‹ Recueil des textes authentiques des programmes et engagements électoraux des députés proclamés élus à la suite des élections générales de 1936 (volume 2)Chapitre 21 sur 186 · CALVADOS · texte numérisé non relu

CALVADOS

Circonscription de B A YEUX*

M. ie duc François d1 HARCOURT

(Gi'ûupe des Indépendants républicains.)

Elu pour la V* fois le 21. avril 1929. — Réélu les 8 mai 1932 et 26 avril 1936.

Mes chers Concitoyens,

Il y a déjà sept ans, vous m’avez accordé une première fois vos suffrages, pour défendre après mon beau-père, le baron Gérard, les intérêts de votre région et vous représenter au Parlement, J'ai accompli cette tâche de mon mieux, aidé par une confiance et une amitié réciproques.

Au cours de cette dernière Législature, j ai pu constater la lourde responsabilité qui incombe à tous les partis, en ce qui concerne la situation extérieure et intérieure. Je pense que les formations politiques actuelles qui se livrent à une lutte stérile ne correspondent ni aux véritables aspirations du pays ni aux nécessités du moment.

L’union indispensable des Français ne, doit pas se faire entre des partis usés, sur des formules négatives; mais entre tous les hommes de droite ou de gauche qui refusent de se cramponner au passé et veulent travailler dans 1 ordre et le respect des consciences à la reconstruction économique et morale de la France, à 1 amelioration du sort de ceux qui souffrent des injustices humaines.

C’est dans cet esprit d’indépendance que je me présente à vos suffrages,

La paix est menacée :

Le premier danger à écarter est celui de la guerre- Les hésitations des Gouvernements qui se sont succédé depuis le Traité de Versailles entre une politique de termete ou de franche conciliation ont abouti au résultat de dresser contre ia France une Allemagne vindicative et armée, tout en nous privant à son égard de tout moyen de coercition. Cette politique faite à la lois d’intransigeance verbale et de soumission humiliante devant la fait accompli, vient de nous mettre dans une impasse tragique, li convient de garder son sangfroid et d’écarter du pouvoir les hommes ou les partis qui, par haine du nazisme ou pour déclencher une révolution européenne, voudraient entraîner la France dans une croisade guerrière.

Pour maintenir ia paix, nous devons refuser de nous immiscer dans la politique intérieure des autres pays, quhl s’agisse de V Allemagne, de la Russie ou de 1 Italie. Notre seul

souci doit être le maintien de notre indépendance et de notre intégrité territoriale. Ce but peut être atteint en renforçant notre défense national e, en restant unis devant le danger et en contractant, si possible, dans le cadre de la Société des Nations, des alliances solides avec les seuls pays dont les intérêts militent en faveur de la paix.

La crise économique :

Une crise économique sans précédent frappe notre pays depuis cinq ans. Elle a son origine dans la suppression de là marge bénéficiaire entre le prix de vente de vos produits et leur prix de revient, par suite d'une fiscalité insupportable qui grevé vos frais généraux et qui est due à ^imprévoyance financière de nos Gouvernements. Ceux-ci continuent à emprunter au rythme de 1 .200.000.000 de francs par mois.

Pour éviter la faillite et permettre aux affaires de reprendre, il est indispensable, par une di mi nu Lion massive des dépenses ou par une valorisation des produits, de rétablir 'l'équilibre entre la valeur de la production et les charges qui l'obèrent.

Il faut que les cultivateurs puissent vivre normalement du fruit de leur travail :

Par une réglementation de la production assurée par les organismes professionnels; par une protection douanière efficace ; par la sauvegarde des familles rurales, qui constituent l'armature de la France, il faut assurer aux cultivateurs la sécurité, la stabilité, et une juste rémunération de leur labeur.

Toute politique de reprise économique doit être subordonnée à une revalorisation des produits agricoles.

Industriels et commerçants :

Votre sort est lié à la prospérité de nos campagnes qui sont les principaux débouchés de vos produits. Vous bénéficierez de la reprise des affaires dès que la politique de déflation partielle cessera de rendre intolérable le poids des charges fixes (impôts, intérêts de l’argent, etc.)j sous lequel vous succombez et d'avantager l’usurier au détriment du producteur.

II sera à ce moment utile de mettre activement à profit les richesses touristiques de notre région. Vous me trouverez à vos côtés pour vous faciliter cette tâche.

Artisans :

Toutes les mesures tendant a protéger l'artisanat français, à rénover: les métiers, à sauvegarder l'atelier familial, à orienter la jeunesse vers une éducation professionnelle, trouveront en moi un ardent défenseur.

Employés et ouvriers :

Vous êtes les principales victimes de la crise dont Je corollaire est le ralentissement des échanges, la diminution des salaires et le chômage total ou partiel. Il faut de toute urgence provoquer une reprise des affaires. Je serai toujours attentif à ce que le progrès social se poursuive en relation avec révolution économique.

Par une protection plus efficace de l'épargne, par des faciliLés de crédit, lVccession à la petite propriété doit vous être rendue plus aisée.

Inscrits maritimes :

Vous me trouverez toujours à vos côtés pour défendre votre profession, obtenir l’amélioration de nos ports de pêche, et me faire l'interprète de vos doléances auprès des pouvoirs publics ou du crédit maritime.

Vous savez que mon principal souci fut toujours de défendre vos droits. Vous pouvez compter sur moi pour maintenir avec vos associations un contact étroit et me faire l’interprète de vos légitimes revendications. C'est un devoir élémentaire de reconnaissance que ma génération doit à la vôtre.

Si ce programme est le vôtre, mes chers Concitoyens, si vous voulez que la France et la République vivent dans la dignité, vous voterez suivant vos traditions de bons Français, pour Tordre et la liberté-

Je resterai toujours, quant à moi, votre ami dévoué et reconnaissant.

Duc n HARCOURT Député sortant.

Conseiller municipal <le Maisons*

Candidat d’Union nationale républicaine*

lre circonscription de CAEN*

M, Camille BLAÏ50T (Groupe de la Fédération républicaine de France.)

Elu pour la lre fois le 10 mai 1914. — Réélu les 10 novembre 1919, 11 mai 1924, 22 avril 1928, V* mai 1932 et 26 avril 1936.

Chers Concitoyens et Chers Amis,

Je me représente devant vous avec fierté, simplicité et confiance.

Avec fier Lé, parce que j'ai conscience d’avoir partout et toujours honoré le mandat qu'il y a vingt-deux ans vous m'avez confié. Je suis resté fidèle i\ mes idées ; j ai mis mes actes en accord avec mes principes, ce qui est à mes yeux la forme la plus haute du respect que je devais à vos aînés comme à vôus-mêmes. A la différence de beaucoup, je puis aujourd’hui reprendre, sans en changer une ligne, ma première profession de foi de Î914 : mes promesses d'alors ont dominé ma vie : j'aï suivi sans dévier la ligne politique que je m étais tracée p je n'ai cédé devant personne, je n'ai plié devant aucune puissance d’argent, et mon indépendance est demeurée totale.

Avec simplicité, car vous savez bien qu'avec vous tous je suis resté le meme, Les honneurs sont venus a moi : ils ne m'ont pas grisé ; ils m'ont pesé comme une lourde charge ; je les ai acceptés par devoir, je ne les rechercherai jamais par orgueil : 1 amitié des humbles m'est d'ailleurs plus précieuse que la faveur des grands.

Avec confiance enfin, parce que, certain de n'avoir pas démérité, je me sens digne de votre estime comme de votre suffrage.

Ceci dît, allons aux faits, et parlons net*

Ayant accepté le redoutable privilège de faire partie du Gouvernement, de juin 1935 à janvier 1936, aux côtés des hommes les plus représentatifs des partis de gauche, et de par-

tager avec eux les responsabilités des mesures de salut courageuses1 et sévères qu'un Ministre des Finances, appartenant au parti radieaLsocialîsie, avait jugées indispensables pour sauver le franc à la dérive, je pensais que les attaques contre cette politique des décrets-lois me seraient au moins épargnées de la part des partis qui, par leur incapacité à gouverner nous avaient conduits au seuil de la faillite.

Ayant consenti à descendre du fauteuil de Vice-Président de la Chambre, où m’avait porté la. confiance de mes collègues, pour entrer dans le Ministère Laval, et collaborer avec MM. Herriot, Marcel Régnier, Georges Bonnet, Mario Roustan, Maupoil, Pagauon, William Bertrand, radicaux-socialistes; Frossard et Lafont, socialistes * en vue de sauver à la fois le pays et le régime, Lun eL l’autre mis en péril, /avais cru que ce désintéressement me vaudrait peut- ê ire le bénéfice d’une trêve relative, correspondant à celle à laquelle nous avions voue notre effort.

Mes adversaires d’hîer annoncent au contraire, qu’ils redoubleront d’ardeur contre moi. Libre à eux : j'accepte le défi : jamais je ne me suis senti aussi sûr de ma cause, car jamais les faits ne m’ont donné autant raison

A chaque élection je vous ai prédit : a Si les gauches triomphent, ce sera un désastre ». Or, le bloc des gauches élu en 1914 nous a conduits à la guerre; le cartel des gauches, victorieux en 1924, nous a conduits à la faillite, et Poincaré a dû être rappelé en 1926 pour faire l’Union nationale et sauver îa monnaie. Le meme cartel triomphant en 1932 nous a conduits à ['affaire Stavîsky^ à la guerre civile et au sang versé, et a dû céder le pouvoir au Président Doumergue pour faire la trêve des partis et sauvegarder les institutions républicaines. Le 7 juin 1935, Pierre. Laval, devant le refus des partis de gauche de former un gouvernement, a dû se résigner à prendre le pouvoir pour mater la spéculation, arrêter la fuite dePor, maintenir le franc, empêcher ainsi la ruine générale et éviter la fermeture des guichets de l’Etat.

A-t-on d -jà oublié tout cela? Quelles conclusions devons-nous en tirer?

Jamais une majorité de gauche aussi forte que celle de 1932 ♦n’était entrée au Parlement : 400 élus de gauche contre 200 républicains nationaux.

Comment se fait- il donc que de février 1934 jusqu* à fin janvier 1936, c’est-à-dire pendant toute une moitié de la législature, ce sont des Ministères d’Union nationale qui ont du assumer le pouvoir?

Pourquoi cette carence de la majorité de gauche devant ses responsabilités ? Pourquoi cette fuite devant l’impopularité passagère qu’entraînent fatalement les sacrifices réclamés de tous pour le salut commun ?

Ceux qui ont sauvé le pays — et je suis de ceux-là — mépriseront les attaques de ceux qui, ayant causé la d bâcle, n’ont pas eu: le courage de s’exposer au feu pour la réparer.

Je livre à vos réflexions cette condamnation sans appel portée sur ia victoire des gauches de 1932 par le socialiste Compère-Morel : a C’est la deuxième fois que les gauches démontrent — et avec quel éclat! — - que si elles peuvent s’unir sur le terrain électoral pour combattre et vaincre la réaction, elles sont incapables au Parlement de s’entendre pour légiférer et pour gouverner >n

Noua avons défendu la paix : dans les mois pendant lesquels le Président Laval a gouverné, la conservation de la paix a été sa préoccupation constante. Le paye a été témoin de scs efforts, de son calme, de la prestigieuse maîtrise avec laquelle il a su éviter la guerre qui menaçait de fondre sur l’Europe-, eu réussi séant à concilier les exigences anglaises et le maintien de notre amitié avec J Italie. Le pays a été également le témoin des attaques achani os dont Pierre Laval était, à cette occasion et chaque jour l'objet de la part des partis que je trouverai devant moi dans la bataille électorale et qui rPhésitaient pas à préférer ouvertement le risque certain de la guerre à la politique de conciliation et de paix à laquelle il se cramponnait passionnément.

La nation commence à voir clair. Elle sait à présent de quel côté sont les vrais anus de la paix. ,1 ai voté contre la ratification du pacte franco-soviétique parce que personne

n’ignorait le prétexta attende par Hitler p our rénccuper militairement la rive gauche du R h i n s 1 briser la d e r n iè ne g arant ie que .nous tenue n s , pour n o tr e sé cur ité , du T r ailé d e Versailles. Je n'ai pas voulu fournir à R Allemagne hitlérienne l'occasion qu’elle cherchait de dénoncer le pacte de Locarno.

Je m'honore d'être de ceux qui n'ont pas subordonné la vie de mon pays à la croyance en la bonne foi allemande Et si, en 1930, je me suis dressé par mon vole contre l’évacuation anticipée de la Rhénanie, c’est parce qu'il fallait être aveugle pour ne pas prévoir que chacune de nos reculades devant les prétentions de l'Allemagne arrachait un lambeau de la victoire si chèrement acquise par nos poilus et rapprochait le moment où la paix serait de nouveau mise en danger*

Celte heure est venue, et le pays angoissé se demande avec raison de quoi demain sera fait. Si, par malheur, la politique de démagogie et de tromperie que représente 1e front révolutionnaire triomphait, je vous rappelle avec effroi 1914. . .

Il n'en sera pas ainsi. La France est en train de se ressaisir : elle sent que son destin se joue* Sa vie économique est suspendue depuis des mois par les complications extérieures qui ont paralysé la reprise des affaires qui s annonçait certaine. Nos agriculteurs dont le Gouvernement Laval a travaillé à revaloriser les produits en constant eL confiant accord avec vos Chambres d'agriculture ; nos commerçants, qui demeurent, au milieu du marasme des transactions, obligés de subir les charges d une fiscalité trop lourde et souvent tracassière ; nos artisans, qui supportent durement le contre coup du resserrement de la dépense ; nos employés et ouvriers de la ville et des campagne^ qui gémissent sous le poids du chômage alors que, parmi eux, il y en a tant dont la üerté ne se résigne pas à tendre la main et à avouer sa détresse; les jeunes qui ont tant de peine actuellement à se frayer un chemin dans la vie, les vieux qui, dès leurs premiers cheveux blancs, se voient maintenant contester le prix de leurs services; de même les fonctionnaires, rentiers, propriétaires, retraités, pensionnés ou mutilés anciens combattants vivant de revenus fixes, qui, ayant dû subir les sacrifices des décrets-lois, ont intérêt par-dessus tout, ainsi que les petits épargnants, à ce que l’ordre règne pour que le franc qu’ils touchent garde intégral son pouvoir d achat, tous doivent s’entendre aujourd'hui pour barrer la route à une 'politique d aventure, de gaspillage et de désordre.

Soyons francs* Le régime actuel doit se réformer ou périr. Les meilleurs soutiens de la République ne sont tout de même pas ceux qui ont fait de « l'Internationale » leur chant de ralliement. Il est vain, dans un pays de libertés, de s’hypnotiser de certains côtés sur l’existence des ligues. De tous temps et partout les ligues sont nées d'un instinct de révolte contre les pouvoirs défaillants ou débiles. Ces formations perdraient demain jusqu à leur raison d'être si le pays se sentait gouverné. 11 ne peut pas 1 être sans une réforme profonde de l’Etat. Le Parlement, trop nombreux et asservi par l’étroitesse d?horizon du mode de scrutin actuel est sorti de son rôle de contrôle en abusant du principe de souveraineté et en empiétant sur l’exécutif, L’Etat, par ses monopoles, ses offices, son fonctionnarisme exagéré, tue toute initiative individuelle ou corporative et suce la pure moelle de l'activité des producteurs agricoles, des industriels et des commerçants. Cette réforme d1 ensemble qui doit se traduire, avec justice et avec fermeté, par des économies brutales que réclame à juste titre le contribuable, ne pourra être réalisée que par des élus probes, courageux, inflexibles dans leur loyalisme républicain comme dans leur foi patriotique, qui ont donné, dans la guerre d'abord et ensuite dans la paix, des gages durables de leur caractère, de leur dësintéressemeut, de leur droiture*

Vous écarterez de votre route ceux qui ont fait de la lutte des classes le thème d une propagande qui nous a été funeste et qui se sont toujours dressés contre 1 Union nationale, plus nécessaire aujourd'hui que jamais.

Le 11 août 1935, devant le monument aux Morts de Metz, le Président de la République lançait cet appel au Pays : « Assez de poings tendus, de regards mauvais, de paroles de brame. . . s>.

À mou tour, je vous répète : « Si nous sommes unis, nous sauvons ia paix Cette préoccupation essentielle de toute ma vie publique trouvera, j’en suis sûr, un écho fraternel dans chacun de vos foyers*

Croyez, chers Concitoyens et Amis, à mon inaltérable dévouement.

Camille BLAISOT Ancien Ministre.

Ancien Vice-Président de la Chambre des Député, Conseiller général.

Chevalier de la Légion d’honneur. — Croix de guerre.

Député sortant de la ire circonscription de Caen. Candidat républicain d’Duion '"'nationale et sociale.

2fl circonscription de GAEN*

M. Maurice DE LAUNAY

(N’apparLîent à aucun groupe,)

Ëîu pour la lre fois Je 3 mai 1936*

Chers électeurs, petits et grands,

Indépendant, au-dessus des partis, agriculteur, je viens mettre au service de mon pays et de vous tous, petits et grands, mon ardeur, mon cœur, ma loyauté et solliciter vos suffrages.

Indépendant, j’entends user moi-même personnellement du mandat que je viens solliciter* J'userai moi-même des pouvoirs dont vous m’aurez investi. Jamais, en aucune circonstance, je ne déléguerai ces pouvoirs, même momentanément, à un chef de parti quelconque. Je vous fais la promesse de remplir moi-même mon mandat par mon.vote personnel, pai mon action personnelle et directe. Ce sera ma seule promesse au cours de cette campagne, Je veux être véritablement indépendant. Je veux être un vrai député.

Mon programme .

Je veux que l'ouvrier puisse vivre de son labeur.

Je veux la terre de France faisant vivre son fermier.

Je veux que l’artisan puisse vivre de son métier.

Je veux que la justice, partout, porte le bonheur.

Agriculture libre et. prospère d’abord. Suppression de la spéculation. Amélioration du sort des ouvriers agricoles, organisation de la profession agricole, organisation généreuse du, crédit agiicole, justice à la terre pour le fermier et l'ouvrier,, liberté dans la ventSj aménagement des dettes, suppression totale du forfait des bouilleurs de cru.

Commerce* Liberté complète du commerce* Egalité des charges pour tous les eomm erçants, suppression du chiffre d’affaires, organisation du tourisme*

Finances publiques. — Réforme des méthodes parlementaires et administratives, réduotion des appointements des gros fonctionnaires, économie dans la haute administration, suppression des cumuls, rigueur inflexible envers tous ceux qui frustrent le budget public.

Epargne. — Protection effective de l'épargne, réglementation de la Bourse des valeurs, de la banque, des affaires, et même des hommes d’affaires. Action sociale hardie, encouragement à la jeune famille, aux familles nombreuses, œuvres sociales pour les enfants, lutte contre la tuberculose par l’amélioration du sort des ouvriers d'abord dans leur foyer et dans leur profession. Lutte contre les taudis à la campagne, aide aux municipalités rurales comme aux municipalités des villes, restauration de la famille française. Anciens combattants, reconnaissance de vos droits sacrés au nom de la justice, de Thonneur et de la moralité publique. Autorité de l'Etat dans l’honneur et la dignité. Liberté pour tous dans la religion,

Ila profession, la nation. Lutte contre tous les Etats occultes ou secrets qui s'attaquent à l'Etat. La paix à l'intérieur, la paix à l'extérieur, prospérité et liberté pour la France et le Français,

A temps nouveaux, hommes nouveaux, méthodes nouvelles.

Monsieur et cher électeur, je suis un de ces hommes. Je connais Faction à accomplir* Ma courageuse campagne, où j’ai tenu à rester seul, vous donne l'assurance que j’ai le corn rage nécessaire à Faccom plisse ment de cette mission. Je viens vous demander de m’en trouver digne, car j’aime mon pays et je voudrais pouvoir donner ma vie à la République, libre, active, unie. En LouLe indépendance, seul, avec ma foi républicaine inébranlable, je vous réclame le suffrage nécessaire à l’accomplissement d’une oeuvre à laquelle je voudrais, pour votre bonheur, attacher mon nom de simple enfant du peuple républicain indépendant

Vive la paix !

Vive la France !

Vive la République !

M àurice DEL A U N A Y

Ingénieur horticole.

Agriculteur.

Maire de Curcy.

Candidat républicain indépendant.

Circonscription de FALAISE.

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