‹ Recueil des textes authentiques des programmes et engagements électoraux des députés proclamés élus à la suite des élections générales de 1936 (volume 2)Chapitre 171 sur 186 · VENDÉE · texte numérisé non relu

VENDÉE

lre circonscription de FONTENAY -LE- COMTE.

M. Jean de TI N G U Y DU PO U ET (Groupe des Républicains indépendants et d’action sociale.)

Elu pour la 1» fois le 16 novembre 1919. - Réélu les 11 mai 1924, 22 avril 1928

1er mai 1932 et 26 avril 1936.

Mes chers Concitoyens,

Pour la cinquième lois, je sollicite vos suffrages. Les points essentiels de mon nrogramme demeurent les mêmes.

Plus que jamais je suis partisan de 1'unrion de tous les Français qui préfèrent l’intérêt du pays à leurs intérêts personnels ou aux intérêts des partis.

Catholique :

Je continuerai à défendre sans défaillance les justes revendications des catholiques.

Patriote :

Je considère que rien ne doit être sacrifié de ce qui peut assurer la sécurité de notre 1 atr.e, A l’heure grave que nous traversons, le maintien de la paix extérieure domine toutes es autres préoccupations. Les fautes commises ont fait apparaître la menace de guerre. Ces faules doivent être réparées par la poursuite d’une politique essentiellement française et, par le fait meme, illuminée par l’idée de paix. Autour de la France montrant son vrai visage, toutes les nations pacifiques ne manqueront pas de se grouper.

Simultanément, nos forces défensives doivent être maintenues à un niveau qui inspire ^ respect à nos adversaires. Je souhaite, au surplus, de toute ma volonté que bientôt Ihomon se soit suffisamment éclairci pour que nous puissions envisager une réduction des sacrifices imposés au pays.

Entièrement dévoué aux humbles et à ceux qui peinent et qui souffrent.

Je réclame énergiquement une politique sociale généreuse et réalisatrice. !

Une place importante doit y être faite aux familles nombreuses. Plus que jamais elles sont nécessaires à la sauvegarde de la France. 11 faut, le plus tôt possible, leur rendre ce que |a dermere législature leur a enlevé, il faut même accroître notablement les sacrifices ja 's consentis en leur faveur; les mères, en particulier, ont droit à une reconnaissance agissante de i Etat. Ge n'est qu’ainsi que nous serons capables d’éviter, dans un avenir plus ou moins proche, noire écrasement par l’Allemagne surpeuplée.

Je continue à réclamer le vote familial.

La législature qui s’achève laisse les finances publiques désorganisées.

Les impôts ne rentrent plus. L’Elat ne trouve plus â emprunter que dans des conditions particulièrement onéreuses. Les charges imposées aux citoyens par les dépenses publiques do toutes catégories sont telles que la vitalité du pays en est arrêtée. 11 faut à tout prix diminuer ces impôts. L'expérience en a été faite récemment, en ce qui concerne la taxe sur les mutations immobilières. Le résultat a été immédiat : les recettes ont aussitôt augmenté.

A mon avis, la crise que nous venons de traverser et que 1 on a baptisée une crise de surproduction, est surtout et avant tout une crise de ralentissement des échanges.

Par la défense du commerce qui comporte a la lois une réduction et une réorganisation de taxes, notamment en ce qui concerne l'impôt sur le chiffre des affaires, la Chambre nouvelle pourra revivifier les grands courants d'échanges, et l'Etat trouvera dans ce seul lait les ressources d'impôts qu’il a perdues.

Les dépenses inutiles devront en même temps être supprimées. Au premier rang de ces dépenses je place l'entretien d’une Chambre trop nombreuse ; le total des députés devrait être réduit de moitié.

Les fonctionnaires inutiles doivent être impitoyablement supprimés, non pas d ailleurs sans que l’Etat tienne compte du fait qu’il a avec eux un contrat de travail et qu il ne peut le rompre sans une juste indemnité.

Pour l'agriculture il faut supprimer les abus tels que 1 admission temporaire qui, au cours de ces dernières années ont rendu inefficaces toutes les tentatives de reprise. Sans une agriculture prospère, aucun relèvement n'est possible.

Un Gouvernement fort et solide est indispensable. S’il faut pour l’établir modifier sur quelques points la Constitution, il n’y aura pas à hésiter. Mais le résultat sera peut-être obtenu en se bornant à restaurer la confiance et à montrer aux parlementaires que les hommes investis du pouvoir sont prêts à utiliser tous les moyens d action à leur disposition, tels que la dissolution, en cas de désaccord avec 1ns élus.

C'est dans celte atmosphère seulement que la confiance pourra être restaurée. Le Cartel a montré qu’il en était incapable. Le Front commun uniquement préoccupé comme lui d'intérêt personnel, n’y réussirait pas mieux.

Réprouvant \m luttes fratricides que le Front commun voudrait déchaîner, ja continuerai à faire appel, dans l'ordre et îa discipline, à tous les citoyens désintéressés, prêts à se sacrifier eux-mêmes pour lutter contre le chômage, assurer la reprise de la vie économique, la justice sociale et, par là, l’avenir de la France.

Quelle que soit votre opinion, ne vous abstenez pas, Il faut que, du scrutin du 26 avril, sortent des directives d'avenir.

Avec confiance je vous dis : Tous aux urnes 1

Vive France !

Vive notre Vendée 1

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