‹ Recueil des textes authentiques des programmes et engagements électoraux des députés proclamés élus à la suite des élections générales de 1936 (volume 2)Chapitre 174 sur 186 · I. — Faire une politique agricole et non plus industrielle · texte numérisé non relu

I. — Faire une politique agricole et non plus industrielle

Revaloriser tous les produits de la terre, car le cultivateur étant la base de la nation si Oïl le sacrifie j on tue toutes les autres professions,

II. — Stabiliser les cours en mettant la spéculation dans l’impossibilité de nuire.

Pour cela :

1° L^er COntre le consortium de la grosse meunerie à capital international juif- Dreyfus, Lévy, Israël, Jacob, Baumanu et Cîe ;

2& Suppression de In Bourse du commerce ;

3° Résctrvep le marché à terme aux seuls négociants patentés et payant chiffre d’affaire - 4o Supprimer l’admission temporaire. 11 y a des hommes qui réclament cette mesuré quand il s’agit d’avoir vos suffrages, et qui ensuite font l’impossible pour la défendre;

5° Réviser tous les traités de commerce qui ont sacrifié l’agriculture française ;

0° Interdire toutes les importations de blés exotiques,

II L — Question du vin :

1° Constituer une fédération des viticulteurs du Centre-Ouest avec, à sa tête, un général comme M, Barthe,

Il est inadmissible que vous soyez assimilés au point de vue de la loi aux régions surproductrices, le Gard et l’Hérault ;

2° Obliger le Midi et Y Algérie à consentir un arrachage plus important ; interdire les pratiques telles que l'irrigation,

IV __ Pour les commerçants et artisans ;

1° Re viser le régime du forfait ;

Réforme des assurances sociales et des allocations familiales ;

^ Protéger le petit commerce contre la concurrence des magasins a prix unique à capital international juif ;

La vie des petites villes de province doit être sauvée à tout prix, c’est un gage de

stabilité sociale ;

iù Refondre tout notre système d’impôts qui paralyse la vie économique*

V, — Abolition des privilèges ;

Il y a des injustices sociales :

Pour I enfant un employé de l’Etat touche . * * . 560 fr, par an,

Lin cultivateur, un artisan, touche au contraire :

lar enfant . . . . . . * 0 » » —

Nos pères ont fait îa révolution pour abolir les privilèges.

Les travailleurs d'aujourd'hui, divisés par la politique, ont voté jusqu’ici pour établir une classe de nouveaux privilégiés.

VL — Pour les jeunes :

1° Maintenir les jeunes à la terre en leur offrant les memes avantages qu'à la ville ;

2* Supprimer tous les cumuls. Il y a trop de jeunes sans emploi parce que des hommes déjà pourvus d'une ou deux retraites ou bien d'une pension occupent ensuite un emploi.

C'est une place qu'ils volent aux jeunes.

VIL — Peur les anciens combattants :

Ancien combattant moi-même je n’ai cessé de mener la bataille dans nos congrès pour défendre nos droits.

En 1913, nous étions les héros. En 1930, on nous considère comme zéro.

Nous demandons la révision des pensions abusives, mais noua n’admettons pas qu’on prélève sur notre maigre retraite alors que les scandales des bénéfices de guerre n'ont jamais été dénoncés, en complicité, d’ailleurs, avec les politiciens,

VI IL — Pour la paix :

Spécialiste des questions extérieures, je naï cessé depuis 1926 de dénoncer la faillite de notre politique extérieure.

Je vous ai exposé comment je concevais T organisa Lion de la paix. Seule la constitution d'un bloc franco-italien allié aux Etats de la Petite-Entente, est capable d'amener b Allemagne à négocier et l'Angleterre à ne plus nous lâcher.

Nous avons fait la guerre ; il ne faut pas que nos fils connaissent les horreurs que nous avons vécues.

Dans les heures tragiques que nous allons vivre, que les jeunes fassent bloc avec nous.

Demain vous déciderez du sort de la France.

Mais moi je sonne le rassemblement des hommes de bonne volonté.

Pour la paix, pour une République propre, pour le salut de la terra, pour le salut des petits, de tous ceux qui travaillent et qui souffrent,

Marcel GOQUILLAUD

Intellectuel paysan.

Candidat républicain du Parti agraire et paysan fiançais*

Circonscription de MONTMORILLON.

M. Luc LEVESQUE

{Groupe de la gaucho démocratique et radicale indépendante-) Elu pour la tr° fois le 3 mai 1930.

Mes chers Concitoyens,

J’ai l’honneur de faire appel à vos libres suffrages pour les élections législatives dans la circonscription de Montmorillon *

Issu d une souche rurale enracinée clans cette région, je me suis toujours occupé activement d’agriculture et dirige plusieurs exploitations dans notre arrondissement. Etant agriculteur exploitant, de même nature, de même tempérament que vous, vos revendications sont les miennes. Je ne suis donc point pour vous un inconnu. Je vis parmi vous, je fréquente depuis treize ans régulièrement, connue vous, les foires de l’arrondissement !

Les électeurs de mon canton m ayant fait l’honneur de m’envoyer siéger an Conseil général, le 10 octobre 1934, je n'ai cessé de défendre nos intérêts et, à toutes les sessions, je suis intervenu pour présenter des vœux et faire voter des motions.

Mon programme est simple, car je suis plus attache aux réalisations pratiques si necessaires qu'aux luttes politiques qui divisent et restent toujours stériles.

Je suis un républicain de toujours, fermement attaché au régime* Je veux une République honnête de laquelle sera exclu tout favoritisme, une République de progrès social aussi éloignée du conservatisme étroit que des aventures révolutionnaires*

Pour une politique de paix :

1° Paix extérieure* — L’union de tous est nécessaire pour combattre cet épouvantable fléau qu’est la guerre et pour qu’une compréhension fraternelle s’établisse entre les peuples ;

2° Paix intérieure* — Je suis absolument hostile à toute révolution et je continue, malgré les imperfections de notre régime, à croire à son amélioration possible.

Pour une politique agricole :

On s est trop souvent désintéressé du sort des paysans, qui forment pourtant l’immense majorité du pays. II convient de leur rendre la place à laquelle ils ont droit en leur accordant la chose si simple qu’ils réclament ; gagner leur vie en travaillant,

1° Il faut lutter énergiquement contre la mévente des produits de la terre en rajustant le prix de vente au prix de revient ;

2° Ne plus autoriser les entrées de blé étranger ; par conséquent, supprimer Tad mission temporaire, porte ouverte à tous les abus ;

3° La réforme du système en vigueur pour les bouilleurs de cru ;

4° La libre disposition des récoltes pnr ceux qui cultivent;

5° La suppression de la concurrence de la main-d’œuvre étrangère ;

O0 La diminution du prix abusif du courant électrique ;

7° La chasse* — Repeuplement en gibier et diminution du coût du permis, laissant à chacun la faculté d'user de cette saine distraction.

Pour les commerçants, îes artisans, les ouvriers :

Il est nécessaire que soient diminués îes charges fiscales trop lourdes et les prix de transports, qui augmentent les frais généraux dans des proportions considérables»

La toi sur les assurances sociales doit être rendue plus souple et plus humaine* Elle doit être débarrassée de la paperasserie qui la rend inopérante.

Pour les victimes de la guerre :

Les anciens combattants, îes mutilés et toutes les victimes de la guerre ont des droits imprescriptibles. Il faut, donc, de suite, faire abroger les décrets-lois qui les frappent, tout en maintenant une sage politique d’économies.

De plus, la carte de combattant doit être délivrée à ceux qui, n’appartenant pas à des unités combattantes, supportèrent les mêmes risques qu’elles (train des équipages, etc.), de même qu'une carte du mobilisé doit cire créée pour ceux qui se sont mis au service de la patrie.

Politique sociale :

Démocrate convaincu, j en tends me consacrer, comme je l’ai toujours fait, à Painélioratiün du sort des humbles, des petits, des déshérités par la meilleure organisation et la plus grande efficacité des lois d’assistance et de secours mutuels (vieillards, infirmes, femmes en couches, familles nombreuses, allocations militaires) et par une lutte efficace contre le chômage*

Mes chers Amis,

Si vous me faites Plionneur de m'envoyer siéger au Parlement, je m’engage à assister régulièrement aux séances et à déployer toute mon activité et mon énergie pour défendre vos intérêts»

Je m engage à passer dans chaque commune pour vous apporter mes remerciements de vive voix et, comme je l'ai fait jusqu’à maintenant, je m’efforcerai de rendre service à tous, sans distinction, Je veux, en effet, une République tolérante, égale pour tous.

Je resterai, comme parle passé, à votre entière disposition pour écouter vos doléances et faire aboutir, de mon mieux, vos justes revendications.

Je m’engage à venir régulièrement parmi vous pour rendre compte de mon mandat, pour recueillir vos suggestions* Je veux rester celui que vous avez toujours comm ; votre ami,

Voila brièvement exposées les grandes lignes du programme que je me propose de de fendre. C est ce programme de bon sens; de probité, d'ordre et de progrès social, qui englobe la défense de tous vos intérêts, que je vous demande d'approuver en m’accordant vos suffrages.

Vive la circonscription de Monlmondon !

Vive la République !

Vive la paix I

Luc LEVESQUE

Agriculteur.

Maire de la Clvapelle-Munhemer.

Conseiller général de la Vienne.

Membre de la Commission départementale d'agriculture.

Candidat radical indépendant de défense agricole.

Circonscription de POITIERS.

M. Jacques MASTEàU

(Groupe de la gauche démocratique et radicale indépendante.) Élu pour la lrs fois le 26 avril 1936,

Mes chers concitoyens,

Je fais appel à vos libres suffrages pour les élections législatives de la circonscription de Poitiers.

* Vous savez qui je suis et. vous me connaissez tous. J'ai vécu parmi vous depuis l’enfance ; j’ai été élevé, j’ai lait mes études et j’exerce ma profession au milieu de vous.

Je me présente en homme de bonne volonté et indépendant vis-à-vis de tous. Je n’ai qu'un désir ; mettre à votre service mon dévouement, ma sincérité, mon habitude du travail. Plusieurs années de mandat municipal et départemental l’ont déjà prouvé.

Politiquement, je suis un fervent et ferme républicain, vous le savez. Je ne sépare la République ni de la liberté, ni de la justice et de la paix sociales. Partisan de l1 union et de la tolérance mutuelle je veux pour tous l'exercice le plus large des droits civiques, la défense des libertés publiques. En outre, j'estime que la forme républicaine ne trouvera son plein développement que dans un milieu sain, propice, d’honnêteté, de dignité et d’équité. Avec les fondateurs de la République, je pense que c’est elle qui peut nous rapprocher le plus étroitement. Le devoir de tous les vrais et bons républicains est de se tendre la main et de se grouper, au-dessus des divisions de partis et d’étiquettes. Ensemble, ils doivent défendre les droits des citoyens et les garantir à chacun dans la plus grande égalité.

M û 7i p ro(j ra m me .

Je viens devant vous en homme désireux de chercher une collaboration féconde entre les Français de bonne foi. Il faut pratiquer une entente loyale avec tous ceux qui sont d accord sur les grands principes républicains.

La crise grave que connaît le pays et dont les répercussions pèsent sur l'ensemble des citoyens, exige le concours sincère de tous, en vue de profondes réformes.

Réforme de F Etat :

Tout d’abord, une large réorganisation administrative :

L’Administration doit être simple et souple, aussi peu coûteuse que possible, éviter l'inquisition, les tracasseries, les contrôles excessifs et les abus; U faut donc ;

- — Décharger les services publics des besognes qui ne les concernent pas et dont Us n'ont que trop tendance à s’emparer ;

— Limiter les empiètements de l'Etat, qui ne peut pas être à la fois commerçant, industriel, producteur, assureur, banquier, financier, etc. Sa mauvaise gestion est souvent a 1 origine de notre angoissante situation ;

— Restituer aux organismes régionaux et locaux (départements et communes) les

services publics qui les concernent et que l’Etat assume abusivement et à grands frais. Ce qu’on veut, c’est pour l’activité de tous les citoyens un cadre sûr et non pas écrasant!

I3arrer enfin la roule à tous les désordres, garantir la propriété, le calme et la paix intérieure*

Cette réforme, si longtemps désirée, doit être réalisée de façon définitive. Elle sera profitable à tons :

— Aux particuliers, elle donnera ïa stabilité ;

— A l'Etat, elle rendra l’autorité et l’indépendance nécessaires*

Reforme du Parlement :

En second lieu, une réforme des méthodes parlementaires. Elles ne correspondent plus, loin de là, aux nécessités de l’heure- Nous désirons Ions un Parlement qui, sage administrateur, saura voler en temps utile un budget en équilibre et exercera un contrôle efficace*

Je suis partisan du développement des pouvoirs accordés aux Chambres professionnelles existantes* Le Parlementa été, jusqu’ici, trop exclusivement politique; il gaspille son temps et se montre trop disposé à trancher de tout sans avoir reçu la formation préalable nécessaire. Il faudra qu il prenne les conseils des intéressés, qui étudieront et proposeront, avec compétence, les mesures à adopter.

Ainsi, nous serait évité un grand nombre de lois et décrets souvent inapplicables, inopportuns et vexatoires.

Les décrets-lois ;

Les décrets-lois entrent précisément dans la catégorie de ces mesures trop fréquemment hâtives. Certains devront être supprimés, d’autres révisés d’urgence dans un sens plus humain et plus équitable, notamment en ce qui concerne les anciens combattants, les petits fonctionnaires, les petits rentiers, les petits retraités.

Réforme morale :

Enfin, la dernière législature, entre toutes, a montré la nécessité d'une réforme morale du Parlement* Elle ne peut être accomplie que par des hommes qui ont toujours fait preuve de piobité et de conscience. Vous devez exiger qu’en tout temps, vos représentants soient dignes de vous. Il est des scandales aux compromissions flétrissantes que la démocratie ne peut, sous peine de mort, voir se renouveler, L’atLitude d’un représentant du peuple doit toujours être compatible avec l’honneur et la dignité d’uu membre du Parlement*

Situation économique, contre la crise :

Il est urgent dp mettre de 1 ordre dans un pays trop souvent livré jusqu’ici à rim prévoyance, aux dilapidations et au gâchis. Il faut ramener la confiance qui, seule, peut

assurer la reprise des affaires*

L homme qui, aujourd bui, se présenterait au suffrage universel, sans dire ces vérités, commettrait la faute qui nous a conduits où nous en sommes. Jamais je ne me laisserai aller à cet abus de confiance* Jamais je ne consentirai à flatter pour cacher la vraie situation* Jamais je ne promettrai plus que je saurai ne pouvoir tenir I

Ce n'est pas mon habitude.

Je ni attacherai donc d'abord à cette tache primordiale de réformes.

Mais y il a autre chose a faire:

Il faut que chacun puisse bien vivre de son travail*

Aux agriculteurs, si souvent trompés et victimes des manœuvres scandaleuses de la spéculation, des prix rémunérateurs pour leurs produits qui exigent d’eux tant de peines,

Pour cela :

— Revalorisation des produits de la terre ;

Suppression de l'admission temporaire des blés étrangers;

— Protection sur le marché national du bétail français ;

— Etablissement d’un contrôle sévère et limitation du marché à terme ;

— Défense des viticulteurs régionaux ;

— Réorganisation rationnelle du marché agricole français et colonial.

Assez de promesses dilatoires : des réalisations, et tout de suite. On sait du reste que je ne suis pas de ceux qui ont intérêt à entretenir une crise chronique de l’agriculture ^

Aux autres travailleurs, manuels et intellectuels, la garantie d’une vie digne et honorable, libérée de la hantise du chômage, de la misère et d'une vieillesse mal assurée.

Pour cela ;

Mise en œuvre d’un programme de grands travaux, si souvent proposé mais jamais convenablement réalisé. Ainsi, les salaires pourront se maintenir et le pays s’équiper.

Au commerce et à 1 industrie, allégement des charges fiscales, des contribu Liens excessives et compliquées, qui entravent tout espoir de relèvement.

Les moyennes entreprises et l’artisanat, si dignes d’intérêt, doivent être soutenus. Le fabricant, comme le consommateur, doivent être protégés.

Il est urgent aussi de procéder à une simplification du régime compliqué des assurances sociales.

Il est grand temps de libérer le commerce, l’industrie l'artisanat des menaces de faillite.

Tout ceci n’est pas vaines promesses : mes actes, dans ma commune et au Conseil général, en sont Je sûr garant.

Mais un tel programme ne peut se concevoir et se réaliser qu’avec une monnaie saine, stable et forte.

Le franc doit être protégé : il faut tout faire pour lui garder sa valeur actuelle.

Pour Poitiers, plus spécialement, je m'attacherai à défendre* comme je ï’ai déjà fait, notre vieille université, condition de la prospérité matérielle et de l’éclat moral de notre ville.

Pour la jeunesse î

Enfin je suis préoccupé par le sort tragique de la jeunesse. Jeunesse ouvrière et paysanne qui, au retour du régiment ne trouve plus les moyens de vie auxquels elle a droit ; jeunesse intellectuelle qui, au sortir de longues et dures études, ne trouve plus 1 emploi de ses connaissances accumulées.

L'une et l'autre sont menacées par la concurrence des étrangers en France, dont il faudra de plus en plus limiter le nombre.

II est impossible qu'un peuple progresse tant que les jeunes générations ne pourront pas employer utilement et honorablement leur activité.

Pour le salut du pays, il faut que tous les jeunes, dont la mission est d’assurer l'avenir de la nation, puissent vivre et prospérer.

Je n'hésiterai pas à contribuer largement au rajeunissement des idées, des méthodes et des institutions*

L'enseignement :

C'est dans cet esprit que je suis partisan d’une modernisation toujours plus complète de renseignement. L’instruction publique et professionnelle doivent être activement développées, de façon à former des générations efficacement armées pour la vie.

Mais, si le devoir de la République est de répandre toujours plus généreusement 1 instruction, elle doit le faire en respectant, dans une neutralité complète, la liberté d’opinion et les droits des familles sur leurs enfants.

Pour la paix :

La paix extérieure, condition essentielle de vie et de prospérité pour la nation, doit être assurée avant tout.

Grâce à une sage politique de réconciliation et d’entente entre les peuples, notre époque ne doit plus jamais connaître la guerre. La Société des Nations doit être une S. D, N. vivante et vraie, suffisamment forte, unie et agissante pour assurer et organiser 3a sécurité collective et la paix entre les peuples.

En attendant, la France doit s’entourer d’amitiés extérieures et aussi utiliser au maximum scs moyens présents pour, dans la dignité, le calme et la conciliation, maintenir ses traditions de puissance pacifique et respectée.

Contre le communisme :

Enfin, la paix extérieure et la paix intérieure ne peuvent être assurées que par une défense énergique contre le communisme,

A rinlérieur, nous ne voulons pas nous laisser dominer par une formation au service des éléments extrêmes et b oiche visants. Elle amènerait, comme en Espagne, les pires désordres.

Nous ne voulons pas davantage que ces mêmes éléments provoquent une guerre mondiale pour la réalisation de leurs buts révolutionnaires.

Mes chers concitoyens,

Vous êtes maintenant complètement fixés : je vous ai dit en toute conscience ce que je suis et ce que je voudrais faire.

En un mot ;

Union de tous les républicains, de tous les Français de cœur, pour le relèvement du pays* pour la réforme de T Etat et celle du Parlement,

Réorganisation fiscale pour l'allégement des charges pesant trop lourdement suF toute f économie nationale.

Maintien d’une monnaie saine et stable.

Lutte énergique contre la crise agricole, contre le chômage, contre les fléaux sociaux.

Lutte pour la paix durable entre les peuples : contre le communisme et contre la guerre.

Sur ce programme tous les bons citoyens doivent être d’accord.

Je fais appel à ceux qui veulent enfin établir une République juste, libérale et généreuse ; à Lotis ceux qui souffrent de la crise, sous ses multiples formes : agricole, économique, financière, politique et morale.

Poitevin, j’ai la conviction que les hommes de chez nous solidement attachés à la tradition d’honnête labeur, de pondération et de sagesse éclairée, voudront, en se ralliant autour de ma candidature, faire triompher la nécessaire politique d’indépendance, d'union, d’ordre, de justice et de paix dont la France a tellement besoin 3

Vive la République 1

Vive la circonscription de Poitiers !

Jacques MANTEAU

Docteur en droit.

Diplômé de l’École des sciences politiques. Avocat a la Cour d'appel.

Conseider général de Poitiers-Sud.

Pro pri é ta] re -agri c u l te tir .

Maire de Verrières.

Candidat républicain de gauche.

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