grand besoin d elre modifies et c es dq°: leq parti radical, toujours prêt pour la défense des humbles, s’est attelé a humaniser ceux concernant les petits traitements et les petits retraites. Le vote en a

la séparation des Chambres. Pour ce qui est de l’allocation du combattant, lenWR par un député qui n’est pas de notre parti n’a pas été encore déposé, et n a pu e re dis , cela fera l’objet des premières délibérations de la Chambre issue de a cousu . • i chaîne. Certains de o» décrets-lois ont augmenté des traitements et es «Ira. es déjà beaucoup trop élevés, c’est un non-sens, aussi suis-je de ceux qui en demand

ë Le Parlement ayant été mis en vacances le 28 juin 1935 jusqu’au 28 novembre l93o, soit cinq mois, aucun travail efficace n’a pu être fourni pendant cette ong^ P aucun de ceux qui critiquèrent ce sans gêne n’a demande la convocation du Par

sisté sur ce point. , iialo-

Le budget nous a été présenté, il a été discuté un peu hâtivement ,

éthiopienne a fait l’objet d’une demande de discussion sur la politique elrangèi e . en

aement. C’est ici, citoyens, que je tiens à m’expliquer, comme d.habltu^^ ! ffen’sive toute loyauté et en toute franchise. Nous étions aux derniers jours de dece - J contre le Gouvernement risquait de faire échouer le vote du budge ^ b 3 J si le Ministère avait été renversé et de.ee lait, si on ne voulait pas, a a n j

laisser toutes le parties prenantes de l’Etat, impayées, il fallait recourir aux expédients, trop souvent mis en honneur, des douzièmes provisoires ; ces douzièmes coûtent au contribuable 900 millions par mois (chilFre officiel que personne d’ailleurs ne m’a contesté). Comme il aurait fallu au moins un douzième pour janvier et un pour février, cela aurait produit une charge nouvelle, pour les impôts, de 1 milliard 800 millions, somme qui serait retombée sur le contribuable. Il fallait choisir ; ou discuter la politique étrangère du Gouvernement, ou voter le budget. Il m’a paru raisonnable que si la discussion de la politique étrangère était nécessaire et même utile pour que la France donne au monde ^impression qu’elle veut le respect du droit des peuples, l’application des décisions de la S, D. N., la fin du conflit Halo-éthiopien, un délai de quelques jours pouvait être accordé au Gouvernement pour lui permettre de mettre de l'ordre dans l’intérieur du pays, et lui éviter de nouvelles charges fiscales. J’ai donc pris résolument la décision de retarder la discussion de la politique étrangère pour voter le budget et éviter des impôts supplémentaires qui retombent toujours sur les mêmes. Et puis, j’ai tenu aussi à ce que la loi sur les ligues soit votée car ceci est une mesure de défense républicaine.

Voilà, citoyens, le grand cheval de bataille de mes adversaires d'extrême gauche.

J'étais en complet accord à ces moments-là, avec notre honorable président Herriot, et les six ministres du parti, ainsi qu’avec bon nombre de mes camarades radicaux.

Les événements qui se déroulent, confirment que nous ne sommes pas si blâmables comme on veut nous le dire. En effet, depuis la démission du cabinet Laval, le 27 janvier, jusqu’au geste de provocation d'Hitler, le 7 mars, soit un mois et dix jours, la politique étrangère et la politique financière suivie par le Gouvernement actuel est la même que celle du Gouvernement précédent et personne n a demandé des explications, pas plus sur l’une que sur l’autre ; c’est faveu, qu’on ne pouvait sans doute en appliquer d’autre.

Je suis heureux de pouvoir m’expliquer avec vous qui me lisez tranquillement, en dehors de l’atmosphère passionnée des réunions publiques. Ce que j'ai fait, je fai fait en toute connaissance de cause, conscient d’avoir bien travaillé pour mon pays et pour la République, en plein accord avec les conceptions démocratiques que j’ai toujours professées et auxquelles je reste fidèlement attaché.

Mon programme pour l’avenir, citoyens, je le résume au début :

Contre le fascisme et tous les fauteurs de désordre ;

Pour le pain, la paix et la liberté.

Ces trois rnoLs concrétisent le devoir de tous les républicains sincères, décidés à travailler dans l’ordre, en dehors de toutes passions et de tout sectarisme intransigeant, pour l’aboutissement des réformes indispensables à la vie et à la prospérité de notre pays. Je suis de ceux-là*

Je n’abdique rien do programme que je vous si soumis eu 1932, et pour la réalisation duquel vous m’avez élu. Comme par le passé et fort de l’expérience de la législature de 1932 à 1936, je considère que seule la continuité dans le Gouvernement, qui engendre une continuité dans Faction, permettra de réaliser une œuvre utile et féconde ; malgré les meilleures intentions, les programmes les plus hardis, rien de positif ne se réalisera si nous persistons à renverser les Ministères comme par le passé. Je suis donc pour la collaboration de tous les partis de défense républicaine, en vue de la constitution d’un Gouvernement, où, chacun prenant ses responsabilités, la continuité pourra être assurée.

Pour la défense agricole et viticole, je continuerai l’action que j’ai menée jusqu’à ce

jour.

Pour le blé, je préconise :

1° L’échelonnement des ventes, à seule hn de ne mettre sur le marche que celui necessaire à la consommation *, pour éviter aussi, ce qui arrive tous les ans, que les blés qui sont achetés sur faire au moment du dépiquage soient revendus parfois au double quelques mois après par les spéculateurs ;

— mo —

La suppression de T admission temporaire (source de fraudes) que j’avais déjà demandée dans la législature précédente ;

3° La suppression de la bourse du commerce et en attendant son contrôle sérieux, le contrôle des grands moulins.

Pour le vin :

1° Unification du degré minimum dans toute la France, mesure qui le revalorisera par la qualité ;

2° Déna Luration des vins inférieurs achetés pour la distillerie, à seule fin qu'ils ne soient pas détournés de leur destination ;

3° Déclaration de récolte spéciale pour les métayers et les propriétaires, les prestations de blocage ou de distillation^ ne devant être appliquées qu’a la part de récolte leur revenant en propre ;

4° Diminution des droits de circulation et des prix de transport. Modification de rabattement de 200 à 300 hectos pour les prestations :

5* Défense du vin blanc d’origine par la lutte contre la fraude, et la liberté de vente totale, ces vins n’infiuençant pas le marché des vins de consommation courante ;

6° Suppression, ou tout au moins réglementation sévère, de la rentrée des vins étrangers en France;

7° Interdiction de l'irrigation des vignes ;

S° Diminution du prix des engrais et organisation d'une assurance contre les calamités agricoles ;

9° Modification à apporter à la Caisse de crédit agricole, qui doit diminuer son taux d’intérêt, et consentir les prêts sur récolte, ou autre garantie foncière, sans recourir à un aval. Obligation pour la Caisse de crédit, agricole d’avancer les sommes nécessaires aux agriculteurs gênés sur le vu de la récolte, en attendant qu’ils puissent la réaliser en vertu des stadeis de T échelonnement

Je fais aussi appel aux agriculteurs et viticulteurs, pour qu'ils n’attendent plus pour adhérer aux syndicats agricoles et viticoles ; en effet, c’est par la Force du nombre, qu’ils obtiendront, comme les autres corporations, les satisfactions auxquelles ils sont en droit de prétendre* La collaboration étroite de la corporation avec les élus, est à la base du succès ; aussi suis-je partisan d’un conseil national économique qui collaborerait, par ses délégués avec le Parlement pour l’élaboration des lois de défense ouvrière et paysanne.

Pour la défense de la liberté ;

Amnistie politique générale.

Désarmement et dissolution effective de toutes les ligues ou formations paramilitaires (ceci est urgent).

Vote des incompatibilités parlementaires.

Le respect du droit syndical

La prolongation scolaire obligatoire jusqu’à 14 ans.

Respect de la liberté de conscience.

Création d’une Commission d'enquête sur les territoires d'outre^ mer, pour arrêter les abus et les scandales qui s’y commettent et qui restent impunis.

Pour la défense de la paix :

Avec mon parti, nous travaillons rpoor la réconciliation entre les peuples* Partout et toujours nous poursuivrons la noble, généreuse et traditionnelle œuvre qui doit assurer la paix.

Le parti radical-socialiste a approuvé le pacte à quatre parce qu’il a cru y trouver un

facteur de paix. Il a rejeté les propositions Tde paix menteuses et hypocrites, la trêve dangereuse que nous proposait Hitler et qui ne serait que la préparation d’une formidable guerre prochaine, prélude de Phégémonie allemande, Dans le cadre du pacte je place toute ma confiance pour l'organisation de la sécurité collective par la Société des Nations, selon la formule du président Herriot : arbitrage, sécurité, désarmement dans la conclusion d’un grand accord d} assistance mutuelle entre les nations qui devront toutes collaborer à la création d’une police internationale, chargée cTasurer le respect des traités.

Revendications économiques :

Restauration de ia capacité du pouvoir d’achat réduit par la crise.

Lutte contre le chômage par la création d un londs national de chômage dont les capitaux nécessaires pourraient être trouvés dans ,un -emprunt gagé par les secours que 1 on verse tous les jours aux 478,000 ouvriers sans travail. Ces capitaux devraient être mis à la disposition des départements et des communes pour effectuer les travaux indispensables à la vie rurale, notamment : les routes et les chemins ruraux, le curage et le redressement des cours d’eau qui inondent, tous les ans, les plaines riveraines* l’électrification de toutes les fermes; la construction d’écoles dont beaucoup de petites communes sont encore privées ; les adductions d’eau ; la construction de maisons saines et aérées afin do supprimer les taudis, trop nombreux encore dans nos petites villes ; en un mot, diriger à 1 intérieur de notre pays toute la rnain-tPœuvre improductive qui encombre les grands centres, Cette conception, je l’ai soutenue à la Commission du travail, pendant la législature qui prend fin et je fai appliquée dans la commune quej j’administre où les chômeurs trouvent tous du travail ce qui la dédommage des sacrifices qu’elle consent; exploitation de toutes les forces naturelles par l’Etat : électricité, monopole des chemins de fer et des assurances.

Contre le pillage de l’épargne :

je suis partisan d’une meilleure organisation des crédits, et de la diminution du loyer de V argent; de la réglementation de la profession de banquier pour que toute garantie puisse être assurée aux usagers.

Avec 1a réglementation des banques et des sociétés anonymes, s’impose aussi la suppression du Conseil de régence de la Banque de France; 1 élargissement des pouvoirs du gouverneur sous le contrôle permanent d’un conseil composé de représentants du pouvoir législatif, du pouvoir exécutif et des forces organisées du travail et de l'activité économique.

Assainissement financier,:

Abolition des gaspillages. Contrôle très serré des dépenses publiques, ce qui nous amènera à une diminution de c.es dépenses sans que les petits salariés de 1 lilat en soient victimes. Révision des marchés de guerre. Création de la Caisse des pensions qui aura pour conséquence de réintégrer dans leurs anciens droits, les anciens combattants, les mutilés et toutes les victimes de la guerre, qui doivent être mises à l’avenir à l’abri de tout prélèvement. Un équitable échelonnement sur les exercices futurs diminuera pour la génération actuelle les lourdes charges du service des réparations de guerre, allégera dans une très sensible mesure le budget de l’Etat et le fardeau des contribuable.

C’est enfin grâce à la Caisse des pensions que nous pourrons rendre justice à nos camarades anciens combattants du Maroc pour lesquels je bataille opiniâtrement avec mes collègues radicaux, au Ministère des Pensions et à 1 Office national du combattant.

Des mesures doivent être prises contre les grosses fortunes (revenus au-dessus de 75.000 fr.) et contre l’évasion des capitaux.

La fraude fiscale doit être poursuivie avec sévérité et cela par l’établissement de lois financières simples et ne permettant aucune fausse interprétation.

Au point de vue général :

Je réprouve la campagne menée auprès des agriculteurs par^cer tains agitateurs intéressés qui n’a pour but que d'amener les braves paysans à la révolution ; le remède à votre mal, paysans, n'est pas dans de telles conceptions, je vous les ai énumérées plus haut, et c’est par le régime républicain que vous devez obtenir satisfaction.

Je suis partisan de l'humanisation des décrets-lois dont certains ont été améliorés soua l'impulsion du parti radical-socialiste, par l'action de nos amis Maze et GampinchL lis intéressent les petits fonctionnaires, les petits retraités et l'avancement des fonctionnaires*

Je m'appliquerai à en demander la révision totale en harmonie avec le redressement financier.

Le commerce et l'artisanat continueront à avoir toute ma sollicitude ; les votes que j’ai émis sont un sûr garant que dans l’avenir je m'emploierai comme par le passé à soutenir leurs revendications.

Mes chers Concitoyens,

Voilà mon programme clair, complet et loyal* qui est celui de mon parti.

Fidèle à sa doctrine et à ses grandes traditions populaires, le parti radical-socialiste incarne avec plus de force que jamais, les aspirations profondes de la démocratie française* Malgré les sarcasmes haineux et les ironies intéressées de tous ceux qui sont les fossoyeurs du radicalisme, je vous demande de conserver votre foi inaltérable dans les destinées du parti.

Il est, par sa tradition historique, comme par sa doctrine philosophique et sociale l'axe de la démocratie, la poutre maîtresse de la République, le rassemblement d'instinct et de raison de la paysannerie française avec tout ce que cette expression comporte de noble. Mais aussi de cette armée innomblable des classes moyennes ; commerçants, artisans, employés, fonctionnaires, ouvriers, qui plus nombreux que Fon ne croit, s'écarte de tous les excès eL de toutes les exagérations.

Il est le continuateur de ce grand courant d’émancipation populaire et de libération humaine jailli des plus lointaines sources de notre histoire qui s'épanouit dans notre grande Révolution et qui a donné toute leur valeur à la liberté et à la dignité de la personne humaine.

Radicaux-socialistes, nous restons plus que jamais, avec la fierté de notre rôle, les champions de la liberté, le grand parti du peuple dressé contre toutes les factions.

Contre le fascisme, contre toutes les dictatures, contre tous les privilèges vermoulus, pour la justice sociale, pour le pain, pour la paix et pour ia liberté.

Vive la République démocratique et sociale I

Ernest MALR1G

Conseiller général.

Maire de Rabasters-aur-ïam.

Député,

Circonscription de LAVAUR.

M. Émehy COMPAYRÉ (Groupe républicain radie&l et radical-socialiste.)

Élu pour la lre fois le 1er mai 1932* — Réélu le 3 mai 1936.

M es chers Concitoyens,

Arrivé à l'expiration du mandat que vous m'avez confié par une énorme majorité Je viens vous en demander le renouvellement, n'ayant qu'un désir : servir de mon mieux le peuple qui mTa accordé toute sa confiance.

Elu sur on programme net et précis* j'ai rempli mes engagements sans défaillance et sans compromission.

Il y a quatre ans je vous apportais des promesses , aujourd'hui c’eat sur des actes que vous me jugerez*

Au moment où certains partis préparent dans tout le pays un nouvel assaut contre la République, je veux affirmer hautement toute ma pensée.

Républicain de gauche j’ai été toute ma vie, républicain de gauche je reste, nf inspirant toujours de la défense de nos libertés, de nos institutions républicaines*

Mon programme :

Je le résume le plus possible : D'abord et avant tout la paix*

J'ai fait la guerre, j’en connais les horreurs* Je seconderai les tentatives loyales de rapprochement entre les peuples. Je soutiendrai toute action constructive en faveur d'un pacte de non-agression général. La Société des Nations devenant la société des peuples*

Dans les heures troubles et graves que nous traversons, je ne veux pas voir la France de nouveau envahie, nos enfants exposés, sans défenses. J'ai voté toutes les mesures de renforcement de notre sécurité par les moyens matériels, engins, fortifications. D’accord en cela avec les grands Jacobins de la Révolution française.

Mais j'ai voté contre les mesures inefficaces de renforcement de la sécurité :

J’ai voté pour la suppression des périodes de réserves, des vingt-et-un jours.

J'ai voté contre l’augmentation de la durée du service militaire.

C’est parce que je veux la paix, que j’ai voté contre la loi de deux ans, contre la fabrication privée des armes de guerre.

Je continuerai en faveur de nies camarades anciens combattants et mobilisés, en faveur des mutilés et de leurs familles, la tâche que j ai entreprise. La Chambre vient de voter le principe de la Caisse des pensions 11 faut que dès la rentrée elle en vote la mise en pratique.

A la faveur de la création de cette caisse, je continuerai mon action afin de faire obtenir ïa carte du combattant à nos camarades, les mobilisés du Maroc, et de faire prévaloir les justes revendications des poudriers de la grande guerre*

En ce qui concerne les libertés ouvrières et syndicales, elles auront toujours eu moi le plus ardent défenseur*

Je soutiendrai et voterai toutes les mesures capables de résorber le chômage.

Rétablissement du pouvoir d'achat et de consommation.des masses laborieuses. Semaine

tic

de quarante hem es , création de la caisse d un fonds nation al do chômage ; contrat collectif de travail; combattre le chômage par le travail, par la mise sur pied dun plan de grands travaux pour les collectivités (Etat, départements, communes).

Aide aux vieux travailleurs, qu'ils soient des champs ou qu ils soient de la ville, et notamment aux vieux exclus des assurances sociales, aux mutilés du travail, qui sont si dignes d'intérêt.

L'humanisation, la révision dans un sens démocratique de certains décrets-lois, la suppression totale de ceux qui frappent les travailleurs de toutes catégories*

Les familles nombreuses ont toujours été l'objet de ma préoccupation. Je persévérerai dans mes efforts en leur faveur.

Je suis partisan de la substitution, dans la plus large mesure, d’impôts directs aux impôts indirects, qui accablent les petits et épargnent les gros.

Les impôts écrasants du commerce doivent être allégés. J’ai déjà lutté pour le remplacement de l'impôt sur le chiffre d’affaires par une taxe unique à la production.

J’appuierai toutes les mesures nécessaires à la production de nos industries locales. Pour relever le commerce et l'industrie il faut avant tout que l'agriculture soit prospère. II faut revaloriser les produits agricoles. Grâce aux mesures votées par la Chambre, une amélioration sensible s est déjà manifestée. Il faut la maintenir et la fortifier pour l'avenir, - 1

11 est nécessaire que celte politique de revalorisation des produits de la terre s'accompagne d Une diminution du taux des impôts, d une aide, efficace aux agriculteurs par le développement du crédit agricole.

J ai toujours voté pour la suppression de l'admission temporaire qui ruine le paysan, afin de réparer le mal fait par Tardieu qui en 1 93 i laissa entrer en France quarante millions de quintaux métriques de blé. Sans relâche je combattrai les mercantis et les spéculateurs.

Pour le vin

Le degré minimum a été abaissé à 8 degrés. Cela n’est pas suffisant. J’insisterai encore aupj ès du Ministre de 1 Agriculture afin d'obtenir 7 degrés et demi pour le degré alcoolique, comme pour les départements limitrophes.

En ce qui concerne la situation financière qui devra retenir tout particulièrement 1 attention du Parlement, je me montrerai toujours économe des deniers publics. Je continuerai d voter tou Les les mesures pouvant supprimer la fraude fiscale.

La situation budgétaire s est sensiblement améliorée. Cette législature a eu, en prenant la responsabilité du pouvoir, à liquider la lamentable succession financière des Cabinets Laval et Tardieu, responsables de la crise actuelle.

Sans sectarisme, dans le respect de la liberté de chacun, les lois de la République doivent être .appliquées. L'école laïque doit rester hors de toute atteinte.

Chers Amis,

Je vous connais tous et tous vous me connaissez.

Je reviens vers vous la tête haute, fier du devoir accompli.

La probité, 1 honnêteté, la loyauté d'une vie, qui s’est passée au milieu de vous, vous sont la preuve de ma sincérité,

J ai donné à mon pays tout mon dévouement aux intérêts publics, comme aux Intérêts privés légitimés, a\ec le souci de représenter tous les électeurs à quelque parti qu’ils appartiennent. Ma porte a toujours été largement ouverte à tous.

Citoyens,

P ayant en face de moi, en dehors d’un candidat communiste, que le candidat démocrate populaire représentant la réaction, toutes les réactions, j’ai le droit et le devoir de

faire appel à tous les républicains sincèrement démocrates qui veulent donner tout son sens à la République,

Tous debout : contreHe fascisme et la dictature !

Contre l'omnipotence politique des banques et des oligarchies capitalistes.

Contre l'omnipotence économique des deux cents familles et des puissantes sociétés (sociétés d'électricité, compagnies d'assurances, etc.}.

Contre les forces" coalisées de' la -droite;

Démocrates sincères, tous unis pour défendre la liberté et la République,

Vive' ^République démocratique, sociale et pacifiste !

Docteur E. GOMPAYRÉ Député du Tarn,

Conseiller général de Saint-Paul.

Chevalier de la Légion d'honneur.

Can d id at ré pu bl i c ai n rad icah a ocial iste ,

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