B* TIN GUY DU POU ET
Député sortant,
Vice-Près Ment de ta Commission des fin an ces de îa Charente.
Républicain progressiste.
Candidat d’Union nationale.
2e circonscription de FONTEN A Y- LE-COMTE.
ML Achïixf DÀRÜUX
(Groupe républicain radical et radical-socialiste.}
Elu pour la lre fois le 8 mai 1932* — Reélu le 3 mai 1936,
Messieurs les électeurs et chers concitoyens,
investi de nouveau par le Comité exécutif du parti radical et radical-socialiste, je me représente à vos suffrages.
Je souhaite que vous relisiez ma profession de foi de 1932 et vous reçu» naître a que mes votes ont toujours été en harmonie avec la position politique que j!avais prise et que vous avez approuvée à une grosse majorité.
Le législature qui s'achève lègue à la prochaine une lâche des plus lourdes. Et* cependantj malgré les graves événements qu’elle a vécus au cours de ces quatre années, elle a su faire besogne utile qui eût été plus profitable encore si des crises ministérielles trop fréquentes n -avaient interrompu périodiquement ses travaux.
ÏLa situation, troublée depuis plus de deux ans à l'intérieur, s’est Compliquée récemment à l'extérieur.
À l’intérieur, nous avons assisté à T éclosion de ligues factieuses diverses^ défilant armées et en colonnes serrées, précédées de guides et de fanions, s’arrogeant le droit de police dans la rue, organisant des dispositifs de barrages, en somme des formations para- Uiilitaires, en marge de l’armée dont elles ne sont qu’une odieuse contrefaçon,,
Or, dans une société civilisée et soucieuse de l’Ordre et de la liberté des citoyen^ il ne doit y avoir qu’une force armée, c’est celle de la nation.
Ces manifestations répétées, complaisamment recueillies par la presse dité d'information, ont fait admettre par l'étranger que La France, déchirée par des luttes intestines^ menacée par la guerre civile, était incapable d'opposer une résistance énergique à une pression extérieure. Cette idée, inexacte d’aillenra, a certainement encouragé l'initiative alle- Bffaftde et avancé l'heure de la réoccupation de la mue démilitarisée.
Voilà le premier résultat des désordres auxquels un Gouvernement énergique a lie devoir impérieux de mettre fin; il le peut avec les armes légales que le Parlement a votée*. La France ne peut vivre normalement ni se développer sous la menace d'orgnuisatioms illégales qui défient le pouvoir établi.
L'atmosphère internationale particulièrement angoissante, accompagnée d'nne crise économique et financière des plus sévères, appelle un redressement que seule pourra lui assurer une1 Chambre foncièrement démocratique, hardiment réformatrice, hostile à toutes les dictatures et passionnément attachée à la paix.
La paix est indivisible. Son maintien et celui de la sécurité collective par rasfefetànœ mutuelle et la solidarité internationale ne seront obtenus que dans îe cadre de la Société des Nations. Il peut sembler ironique de parler d’elle à l’heure où elle subit de si durs assauts ; elle reste quand même, dans les désaccords présents, une sauvegarde et un appui indispensables à la sécurité nationale du pays.
Comment remédier à la crise économique actuelle qui frappe si durement les classes laborieuses : agriculteurs, petits commerçants, artisans, ouvriers et employés?
L'augmentation du pouvoir d’achat des populations rurales, au nombre de 20 millions, constitue la base même do l'aétivité économique du pays.
ïl importe donc de revaloriser les produits du sol par une taxation suffisante des produits étrangers, par le stockage des récoltes et l’échelonnement des ventes qui sera rendu facile au cultivateur grâce â l'extension du crédit agricole.
Ges attributions de crédits ne doivent pas, dans !’ esprit du parti radical et radicalsocialiste, être limitées aux seuls agriculteurs; elles s'étendront également aux commerçants et aux artisans et constitueront le crédit agricole, artisanal et commercial ; nos agriculteurs lutteront avec plus de succès contre la concurrence étrangère par la diminution du prix des engrais, des machines agricoles, des transports et par la suppression de la cédules des bénéfices agricoles.
Le parti radical et radical-socialiste a exercé en faveur des commerçants et des artisans une action particulièrement efficace. Il les a défendus contre l’envahissement des magasins à prix un'quc et contre certaines industries, notamment celle de la chaussure, qui, sans la protection légale, allait réduire h la misère des milliers d’ouvriers.
Il est également partisan d'un vaste programme de travaux d'outillage national, non pas réservés uniquement aux populations urbaines ou des banlieues des grandes vil les J mais étendus aux populations rurales et qui seront particulièrement appréciés dans notre région de marais où d’importantes améliorations pourront être apportées à la situation difficile des vallées si fertiles de la Sèvre eL des An Uses, de la Vendée et du Lay*
Il me reste à vous énumérer rapidement et sans commentaires de nombreux points du programme a défendre au Parlement et dont vous apprécierez certainement l’importance et t 'équité.
In tangibilité des lois laïques dans le respect absolu des consciences.
Réalisation du seul enseignement digne d une démocratie : fécale unique qui, sans porter atteinte a la liberté de renseignement, assurera dans les établissements de fEtat Légalité de tous les enfants devant l'instruction*
Lutte contre le taudis, grand pourvoyeur de tuberculose*
Protection de l'épargne par le contrôle permanent des banques confié aux services do Y Inspection des finances,
Remplacement de la taxe sur Je chiffre d’affaires par une taxe unique à la production et répartition plus équitable des charges fiscales.
Défense de la sécurité des peuples par un désarmement progressif, simultané et contrôlé sur place; en atteindre la réalisation malgré les difficultés de l'heure et, en accord avec toutes les nations qui veulent poursuivre leur destin pacifique, sans avoir recours au sort toujours inique et incertain des armes*
La vigilance qu’imposent les menées nationalistes de pays voisins ne saurait nous < empêcher de travailler, dans le double souci de la dignité et de 3a sécurité de la France, à la réconciliation des peuples*
Le meilleur patriotisme est celui qui se tient à égale distance de l’internationalisme aveugle et d'un nationalisme provocateur.
Mes chers concitoyens,
Ces idées sont les vôtres, mon programme est le vôtre; vous ne vous déjugerez pas, malgré la manoeuvre des droites par laquelle on prétend vous égarer ; vous vous refuserez k, me retirer une confiance que j'ai conscience de n'avoir pas trahie*
Vive la République !
Vive la circonscription de Luçon S
Docteur DA ROUX
Candidat républicain radical “Socialiste.
Mahc de Mari lésai b *
Conseiller général*
Député sortant*
lre circonscription de LA ROGHE-SUR-YON.
M. Victor ROGHEREAU
(Groupe des indépendants rêpulUirain^)
i^iü pour la lre fois le 26 avril 1 0 1 4 , — Réélu les 16 novembre 1019, H mai 1924, 22 avril 1928, 1er mai 1932 et 26 avril 1036.
Mes chers compatriotes,
Une fois encore, je viens solliciter vos libres suffrages,
11 y a quatre ans, j ai fait appel a voire confiance en me plaçant sur le terrain de F union nationale.
C’est sur ce même terrain de T union nationale que j'entends me placer à nouveau.
La situation, en effet, est grave, bien plus grave qu'elle n'était en 1932,
Elle exige la trêve des partis, Tunion de tous devant des périls de jour en jour plus menaçants : péril extérieur et péril financier.
L’union nationale a sauvé notre pays pendant la guerre. Elle seule a réalisé le redressement financier de 1926.
En face des reniements des contrats internationaux dont les conséquences peuvent, d’un moment a l’autre, devenir tragiques, il importe à Ions les Fiançais conscients du danger de mettre fin à leurs vaines querelles et de réserver leurs énergies pour l'effort que commande le salut du pays.
La guerre, ce fléau si redouté des mères, avec son cortège habituel de souffrances et de sang, de misères et de ruines, agite, à nouveau devant nous, son spectre hideux/
Ce n'est pas le moment, pour nous Français, de nous consumer en luttes stériles alors que, de l'autre côté du Rhin, on guette nos moindres gestes et que Ton escompte nos divisions intérieures.
La politique du Front populaire, cette formation de combat, don! le principal animateur est le parti communiste, ne manquerait pas, si elle triomphait, de conduire la France à la guerre-
Cette politique ne saurait donc être J a mienne. J’ai le devoir de la combattre en travaillant à réaliser Je programme que je me suis tracé et que j’ai l’honneur de vous exposer.
Au point de vue extérieur ;
Nous devons assurer la défense nationale et lui consentir tous les sacrifices nécessaires. À cet égard, les formidables travaux exécutés à la frontière peuvent nous inspirer une confiance totale*
II nous faut poursuivre, dans le cadre de la Société des Nations, l’organisation de la sécurité collective en nous opposant résolument à toute ingérence étrangère. Nous devons évidemment maintenir et renforcer nos alliances, mais il y a lieu de nous montrer très circonspects dans nos rapports avec LU. R. S. S. Il nous est difficile d’oublier que les dirigeants de l’Etat soviétique sont les mêmes que ceux qui ont signé le honteux traité de Rresb Litovsk, en mars 1918, qui a eu pour conséquence de prolonger la guerre Je six mois et nous a coûté le sacrifice de trois cent mille hommes, sacrifice qui nous eût été épargné sans la défaillance russe.
Nous ne pouvons oublier non plus que des millions de petits épargnants, porteurs de
fonda russes, ont été ruinés par un Etat qui a renié sa dette et qui continue, chez nous, son travail révolutionnaire pour lequel il sacrifie chaque année 25 millions, affirme u La Gazette de Lausanne ».
Résolument hostile aux sanctions contre F Italie, qui ont rompu le front de Stresa, puis condamné au chômage 30*000 ouvriers français en réduisant, en 1936, notre commerce extérieur d'un milliard de francs, j1 estime que V aggravation de ces Sanctions seraient susceptible de nous conduire directement à la guerre* Nous devons être reconnaissants aux Présidents Laval et Flandin pour la fermeté avec laquelle ils sè sont, Lun et l'autre, opposés à l'extension de ces sanctions*
L'occupation brutale de la zone rhénane démilitarisée, en violation du pacte deLocarno, nous a montré, une fois de plus, comment l'Allemagne tient compte des engagements solennels qu'elle a contractés*
La rupture de ces engagements pouvait avoir les pires conséquences si la France n'avait pas conservé tout son sang-froid.
Nous avons vécu, à ce moment-là, des heures bien difficiles et nous avons suivi avec un intérêt angoissé les phases de la Conférence de Londres, au cours de laquelle le Président Flandin a fait preuve de grande énergie, soutenant une lutte des plu& âpres* contre nos amis anglais, plus empressés à prendre des sanctions contre IMtalie qu'à blânaêr les' violations d'un pacte dont l'Angleterre s'étavt portée, g Ile-môme, garante. Je continuerai, comme par le passé, à soutenir les Gouvernements qui mettront tout en œuvre pour assurer ta pâix de nos foyers,
A U1 point de vue agricole :
La législature qui s'achève aura vu; s'aggraver, dans de notables proportions, lu* crise agricole .
Les mesures énergiques prises par M* André Tardieu', lors de son passage au Ministère de l'Agriculture, avaient maintenu le prix du blé à un niveau satisfaisant,, mate, par la suite, les prix se sont effondrés et le Parlement, a dû légiférer pour éviter la chute désastreuse des cours*
Am début du mois de juillet 1932, le blé valait 1..6Ô francs le quintal et, après; une chute progressive il ne valait plus que 70 francs le quintal au mois de juin 193&,
En raison de cette baisse considérable et qui risquait de devenir catastrophique, le Parlement a du voter en hâte la loi dia 19 juillet 1933,, loi qui fut complétée- par plusieurs autres,
Grâce à l'assainissement du marché du blé, les prix se sont relevés assez fortement et la catastrophe que certains pays oM connue, a pu être éviiléeien France*
Grâce aux mesures protectrices prises pOuir assainir le marché de k viande, les prix se sont également relevés malgré l'acuité de la crise générale qui ne s’est point améliorée et qui restreint si fortement la consommation*
De même, Les cours du lait, des beurres et des différentes denrées, ont remonté dans Une notable mesure*
Le relèvement de Pagricufture reste une de nos principales préoccupations* La France étant un pays essentiellement agricole, tout doit être mis en œuvre pour rétablir notre agriculture dans son ancienne prospérité*
Avec les trois cents députés représentant des circonscriptions rurales, je m'y emploierai de mon mieux.
Au point de vue intérieur ;
Je reste partisan de la réfbrme de la Constitution qui ne répond plus aux nécessités de l'époque actuelle et j'ai soutenu le Président Doumergue dans l'effort qü’il a entrepris dam Ce but.
Pour éviter 4 es crises matérielles aussi fréquentes que nuisibles au pays, il faut donner au Gouvernement l'autori hé et . la stabilité nécessaires.
Le projeL de réforme,, s'il avait été adcptié, eût apporté ce résultat.
Les événements de ces dernières années démontrent quHl 'faut assurer riadépendauco d’un pouvoir judiciaire chargé de distribuer la justice égale pour tous et qui doit être tenu à l'écart des influences poli tiques.
Pour mettre ün aux .surenchéris électorales qui risquent de compromettre nos finances, il faut supprimer l'initiative parlementaire en matière de dépense.
Enfin, j'estime que l'Etat ne doit pas sertir de son rôle qui est de diriger et de contrôler.
L’Etat s'est toujours montré mauvais industriel et mauvais commerçant. A mon avis, les monopoles sont une erreur, une erreur que nous payons, d'ordinaire, très cher.
Au point de vue financier :
G est le manque 4e confiance qui, chm nous, retarde 3a reprise des affaires. C'est la peur du danger extérieur, comme aussi des troubles intérieurs, qui paralyse l'activité économique et entrave la circulation des capitaux.
Ce sont les menaces révolu tiooua ires — menace qui prendraient, comme en Espagne, une forme concrète, si le Front populaire triomphait le 26 avril — qui arrête ut les transactions et prolongent le marasme,
La déflation budgétaire accomplie, il convient maintenant de s'attaquer résolument à la déflation fiscale. Les contribuables français, plus lourdement chargés que tous les autres, succombent sous le poids de plus en plus écrasant d'une fiscalité aveugle et oulrancière qu'il importe de réformer au plus tôt.
Il faudra obtenir la baisse du loyer de l’argent en facilitant la circulation des capitaux et en limitant les emprunts d'Etat auxquels on recourt trop souvent.
Certains décrets-lois relatifs aux anciens combattants et aux petits fonctionnaires ont besoin d’être amendés.
En ce qui concerne les anciens combattants, je pensa, et nous pensons tous, que les engagements pris à leur égard sont des engagements sacrés.
La France qui leur doit sa victoire leur doit aussi son indépendance. Gela, nous ne r oublierons jamais l
Politique sociale :
La lutte de classe que préconisent les socialistes et les communistes ne peut, en aucune façon j servir la cause des travailleurs.
Au lieu de s’opposer, le capital et le travail doivent, au contraire, s’unir et s’entendre pour réaliser l’idéal de progrès et de justice sociale auquel, tous, nous devons tendre, quelles que soient nos conceptions politiques et religieuses,
li faudra continuer de pratiquer une poli tique de réformes pour assurer aux travailleurs la sécurité de leurs vieux jours et la dignité de leur vie.
La loi des assura aces sociales soulève toujours de justes critiques. Elle doit être amendée e.t mieux organisée dans Je sens de la mutualité.
Politique religieuse :
Les luttes religieuses qui, avant la guerre, dressaient les Français les uns contre Ica autres, n'intéressent plus qu’un petit nombre de politiciens attardés qui n’ont rien appris ni rien oublié.
Un large esprit de tolérance, né des souffrances et des privations supportées en com-
mu n et qui ont permis aux Français de se mieux connaître, de]se comprendre et de s’estimer a fait reculer le vieux sectarisme étroit et borné qui n'a plusieurs désormais.
Nous vivons dans un pays de liberté où les libres citoyens doivent avoir le droit de penser comme il leur plaît et d’élever leurs enfants à lenr gré»
La liberté de conscience doit donc être assurée, de même aussi la liberté d’enseignement et d’association. La France s’honorerait en abrogeant les lois d’exception qui ont pour résultat de brimer une catégorie de citoyens comptant parmi les meilleurs Français et qui n'ont jamais cessé d’enseigner l’amour de la patrie, le culte du drapeauj la fraternité sociale.
Mes chers amis,
En terminant, c’est à Lumen des Vendéens que je veux faire appel.
Dégagé de loute passion partisane, soucieux de tolérance, j’en suis arrivé à ce stade de la vie où Pou juge les hommes et les choses avec sérénité,
La politique vendéenne n’est pas et no sera jamais celle du poing tendu, mais celle de la main largement ouverte et accueillante à tous. Cette main je vous la tends avec une franche cordialité.
C'est à chacun de vous que je m’adresse, ami ou adversaire, pour vous demander de réaliser cette union on travaillant, dans un fraternel coude à coude, à la prospérité de notre chère Vendée que nous voûtons servir de toute notre âme et de toutes nos forces, par-dessus nos divergences d'opinions et nos divisions passagères,
Victor ROC H ER EAU
Député sortant.
Indépendant
2e circonscription de LA ROGHE-SUR-YON.
M. J ban de SUZANNE!
(Groupe de la Fédération républicaine de France*)
Elu pour ia lTe fois le 26 avril 1936»
Messieurs,
Pendant toute la période électorale, je me suis rigoureusement abstenu de toute attaque perso inelle contre mou principal concurrent. Les milliers d’électeurs qui sont venus aux réunions que j ai faites dans toute la circonscription peuvent témoigner que je n’ai jamais marne fait allusion h sa personne, à son activité politique, ni à la manière dont il a rempli son mandat ou tenu ses engagements. J’estime, en effet, que c’est à vous, Messieurs, qu’il appartient d’en juger*!
Je regrette de constater que pareille courtoisie n’a pas été observée à mon égard, et c est pour répondre â certaines affirmations inexactes et à certaines insinuations malveillantes que je vous écris.
Mes réunions électorales :
Mettons d’abord au point un fait facilement contrôlable.
Dans toutes mes réunions, j’ai reçu l’accueil le plus cordial, et j’ai eu de deux à dix fois plus d'auditeurs que mou concurrent,
Mes contradicteurs, quand il s’en est présenté, et les partisans de mon concurrent, ont partout eu la bonne grâce de me laisser parler sans interrompre. Je leur ai toujours répondu avec la bonne humeur et le calme que j'estime nécessaires dans toute discussion.
A Montagne, plusieurs représentants du Front populaire, communistes ou autres, s’étaient donné rendez-vous, heaucoup moins pour me poser des questions ou me contredire que pour exposer leur propre programme. J’ai répondu à deux d’entre eux, étrangers d’ailleurs à la circonscription, et mes oreilles résonnent encore des applaudissements qui ont suivi ma réponse. Que ces Messieurs aient tenu plus tard une réunion pour leur compte, je n’y vois pas d’inconvénients : je suis de ceux qni veulent voir respecter la liberté d’opinion et de parole. Mais je n’en crains pas pour cela le verdict des électeurs de Mortagne et de son canton.
Je ne crains pas non plus celui des électeurs de La Bernardière, où quelques habitants de Cugand avaient été amenés par camions et autos, et où la réunion s’est passée parfaitement correctement. Si cerLaîns partisans de mon concurrent se sont fait quelque peu houspiller, ils ne peuvent pas son plaindre ni m’en vouloir : je ne les avais pas invités à venir dans cette commune qui n'est pas la leur,
Cugand est la seule des 56 communes de la circonscription où je n’ai pas fait de réunion, pour la simple raison que je ne voulais pas avoir même l’apparence d’exploiter contre mon adversaire une situation locale qui lui a valu de l’animosité, mais dont j’estime qu’il n’eSt pas responsable.
Mon programme et mes idées politiques :
Mes adversaires se sont donné beaucoup de mal pour faire croire que je suis un suppôt de l’Action française, un ennemi sournois des libertés publiques, qui rêve de renverser le régime. Ils savent cependant pertinemment, et c’est bien là ce qui les contrarie, que toutes ces allégations sont fausses. Je mets au défi qui que ce soit de montrer que j’ai eu, à une époque quelconque, la moindre affiliation avec une ligue ou un groupement politique.
J’ai reçu l’investiture du Front national, précisément parce qu’il réunit, sans distinction de partis, tous les Français véritablement soucieux d’ordre, de progrès social, de paix et de dignité nationale. Comme le disait dernièrement TVI. Louis Marin, les électeurs qui se plaignent de la multiplicité des partis et des programmes, ont cette fois un simple choix à faire ; entre le front populaire et le Front national, entre notre programme et, en fait, le programma de Moscou plus ou moins camouflé.
Mes idées en matière de politique intérieure, je les ai développées au cours de mes réunions, affichées sur les murs et distribuées à mes électeurs. Vous trouverez ces memes idées préconisées par les hommes les plus sincèrement dévoués à nos libertés publiques : Doumergue, Tardieu et les dirigeants de l’Alliance démocratique. Sont-ils suspects, eux aussi, de manquer de loyalisme ?
Je suis de ceux qui pensent qu'il ne faut pas faire de la religion un tremplin politique. Mais je suis aussi de ceux qui necraignent pas de dire que nos croyances religieuses doivent être a la base de notre vie publique, comme de notre vie privée. C’est pour cela que j'estime nécessaire d affirmer notre volonté en matière d’enseignement et en ce qui concerne la restauration des libertés religieuses.
Je fais appel aux sentiments de justice et d’équité qui sont, malgré tout, répandues chez les Français de toute opinion, et comme je n’ai pas peur de proclamer mes convictions, je ne suis pas obligé, comme semble l’être mon concurrent, d'oublier d’en parler dans certaines communes où existent d’importantes minorités anticléricales, ni de les passer sous silence dans ma profession de foi.
C est précisément cette attitude équivoque qui montre l’erreur du parti Démocrate
populaire, quand il recherche l'alliance de ceux qui perpétuent chez nous la lutte antireligieuse, en même temps que la gabegie financière et l'indiscipline sociale.
Le régime n'est pas en cause ; le drapeau tricolore non plus. Chacun le sait* Les millions d'anciens combattants qui ont, pendant plus de quatre ans, lutté pour la défense de notre drapeau national, n’admettent pas de le voir monopoliser par un homme ou un parti, ni servir à des effets oratoires de réunions électorales*
Mais, puisqu'il a, lui aussi, été jeté dans la mêlée, je rappellerai seulement, sans crainte de démenti, que je l’ai servi sur Lrois continents plus longtemps et plus activement que mon concurrent, qui prétend être seul à vouloir le faire flotter*
Ma carrièreJmiliLaire et ma vie privée ;
Mes adversaires ont cherché à trouver dans Tune comme dans l’autre des prétextes à attaques personnelles.
En ce qui concerne la première, je n'ai pas recherché la comparaison de mes états de srvice avec ceux de mon concurrent, mais puisqu'on me la propose, je répondrai seulement ceci :
Je suis convaincu que M. Auguste Durand a servi honorablement aux postes qui lui ont été assignés et qui correspondaient sans doute à ses qualifications physiques, intellectuelles et militaires* Mais si je ne discute pas les services qu’il a rendus au pays comme sergentmajor à La Roche-sur-Yon ou comme sous-lieutenant de l'armée territoriale, je n’admels pas qu'il incrimine ceux que j’ai pu rendre moi-même dans les fonctions qui m'ont été confiées par les chefs qui nous ont menés à la victoire.
Quand j'ai reçu, en décembre 1914, la croix de la Légion d'honneur, il n'y a pas eu de discours que je puisse faire éditer, car ce n'est pas comme député que j’ai été décoré, mais comme combattant. Au reste, les textes de mes quatre citations sont là pour montrer si c’est dans les bureaux que je les ai acquises*
Dans ma vie civile, ou parait me taire grief des voyages et des séjours que j'ai faits hors de France : pourtant, si notre député sortant a appris quelque chose au cours des voyages à l’étranger qu'il a pu effectuer comme parlementaire aux frais des contribuables, il a dû se rendre compte que Jnotre influence, notre rayonnement dans le monde sont fonctions du nombre et de la qualité de nos compatriotes qui vivent hors de nos frontières* J'ai conscience, en ce qui me concerne, de n'avoir pas démérité, ni perdu mon temps du fait que j’ai voyagé et séjourné à l’étranger*
r3 Je passe volontairement sous silence certaines allégations purement calomnieuses que l'on a répandues discrètement sur moi-même et sur les miens. J'ai même trop d’estime pour mon concurrent pour pouvoir croire qu’il s'y soit associé*
Maïs je n'admettrai tout de même pas qu'il insinue que je suis un Français de deuxième zone du fait que ma mère était Américaine, Je crois que mes états de service sont une preuve suffisante de ma qualité de Français, et j'ajoute, pour ceux qui l'ignorent encore, que je suis fils d’un Vendéen qui a été, pendant près de quarante ans, maire et Conseiller général dans notre Bocage, que j'y suis moi-même né et que tout m’y rattache : traditions de famille, souvenirs d'enfance et de jeunesse, sentiments et intérêts personnels*
Pour toutes ces raisons, je crois être qualifié pour représenter notre {circonscription au Parlement ; ma seule ambition est, comme je vous l'ai écrit déjà, de servir les intérêts généraux de notre pays et, dans le cadre de ces intérêts généraux, ceux de mes électeurs*
Mon passé est garant de l’activité et de la méthode avec lesquelles je peux rester en contact permanent avec eux et ne rien ignorer de leurs besoins ou même de leurs difficultés* Qu’ils me fassent confiance pour travailler d accord avec eux à les résoudre*
Je m’excuse de cette longue lettre* J'ai dû l'écrire pour les motifs indiqués précédemment, et pour cette dernière et excellente ra'son : c'est que si mes moyens me permettent encore, sans indemnité parlementaire, d 'offrir un verre à mes compatriotes, quand ils se
dérangent pour venir me voir ou m'écouter , ils ne sont pas suffisants pour me permettre le ]nxe d’avoir un journal à moi. Je ne dispose pas, comme mon concurrent plus fort un é, d’uno presse qui se répand de Rennes à La Roche-sur-Yon, avec ramifications à Paris même, et au surplus, je n'ai pas l'outrecuidance de vouloir imposer à mes électeurs un journal quel qu'il soit*
Croyez, messieurs les électeurs et chers compatriotes, à mes sentiments les meilleurs et les plus dévoués.
Jean de SUZÀNNET.
1 ^circonscription des SABLES -D’OLONNE.
M. Louis AUBERT
(N’appartient à aucun groupe.)
Élu pour la 1 r* fois le 8 mai 1932. — Réélu le 3 mai 1936.
Messieurs les électeurs,
Je m'excuse de ne pouvoir faire, comme il y a quatre ans, 90 conférences-réunions, faute de temps nécessaire.
Ne pouvant aller partout, j’ai préféré vous écrire à tous.
* üf
D’ailleurs vous connaissez mes opinions. L'ensemble de mes voies est la pour prouver que je n'ai pas changé.
Défenseur des institutions républicaines et sociales, jaloux de la liberté de mes votes, je suis persuadé que je puis défendre la République sans adhérer au « Front populaire ».
En cela je suis d'accord en tous points avec le Président Herriot qui, le J 2 avril à Lyon, a déclaré : « Je ne m'engage pas, pour ma part, sur des formules. Je veux voir tous les articles. Je suis tout à fait d’accord sur celui qui vise la lutte contre le fascisme. Là- dessus, pas de réserve. Sur la politique extérieure, également d'accord. Sécurité collective : il faut vouloir pour toutes les nations une protection égale. Enfin, il y a les dispositions financières. J’ai dit : je conseille l'extrême prudence. Je ne veux pas prendre d’engagement abstrait et décisif. Il faut savoir marcher à pas comptés si l'on ne veux pas marcher à reculons. »
{France de Bordeaux et du Sud Ouest , 13 avril 1936.)
J'ai fait tous mes efforts pour conserver l'ordre, or pour cela il faut que chacun puisse vivre de son travail. Les produits de la terre commencent lentement à remonter, l'augmentation du pouvoir d'achat de l'agriculture profitera au commerce et à l'industrie que j'af -défendus h la Commission du commerce de la Chambre des Députés.
Membre de la Commission de la marine marchande, les pêcheurs connaissent tous mes elïorts pour revaloriser la vente des produits de la mer, en accord complet avec leurs syndicats,
Ixs résultats commencent à se faire sentir ; ce n'est pas le moment d'obliger un nouvel éln à faire sou apprentissage.
Mais avant tout U faut conserver la paix, La France ne demande rien. Elle aurait pu exiger les armes à la main, étant la plus forte, le payement des sommes dues par l'Allemagne, la démUitarisalion de la Rhénanie ; elle est restée calme dans sa dignité, résistant aux provocations, La République est un régime de paix, toute dictature est un régime de guerre.
Le 12 avril, M. Lamoureux, ancien Ministre des Finances, radical-socialiste, a déclaré dans sa circonscription : « La législature prochaine s7annonce sous un çieî chargé d'orage. Durant les quatre années qui viennent, la France et le régime républicain joueront leur destin contre la guerre qui rode et contre la dictature qui menace. Vos représentants vont au-devant de responsabilités redoutables, »
Ne pas me présenter, obéir à la cabale montée par une douzaine d'extrémistes aurait fait perdre le siège au Parti républicain et aurait été trahir les 8,000 d'entre vous qui m'avaient fait confiance en 1932,
Je me présente librement devant vous, qui êtes des citoyens libres*
Ce que vous ferez le 26 avril sera bien fait, je vous en remercie à l'avance.
Encore une fois, excusez- moi de n’avoir pu vous rencontrer et croyez à mon entier dévouement,
Louis AUBERT
Député sortant,
Messieurs les électeurs,
De tous les points de la circonscription, de très nombreux républicains — maires et militants aux opinions fermes et indiscutables — me demandent de faire appel de la décision du congrès devant les électeurs, le vote ayant été émis après mon départ, h la suite d incidents qui ont, contribué à en fausser le résultat.
Ces encouragements et ces' sollicitations me décident à me représenter devant vous*
Je ne m'attarderai pas à vous faire de longues déclarations.
Mon programme est toujours celui que, par 8,382 voix, vous avez approuvé il y a quatre ans.
Mes concurrents vous feront des promesses.
Moi, je vous apporte des actes,
La prochaine législature se présente dans des conditions encore plus difficiles que celles qui existaient en 1932,
Aux inquiétudes créées à l'intérieur par la situation économique et financière, s ajoutent les graves dangers que font courir à la paix les événements extérieurs.
Les républicains qui ne recherchent pas la solution de ces graves difficultés dans les -orogrammes extrémistes, penseront qu'il est préférable: de confier les destinées du pays à un député expérimenté plutôt qu'à un nouveau venu.
Elu en J 932 4 gauche radicale » donf je suis viee- président, je continuerai à y siéger* Adversaire du mandat impératif,, je considère qu'un député doit conserver la liberté de ses voies*
Loyalement, je fais appel h tous les républicains soucieux d'empêcher le bloc socialiste et communiste d'entraîner la France dans la révolution et la guerre*
Tous derrière le drapeau tricolore contre le drapeau rouge.
Vive la République î Vive la France 1
Louis AUBERT
Député sortant.
2" circonscription des SABLESDOLONNE.
M, François BÛUX DE CA SS ON
(Groupe de la Fédération républicaine de France,)
Elu pour la lr* fois le 3 mai 1936,)
Messieurs les Electeurs,
Dans les difficultés sociales, économiques et politiques où la France se débat, U n'est pas un seul Français averti qui ne se dise : « Cela ne peut durer...» qui ne réclame, sous une forme quelconque, la réforme de l'Etat.
L'expérience que nous vivons s’appelle, socialement : la crise, politiquement ; le désordre. Nous risquons d’aboutir, plus vite peut-être que nous le pensons, aux pires catastrophes, si nous nous laissons glisser aux pentes qui y conduisent,
M Doumergue avait entrepris cette réforme nécessaire, ü avait derrière lui F ensemble du pays qui veut d'abord vivre. Mais il Faut croire qu'il est des puissances plus fortes que le pays. Elles achètent le nombre, le divisent et le trompent.
Nous voyons des candidats qui veulent d'abord être élus, se servir de différents masques, jouer avec les « nuances se montrer le moins possible tels qu'ils sont, troubler î atmosphère électorale de façon à n'être pas jugés, fuir les responsabilités, se maintenant, en fin de compte, à l'aide de ces promesses démagogiques qui aggravent la crise et le désordre.
Messieurs, me présentant à vos suffrages, je veux pouvoir demeurer La tête haute, me montrer tel que je suis. Si je ne réponds pas complètement aux aspirations de tous, au moins je ne trahirai personne. Je préférerais cent fois me voir battu en conservant î estime de mes adversaires pour ma franchise, qu’être élu en supportant le blâme de mes amis pour mes procédés déloyaux*
Je suis catholique par tradition et par conviction, estimant que la vie familiale et la vie nationale ne peuvent se passer, à la base, de la religion* Je m'engage à défendre les revendications catholiques, à faire respecter toutes les libertés religieuses et à travailler à 1 abrogation des lois d'exception.
Je suis national. Je défendrai la France contre tout ce qui tend à défaire la P rance* Je m’élèverai contre toute éducation antipatriotique. Je réclamerai que la défense nationale
soit toujours en rapport des dangers extérieurs que nous pouvons courir. Je veux voir partout les intérêts de nos compatriotes protégés et Je prestige du drapeau français assuré*
Je suis social. Je pense que tous les actes que nous faisons doivent servir aux plus faibles que nous, avant de nous servir nous- même. Je pente qu’un pays comme le nôtre doit être assez bien équilibré pour permettre à tous les jeunes Français de travailler. Je pense que l'argent doit aller au travail avant d'aller à l'argent, comme certains le prétendent. Je ne veux ni du socialisme, ni du capitalisme cosmopolite et anonyme. Je pense qu’aucune collaboration d’où qu'elle vienne ne doit être écartée, aucun groupe ne pouvant prétendre posséder seul la charité; mais je pense aussi que toute action basée sur Ja haine ou sur la lutte des classes doit être toujours bannie, parce qu'il est impossible d'établir l’égalité qui serait médiocrité et ruine partout, parce qu’en fin nous avons tous besoin des plus puissants comme des plus faibles que nous. Je pense que les droits familiaux, locaux, professionnels qui sont à la base de la Nation doivent être écoutés les premiers. Je veux, sous le contrôle d'un Parlement politique, très diminué, l’organisation corporative véritable représentation des intérêts du pays.
Si je suis élu, je m’engage à défendre de toute mon énergie :
La famille française dans tous ses intérêts moraux et économiques, réclamant notamment pour les familles nombreuses les appuis dont elles ont besoin pour compenser leurs charges ; les jeunes, victimes si nombreuses d’une époque désaxée, pour lesquels on complique presque à plaisir, semble-t-il, l’avenir, parce que, peut-être, dans une heure où tout est encore soumis à la politique électorale, les jeunes n’ont pas assez de représentants dans les assemblées élues. Je comprends ici les anciens combattants auxquels nous devons tous l’honneur, peut-être la vie et envers lesquels nous avons une dette sacrée qui ne s'amortira jamais.
Les intérêts régionaux. J’apporterai tous mes efforts à 3a défense des intérêts communaux, à l'amélioration des conditions d existence des habitants de notre région ; au développement de l'électricité, au meilleur entretien de nos routes, veillant à ce que les inondations comme celles dont noire marais soulfre encore ne puissent plus se renouveler.
Toujours je défendrai les blés de notre pays, tous nos vins de pays, notre élevage chevalin si négligé, nos concours hippiques, notre cheptel bovin et ovin, nos volailles si réputées, nos marées, nos sels, nos cotes, notre industrie hôtelière.
Les professions françaises, les travailleurs, Je commerce particulier, les industries nationales, les artisans qui ont droit à une protection particulière, leurs ateliers familiaux étant, l’un des éléments les plus importants de la vie sociale française.
Je défendrai la vie de chacun contre la bureaucratie, contre la centralisation, contre l’étatisme forme du socialisme qui ruine tout, L'Etat de plus en plus met son nez partout; se substitue à tout ; ôte sa vie propre à chaque collectivité comme à chaque individu ; achète tout; se mine petit à petit, c’est-à-dire nous ruine, étant bien entendu que l’Etat, n a pas de poche, et que lorsqu’on dit << LEtat paiera.,. w, c'est nous qui a casquons ».
Messieurs, et vous surtout jeunes gens, n’oubliez pas les graves problèmes de politique extérieure qui se posent devant vous. Vous savez où nous a menée la désastreuse politique dite h pacifiste ». La paix chèrement gagnée, compromise par nos abandons, ne dépend désormais que de notre énergie. En face d'une Allemagne qui déchire les traités il faut pour assurer cette paix nécessaire renforcer nos alliances et maintenir notre force militaire.
Ici est mon programme. Je ne me permettrai pas de critiques sur mes concurrents, sur leurs « étiquettes », C est notre erreur d engager Ja bataille autour de <c couleurs » ou « étiquettes » auxquels nous donnons des sens qu’elles n’ont pas. On trompe tant avec les mots 1,.* Les gestes seuls doivent être jugés.
Lorsque nos fantassins montaient à l'attaque, leur dénia ndait-on leur couleur politique, feur nuance ou leur étiquette?,,, « iJ’ahord la France !... » et ils partaient; et jamais
personne ne saura dire quelles étaient les « idées » du Soldat Inconnu qui sous l'Arc de Triomphe représente 1 *500*000 camarades martyrs et le sacrifice de quatre années d'un peuple entier.,* C’était : « D'abord la France**. »
Je veux que : « D'abord la France I * soit mon cri de ralliement* C'est le résumé de mes idées ; c’est mon programme d'apostolat; ce sera ma ligne de conduite au Parlement si vous m'y envoyez*
D'abord la France !**,
La France toujours I
Vive la Vendée, Vive la France 1
François BOUX DE CASSON
Adjoint au Maire de Challans,
Conseiller d^arrondisaement de la Vendée.
Candidat catholique* national de défense sociale*