VIENNE (HAUTE
Circonscription de BELLAC,
M. Georges TESSIER (Groupe socialiste )
Élu pour la lre fois le 3 mai 1936,
(Voir le programme du Parti socialiste S. F. ï* 0., p. 3.)
Mes chers Concitoyens }
Il y a quatre ans, mes amis de la Fédération socialiste m avaient présenté à vos libres ■suffrages.
Vous m’avez accordé pas loin de 8,000 voix, et si la victoire n’a pas couronné l’efïort que j’avais accompli an cours de la campagne électorale, j’ai pu tout de même, alors que je prenais pour la première fois part à une grande bataille électorale, être fier d’avoir groupé autour du drapeau du parti socialiste un nombre aussi imposant de suffrages.
Cette année encore, mes camarades des sections socialistes de l’arrondissement de Bcllac, tenant compte du gros travail que j’avais accompli il y a quatre ans eL de la propagande que je n1 ai jamais cessé de faire en faveur des idées qui me sont chères, m’ont demandé à F unanimité d’occuper le poste de combat au cours de la campagne actuelle et d’être candidat à nouveau dans l'arrondissement de Bellac.
Très ému par cette marque de confiance, d'estime et de sympathie, j'ai accepté.
Je me représente donc comme il y a quatre ans, à votre libre choix et je me représente au nom des idées que j’ai toujours défendues, que je suis fier de propager et qui sont, vous le savez, celles du grand parti socialiste, en qui repose l’espoir et 1 avenir de l’humanité.
Mes chers Concitoyens,
Dans cette circulaire je n’ai pas besoin, je pense, de me présenter longuement à vous*
Vous savez que je suis un fils du peuple et que c’est par le travail et par l’étude que je suis arrivé à occuper la modeste situation que j’occupe aujourd’hui.
Vous savez aussi qu’au moment où mon pays a eu besoin de moi, de 'mon sang, bien que je réprouve toutes guerres et que je condamne l’épouvantable fiéau dont l’humanité est trop souvent accablée, je n’ai pas hésité à faire mon devoir, pendant que d’autres qui poussent volontiers les fils du peuple à se massacrer, ne voyaient dans la guerre qu’une raison de s’embusquer et le moyen de faire du profit.
Vous connaissez enfin mes sentiments, et ne serait-ce qu’à cause de mon origine, vous pouvez être persuadés, si vous m’accordez votre confiance, que je serai auprès de vous pour vous défendre, pour vous aider, dans toute la masure où un représentant du peuple peut le faire.
Aucun effort ne sera épargné par moi pour que vous puissiez être fier et heureux de votre élu.
El maintenant, per mettez -moi de vous rappeler dans quelles conditions je me présente devant vous.
Mes chers Concitoyens,
Je me présente à vous comme socia bte, avec le programme établi par mon parti et que vous trouverez détaillé plus loin dans l’appel de la Fédération socialiste de la Haute- Vienne qui appuie auprès de vous ma candidature
Vous pourrez constater que ce programme s'inspire des légitimes revendications de tous ceux qui, pour vivre, sont obligés de travailler : ouvriers, paysans, artisans, commerçants, fonctionnaires, etc/i
Je sais que le parti socialiste, le parti S. F. L O. a été beaucoup attaqué, que ses principaux et meilleurs militants ont été souvent odieusement, et bassement calomniés*
Plus mon parti, plus ses militants ont été vilipendés, plus je me suis senti de cœur et de sentiment avec lui.
C’est parce que j’ai compris que les politiciens intrigants et avides n’avaient pas de critiques sérieuses à dresser contre les idées socialistes que pour entraver leur marche libératrice ils essayent de jeter le discrédit, la méfiance et quelquefois le déshonneur sur les hommes qui les représentent.
Moi-même, j’ai été quelquefois victime des manœuvres d’adversaires sans foi, mais rien ne m’a détourné de ma tâche et j’ose dire que c’est le front haut et avec la conscience d'avoir toujours accompli mon devoir que je me présente devant vous.
Mon adversaire^ M. Bardon, sous prétexte qu'il est avocat a essayé de le prendre de haut avec moi, mais vous avez pu voir au cours des réunions que je ne suis pas l’homme à me laisser intimider, pa« plus que je ne me laisse émouvoir par ses railleries au sujet des fonctions que j’occupe pour gagner ma vie.
Il m’a assez reproche ou fait reprocher de n’etre qu’un instituteur, un budgétivore*
Mais cela me laisse calme parce que j’ai conscience de faire mon métier avec honneur et de gagner consciencieusement le traitement que je touche. Vous n’ignorez pas d’ailleurs que, comme voua, j'ai subi la conséquence de la crise et que, comme celui de mes camarades, mon traitement a été sérieusement diminué.
ï !y a quatre ans, M* Bardon et ses amis faisaient dire : $ Il ne faut pas élire un fonctionnaire »*
Beaucoup -c sont laissé arrêter par cet argument, sans réfléchir que si j’avais été élu j’aurais cédé mon poste d’instituteur et que cela aurait fait mie place pour un autre, tandis que mon concurrent a conservé son cabinet d avocat et qu’il a cumulé à son profit les honoraires de l’avocat avec l’indemnité de député.
Mais si cela n’a pas été compris il y a quatre ans, beaucoup plus le comprennent aujourd’hui, et la haine absurde que l’on a essayé d'insuffler à de braves gens, contre hindi tuteur que je suis, est certainement de beaucoup atténuée depuis que l’on s’est rendu compte qu’il ne s’agissait là que de la manœuvre politique d’un adversaire sentant le danger.
Mes chers Concitoyens,
J’en ai assez dit sur la manoeuvre d un homme qui sent bien que les choses vont mal tourner pour lui.
Je ne veux plus ajouter qu’une chose : c’est' qu’en dehors du programme général que vous trouverez plus loin, et qui est celui de tous les candidats socialistes, j’aurai un programme particulier pour tout ce qui concerne les intérêts de l’arrondissement de Belfac.
Je m'intéresserai à l'amélioration de notre réseau routier entraînant la création de routes, ainsi que de nouveaux chemins ruraux et vicinaux.
Je travaillerai à l'extension de l'électricité dans les campagnes et à l'amélioration des conditions de vente de F énergie électrique.
Je ferai tout Belfort qui peut dépendre de moi :
Pour le développement des adductions d'eau ;
Pour l'application généreuse et équitable des lois sociales;
Pour la défense de nos éleveurs et de nos producteurs de pommes de terre qui ont été trop souvent victimes;
Pour le fonctionnement régulier de tous les organismes créés en vue de faciliter la dure et pénible lâche des travailleurs de la Lerre en meme temps que de leur permettre de défendre avec plus d’efficaeité, le produit de leur travail.
Enfin et pour abréger sur ce point, je dirai que nulle question touchant aux intérêts des travailleurs de l'arrondissement de Bellac ne me laissera indifférent.
Mes chers Concitoyens,
Si j'ai l'honneur d’être votre élu, vous me trouverez toujours prêt h répondre à voire appel et d’ailleurs je serai auprès de vous, à chaque occasion, dans vos foires, dans vos assemblées, avec le seul désir de von s Être utile, de connaître vos besoins et de vous rendre tous les services qui dépendront de ma bonne volonté.
Et puis, comme je vous le disais il y a quatre ans, tout en restant socialiste, je ne demanderai jamais compte à ceux qui auront besoin de mes services, de leur opinion et de leur vote,
11 suffira qu'une cause soit juste pour que n'importe qui me trouve toujours prêt à la défendre.
Enfin je n’aurai garde d'oublier dans ces paroles adressées aux électeurs, ceux qui furent nies compagnons d'armes dans la terrible mêlée de 1914 à 1918 et tous ceux qui en ont souffert et qui en souffrent encore.
Je serai leur défenseur vigilant et je m'emploierai à faire réparer les injustices comme celles dont ils ont été victimes par l'application des odieux décrets-lois du Ministère Laval.
Chers concitoyens,
Je vous ai expliqué en toute franchise pourquoi je suis candidat, je vous aï dit quel est mon programme, j'espère que cela vous déterminera à m'accorder vos suffrages.
Je remercie par avance ceux qui m'accorderont leur confiance et j'espère que les idées que je défends, triompheront le 26 avril aux cris de :
Pour le pain, 3a paix et la liberté !
Vive F arrondisse me ni de Bellac!
Vive le parti socialiste \
Vive l'émancipation des travailleurs!
G k orges TESSIER Directeur décote.
Décoré de la Légion d’honneur et de la médaille initüatre au titre d1 ancien combattant.
Candidat socialiste S, F* JL O.
lr* circonscription de LIMOGES.
M* Sadinus VÀLIÈÏIE
(Groupe socialiste.)
Élu pour la V° fois le 10 mai 1914. — Réélu les 16 novembre 1919, 11 mai 1924,,
8 mai 1932 el 3. mai 1936,
(Voir le programme du parti socialiste S. F, L 0 , p. 3.)
Mes chers -Concitoyens,
À 1 unanimité, mes camarades du parti socialiste m*ont fait le grand honneur de présenter à nouveau ma candidature dans la première circonscription* C’est sous cette garantie, qui m’est si précieuse, que je viens solliciter votre confiance, avec le sentiment d’en être resté pleinement digne par mes attitudes comme par mes votes.
Les quatre années qui viennent de s’écouler ont été si lourdes d’événements divers qu'elles ont permis, plus que toute autre période antérieure, de mesurer l’activité, l'intelligence et le dévouement des élus parlementaires.
Je crois pouvoir affirmer modestement que je n'ai pas été au-dessous de la tâche que vous m’aviez chargé d’accomplir,
Sans jamais rechercher les vaines satisfactions d’une publicité tapageuse, j’ai occupé, pendant ces quatre ans à la Chambre, une place enviable, puisque j’ai siégé sans interruption à la Commission des finances et que j’ai, chaque année, rapporté le budget du Ministère du Travail, l'un des pins importants pour Fa venir économique du pays.
Et, à ce propos — simplement pour répondre aux critiques mesquines de gens dont les travaux ne pèseront jamais beaucoup dans la mémoire des hommes — je me permets de noter que mes rapports, fruit de Longues, scrupule uses et tenaces études, qui représentent chaque fois plusieurs centaines de pages, ne sont pas dédaignés par mes collègues de toutes opinions qui les commentent toujours avec sympathie et les conservent, clans leur bibliothèque.
Je n’ai eu comme but que de me rendre utile dans toute ia mesure de mes facultés, sachant bien que si la volonté d’un homme est peu de chose en face des faits qui bouleversent le monde, parfois elle peut détourner les forces hostiles et même rendre favorable ce qui paraissait le plus menaçant. Cela s’est vu souvent en matière d’intérêts locaux et ce sera encore plus fréquent dans un avenir immédiat.
Un peu d’expérience ne nuit pas, en effet, quand, au milieu des rivalités déchaînées, il s’agit de soutenir des revendications collectives L’autorité acquise par une longue pratique des questions administratives, financières on économiques, conduit plus sûrement aux solutions les meilleures. Dix-huit années d'intense activité parlementaire m’ont, sans doute, préparé mieux que tel concurrent — sans autre bagage que de récentes études livresques — aux difficiles et rudes débats, aux âpres et décisifs combats qui attendent la prochaine législature.
J’espère que vous le penserez comme l’a estimé mon parti*
Citoyens ,
La coutume veut que le député sortant énumère jusque dans le détail ses interventions à la tribune, ses rapports dans les commissions, ses démarches dans, les Ministères et le résultat positif de ses divers efforts.
Je m’excuse de ne point vous apporter une énumération qui serait de nature à remplir bien des pages de ce format. 1
Je résume en affirmant que je n'ai pas manqué une occasion — et chaque jour en apportait plusieurs — d'exercer au profit de notre grande ville ouvrière si éprouvée, de nos campagnes, à leur tour atteintes parla crise, mon devoir de vigilance et de protection.
Toutes les organisations professionnelles, toutes les associations de développement intellectuel ou physique, ayant de légitimes aspirations à faire valoir, m’onL toujours trouvé à leurs côtés Et je puis me flatter — sans abandonner jamais rien de mes convictions — de n’avoir, à quelque moment que ce soit, fait preuve de parti pris.
Je me suis mis, sans réserve, au service de tcules les causes justes, ne me préoccupant nullement des conséquences que cela pouvait entraîner pour moi. Car j'aime mieux la sympathie des foules généreuses que l'appui de ces puissances occultes dont les sournoises entreprises déshonorent la politique.
Des discours à la tribune, certes j’en ai prononcé un assez grand nombre pour lutter contre le chômage ; pour défendre les vieux travailleurs; pour dénoncer les faiblesses gouvernementales en matière d’économie politique ; pour exposer des plans de redressement financier , pour sauvegarder noire population déshéritée ; pour améliorer les conditions de la vie paysanne ; pour empêcher des abus ; pour rendre aux artisans la pari d’influence qu ils doivent conserver dans une nation bien organisée ; pour débarrasser le commerce et rindusl rie des entraves du capitalisme et du fisc ; pour donner à notre jeunesse une nouvelle foi en lui ouvrant des perspectives heureuses sur l’a venir. Pf
Des rapports? Indépendamment de ceux déjè cités ~ et qui forment de gros bouquins bourrés d’une documentation qu’apprécient les hommes d’étude, remplis de commentaires personnels sur toutes les questions que soulève le problème du travail dans le monde ™~ j’en ai développé suit oralement, soit par écrit, plusde cinquante, ayant.dans mes attributions, à la Commission des finances, I analyse de toutes les propositions venant de la Commission du travail et de la Commission d'assurance et de prévoyance sociales.
Des propositions de loi? Oui, j en ai présenté et soutenu plusieurs. L’une est en panne au Sénat. C’est celle accordant une pension aux malheureux vieillards exclus des assurances sociales. Nous en imposerons le vote définitif par la poussée du Rassemblement populaire.
Une autre est devenue la loi du 17 janvier 1935, loi de défense de l’art et de l’artisanat, à laquelle artistes et artisans ont bien voulu attacher mon nom.
C’est la deuxième loi Va hère.
Ln première est celle que les anciens combattants firent leur aux Étais généraux de Versailles, et qui, dans toute la mesure humaine, amena la réparation des erreurs des cours martiales et des conseils de guerre. '
Voilàj eu grosj ce que laisse mon passage au Parlement,
Je n ai fait, sans doute, rien qui tienne du miracle. Mais on voudra bien m’accorder que si tous les représentants du peuple avaient montré autant d’initiative, fourni autant de labeur t dépensé une telle volonté, le pays se porterait mieux.
Citoyens,
J^a civilisation traverse une terrible épreuve. Le monde actuel subit de redoutables ébranlements*
C’est que nous sommes a la fin d'un régime qui, pour prolonger sa domination, n’hésite pas à compromettre le sort de riiumaniLé tout entière.
Le capitalisme, par ses excès, ses rigueurs, ses violences, n u causé que uesolalion, désastres et ruines. Plus la révolte gronde contre lui et plus il se montre orgueilleux et féroce.
Pour prolonger sa domination, partout, il recourt au fascisme, h la dictature sanglante, et partout aussi, comme ultime moyen, il envisage la guerre ï
Vous ne lui permettrez pas d'aller jusqu’au bout de son crime.
Vous barrerez la roule à ses émeu tiers.
Vous briserez ses entreprises de brigandage international.
Pour cela, une fois encore, vous donnerez — et d’un coeur plus résolu — votre adhésion au programme socialiste, qui contient tout entier dans les principes suivants ;
^ Entente et action internationale des travailleurs ; organisation politique et économique du prolétariat en parti de classe pour la conquête du pouvoir et là socialisation des moyens de production et d’échange, c’est-à dire la transformation de la société capitaliste en une société collectiviste ou communiste, ))
Ainsi seulement vous assurerez la défense de tous vos droits, vous préparerez la paix, vous sauverez les libertés humaines.
Amis des campagnes,
On cherche à vous détourner de nous. Avec une répugnante perfidie, certains de nos adversaires continuent à exploiter des textes tronqués ou 1 al si fiés pour démontrer que les socialistes seraient les ennemis de la petite propriété.
Ceux qui affirment eeîa mentent cyniquement.
Jamais le socialisme n'a voulu déposséder ceux qui rPont pour tout bien que leurs moyens de travail.
Or, la petite propriété — je l'ai dît dans maints documents officiels, répétant en cela ce qu'ont toujours déclaré tous les maîtres du socialisme — la petite propriété est a l'instrument de travail indispensable du cultivateur n. Eüe doit être respectée, encouragée et défendue.
Jaurès, Jules Guesde, après Karl Marx, font proclamé.
Nos congrès font confirmé.
Et vous le savez bien, vous qui voyez dans nos rangs tant de petits propriétaires qui sont nos militants les plus ardents et souvent nos élus les plus dévoués.
Montrez donc a nos calomniateurs le mépris qu'ils méritent et répondez -leur en votant socialiste !
Kl ce leurs,
A quelque catégorie de travailleurs que vous apparteniez, vous ue pouvez avoir d’espoir qu'en le socialisme.
Lui seul combat contre le trafic, l'agio, la spéculation, qui frappent à tour de rôle ou ensemble le producteur et le consommateur, qui paralysent fout le corps social en gorgeant de profits les deux cents familles qui gouvernent la France.
Ouvriers, intellectuels, fonctionnaires, commerçants, artisans, producteurs de la ville ou des champs, vous êlcs tous courbés sous la même oppression. Redressez-vous : secouez le joug !
Di tes- vous que le parti socialiste n’a aucune responsabilité dans toutes les fautes accumulées.
11 n'a jamais eu le pouvoir. Il fa réclamé. On le lui a refusé.
Mais iî est résolu à le prendre si vous lui en donnez la force.
11 collaborera au redressement qui s'impose si le programme du Front populaire femporte dans la consultation électorale.
Nous avons volé contre les décrets-lois. Nous en effacerons les néfastes effets.
Nous rendrons son activité au pays en ramenant dans le Trésor public les revenus dont il est frustré.
Dans ce but, nous vous proposons les mesures suivantes ;
Nationalisation du crédit et de toutes les grandes entreprises monopolisées : mines, chemins de fer, assurances de toute nature, forces hydrauliques, etc, ;
Organisation des grands offices nationaux (Office du blé, Office du vin, Office des engrais, etc.) qui, protégeant le producteur, soulageraient le consommateur ;
Grands travaux nationaux, départementaux, communaux, absorbant la main-d’eeuvre inemployée et donnant un nouvel élan aux échanges commerciaux ;
Rénovation industrielle par une équitable répartition du travail, avec comme moyens la semaine de quarante heures, la prolongation de la scolarité, les congés payés, etc. ;
Réforme complète du système fiscal, avec suppression de tous les impôts retentissant sur la consommation, et avec prélèvement accentué sur les gros revenus et les grosses successions.
Voilà le programme de réalisations immédiates que nous vous offrons.
Voilà ce que le gouvernement de demain pourra entreprendre tout de suite, si vous le voulez avec énergie.
Citoyens,
Hésiterez-vous quand chaque heure augmente le danger : danger de réaction, de misère et de guerre ?
Hésiterez-vous quand le sort de la République et peut-être la vie des peuples dépendent de votre décision ?
Le supposer une seconde serait vous faire injure.
Aussi, avec, vous , je salue par avance le verdict du 26 avril aux cris de ;
Vive la réconciliation et l'émancipation de tous les travailleurs î
Vive la République sociale 3