‹ Recueil des textes authentiques des programmes et engagements électoraux des députés proclamés élus à la suite des élections générales de 1936 (volume 2)Chapitre 4 sur 186 · LE PARTI COMMUNISTE · texte numérisé non relu

LE PARTI COMMUNISTE

Programme de la Région Paris-Villa.

Electeurs Parisiens,

Sauvons Paris !

Nous voulons la Splendeur et la Prospérité de notre Capitale :

Dans les circonstances présentes, les ëleciiona législatives revêtent une importance exceptionnelle.

Les forces de progrès social que représente si bien le Parti Communiste vont se heurter à tout ce que la France compte de réactionnaires haineux et de fascistes se préparant à la guerre civile.

Renouant les traditions glorieuses de la France de 1789 et de 1793, de 1848 et de 1871 le peuple laborieux est en lutte pour le pain, pour la paix et pour la liberté contre les descendants des émigrés de Coblentz, les amis de Cavaignac et de Gallifet.

Et Paris, la grande cité dont la renommée est universelle, comme toujours dans l’histoire, joue un rôle déterminant.

Paris, capitale de la France :

Aucune capitale au monde ne mérite mieux l’appellation de Capitale que Paris, au passé magnifique, dont les rues, les maisons, les monuments attestent qu’il s’est identifié aux grands événements qui ont secoué notre pays.

Toujours, depuis l’antique Lutèce, Paris fut à l’avant-garde êfB] bien souvent, les provinces françaises calquèrent leur attitude sur la sienne.

Paris, berceau de la b rance dont sont partis tous les grands mouvements progressifs, a toujours lutté pour la liberté. Faut-il rappeler Etienne Marcel, le prévôt des marchands, pionnier de la lutte pour l’autonomie communale ; faut-il rappeler le 14 juillet 1789, faut-il rappeler le 10 août 1790; faut-il rappeler la Convention et ses clubs des Jacobins et des Cordeliers; faut-il rappeler, une à une, toutes les lutles menées par la population de Paris pour défendre ses droits et ses libertés?

Ce furent les heures glorieuses de 1830, de 1848 où le peuple lutta pour obtenir le suffrage universel ; les heures dramatiques de décembre 1851 et du coup d’Etat de Napoléon le Petit qui déporta et poursuivit les partisans de la liberté au nombre desquels le grand Victor Hugo. Puis ce fut l’action incessante contre la dictature bonapartiste, qui s’écroula le 4 septembre 1870.

Ce fut enfin Timmorlelle Commune de 1871 qui montra pour la première fois au monde ce que peuvent faire les travailleurs au pouvoir.

C’est parce que Paris a toujours eu ce rôle d’entraîneur, de moteur que le pouvoir central le craint et le jugule.

Pour un régime administratif digne de Paris ;

Depuis les anciens Nantes qui administraient Lutèce, toujours la tutelle de l’Etat s’est exercée sur Paris. Son régime administratif est une chose exceptionnelle.

Actuellement, Paris est régi par un ensemble de dispositions datant de 1871 où les ersaillais les hitlériens français d’aujourd'hui — voulaient à tout prix écraser le peuple e Paris et le maintenir dans les limites étroites d’un statut.

Bien que Paris soit le centre politique, économique et culturel de la France, Paris vit

encore administrativement selon les règles édictées par une Assemblée nationale dont le

souci était de « rétablir l’ordre », « l’ordre moral ».

GerLcs le statut ne devait être que provisoire. Mais Paris attend encore le régime administratif que nécessite son Importance, sa situation et sa réputation.

En particulier, il est nécessaire de changer radicalement le système électif en vigueur a Paris, qui permet au Paris de la grande Révolution d’être géré par une majorité réactionnaire, ennemie du peuple, et d’instituer la représentation proportionnelle.

Le Parti Communiste demande donc la réforme du système et la suppression du régime d'exception appliqué à Paris, qui est la seule grande ville au monde à ne pouvoir s’admi nistrer librement,

Paris, la plus grande ville industrielle de France :

Paris, la plus grande ville et le port le plus important de France, est plus peuplée que certains Etats. Elle compte 2.891.020 habitants, c’est-à-dire la quatorzième partie de la population lotale de notre pays. Ses richesses artistiques, ses musées, ses beaux monuments, ses souvenirs historiques en font un véritable centre d’attraction.

Son activité économique est dans tous les domaines d’une grande importance. Centre des grandes entreprises industrielles et financières, elle est le point vers lequel convergent

les réseaux des voies ferroviaires et fluviales.

Sou budget est au moins égal à celui de la Belgique. En 1935, il a été arrêté en recettes

et dépenses à 4.479,200.236 francs.

Les services de Paris, transports, approvisionnements, eaux, assainissement, hygiène, assistance, éclairage, enseignement, constituent une immense entreprise.

Le personnel de la ville se compose d'environ 50,000 agents. En outre, on compte 27.000 employés des transports à la S. T. G. R. P., 4^609 à la G, P. D. E., J 0.155 à la Société du Gaz, 11,395 au métro.

Avec ses immenses services publics, ses grands magasins, ses vastes usines groupant des centaines de milliers dVuvriers et Remployés, Paris est la ville où la vie économique est d'une intensité extraordinaire,.

Aujourd'hui, Paris, capitale de la France, ou siègent le Gouvernement, les Ministères, l’Etat Major, où. se trouvent F Université,, tes hautes .Ecoles, est la ville industrielle k plus importante de moire pays.

La gestion des grands services? et, en particulier, ceux du gaz et de 1 électricité, construction d'habitations, est soumise, par la majorité réactionnaire et fasciste du Conseil municipal de Paris i à des sociétés qui rançonnent la population et pillent les deniers publics. Leurs bilans, pour la plupart truqués, révèlent de monstrueux bénéfices. La Compagnie parisienne de distribution d'électricité avoue^ de 1929 à 19d3r pour cinq années, 267 millions de bénéfices.

Pendant ce temps-là, le chômage augmente, le fonctionnaire est diminué, le consommateur et 1 Usager sont lésés, les petits commerçants écrasés par les taxes et impôts.

A F Hôtel de Ville, nos élus se sont dressés avec énergie contre une telle situation. Paris le cœur, de la France, doit être libre et ne pas subir la contrainte des gouvernements qui se succèdent, I! veut prendre en mains, lui-même, la gestion de ses grands services et faire disparaître la poignée d’usiniers qui saignent la collectivité parisienne.

Paris est écrasé d'impôts ;

Les ouvriers, les employés, les fonctionnaires, les travailleurs des services publics de Paris payent un tribut important à l’Etat.

Le petit commeroe, l'artisanat s’étioient, durement touchés par la crise et enserrés dans un collier de charges fiscales, sans cesse plus lourd. Les professions libérales sont egalement atteintes d'une manière importante.

Paris supporte à lut seul 29,8 0/0 de l'ensemble des impôts directs, 23,8 0/0 de 1 ensemble des impôts indirects perçus dans le pays.

En 1934, la seule Ville de Paris a payé 895,000.000 francs au titre de l'impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux, près de 300 . 000 . 000 au titre de l'impôt sur les traitements et salaires, près de 800 millions au titre de l'impôt général sur le revenu. Et Ton pourrait citer d’autres chiffres tout autant démonstratifs.*,

La fiscalité étouffe Paris. * . qui meurt lentement.

Mais il en est ainsi parce que Lun ne demande pas aux puissances d'argent l'effort indispensable.

Les grandes banques, si nombreuses à Paris, les compagnies d'assurances qui élèvent leurs luxueuses succursales dans les rues de la capitale sont loin de payer ce qu’elles devraient payer. Et pourtant leurs richesses sont immenses. C’est ainsi que le Comptoir national d'escompte a réalisé 44. 213 .301 francs de bénéfices en 1935 (réserves s'élevant à 441 millions 698.338 francs), le Crédit Lyonnais 82.961.523 francs, avec des réserves* atteignant 800 millions. Dix-huit compagnies d'assurances, parmi lesquelles l'Urbain© et la Seine, le Soleil, l’Abeille, etc., ont encaissé, en 1929, 2 milliards 325 millions de primes et réalisé 60 millions de bénéfices.

On sait aussi avec quelle facilité les sociétés anonymes, les puissants, les riches font passer leur argent à l'étranger pour éviter l’imposition.

Et puis Paris, non seulement est écrasé par les impôts d'Etat, mais il doit subvenir également à son propre budget municipal, qui dépasse 4 milliards de francs prélevés presque uniquement sur le dos des travailleurs et des petits commerçants.

C'est aux riches de payer :

Dans leurs interventions à la tribune de l'Hôtel de Ville, André Marty, Gaston Auguet et Vital Gayman ont montré comment il était possible d’en sortir, comment il était possible de diminuer les charges fiscales des petites gens en faisant payer les compagnies d'assurances et la propriété mobilière.

Il s'agissait de six propositions immédiatement applicables, dans le cadre des lois existantes, aux gros revenus, aux grosses successions ; Taxe additionnelle aux droits successoraux, pour les successions supérieures à 250,000 francs; transformation de la taxe sur les locaux industriels et commerciaux en taxe progressive, frappant plus particulièrement le gros commerce et permettant de dégrever les petits commerçants trop accablés; taxe additionnelle à l’impôt sur les revenus supérieurs à 100.000 francs; taxe sur la valeur en capital des, propriétés bâties et non bâties; taxe sur le revenu net des propriétés bâties; taxe additionnelle à la taxe d'Etat sur les compagnies d’assurances,

La majorité réactionnaire au Conseil municipal a préféré voler des centimes additionnels qui aggraveront encore la misère des travailleurs et des petits commerçants.

Il est grand temps de réformer les finances locales et d'établir comme l'a réclamé latraction communiste à F Hôtel de Ville, un impôt simple, démocratique, facile à calculer et frappant progressivement la fortune avec une large exonération à la base,

Paris, capitale des lettres, des sciences et des arts :

Malgré les grands hommes de province qui ont honoré la France, on peut dire que les lettres françaises, les sciences et les arts français sont essentiellement les lettres, les sciences et les arts de Paris. Paris présente un ensemble, inégalé dans le monde, de grandes écoles, d instituts scientifiques, de bibliothèques* de musées.

Mais les deux cents familles, qui pillent et saccagent les richesses de notre pays, sesoucient peu de ce magnifique patrimoine de culture. Ils ont fait mener par les Gouvernements à leur discrétion une politique d'obscurantisme, de lutte contre la culture qui n'ea épargne aucun côté.

L école primaire est la plus durement atteinte. Alors qu'il est Impossible de parler d'un

enseignement sérieux dans mie classe de plus de 30 à 35 élèves, les deux tiers des petits Parisiens sont dans des classes de plus de 40 élèves. Tout est mis en œuvre pour décourager les parents ■ classes surchargées, locaux étroits, manque d’hygiène, pratiquement arrêt des constructions scolaires; le budget de 1936 réduit de plus de 10 0/0 les crédits affectés aux bibliothèques scolaires, de près de 50 0/0 les subvention* accordées aux caisses des écoles.

Le mépris de l’instruction publique doui font preuve les gouvernants se traduit par des brimades à l’égard des instituteurs contre qui luttent les ennemis de l’école laïque, ceux qui veulent faire de l’école primaire l’antichambre de la caserne. Les instituteurs de la Seine ont été les plus durement touchés par les décrets-lois, et les ménages d’instituteurs ont vu leur

budget diminué de 25 à 40 0/0.

La hache des décrets-lois atteint l'enseignement primaire supérieur, jusqu ici, par excellence, l’enseignement des classes moyennes dont les enfants ne pouvaient pour des raisons pécuniaires entreprendre les Longues et coûteuses études secondaires. Les crédits pour l'enseignement professionnel sont diminués de 250/0 en deux ans A une époque où tant de jeunes n’ont pas de métier.

Renseignement secondaire n’est pas épargné : manque de locaux, classes surchargées, réductions dues aux décrets-lois, tout est fait pour faciliter la besogne aux ennemis de la laïcité*

Parie doit rester la capitale mondiale do la culture :

Quant à VUnîversitê de Paris, une des plus anciennes universités du monde, dont les cours sont suivis par des dizaines de milliers d'étudiants, dont la réputation universelle amène à Paris près de dix mille étudiants étrangers, c'est une des hontes de notre époque que le traitement quTon lui a fait subir. Grandes écoles, Muséum, facultés, Observatoire, Collège de France sont soumis aux pires restrictions : suppressions de chaires, laboratoires fermés- Le s crédits pour la recherche scientifique sont ramenés de 10.774*000 francs en 103-1 fi 8.5Q0.0OD francs eu 1035. C'est maintenant pour les jeunes savants français une chose de plus en plus difficile de publier leurs travaux, souvent si remarquables, faute de crédits, d’obtenir une situation qui, les libérant de Pin quiétude du lendemain, leur permettra de se livrer entièrement à leurs recherches- Les jeunes médecins ne peu vent s'installer, alors que tant de maladies, faute d’être reconnues à temps, évoluent gravement à Paris. Les jeunes ingénieurs ne peuvent trouver de place dans les usines qui ferment; 80 0/0 de jeunes architectes chôment, qui pourraient utilement mettre leurs connaissances au service de 1 aménagement. de notre grande capitale où il y a tant à faire.

11 est grand temps de mettre fin à la situation tragique des sciences, des lettres et des arts à Paris. L'Etat doit maintenir à Paris sa réputation de capitale mondiale de la euftune*

En faisant payer les puissances financières qui doivent leur richesse aux recherches et aux inventions de nombreux savants français, il sera possible de mettre fin à cette politique de dévalorisation intellectuelle de Paris et de favoriser les progrès de la science mise au service du peuple,

La santé de Paris :

Les statistiques concernant la mortalité générale, la mortalité par suite des maladies à caractère social, telles que ta tuberculose, etc., ont posé devant l’opinion et les pouvoirs publics un gros problème ■ la défense de la saute publique.

Après le dur et souvent insalubre travail de résine, de l'atelier, du bureau, du magasin, le Parisien rentre dans son logement sans air, sans soleil, où les miasmes morbides se perpétuent et se propagent. Dans nombre de rues des 3e, 4\ ,5e, 10e, 11e, 12e, 13% 14% 15% 18e et 20° arrondissements, des oen laines de maisons sont littéralement € entassées », séparées seulement par des petites courettes sales et tristes..

Paris manque d'air, Paris manque d’espace libre, de jardins publics. (N 'est-ce pas odieux

de voir des quartiers comme celui de Plaisance — 80.000 habitants — n'ayant pas encore de squares?)1

Sur 1.253 décès en moyenne tous les dix jours, 2Ô5 le sont de suites de maladies inflammatoires de l'appareil respira toi re, 160 proviennent de ta tuberculose et II 2 sont causés par le cancer,

Paris n’a pas, ou si peu, de crèches, de jardins d'enfants. Ses écoles sont, pour la plupart, de vieilles bâtisses.

Nombreuses encore sont celles qui ne sont pas pourvues du chauffage central. Parts manque, pour ses enfants et ses jeunes gens, de terrains de jeux, de sport, de piscines, de stades.

C'est ainsi que Paris ne possède que six piscines municipales (Ledru-Rollin, Rutte-aux- Gailles, Blomet, Amiraux, Hébert et Bouvet), que deux stades municipaux seulement (Vélodrome municipal et Stade Pershing).

Gomment s'étonner, dans ces conditions, que ta jeunesse parisienne ne soit pas vigoureuse et aussi forte qu'elle devrait l'être?

Pour défendre la santé de Paris :

Le service de dépistage des maladies existe à l'état embryonnaire.

Le nombre des hôpitaux est insuffisant, les rapporte officiels avouent eux-mêmes te nécessité d'installer parfois jusqu'à 1.500 lits supplémentaires — tes brancards ■— dans tes hôpitaux cependant déjà surchargés,

L organisation de la chirurgie d'urgence est quasi inexistante comme L'a démontré avec force Léon Mauvais, au nom de notre parti, à la tribune du Conseil municipal.

Paris manque de sauatoria et de préventoria et souventes fois des matedjes deviennent tuberculeux du fait qu Us n’ont pu être envoyés assez tôt dans les préventoria ek a sana ».

Un projet de loi de M Justin Godart prévoyait, dans tous ses détails, P organisation de te défense de la santé publique depuis la protection des enfants du premier âge jusqu'à la lutte organisée contre tes fléaux sociaux, tels que la tuberculose* cancer, syphilis, etc,r par le dépistage méthodiquement organisé dans chaque commune à partir de l'école. Ge projet de loi déposé, étudié, rapporté, dort dans les cartons du Parlement depuis quatre ans. On prétexte, pour en ajourner le vote, le manque de crédits, alors qu'on dépense des centaines de millions pour tes œuvres de mort.

il faut le faire aboutir. Notre parti et ses élus ne ménageront pas leurs efforts pour la sauvegarde des millions d'habitants de Paris.

Nous connaissons et saluons 1e dévouement sans limite dont fait preuve le corps médical parisien et le personnel des hôpitaux de Paris. Il mériterait non se ni émeut des conditions de rémunération bien meilleures, mais aussi et surtout le matériel moderne et suffisant indispensable. Enfin, notre parLi estime, surtout, dans la période présente, qu’il convient d'être moins exigeant envers les travailleurs hospitalisés qui sont trop souvent l'objet de tracasseries.

Peuple de Paris !

Voilà ce que tes ennemis, tes descendants des émigrés de Goblentz et des Versaillâis, alliés au roi de Prusse contre la France, ont fait de ta Capitale.

Paris, le cœur, le cerveau de noire beau pays de France, Paris, la Ville-Lumière, que tu chéris comme ton bien, est devenu la proie des topazes, des requins de la finance internationale, du haut négoce et de la grande industrie.

Ces gens qui soudoient les ligues de guerre civile pour tenter de te ravir ta liberté, ont mis au pillage ta Capitale, ils y ont semé la misère, ils la conduisent à la ruine. Toi, dont l'histoire est si belle !

Toi, qui as tant fait pour la civilisation et le bonheur des hommes !

Nous t appelons à sauver ton bien. Ion Paris que tu aimes. Oui! Unis4oiI Viens à nous!

Pour sauver Paris et l'arracher aux mains des 200 familles!

Unis-toi pour rénover ta Capitale!

Ur.is-toi pour lui redonner vie, pour qu’elle connaisse à nouveau le bien-être et la pros-

^^Unis-toi pour qu’elle retrouve son éclat d’autrefois, et que son immortelle splendeur rejaillisse sur tout Tu ni vers.

C’est toi, Peuple de Paris, qui feras de ta Capitale le flambeau de 1 Humanité nouvelle, celle à laquelle Lu aspires, celle où l’homme à l'abri des soucis du lendemain, certain de sa liberté et de la paix pourra vivre dans le bonheur, l'amour et la joie.

Le 26 avril, tu voteras pour un Paris fort, libre et heureux.

Tu voLeras communiste!

Les Députés communistes de Paris s'uniront à leurs camarades Conseillers municipaux que tu as élus en mai 1935 el, en contact direct ci permanent avec loi, ils mèneront l'action, que seuls ils sont capables de mener à bien, pour ranimer l’activité économique de la Capitale, et lutter effectivement contre le chômage, pour en faire le plus grand centre de tourisme du monde, que permettent ses beautés et ses richesses uniques et toute sa gloire passée. Ils porteront un intérêt particulier à P Exposition de 1937, pour que sa préparation comme sa durée soient utilisées pour le développement du commerce, du travail parisien et du tourisme.

Ils s’attaqueront aux puissances financières, aux potentats du commerce et de 1 industrie, aux compagnies concessionnaires, qui écrasent Paris et le ruinent*

Ils pratiqueront une politique sociale, d’assistance, d'hygiène, de salubrité conforme à tes besoins»

Ils s’attacheront au développement physique de la jeunesse, à la protection de 1 enfance, et la défense efficace de la famille contre la maladie.

Us mèneront une guerre sans merci contre les taudis et ils garantiront un emploi judicieux des deniers publics pour la construction de véritables habitations à bon marché accessibles aux travailleurs de toutes conditions sociales.

Voilà ce que les communistes veulent et feront de la grande Ville- Lumière 1

Peuple de Paris 1 Le 26 avril, tu as la parole 1

Parle haut et clair.

Et ensemble, nous ferons de notre Paris le phare étincelant qui rayonnera sur le monde ■entier et appellera les hommes à libérer l’Humanité de ses chaînes.

Nous sauverons Paris !

SKTTTV ;v,;, W* ¥î ■**

Circonscription de BELLEY.

M. Aimé QU INSON

(Groupe socialiste.)

Elu pour la iro fois le 3 mai 1936.

.(Voir le programme du parti socialiste S. F. U O., p» 3.)

Citoyens,

Mes amis se sont émus des calomnies répandues sur ma personne par les hommes de main des candidats chancelants qui, dans quelques jours, seront battus. Personne face à moi dans mes réunions, mais on fait un travail de sape qui déshonore ses auteurs et que, comme mon ami le docteur Temporal, en 1932, je dédaigne du haut de ma conscience. Je ne dirai rien de plus à ce sujet.

Ils se trompent les politicards, car le peuple en a assez : il veut des hommes propres, une politique nette et propre et les maquignons, trop nombreux au Parlement, seront chassés, car depuis quatre ans on se moque de nous»

On a appauvri Ta gri culture de plus en plus, on la couvre de papiers, on T agace avec des lois incohérentes et si elle vend ses produits au coefficient 2 ou 3 elle achète au coefficient 8 ou 9.

Les ouvriers attendent vainement du travail ou touchent des salaires de famine dont nous devrions rougir.

On a demandé des sacrifices aux petits fonctionnaires, cheminots, retraités et un colonel est passé de 37.142 francs de retraite à 49.553 francs.

On a infligé la honte à notre pays de faire encore appel aux sacrifices des anciens

combattants qui ont déjà tant donné alors que les impôts sur les bénéfices ne sont pas encore rentrés.

Les commerçants et les artisans travaillent comme des mercenaires pour vivre face à des impôts nombreux et des frais généraux qui restent les mêmes alors que la clientèle

diminue, A

Eu France, pays le plus riche et le mieux équilibré, tout le monde devrait etre

heureux en travaillant. Nous devons l’exiger des nouveaux seigneurs qui ont drainé la fortune du pays pendant et après la guerre par un Gouvernement de Front populaire qui n’aura pas Te droit d’échouer.

Ce que je pense :

De ia propreté, — Une enquête devra être faite sur l'origine de la fortune des hommes politiques.

Des députes payés lorsqu'ils travaillent.

Interdiction formelle défaire autre chose que son métier d élu.

Dissolution de toutes les ligues.

Des sacrifiées. — Je ne veux pas quTon touche aux petits et jamais aux anciens combattants. Que les profiteurs de la guerre commencent.

Des économies, — Dans les hauts fonctionnaires et dans les hauts grades de 1 armée qui encombrent h administration civile et militaire. Ils sont trop nombreux et trop payés. Aucun cumul.

Ce que je ferai î

Pour notre agriculture. — Fixation des droits sur les vins à la valeur et non au litre par une taxe de 10 0/0. Taxe unique de 3 francs par litre d’eau-de-vîe an-dessus de 20 litres à la distillation et commerce libre de ce produit. Participation de notre région pour les achats en vin, marc et bétail faits par l'intendance. Suppression de l'importation des gruyères et des bois. Réunion des cultivateurs par canton pour étude d autres problèmes (mutuelles, coopératives, etc,). Projet de grands travaux pour nos chemins communaux.

Pour nos ouvriers, — - Plan de grands travaux immédiats. Pour nos ouvriers de 1 enay f Saint-Rambert, Lagnieu, Villebois, Virieu et autres ; marché des fournitures en tissus, produits manufacturés, pierres de batiment, etc,, réservé exclusivement à Ta 1H rance dans ses colonies qui achètent 4 milliards par an à 1 Angleterre alors que la h rance entretient une armée nombreuse, coûteuse et inutile. Barrage contre toute importation japonaise où sont pratiqués des salaires d’esclaves. Réunion des ouvriers dans leur centre et collaboration permanente avec eux.

Pour nos petits commerçants, — Un seul impôt basé sur le bénéfice reel et impôts spéciaux pour succursales multiples avec interdiction d installations nouvelles. Révision de la loi de coordination du rail et de la route faite contre les petits transporteurs. Je travaillerai avec vous dans vos réunions corporatives.

Pour nos artisans. — Ouvriers eux- memes, ils doivent être considérés comme tels. Je leur adresserai un appel pour travailler ensemble.

Pour nos cheminots, petits fonctionnaires et retraités, — Une vie digne de leur emploi. Ils doivent eux aussi gagner leur vie en travaillant et qu’on cesse de les attaquer et de les calomnier. Ce sont des travailleurs comme les autres ; je les défendrai. Majs plus d'abus, plus de faveurs, plus de places aux incapables bien nés et plus de cumuls scandaleux. Souvent je me mêlerai à eux pour travailler en commun pour le bien de tous.

Pour nos familles, — L’égalité entre tous les enfants de France,

Pour tous, — La suppression du commerce et de la fabrication privée des armes et munitions* Plus de profiteurs de guerre, cause de guerre. De la guerré ? Nous n en voulons plus.

Pour tôusies travailleurs, je monterai à la tribune du Parlement, J -y monterai plein de courage et d'ardeur et personne ne m 'arrêtera en chemin.

Allez tous d'un bon courage aux urnes : nous allons vers des temps meilleurs*

Il nous suffit de îe vouloir. Faites v-otre devoir; je ferai le mien.

Aimé QUINSON,

lr* circonscription de BOURG.

H, ÀmimisE DUPONT

(Groupe de l’Altianre des républicains de gauche et des radicaux indépendants.)

Elu pour la Jre fois le 3 mai 1936,

Citoyens,

L'élection au Sénat de noire ancien député, M* Tony Révillon, ayant laissé vacant le siège législatif de la première circonscription de Bourg, un très grand nombre d'ami s. représentant les nuances les plus diverses de l'opinion et du parti républicain m'ont sollicité de la façon la plus pressante de poser ma candidature.

Né en 18S0, à Viriat, j'ai reçu les leçons d'un instituteur public qui m'a inculqué, avec sa foi républicaine et démocratique, l'amour de la Patrie, du régime et des institutions. Mobilise le 2 août 1914, j’ai été aux armées jusqu a la du des hostilités*

Installe à Bourg depuis 1995, j'ai dirigé une exploitation commerciale qui touche toutes les branches de l’activité économique et m’a mis en contact étroit avec un très grand nombre de nos concitoyens de la ville de Bourg et de l'arrondissement*

Appelé il y a douze ans au sein du conseil municipal, j'ai été désigné en 1959 comme adjoint au maire par mes collègues qui* à l'unanimité en 1935, m'ont désigné pour occuper la première magistrature de notre cité de Bourg*

J ai eu également I honneur de bénéficier de la sympathie de mes collègues, les maires de 1 Ain, qui, à l'automne dernier, m'ont élu président de l’Association des maires du département*

Je me présente à vos suffrages sous l’étiquette parfaitement claire de républicain radical*

C est dire, que, fidèle à l'esprit des fondateurs de la République, les Waldeck- Rousseau, les Jules ferry, les Paul Rert, les Edgard Quinet, j'entends faire prévaloir, au sein de notre démocratie, les idées de justice sociale, d'égalité, de libéralisme et d’esprit national dont ils furent les grands animateurs et les hardis défenseurs.

Républicain laïque, je me déclare partisan convaincu de l’école publique,, respectueuse de 1 opinion des parents et de la liberté de conscience, mais fermement attachée à la neutralité de 1 Etat en matière confessionnelle*

Républicain social, j’estime que rien ne saurait être épargné pour permettre aux classes laborieuses d’obtenir un niveau de vie plus large et mieux adapté aux difficiles conditions de la vie actuelle.

Républicain réformiste, je ferai en sorte que, sans pression extérieure, quelle qu'elle soit, les institutions démocratiques soient amendées, et améliorées dans leur fonctionnement.

Républicain national, et héritier de la grande tradition jacobine, je ne cesserai d’être aux cotés de ceux qui portent haut et droit le drapeau aux trois couleurs et sous lequel t. 300.000 des nôtres combattirent de 1914 à 1918 et glorieusement moururent.

Indépendant, enfin, parce que je n’ai accepté d’aucun parti une investiture quelconque, parce que j’ai l'intention formelle de n’adhérer à aucun groupe politique susceptible d’aliéner la liberté de mes votes ou de me contraindre, par discipline, à agir contre la volonté ou les intérêts des électeurs, qui seuls constituent la souveraineté nationale.

En vain, mes adversaires, qu’ils soient radical-socialiste comme ML Bonnet, ou S. F, I. O. comme M* Châtaignier, ou communiste comme M, Laudet, s’entendent-ils pour faire de moi un républicain réactionnaire et de droite, mon programme est de gauche et les socialistes eux-mêmes, à Druillat et à Pont-d’Ain, ont été forcés de le reconnaître.

Les électeurs de bonne foi, sur ce premier point, me jugeront ! Il sauront aussi apprécier, comme il convient, la candidature qui, dans celte première circonscription de Bourg, oppose à la loyauté de ma personne et à mon programme, le maximum d'équivoque,

Le député devant être au lendemain de l'élection l’homme de tous, je ne serai jamais l’homme d’un parti, ni l’homme d’une politique. Mais au-dessus des partis et par delà la politique, je me ferai* au lendemain des élections, un devoir de défendre les intérêts de tous mes électeurs de la circonscription, à quelque nuance de l'opinion qu’ils appartiennent : agriculteurs des communes rurales, commerçants de Bourg et de la circonscription* fonctionnaires de l'Etat, du département et des communes, ouvriers, artisans ou représentants des professions libérales.

À la lutte des classes, qui est an programme des socialistes et des communistes, à la politique des blocs, j’oppose celle, infiniment plus démocratique et plus sage : la politique de la collaboration dans la défense commune de tous les intérêts de tous les républicains sincères.

L’heure n’est plus de faire de la politique et de se livrer à des jeux dont le pays qui souffre sent l’inanité et la malfaisance.

Trop longtemps, les questions économiques ont été reléguées à T arrière-plan . . . nous n’avons plus de temps à perdre en bavardages, ou en combinaisons politiciennes* l'électeur est tas des manoeuvres savantes de couloirs et de groupes qui aboutissent à la chute régulière des Ministères.

Il veut le redressement de la situation financière, l'amélioration de la vie et de l’activité économique, le maintien de la paix intérieure et extérieure avant tout 1

Des nouveaux élus qu’il enverra au Parlement, il exige qu’ils soient ou sc comportent en administrateurs, et que, ménagers des intérêts publics dont ils ont la charge, ses représentants s'acquittent loyalement du mandai pour lequel ils auront été envoyés siéger à Paris.

Agriculteurs I

A vous qui formez un total important du corps électoral dans la lrw circonscription de Bourg et dont tant d’entre vous sont mes amis, je puis vous donner l'assurance que vous ne compterez pas en vain sur moi*

Nul ne connaît davantage vos besoins et vos intérêts... Fils de cette terre bressane je n’épargnerai rien pour que soit soutenue, mieux qu’elle ne le fut au cours de la dernière législature, la production agricole.

Aux revendications essentielles des terriens, à savoir : la revalorisation des prix des produits et denrées agricoles, la liberté du marché du blé, la liberté de mouture pour 1’ usage personnel, la défense douanière des produits du sol français par une sage et prudente politique de contingentement, l’organisation de la profession et de la corporation agricole, l’instruction professionnelle, je donnerai toute mon attention, mon appui et mes votes.

\ otre interet exige qu on mette fin à la politique des tracasseries administrative a, des restrictions apportées ,à votre liberté et des taxes multiples sous lesquelles vous succombez.

Vous réclamez à bon droit un aménagement des prix excessifs des engrais, un abaissement sensible sur le prix des transports des denrées agricoles et sur les tarifs de l’électricité que rendra possible un contrôle sévère de l’Etat sur les puissants trusts et sur les consortiums agricoles.

Sur tous ces divers points et chaque fois que votre intérêt sera en jeu, vous pouvez compter sur moi pour défendre votre cause devant le Parlement et empêcher que vous ne soyez, comme vous ne Favez été trop souvent, sacrifiés. (

Commerçants I

\os intérêts sont solidaires étroitement de ceux du monde agricole et ouvrier ; toutes les améliorations qui pourraient être apportées dans ce double domaine profiteraient nécessairement à votre corporation. Je n ignore pas les charges excessives sous lesquelles le petit et moyen commerce succombent.

Je vous promets mon concours pour que dans toute la mesure du possible, les détaxes auxquelles vous aspirez, soient réalisées au cours de la prochaine législature, et qu’ainsi soit ranimée 1 activité commerciale indispensable au renouveau économique.

Ouvriers !

A ou s avez droit au travail, ainsi qu’au salaire vital et familial qui vous permette de vivre et de faire vivre votre femme et vos enfants.

Je mettrai tout en œuvre pour obtenir la réduction du chômage et pour assurer à la fois, par le .moyen des grands travaux publics et par une aide efficace apportée aux sanstravail, votre existence et celle des vôtres.

Dans le même esprit, je défendrai la cause artisanale et la législation de l'apprentissage. * *

Patron moi-même, ayant toujours libéralement traité mes employés et ouvriers, je m inspirerai au Parlement et dans la vie publique de la conduite que, pour mes affaires personnelles, j’ai toujours tenue à Bourg, de façon à donner aux travailleurs le salaire digne de leurs efforts et adapté aux conditions de vie actuelle.

Fonctionnaires !

J’ai dit au cours de ma campagne électorale ma position à l’égard des décrets-lois qui ont durement touché les plus petits d’entre-voos. . . Je demanderai leur abrogation.

Les fonctionnaires, comme les autres Français, ont droit à la justice et à un traitementéquitable.

Je suis prêt ù défendre votre cause et vos intérêts matériels, à la condition toutefois, que vous restiez dans votre rôle et assuriez avec discipline et impartialité les intérêts de la collectivité et de l’Etat auxquels vous êtes préposés.

fi

Anciens combattants et victimes de la guerre !

J’ai été Pu n des vôtres ! Vous comprendrez la particulière attention que je donnerai à vos revendications. Adversaire des decrets-lois, qui ont touche au statut matériel qui vous avait été consenti, j’en demanderai le rétablissement.

Chaque fois que vos intérêts matériels et moraux seront en cause, vous pourrez être assurés de mon appui intégral.

Chefs de familles nombreuses [

Je connais les charges qui pèsent sur vos foyers. Je défendrai en conséquence chaleureusement toutes les mesures sociales qui amélioreront le statut de la famille française, allégeront ses charges et adouciront vos conditions d'existence,

A toute proposition de loi comportant des avantages pour la famille, je donnerai mon adhésion.

Je demanderai spécialement à la prochaine Chambre, en ce qui concerne les allocations pour charges de famille, une adaptation du taux de celle-ci avec celles dont bénéficient les fonctionnaires chargés de famille.

Electeurs l

Il faut une réforme de l’Etat, trop longtemps différée ; une modification s'impose au régime électoral actuel, une diminution du nombre des députés est souhaitable, mais en attendant, je me déclare favorable à un changement radical des méthodes de travail parlementaire, et spécialement a l'obligation pour les élus, d'assister aux séances du Parlement et de voter personnellement et librement, au lieu d’être soumis à la discipline du vote par groupes.

Aux heures graves que nous vivons, le pays a besoin de gens raisonnables, bien décidés à faire, avant leurs affaires personnelles ou celles de leurs partis, les affaires du pays.

Il faut défendre la paix extérieure menacée par l1 Allemagne hitlérienne.

Il faut assurer la stabilité du franc, victime de la spéculation internationale et de nos dissensions intérieures, l'équilibre du budget, par le réajustement rigoureux des dépenses aux recettes, la remise en marche de P économie nationale détraquée.

Il faut assurer dans la légalité le jeu régulier des institutions républicaines et constitutionnelles.

Ce n’est point en faisant le lit des extrémistes révolutionnaires S. F. I. 0, ou communistes qui préparent la révolution, qu’on y parviendra.

Ce n'est point davantage en confiant notre sort à des représentants du Parti radical valoisien qui, deux fois en dix ans, en 1926 et en 1934, conduisirent le pays au bord de "abîme et n'échappèrent à leurs lourdes responsabilités qu’en se jetant dans les bras de l’Union nationale.

Aux ouvriers de la division politique, qui parlent de Rassemblement populaire sous les couleurs conjuguées du drapeau tricolore et du drapeau rouge, j’oppose la concentration sous les plis du drapeau national — celui de Valmy, de la Marne et de Verdun — de tous les bous Français appartenant à toutes les nuances des Partis républicains décidés à travailler dans un accord mutuel à la défense de tous les intérêts de la contrée, du département, et du pays.

Ainsi, mais ainsi seulement, sera réalisé le triple objectif du pays :

Du pain, du travail et la liberté.

C'est sur cette union, sur ce programme, sur mon nom qu'on se battra î Je connais depuis trop longtemps les électeurs de la première circonscription : mes concitoyens de Bourg et ceux des campagnes, pour ne pas attendre avec sérénité leur verdict électoral 3

Vive la première circonscription de Bourg !

Vive la France î Vive la République \

Alphonse DUPONT Maire de Bourg.

Président de l'Association des Maires de VAin,

Candidat républicain -radical indépendant*

2e Circonscription de BOURG*

M. Prosper BLANC

(Groupe de VÀlliance des Républicains de gauebe et des Radicaux indépendants.)

Elu pour la J1* fois le 29 avril 1928, - — - Réélu les 8 mai 1932 et 3 mai 1936.

Mes chers Concitoyens,

De 1928 à 1936, j'ai eu l’honneur de vous représenter au Parlement. Je crois avoir rempli convenablement mon mandat. Les marques nombreuses de sympathie que je reçois, et qui me sont très précieuses, m’en sont un sûr garant.

Aussi je fais appel à nouveau vos libres suffrages.

Vous me connaissez r Républicain de coeur et de raison, je suis franchement pour le parti de l'ordre et pour la réforme de l’Etat. J'estime que nous devons avoir un gouvernement fort, protégé contre les passions démagogiques et contrôlé par les assemblées représentant la souveraineté populaire.

Vous le savez : le travail parlementaire de la législature qui prend fin n’a pas donné de bons résultats. Avec des crises aigues, un peu dans tous les domaines, [il y a eu notamment trop de changements ministériels. On a fait une trop large place aux questions politiques pour reléguer à l'arrière-plan les questions économiques qui devraient occuper le premier rang dans les préoccupations du législateur. *

En [ce moment, devant la menace allemande, il faut une confiance collective, une union solide dans une meme solidarité de tous les citoyens libres qui veulent rester libres.

Au contact de cette crise redoutable, nous voulons la paix. Il nous faut la paix dans la sécurité et dans la dignité.

Il nous faut un gouvernement d'autorité et de stabilité, un pouvoir judiciaire indépendant qui rende une justice impartiale et égale pour tous, ainsi qu’une administration disciplinée, apte à bien servir P Etat et les intérêts du public.

Dans le domaine financier, je voudrais voir l’équilibre réel du budget, la réforme de notre fiscalité, la diminution des impôts, la limitation des appels à I épargné de LEtat, par la réduction de son « train de maison » et la suppression de î 'Initiative parlementaire en matière de dépenses*

Je suis pour l'aide et l'encouragement aux familles nombreuses* pour le maintien des droits primordiaux de la famille sur l'éducation de l'enfant, par le respect de la liberté de conscience, de la liberté d’enseignement et de la stricte neutralité scolaire*

Pour permettre aux jeunes générations d’avoir confiance dans l'avenir, je demande la prolongation de la scolarité, l'orientation professionnelle et la suppression des cumuls*

Il y a lieu de tenir compte des revendications justifiées des industriels et des commerçants qui réclament l’allègement des charges fiscales, l’égalité dans la concurrence par la suppression des privilèges fiscaux, ainsi qu’une production douanière plus équitable*

Les lois votées en Faveur des artisans, notamment en ce qui concerne le crédit artisana 1 et l’organisation de l’apprentissage, doivent être strictement appliquées,

À propos des fonctionnaires et employés des diverses administration s , l’aménagement des décrets-lois est nécessaire, indispensable même. Ces décrets-lois doivent être rendus beaucoup plus équitables Tl convient de consulter les travailleurs des services publics pour établir un statut des fonctionnaires définissant bien leurs droits et leurs devoirs, dans l’intérêt de la collectivité*

Sur le plan de reconnaissance nationale, il faut respecter les engagements pris en faveur des victimes de la guerre : titulaires et exclus de la carte du combattant. S’il y a lieu de reviser des pensions abusives, il faut se garder de tout arbitraire.

L’agriculture, traitée en parente pauvre, est la grande délaissée du moment. Il est fort souhaitable que, dans la prochaine législature, le Parlement et Je Gouvernement s’orientent vers une politique nettement agricole.

La désertion des campagnes prend des proportions inquiétantes. II faut chercher à 1 atténuer, en restaurant le pouvoir d’achat des populations rurales par la revalorisation des produits du sol, qui devraient être libérés des contraintes vexatoires dTune législature par trop étatiste*

Des mesures doivent être prises pour réduire l’écart excessif entre les prix à la production et les prix à la consommation.

Au cours de mes huit années de mandat parlementaire, bien souvent, j’ai insisté, à la tribune, au sein des Commissions et des groupes, en faveur d’une agriculture prospère, comme j*ai insisté en vue de l’amelioration du sort du travailleur des champs.

Voulez- vous me permettre, mes chers concitoyens, de vous dire que, dans notre région bressane, nous pouvons, certes, regretter que les parlementaires, connaissant les revendications du monde rural, et s’intéressant tout particulièrement à la cause agricole, ne soient pas suffisamment nombreux à la Chambre des députés* et soient parfois, souvent même , brimés par d’autres représentants plus nombreux et plus audacieux?

À diverses reprises, j'ai insisté — — et j'insisterai encore — pour un retour immédiat du commerce du blé et pour la suppression de ces formalités abusives, de ces tracasseries pape rassi ères, auxquelles sont astreints les cultivateurs qui ont à semer, récolter, moudre du blé et cuire du pain, formalités qui soulèvent un mécontentement, fort bien justifié, dans le monde rural.

Agriculteurs, commerçants, industriels, artisans et ouvriers, travailleurs manuels eL intellectuels de nos villes et de nos villages, mon passé vous répond de mon avenir.

Je vous demande de me laire confiance le 26 avril prochain, d’approuver la manière avec laquelle j'ai oru devoir m’accpitter du mandat que vous m’avez confié*

Je serai fier de représenter à nouveau au Parlement cette 20 circonscription, où j’ai passé toute une existence déjà longue.1

Mes chers concitoyens3 j ai confiance en vous* comme voua pouvez avoir confiance en

moi.

Si, pour la troisième fois, je suis votre élu, tous mes efforts tendront a justifier votre estime.

Vive la République!

Vive la Bresse I

Vive la 2e circonscription de Bourg ï

Phosper BLANC

Cultivateur*

Conseille* générai et maire de Saiat-MaïUa-lû Chàtel , Président du groupe des dépu té s- cultivateurs.

Député sortant*

Circonscription de NANTUA-GEX.

M. René N1COD (Groupe communiste.)

Elu pour la première fois le 16 novembre 1919. — Réélu le 3 mai 1936,

(Voir le programme du parti communiste S. F. I* G** p* 16).

Citoyens,

La période tragique que nous traversons actuellement, grosse d’événements dont la gravité ne saurait échapper à aucun citoyen averti :

Menace fasciste à l'intérieur,

Menaça de guerre à l'extérieur,

fait^des élections législatives prochaines une consultation populaire d’une exceptionnelîe importance.

g^|Toutes les prévisions de notre Parti communiste se trouvent confirmées par les faits. L'évolution du capitalisme, précipitée par la décomposition interne de l'Etat bourgeois, ne laisse plus aux oligarchies dirigeantes que cette alternative : ou chercher une division dans une guerre extérieure, ou tenter de maintenir leur domination sur îe pays par l'institution d'une dictature fasciste à la Hitler ou à la Mussolini*

Peut-être sommes-nous même menacés de ces deux fléaux à la fois :

La solution des maux dont souffrent les classes laborieuses n1 apparaît que dans la irans formation de la société capitaliste en une société socialiste comme celle qui existe en L, R. S, S*, seul pays au monde où il n’y a ni crise économique* ni chômage, ni privilèges de classe, ni impérialisme menaçant la paix du monde.

Ce but ne pourra être obtenu chez nous que le jour où la classe des travailleurs aura porté au pouvoir un

Gouvernement ouvrier et paysan :

Dès demain, il se peut qu'une lame de fond balaie le vieux personnel politique et installe à la Chambre une majorité décidée à entreprendre la grande œuvre de transformation sociale. Il faudra aux nouveaux élus plus que de la bonne volonté, il leur faudra un véritable courage pour réduire les forteresses de la haute banque, épurer l'administration, l’armée, la magistrature, la police, de tous les éléments fascistes, et entreprendre hardiment les réformes de structure qui s'imposent.

C’est pourquoi, dans notre circonscription de Gex-Nanlua, notre Parti communiste a choisi comme candidat un militant éprouvé en qui les ouvriers et les payans peuvent avoir confiance , noire camarade René Nicod, ancien député de l'Ain, maire et conseiller général d’Oyonnax,

Son passé de lutte ; ses interventions diverses tant à la tribune de la Chambre, de 1919 à 1924, qu'à celle du conseil général depuis 1928; son attachement indéfectible aux idées de progrès social, nous sont un sûr garant de son attitude future dans les combats sévères qui se préparent.

Notre programme de revendications immédiates :

En attendant la réalisation complète de son idéal, notre Parti communiste est décidé à obtenir tout de suite les mesures suivantes :

1 . — Libération immédiate de tous les militants antifascistes emprisonnés ;

2. — Dissolution et désarmement des ligues factieuses et mise hors d’état de nuire de leurs chefs ;

3. — Extension des droits civiques et politiques aux femmes, soldats, marins, jeunes travailleurs a partir de 18 ans;

4. — Vote d’une réforme électorale instituant la représentation proportionnelle inLégrale ;

5. — Nationalisation de la Banque de France et de tous les établissements de crédit;

6* — Institution d'uti fonds national de chômage et mise en chantier de grands travaux

destinés k résorber le chômage ;

7* — Lutte contre la crise economique : semaine de quarante heures sans diminution de salaires ;

8. — Socialisation de la grosse industrie, des industries-clés, des grands trusts économiques ;

9. — Suppression de l'impôt sur les salaires, de la taxe sur le chiffre d'affaires et institution d’un impôt sur la fortune de façon à faire payer les riches-. Conscription des grosses fortunes ;

10. ~ Amélioration de la situation matériel des soldats. | Réduction du temps de service au strict minimum ;

11. — Poursuite d'une politique de rapprochement des peuples. Réalisation du désarmement général et simultané ;

12. — Transformation de la loi sur les assurances sociales et extension de celle-ci k tous les risques pouvant atteindre les travailleurs ;

13. — Diffusion de l'instruction publique* Réalisation de l'école unique* Gratuité de renseignement à tous les degrés ;

14* — Suppression des décrets-lois frappant les petites gens ;

15. — Défense des droits imprescriptibles des mutilés de guerre et anciens combattants ;

16* - — Défense des petits fonctionnaires de l'Etat, du département et de la commune ;

17. — Révision des lois sur les loyers. Défense des locataires et payement d’indemnités aux petits propriétaires victimes de la crise ;

18, — Lutte contre le taudis, la tuberculose, le cancer, les maladies vénériennes ;

19* — Défense de la jeunesse sacrifiée par la crise économique ;

20, - Défense des œuvres de laïcité contre les entreprises confessionnelles ;

21 , *— Coordination des transports routiers, ferroviaires et maritimes ;

22, Etablissement d’un régime normal définitif de nature à sauvegarder les intérêts

des populations ioniennes.

Pour l'agriculture :

Le Parti communiste, qui est autant le Parti des paysans que celui des ouvriers, formule également une foule de revendications en faveur du monde rural : salariés agricoles, fermiers, métayers, petits et moyens propriétaires agricoles, entre autres :

I Extension à tous les salariés agricoles des garanties déjà obtenues ou demandées

par les ouvriers des villes ;

2, — Suppression de l'impôt foncier sur la terre cultivée par celui qui la possède. Aménagement de l'impôt sur les bénéfices agricoles en vue de dégrever les petits propriétaires et charger les gros propriétaires fonciers ;

3 — Revalorisation des produits agricoles et fixation du cours des récoltes par des

commissions composées de représentants des organisations ouvrières et paysannes. Extension du crédit agricole et des mutualités ;

4^ — Nationalisation de l'industrie et du commerce des engrais, Diminution des tarifs de transport pour les engrais, les machines, le bétail et les produits de l'agriculture ;

5 Liberté de la chasse et de la pêche. Application de mesures de préservation des

récoltes et de conservation du poisson et du gibier. Interdiction de transformer en terrains de chasse les terres cultivables. Reboisement de nos forêts. Electrification des campagnes ;

6, — Expropriation par l'Etat et mise à la disposition des paysans pauvres des terres cultivables en friche. Remembrement de la petite propriété. Réfection de notre réseau routier et de nos chemins forestiers ;

7t. Organisation coopérative des peLits proprietaires, fermiers et métayers, pour la production, la vente des produits, fâchât des semences, machines et engrais ; l'assurance contre la grêle, l'incendie et la mortalité du bétail. Assurance sociale et assistance médicale ;

8. — Suspension des saisies et aménagement des charges diverses qui accablent le cultivateur pauvre (impôts, hypothèques, dettes agricoles, fermages, etc.)»

Travailleurs de la ville et des champs :

La bourgeoisie, qui est au pouvoir depuis plus d'un siècle, a montré avec éclat qu'elle était incapable de parfaire l’œuvre de la Révolution de 1789. Avec le capitalisme, fauteur d’exploitation et de guerre, une nouvelle classe est née : le prolétariat. Son tour est venu de prendre la succession de la classe bourgeoise défaillante. Cette volonté d’émancipation, vous la manifesterez avec énergie dimanche prochain en votant en masse pour le candidat que vous présente le Parti communiste, le citoyen René Nicod,

Vive la république des travailleurs et des paysans !

René NICOD.

Circonscription do TRÉVOUX.

M. Antoine GALLET

(Groupe de la Gauche démocratique et radicale indépendante.) Elu pour îa lrt fois ië 3 mai 1936»

Mes chers Concitoyens.,

La prochaine Chambre aura la lourde lâche d'assurer la paix à 1 extérieur et à l'intérieur, et de rétablir la situation financière»

Cette année encore, les électeurs seront submergés de projets fantaisistes, de promesses irréalisables dictées par l'esprit de surenchère et de démagogie

Certains candidats solliciteront vos suffrages, sous des étiquettes de circonstances, faisant sa part au communisme et frisant V anarchie»

Quant à moi, je viens devant vous avec modestie et indépendance. Je me propose à vos suffrages avec un programme agricole et commercial basé sur des réalités comprenant des améliorations possibles excluant toute politique brutale et doctrinaire.

Fils de cultivateur, et commerçant depuis plusieurs années, j'ai derrière moi un passé de travail opiniâtre et continu.

Elu pour la première fois conseiller général en 1928, je me suis constamment dévoué aux intérêts de mes électeurs. Mes multiples interventions au Conseil général en font foi- Je me suis efforcé aussi, dans toute la mesure de mon activité, de rendre service à tous ceux qui se sont adressés à moi»

Les électeurs du canton de Trévoux m'ayant vu à l'œuvre m'ont renouvelé leur confiance en 1934, en nT élisant au premier tour à une imposante majorité.

Eli fin, lors des élections législatives de 1932, les électeurs de l'arrondissement m'accordaient plus de 8.000 s uffrages, et je suis bien sûr qu'ils ne m'ont retiré depuis lors ni leur confiance, ni leur sympathie.

Agriculteurs 1

Fils d’agriculteurs, j'ai cultivé moi-même mon lopin de terre. Je connais toutes les misères dans lesquelles vous vous débattez. Malgré votre travail pénible et continu, vous ne pouvez plus obtenir une légitime rémunération de votre labeur.

Des mesures rigoureuses et immédiates s'imposent ; revaloriser le prix de vos produits ; contingenter rigoureusement l'importation des produits étrangers ; diminuer les frais de transport par chemin de fer ; faire respecter la liberté des marchés et supprimer toutes les taxes applicables aux produits de la ferme.

Connaissant tous vos besoins, je défendrai vos intérêts mieux qu'ils ne font été jusqu'à maintenant.

Commerçants, industriels et artisans I

Chaque année de nouvelles embûches vous sont tendues, de nouveaux impôts vous sont infligés,

La période actuelle est des plus critiques, et chaque jour nous voyons de trop nombreuses faillites, de nouvelles ruines. Les grands magasins, à prix uniques ou à succursales

multiples, deviennent redoutables pour voua, ils veulent vous supprimer et vous anéantir en venant s’installer jusque dans vos petites communes-

Comptez sur moi, je proposerai les mesures énergiques qui s'imposent pour protéger votre commerce ou votre industrie, et, d'autre part, je m'efforcerai de faire aménager et réduire les impôts qui vous grèvent.

L'heure est grave, aussi pour résoudre efficacement la crise actuelle, il faut l’entente cordiale de l'agriculture et du commerce ; vous êtes le nombre et la force, vous représenterez l'élément le "plus sain de la Nation ; la victoire est à vous si vous savez vous unir.

Au point de vue financier ;

Je suis et serai absolument hostile à la création de tous impôts nouveaux quels qu'ils soient.

Je suis partisan de l’union des vrais partis républicains en vue d’assurer la stabilité gouvernementale, l’équilibre des finances publiques* Ce sont là lesjieux mesures les plus urgentes. Sans elles, impossible d’assurer la vie normale de la Nation ; impossible d’atténuer la crise actuelle.

Je demande : des économies rigoureuses dans l'Administration, par la suppression des dépenses inutiles et des cumuls abusifs.

Je suis hostile à toute dévaluation de la monnaie, qui eut rainerait la ruine des petits épargnants.

Au point de vue social :

Je suis l’adversaire résolu de la démagogie révolutionnaire et de la lutte des classes ; je veux lutter méthodiquement pour V amélioration materielle et morale de ceux qui peinent et qui travaillent ; et pour assurer, d’autre part, des salaires raisonnables *aux ouvriers, c’est là une condition essentielle de la reprise des affaires et du développement du commerce.

Je réprouve ^organisation du front populaire qui, s’il triomphait, ne pourrait que consacrer la ruine définitive de l’agriculture, du commerce et de l’industrie.

Mon programme comprend notamment la simplification des assurances sociales, avec le concours de la mutualité et une aide efficace aux familles nombreuses.

En politique extérieure ;

Je suis un partisan résolu de la Société des Nations, mais avec une autorité effective et une organisation positive, qui assure et qui impose la solution pacifique des conflits internationaux ,. mettant fin aux horreurs de la guerre dont la menace est toujours suspendue sur nos têtes.

Avec une Société des Nations raffermie, assurant la sécurité de toutes les nations, on pourra aborder enfin le problème du désarmement général, et réduire peu à peu et progressivement, au profit des œuvres sociales, les lourdes dépenses qu’exige actuellement la sécurité du pays*

En politique intérieure ;

Désirant sincèrement la paix intérieure, je veux que chacun aille maximum de liberté, dans le respect de nos institutions républicaines.

Je reste favorable au développement de l’instruction dans 110s milieux populaires, et dans le domaine de l’enseignement je demande que l'enseignement public soit donné suivant 1 esprit de ses fondateurs, dans le respect sacré des consciences et des croyances*

Mes chers concitoyens,

La politique d’union seule peut produire d'heureux effets pour la France en y raffermissant la confiance en un proche avenir meilleur. Sans cette confiance, létal actuel des choses ne (cra que s’aggraver encore : misère et chômage continueront à sévir parmi nous.

Soyez certain que j’aurai à cœur de remplir le mandat que vous m’aurez confié, et que rien ne saura m'en détourner.

Je prends l’engagement d’honneur de vous consacrer tout mon temps, et mettre à profit les connaissances que j’ai pu acquérir par une vie déjà longue et par plusieurs années d’activité municipale et cantonale ; je visiterai tour à tour toutes les communes de l’arrondissement pour rester en contact avec ygus tous.

Je ne faillirai jamais, ni à mon devoir, ni à mes engagements.

En faisant bloc sur mon nom, vous ferez honneur à la Démocratie dombiste.

Moi aussi je veux pour tous du pain, du travail, et la paix, mais dans l’ordre et la liberté, et non dans la lutte des classes et la révolution.

Vive la France I Vive la République démocratique et sociale !

Mxams GALLET

P rop r iéta î re et co mm erg an t,

Vice-Président du Syndicat des cultivateurs et maraîchers de Trêve u* et environs*

Membre do la Chambre de commerce*

Président des groupements commerciaux de la région de Trévoux, Conseiller général de PAin*

Ancien maire de Trévoux*

Républicain radical indépendant*

Candidat de défense agricole et commerciale*

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