‹ Recueil des textes authentiques des programmes et engagements électoraux des députés proclamés élus à la suite des élections générales de 1936 (volume 2)Chapitre 43 sur 186 · EURE · texte numérisé non relu

EURE

Circonscription des ANDELYS.

M. Albert FORGÏNàL (Groupe de l’Union âBcïalî$le et républicaine-}"

Elu pour la îie fois le 29 avril 1928. — Réélu les 8 mai 1932 et 3 mai 1936.

Mes chers concitoyens,

Votre élu depuis huit ans au Parlement et depuis onze'ans au conseil général, je sais les besoins et les aspirations de nos populations, étant arrivés à bien nous connaître et à nous estimer*

Point donc n’est besoin de longues promesses creuses comme celles qui vous sont faites par ailleurs.

Vous savez que je mets tout mon temps, toute mon activité au service des revendications justifiées de tous mes concitoyens et au service des intérêts de nos communes et vous savez aussi que telle sera encore ma conduite dans l'avenir*

Les grandes directives de mon action générale pour demain, conformes a celles approuvées par l’ensemble des partis de gauche, normalement groupés en rassemblement populaire, seront les suivantes :

— imposer à tous le respect de la légalité ; \

— assurer la paix entre les Français ;

— réaliser un équilibre rationnel entre la production et la consommation pour surmonter la crise ;

— briser la spéculation éhontép, les trusts dont là fortune s'échafaude au détriment des classes moyennes et laborieuses ;

— ■ donner, par le travail, le pouvoir d'achat à toutes les familles et lutter du même coup contre le chômage, la sous -alimentation, les maladies, la misère, etc* Faire que chacun puisse vivre de son labeur ou de ses modestes économies ;

— Défendre le régime républicain, perfectible sans doute, mais incontestablement meilleur que les régimes de dictature ;

— sauver et affermir la paix extérieure* 9S9

Mes chers concitoyens, je suis sûr que votre bon sens, votre amour de l’ordre, du travail et du calme aideront, le 26 avril prochain, à me faire obtenir une majorité imposante*

Mon programme, vous le voyez, est le vdtre et vous savez que j’ai prouvé que, fervent républicain, je suis aussi un bon Français pouvant soutenir avantageusement la comparaison avec de soi-disant « nationaux » dont tout le courage fut de rester passifs quand le pays avait besoin du concours de tous.

Merci à l'avance de la confiance que vous voudrez bien me témoigner.

Vive la France I Vive la République!

À, FO R Cl N AL

Commandeur de la Légion d’honneur.

Croix de guerre.

Conseiller général de Gieora.

Député de rarrondiascment des Andelys.

Circonscription de BERNAY.

, M. Pierre BÉRANGER

(Groupe de l'Alliance des républicains de gauche et des radicaux în dépendants.) Elu pour la lr* fois le Z mai 1936.

Chers électeurs*

Sans autre ambition que celle de servir fidèlement la République et notre petite patrie de Bernay, j’ai accepté de poser devant vous ma candidature aux prochaines élections législatives.

C'est sous les auspices de l'Alliance démocratique* grand parti républicain et national des Carnot, des Waldeck-Rousseau, des Poincaré, que je sollicite vos suffrages.

Ce faisant, je répondrai pleinement, j'en suis sûr, h vos préoccupations essentielles de bons républicains et de bons Français,

Au-dessus des préoccupations égoïstes, dans les circonstances graves que traverse le pays, je demande à tous d'affirmer sur mon nom leur volonté d'ordre et de redressement, par le travail, dans la sécurité et la paix.

Je suis l’ainé de 16 enfants vivants :

Père de famille moi-même.

C’est assez dire que je défendrai avec énergie les principes qui sont la base solide de la société humaine ; la famille, la propriété, l’héritage*

Sur le plan familial :

Je réclamerai l’aide et Tencouragement aux familles nombreuses ; le maintien des droits primordiaux de la famille sur l’éducation de Penfant par le respect de la liberté de conscience et de la liberté d’enseignement* la stricte neutralité scolaire.

Je suis ancien combattant :

Fantassin, puis aviateur, 4 fois blessé, officier êe la Légion d’honneur, croix de guerre 2 citations à l’ordre de F armée.

Je suis l’ami fidèle et dévoué de mes camarades de guerre dont j’ai vu l’héroïsme et les souffrances, Je considère leurs droits comme absolument sacrés.

J'ai fait toute la guerre sur le front et je n’ai rien oublié des enseignements de cette grande tourmente dont il faut éviter le retour.

Pour les anciens combattants :

J’exigerai le respect des engagements pris en leur faveur, révision clés pensions abusives, en se gardant de tout arbitraire ;

La gestion des pensions et avantages acquis aux anciens combattants par un organisme autonome doté de ressources lui permettant de ne pas constituer une charge pour le budget.

Je veux la paix de toutes mes forces :

La paix a l’intérieur, dans la probité, la tolérance et le travail.

La paix à l'extérieur, dans la dignité et le respect de la France ci la sécurité de nos frontières*

En politique extérieure :

J’estime que dans rintérét de" la paix et en présence des événements acLuels, la France doit consentir unanimement des. sacrifices nécessaires à la défense nationale, ne négliger avec aucun peuple l’occasion d’une en Le nie sincère et durable, maintenir et renforcer ses amitiés traditionnelles et ses alliances, continuer enfin à la Société des nations, dans le respect des engagements pris et par l’organisation de la sécurité collective, l'œuvre de conciliation indispensable au rétablissement de la paix.

Je suis républicain :

C’est pourquoi je déiggidrgi les bases de notre régime :

La souveraineté du peuple, qui est le seul maître des destinées du pays.

Le sut! rage universel, qui permet aux électeurs d’exercer leur souveraineté*

La séparation des pouvoirs, sauvegarde des droits du peuple, par l'indépendance de la justice et l’impartialité des magistrats.

En politique intérieure :

Je poursuivrai la réalisation de la réforme de l’Etat et des pouvoirs publics*

Nation de libre démocratie, la République française, pour grandir et prospérer dans l’ordre et la paix sociale, a besoin :

a) D’un gouvernement doté d’autorité et Me stabilité,, protégé efficacement contre les passions démagogiques, contrôlé par les assemblées représentant la souveraineté populaire ;

L) D’une réforme du régime électoral instituant la représentation proportionnelle intégrale, avec réduction du nombre! des députés, vote des femmes et vote familial, comprenant en outre des dispositions permettant aux Français hors de France, Texeroice de leurs droits de citoyens ;

c) D’un pouvoir judiciaire indépendant, animé de la seule préoccupation de défendre ïa société et de rendre une justice impartiale égale pour tous les citoyens et que le législateur doit appliquer à rendre plus rapide et moins onéreuse;

d) D\me Administration moderne et disciplinée, apte à servir ITÏtat et les intérêts du public.

Je sub démocrate :

Aussi je favoriserai toujours le progrès, non seulement en défendant les libertés actuelles, mais en travaillant aussi pour plus d’égalité sociale dans le cadre des mesures raisonnables, excluant toute démagogie et toute exagération.

Sur le plan individuel :

Je défendrai la protection et 1:’ amélioration dé la condition du travailleur intellectuel et manuel, sans distinction de sexe;

Je réclamerai des faeiliLés de travail et de crédit lui permettant d’accéder à la propriété par l’épargne;

Je veux pour le travailleur un ensemble de satisfactions intellectuelles et morales assurant ie respect et la dignité de la personne humaine.

Je suis libéral :

C’est pourquoi je lutterai contre tontes les formes de l'étatisme; contre tout ce que l’on appelle l'économie dirigée, qui multiplie les coalitions, les contingentements et les monopoles, si néfastes et si contraires à vos légitimes intérêts.

Politique économique et financière :

Les menaces contre le franc, la diminution de l’encaisse3 or de la Banque de France, le désordre des finances publiques, l’abus des emprunts 3 les excès, 1 injustice et les vexations de notre système fiscal, les interventions abusives de l'Etat, les dénonciations trop fréquentes de ses engagements les plus sacrés, les atteintes portées au principe de la non-rétroactivité des lois, les scandales 'financiers qui ont atteint si durement l’épargne, ont provoqué un sentiment général de méfiance dont les conséquences sont notamment : la thésaurisation des capitaux, l’élévation du loyer de l’argent, le ralentissement des échanges, la diminution des recettes publiques, le chômage et la misère sociale.

Le retour à la confiance peuL seul assurer la reprise des affaires.

Je suis l’ami des gens de la terre qui ont assuré au prix de leur sang la victoire de lai France, et main tiennent aujourd’hui; par leur rubuste bon sens et leur labeur obstiné, l’équi libre du pays.

Je suis l’ami des paysans, d,es petits commerçants et artisans des campagnes dont ie sort est lié et qui doivent être défendus par des représentants qui les comprennent et qui les aiment :

Tous1 peuvent compter sur moi, car je' connais leurs besoins, tant par l’expérience de ma famille, dont plusieurs membr es sont cullivafeurs exploitants, que par l'étude des grands problèmes agricoles que j’ai faite, comme collaborateur du Ministre de l'Agriculture et comme rapporteur de la question du blé au dernier congrès de l1 Alliance démocratique à Bordeaux.

Te veux rendre indépendant tous ceux qui travaillent la terre et ont le droit de trouver dans leur rude journée une juste rémunération en les mettant à Fabri des manipulations arbitraires des prix, et de la. pression des créanciers.

Je veux l’extension de la petite propriété et de ^exploitation familiale qui incarne la démocratie française et sera le principal remède au marasme agricole.

Pour les agriculteurs :

Je suis partisan d’une politique générale agricole ayant pour but de comballre la désertion des campagnes et de restaurer le pouvoir d'achat des populations rurales par la revalo-

risalion (les produits du sol, tout en les libérant des contraintes vexatoires d’une législation étatiste*

Je réclamerai le retour aussi prochain que possible à la liberté du commerce des blés et la suppression des formalités administratives paperassières auxquelles sont soumis les agrîculteurs :

Une protection douanière équitable;

Des mesures réduisant l’écart excessif entre les prix payés à la production et les prix perçus à la consommation.

Pour les artisans :

Je poursuivrai la stricte application des lois volées en leur faveur, notamment en ce qui concerne les chambres de métiers, le crédit artisanal et l’organisation de 1 apprentissage.

Pour les industriels et les commerçants :

Je veux l'allégement des charges fiscales permettant 1 abaissement des prix de revient ;

L'égalité dans la concurrence par la suppression des privilèges fiscaux;

Une protection douanière équitable assurant de préférence aux industries métropolitaines et coloniales le bénéfice du marché intérieur;

Une révision de nos accords commerciaux les préservant contre la concurrence déloyale sous toutes ses formes et leur assurant des débouches sur les marchés extérieurs;

Une politique tendant à la stabilisation générale des monnaies et à la libre circulation des capitaux*

Je suis l'ami de tous ceux qui travaillent, qui peinent et qui doivent trouver en échange de leur labeur consciencieux, l'aisance matérielle, l'indépendance de la vie, la sécurité des vieux jours :

Pour rçnsemble des travailleurs :

Je réclame la lutte contre les fléaux sociaux, particulièrement par l’amélioration du logement et la destruction des taudis ;

Par des encouragements donnés aux communes, départements et groupements publics ou privés pour leur permettre d'entreprendre des travaux productifs et urgents ;

Je veux la protection de la santé publique par une programme d'éducation physique rationnel, F encouragement de la pratique des spérls, T organisa lion des loisirs et des colonies de vacances ;}

Le développement de la mutualité et l'amélioration de la loi sur les assurances sociales, particulièrement en ce qui concerne les retraites et rabaissement du taux des cotisations;

Toutes mesures propres à lutter contre le chômage, qui doit être l’objet dhin contrôle vigilant.

Pour les fonctionnaires et les travailleurs des services publics :

Je veux l’aménagement des décrets-lois de manière à les rendre plus équitables ;

Et rétablissement, après consultation des intéressés, d'un statut des fonctionnaires définissant leurs droits et leurs devoirs dans l'intérêt de la collectivité.

Je suis l'ami des jeunes, si durement touchés par la crise et que l'avenir préoccupe si légitimement ;

Us ont le droit d’exiger une place dans la nation. Leurs aînés ont le devoir de leur faciliter la tâche et de leur permettre d'accéder le plus rapidement possible aux affaires, et de fonder un foyer*

Par mon passé sportif d’ancien joueur de rugby et de .tennis, par mes longues années d’aviateur vécues au contact des jeunes et courageux, nui plus que moi ne comprend l'enthousiasme et les aspirations des nouvelles générations.

Ils peuvent compter sur mon cuti er^et affectueux dévouement.

Pour 4es jeunes :

Pour remédier au chômage particulièrement douloureux pour les jeunes, légitimement impatients d’utiliser leurs forces, une réforme de l’enseignement ù tous ses degrés en vue d’adapter l’instruction aux exigences du recrutement professionnel, en tenant compte des besoins régionaux. La prolongation de la scolarité, l’orientation professionnelle, un enseignement technique adapté aux besoins, la suppression des cumuls, une meilleure organisation des offices de propagande et de placement métropolitains et coloniaux doivent permettre aux jeunes générations de retrouver la confiance en 1 avenir.

PiEflaE BÉRANGER

Officier de la Légion d'honneur *

Croîs de guerre.

Aîné de seize enfants vivants.

Ancien collaborateur du Ministre de r Agriculture, Conseiller du commerce extérieur.

Candidat de concentration républicaine, de défense agricole et de progrès social*

1™ circonscription d'ÉVREUX*

M* André DUPONT

(Groupe socialiste*}

Elu pour la lrc fois le 3 mai 1936.

(Voir le programme du parti socialiste S, F. I, 0*} page 3.)

Mes chers Concitoyens,

Désigné par tous nos camarades des sections socialistes de la i circonscription d’EvreuXj j’ai le grand honneur de me présenter à vos suffrages*

À l’heure où, à nouveau, vous avez à désigner vos représentants, il n est sans doute pas superflu de faire le point. 11 convient j en tous cas, de tirer les enseignements qui se dégagent de l'action parlementaire telle que Font conduite pendant les quatre années qui viennent de s’écouler, les partis au pouvoir,

La politique dite de « déflation » a dominé toute l’activité parlementaire et go u verriez mentale, toute la vie économique et sociale de la France peùdant la législature de 1932 à 1936*

Elle est, par la dislocation de la majorité de gauche qu’elle a provoquée, par l’instabilité gouvernementale et l’insécurité qui en ont résulté, la cause profonde des agitations, des troubles, des désordres et des misères qui vont s’aggravant.

Réalisée par voie parlementaire ou par le système" anü-dëmocralique des décrets-lois elle ne vous a apporté que d'amères déceptions»

La matière imposable fuit chaque jour datant ige et le déficit s'inscrit en fait courant dans les budgets successifs»

Prétexte doctrinal aux diminutions de salaires, elle a diminué les possibilités de consommation de chacun, nourri la crise, accentué le chômage»

Sans exception aucune^ toutes les classes laborieuses de la société en ressentent les do ui o lire u ses co ns équences.

-Travail leurs de la ville et des champs, ouvriers spécialisés ou manœuvres, petits et moyens cultivateurs, fermiers, métayers, petits et moyens artisans ou industriels, petits et moyens commerçants, petits et ■ moyens fonctionnaires, retraités, connaissent désarmais une vie difficile, parfois même p ré carre et insuffisante.

Une conclusion s impose, la politique de déflation ne peut apporter que désespoir et injustice. Déjà vous l avez condamnée, II vous reste maintenant à juger ceux qui Tant inspirée et ceux qui l’ont acceptée passivement.

Devant la situation catastrophique léguée par ceux qui n’ont pas su voir et comprendre, le par ti socialiste vous offre des solutions nouvelles, hardies, audacieuses* Dans tous les domaines, il vous propose plus do fidélité à la loi du progrès*

Devant une administration encombrée, paperassière, lambine, routinière (suppression des recettes des finances, des sous-préfectures, des rouages Intermédiaires qui alourdissent les relations entre les communes et T administration centrale* Le téléphone et les moyens de transport permettent aujourd hui la limitation du régionalisme).

Devant une fiscalité monstrueuse, compliquée, cause de fraude et de vie obère (suppiession de nombreuses taxes indirectes et taxes de transport qui frappent particulièrement les familles nombreuses et gênent la consommation* Aménagement des droits de timbre, d enregistrement, des droits sur les essences et alcools» Taxes simples, claires, avec répression se\ere de la fraude fiscale. Impôt sur le revenu avec exonération h la base, ristournes pour charges familiales, sévèrement progressif au sommet, remplaçant ces impôts nombreux, difficilement récupérables : bénéfices industriels, commerciaux, agricoles, traitements, aaldiies, taxe sur le chiffre d’affaires qui créent entre les différentes catégories sociales d inévitables injustices en face de l'impôt).

Devant un système politique Inadapté à la vie moderne (Révision de la Constitution. Représentation proportionnelle. Accélération des travaux du parlementarisme par la suppression du Sénat, textes législatifs fixant les incompatibilités parlementaires. Interdiction aux députés d’appartenir aux conseils d'administration de sociétés faisant appel au crédit de l’Etat* Suppression des recommandations Textes législatifs fixant {indépendance de la magistrature et assurant à la justice plus de rapidité et d’impartialité* Transformation de notre démocratie politique cil une démocratie sociale par Tins taurat ion dü conseil national économique)»

Nous demandons le droit à i instruction pour tous dans le cadre de la laïcité et de 1 école unique,

Mais ces problèmes d'ordre administratif* financier ou politique sont dominés par les problèmes économiques Le parti socialiste reste persuadé que la crise financière n'est que la conséquence de la crise totale de régime que nous traversons, et c'est pourquoi il faut paiticLdièrement s’attacher à la résorption du chômage, au problème du travail; il faut faire disparaître le marasme dans le domaine commercial et industriel ; il faut idiie t e^er la mévente et la dévalorisation par suite de la sous-consommation dans les campagnes*

Lu lait, le fameux libéralisme économique est mort.' Depuis quatre ans, toutes les branches d activité étant désorganisées, on s’est engagé dans la voie de Téta tlsme. e iMl^ socialiste réclame une organisation de notre structure économique, notre régime jamais soucié que du prôhlème de la production. Convaincus que nous ne soufflons pas d unè crise de surproduction, mais seulement de sous-consommation aggravée

par le chômage et la déflation , nous iTécIamons une économie organisée, non pas aux profit d'une poignée de magnats, mais par la collectivité et dans son intérêt (nationalisation du crédit, nationalisation des industries de guerre et des monopoles de fait); 11 devient nécessaire et urgent d'en finir avec le scandale de la Banque de France qui impose sa loi, reste la gardienne des privilèges sociaux et, par l'intermédiaire de ses. douze. régents, s'oppose à toute mesure de, ré novation économique.

Nous réclamons la solution du problème du chômage sur le terrain national (instauration du fonds national de chômage).

Nous réclamons le droit à la vie par le droit au travail (répartition logique du travail, conges payes aux travailleurs, limitation du travail pendant la vie des individus et transfert des -allocations de chômage en allocations de vieillesse. Vaste plan d'outillage national dont, l'exécution rapide et coordonnée doit aboutir à un véritable équipement de la nation. Aménagement du service routier. Electrification des campagnes. Adduction d'eau).

Nous réclamons qu'on assure le débouché des marchandises (légalisation du salaire minimum en rapport avec l'utilisalion des produits indispensables à l'existence et charte du travail). Nu us voulons la fin de cette stupidité : la misère en face de l’abondance.

Nous réclamons le relèvement de la capacité d’achat des masses, condition indispensable pour protéger les artisans, petits et moyens commerçants au seuil de la faillite. {En période de crise, la révision des baux et des cessions de fonds est inévitable. Rétablissement du privilège de rabattement pour la femme mariée. Création de caisses de prêts. Stabilisation des dettes. Mesures de protection contre tes puissantes concentrations capitalistes qui éliminent toujours les faibles par le jeu même de la concurrence).

Il faut examiner tout particulièrement la crise agricole du moment dans au pays essentiellement agricole comme le nôtre (Révision des baux ruraux avec plafond; Revalorisation des produits du sol et organisation du marché par le fonctionnement d'offices, garantissant h la fois le prix et le débouché, moratoire des dettes, sont autant de questions qui ont été proposées par notre parti, prouvant ainsi la sollicitude de celui-ci pour les travailleurs des champs).

Enfin, le Parti socialiste, adversaire du principe des décrets-lois, s'est opposé à leur contenu (pour les salariés, petits et moyens fonctionnaires, cheminots, petits et moyens retraités, anciens combattants et mutilés, petits propriétaires, petits rentiers et porteurs de coupons, abrogation des décrets-lois).

Défense de la paix :

Le Parti socialitse se bat depuis toujours pour éloigner le spectre affreux de la guerre. Il demande d’examiner les questions extérieures avec sang-froid et aussi avec Je sentiment que les simples questions de prestige ne doivent, pas nous arrêter dans la voie de la sécurité collective.

R reste persuadé que, présentement, le salut des peuples et l'avenir de notre civilisation ne peuvent se résoudre que dans l'assistance mutuelle. Cependant nous dénonçons comme contraire à la volonté de paix, l’exclusion d'une nation ou d'une autre de l'assemblée de Genève, Notre programme de paix, peut se résumer ainsi : Pacte de non agression et assistance collective complétés par une convention de désarmement général, simultané et contrôlé.

En présence des difficultés amoncelées, en regard de la politique timorée que vous venez de subir quatre années durant, le Parti socialiste vous ofïre des solutions fécondes, un ^sir ardent et résolu de faire quelque chose. De l'orientation de la prochaine législature dépend peut-être l'avenir de notre civilisation.

Redresser la situation financière en réglant la vie économique d’un pays, qui n’aspira qu'à apprécier îa richesse et la grandeur de ses produits. Nos adversaires ont démontré par leur incompréhension des faits politiques et économiques, par leur manque d’audace , voire même de courage, leur incapacité de tirer le pays du chaos dans lequel il s’enlise chaque jour davantage.

Le Parti socialiste réclame le pouvoir. ÏI vous invite à l’action, il vous demande de Taider à la tâche essentielle de notre époque : rénovation et transformation économique de notre société pour le mieux-être de tous.

André DUPONT

Professeur d’école normale.

Cnn* de guerre, mutilé de guerre.

Officier dracactémïe.

2e circonscription d’EVREUX.

M, Camille BRIQUET (Groupe républicain radieal et radical-socialiste.)

Elu pour la lie fois le 29 avril 1928. — Réélu les Ur mai 1932 et 3 mai 1936.

Ma profession de foi .

Au point de vue politique, je suis un radical; mes discours, mes votes, mes attitudes en toutes circonstances ont prouvé que j’appartiens à cette fraction des radicaux d’ordre et de gouvernement qui veulent que la France soit gouvernée fermement et daus le calme.

Je considère que le régime a besoin d’être défendu contre les factieux, contre tous les factieux, à la fois contre les fascistes qui ouvertement en poursuivent la destruction immédiate, à la fois contre les communistes qui en préparent la chute pour une échéance peu lointaine.

C’est pour cela que je ne suis pas et ne serai pas Front populaire. Je ne veux pas, sous prélexte de défendre la République contre un danger fasciste, risquer d’instaurer en France un régime bolcheviste Défendre la République, même contre des violents, ce n’est pas avec des mots et de la violence que cela se fait. Le moyen le plus sûr est d’en démontrer la supériorité sur les autres systèmes et de la faire aimer surtout dans l’heure présente, si grave, si angoissante, où la population durement éprouvée a une tendance assez naturelle à rendre responsables de ses maux ses dirigeants et le-régime lui-même.

C’est en réformant certains abus et certaines pratiques, c’est en servant le pays, en sauvegardant l’intérêt général aux dépens des intérêts particuliers, en faisant un travail parlementaire sérieux, en assurant ïa stabilité au Gouvernement, en donnant au peuple français la certitude qu’il est dirigé par des hommes probes, que l’on protège réellement la République.

Je reste ainsi dans la vraie tradition du parti radical.

« Le pain, la paix, la liberté », voilà les mots de ralliement des communistes, adoptes par le Front populaire. Os n’en ont pas le monopole. Moi aussi, je veux que dans ce pays qui est et restera le rempart de la liberté pour laquelle j’ai toujours lutté et lutterai toujours.

le pain soit largement assuré à tous ceux qui travaillent et à tous ceux aussi qui ne peuvent plus travailler. Moi aussi, je veux la paix, la paix entre les Français et. entre les peuples.

Au point rie vue économique, F agriculture, l'industrie, le commerce sont actuellement dans une situation désastreuse, entraînant comme conséquence dans la société presque entière, le chômage et la misère,

La vie économique du pays est ralentie; pour lui rendre l’ activité qu’elle a perdue, cjest le problème agricole qu’il Tau l résoudre.

L’agriculture et l'industrie doivent être protégées contre la concurrence de ^étranger.

L'industrie a perdu la plupart de ses débouchés extérieurs.

11 faut organiser pour elle le marché colonial et surtout recréer le marché français. Tl faut rendre avant toutes choses aux paysans de France leur pouvoir d’achat; la revalorisation des produits de la terre est indispensable* Pour cela il faut organiser la profession agricole afin de lui permettre de résister à tous ceux qui l'accablent et vivent a son détriment, en particulier la grande minoterie et les trusts d’engrais. Pour les lois agricoles la collaboration la plus absolue doit exister entre les gouvernants et les représentants qualifiés des cultivateurs, de tous les cultivateurs petits et grands. Du retour à un prix rémunérateur des produits agricoles profiteront les ouvriers, les commerçants et les artisans. Les commerçants bénéficiant ainsi de celle reprise de l'activité devront en outre être protégés contre les grands magasins, les uni -prix et les concurrents étrangers, par l’interdiction pour eux d’ouvrir en France de nouvelles maisons de vente.

Au point de vue fiscal il faudra un meilleur ajustement de leurs impôts et la suppression des rappels abusifs pour les années antérieures*

La lutte contre les trusts doit être entreprise. Les contrôler effectivement est nécessaire; il ne s'agit pas de créer de nouveaux monopoles, mais d’orienter uniquement vers l’intérêt général d’énormes entreprises dont le seul but actuel est le profit personnel au détriment de tout le reste de la nation.

Contre le chômage, la mise en œuvre de grands travaux doit être intensifiée et en attendant la reprise économique, il -faut fournir du travail à lotis ceux qui en réclament* La lutte sérieuse contre les abus, la suppression enfin réalisée des cumuls, la mise à la retraite des fonctionnaires âgés permettra à une jeunesse angoissée de trouver des emplois*

Au point de vue financier, le but est l’équilibre budgétaire et le maintien de l'intégrité du franc. L'humanisation de certains décrets-lois qui touchent particulièrement les petits et les anciens combattants doit être poursuivie, mais il faut être prudents afin de consolider les résultats obtenus et d’empêcher la dévaluation dont les effets seraient -terribles pour les petits renLiers ou retraités et les anciens combattants eux- mêmes*

L’école de la République peut, comme toujours, compter sur ma sollicitude, mais je ne la confonds pas avec certains de ses maîtres égarés par leurs passions politiques qui font de leur classe un lieu de propagande. Que ceux des membres de l’enseignement qui ont oublié les traditions de leurs devanciers y reviennent, ils retrouveront la sympathie de la population tout entière.

Laïque, je fai toujours été, laïque je le reste, respectueux des croyances des autreS. Je continue à penser qu'une grande tolérance réciproque doit permettre à chacun, sans crainte, de croire ou de ne pas croire et d’observer ou non à sa guise les pratiques religieuses*

Pour maintenir la paix aujourd’hui menacée, trois sortes de moyens doivent être employés concurremment.

Effort en vue de développer la solidarité entre les peuples et de réaliser la sécurité collective par l’assistance militaire généralisée et automatique. En attendant ce résultat que rfa pu atteindre encore la Société des Nations dont nous devons tous souhaiter et favoriser l'essor, il nous faut assurer no us -me mes notre sécurité ; une armée disciplinée pour être forte, s’appuyant sur un matériel moderne et perfectionné, est indispensable* J’ai toujours voté et continuerai à voter les crédits nécessaires à la défense nationale.

Enfin, la concorde entre les citoyens, la cohésion d’une nation tout entière est notre suprême sauvegarde contre un danger éventuel* Si nous sommes unis, nous pouvons relever la France de sa détresse * chasser les appréhensions , si nous nous déchirons les pires calamités sont à craindre.

C’est à un effort de relèvement et de protection du pays dans l’ordre et la bonne entente que je convie les citoyens conscients de Importance de leur vote.

J'ai fait mes preuves : au cours de cette législature, mes voies ont montré mon esprit d’indépendance, ma volonté de servir d’abord, et au-dessus des partis, la Fiance dont je ne séparerai jamais la République*

Comme président du Conseil général de FEure* j’ai voulu et réalisé dans rassemblée départementale le rapprochement et la concorde.

Vous connaissez mon dévouement* Nombreux sont ceux qui ont fait appel à moi depuis huit ans et m’ont toujours trouvé*

En toutes circonstances, j’ai agi en honnête homme*

Si vous pensez que j’ai bien fait, vous voterez pour moi dimanche.

Camille BRIQUET Député s oïl eut.

Président du Conseil général de l'Eure* Ancien combattant.

Croix de guerre* médaille de Verdun „

Circonscription de LOUVIERS.

M. Pierre MENDÈS- FRANCE

Elu pour la lro fois le S mai 1932, — Réélu le 3 mai 1938,

Aux électeurs de l'arrondissement de Bouviers,

„ il y a quatrç ans, dans un magnifique mouvement de confiance, vous m’avez désigné pour vous représenter au Parlement et y défendre vos interets.

Cette confiance, j’espère l’avoir méritée.

Inlassablement, dans une période difficile, j’ai travaillé pour la réalisation du programme que je vous a vais soumis. Prochainement, je vous rendrai compte de ce labeur sur le terrain politique et sur le terrain économique.

Laissez-moi évoquer seulement aujourd’hui quatre ans d’une col! abolition constante entre toutes les forces vives de notre bel arrondissement de Louvïers et moi*

Il n’est pas une collectivité, une société, un particulier qui n’aient trouvé chez moi le concours le plus actif, lorsqu’ils venaient faire appel à mon dévouement* De samedi en samedi, j'ai reçu et aidé des milliers de personnes à qui je pouvais être utile*

À aucune, je n’ai demandé d’abord la couleur de son bulletin de vote*

J ai soutenu les efforts des élus cantonaux ou municipaux — sans me soucier de leurs opinions. Plus d’une commune a pu ainsi être électrifiée, profiter d’une école nouvelle d un puits, ou d'une installation téléphonique.

j’ai eu naturellement à m’occuper plus spécialement de notre ville de Louvicrs. De 193-2 a 1935, j’ai secondé le travail et le dévouement de M. Raoul Thorel, votre conseiller général et ancien maire. J’ai pu souvent lui être utile en hâtant des formalités administratives ou en obtenant d’indispensables subventions (pour les nouvelles écoles, par exemple)

Lorsqu il s'esl retiré, j’ai accepté - à regret, on lésait - d’oecuper sa plaee. Mais si j hésité parfois a prendre des charges nouvelles, je ne marchande ni mon temps ni ma peine pour y faire face quand je les ai acceptées.

Je me suis donc mis à l’œuvre pour exécuter le programme que, mes amis et moi, nous avions propose aux électeurs. Rriisez-le. En moins d’un an, il est presqu’entièrement exécuté ou en voie d’execution.

Trois hameaux (Saint-Lubin, La Fringale et les Monts) seront électrifiés en 1936. Pour un autre (La Ilaye-le-Gomte), l'éclairage sera amélioré.

Le prix de 1 électricité et des compteurs, celui du gaz font l’objet d’avenants qui représentent une réduction de charges pour les usagers de plus de 200.000 francs par an.

Grâce a des subventions de l’Etat ou à des bonifications d’intérêts, de grands travaux contre le chômage ont été entrepris ou seront entamés : place de Rouen, pont delà Villette (ce qui réduira les dangers d’inondation), écoles de Beaulieu et Saint-Germain, clocher de église Saint-Germain, etc. ainsi que d’importantes améliorations de voierie.

Des œuvres sociales ont été créées : cantine scolaire, baignade et salle de douches pour les enfants, livres scolaires gratuits, assurances sociales des chômeurs, distribution de lait à

ecole des filles, etc., etc. L’eau a été ou sera incessamment amenée dans de nouveaux quartiers,

. commerce profitera peu à peu d’un effort accru pour développer le tourisme, réduire le chômage et supprimer certains de ses impôts (patente sur les habitations, octroi etc ).

xi » T*tl°nieS morldatioils eufln> va recevoir la solution réclamée depuis vingt ans oar M* Raoul Thorel, 1 e

Mais tout cela n’est rien puisqu’il reste à faire. Trop de misères, de besoins argents subsistent. Je m'emploierai à y faire face.

Pour poursuivre cette tâche, j’ai besoin de toute l’autorité que votre confiance me conféré. On a critiqué parfois le cumul des mandats législatif et municipal. C’est une erreur.

epuis mai 1935, je n’ai pu résoudre à la mairie plus d’une question délicate ou obtenir une subvention (les subventions de l’Etat sont devenues si rares aujourd'hui) que parce que ma qualité de député m’a permis de mieux défendre les intérêts de la ville.

Aujourd’hui, je suis votre député depuis quatre ans, votre maire depuis près d’un an

Je vous demande déjuger mon travail. En dehors des passions qui divisent, examinez l’effort constructif qui, seuîT compte.

Vous approuverez aussi la fidélité^ d’un élu qui n’a jamais publié le programme qu’il mission de détendre,

Demain comme hier, je resterai dans les rangs de ceux qui entendent maintenir à la lois la République libérale, laïque, largement tolérante, menacée par les factieux, et la paix, menacee par les dictatures étrangères et ceux qui les soutiennent. Je partage ici opinion des anciens combattants (pour la défense desquels je voterai demain comme je l’ai

ujours fait hier) et des jeunes qui ne veulent pas] revoir lesfhorreurs qui ont assombri ieurb premières années*

J.e sais que, malgré les attaques de, toutes sortes, vous me donnerez par votre vole I® moyen de poursuivre mon chemin :

— pour la défense de vos intérêts agricoles, commerciaux et ouvriers,

- pour la défense de la République et de la Paix,

Pierre MENDÈS-FRANCE

Député* sortant.

Maire de Louvicrs*

Président du Centre d 'orienta tion pvofeâsionâelîe de TAiTondi cernent, Dèi%né cantonal.

Vice- président de 4a *. Commission des douanes de I* -Chambre. Secrétaire d'n1 Parti radical et. radical-socialiste*

Avocat a Louviers* ■ — ■ Docteur en .droit.

Professeur à PEeole des liantes études sociales.

Circonscription de PONT- AUDE M ER *

Mi àlexanhhe DU VAL (Groupe de là Fédération républicaine de France,)

Elu pour la lra fois le 16 novembre 1919* — 'Réélu les 11 mai 1924, 22 avril 1928, 2 3 septembre 1934 et 26 avril 1936.)

Messieurs et chers Concitoyens,

Le 23 septembre 1934^ vous .m’avez désigné pour vous représenter à la Chambre de» Députés* J’ai conscience d'avoir rempli avec dévouement la mission que vous m aviez confiée*

Les événements extérieurs actuels, en leur gravité, imposent des devoirs nouveaux, j?en mesure toute l’étendue* Je viens encore une fois mettre à votre disposition mon expérience de quatorze années de vie parlementaire et mon ardeur patriotique d'ancien combattant*

Il semble nécessaire qu'aujourd’hui plus que jamais tous les Français, abandonnant leurs divisions, souvent conventionnelles, se groupent dans un même élan de fraternité et d'amour du pays pour faire face aux dangers de l'heure présente*

Ne regardons point derrière nous, voyons la tâche à accomplir, elle est immense , Consacrons-nous, avant toute chose, à la défense matérielle et morale de notre pays* La France a besoin de tous ses enfants* Nous aurons ainsi, par notre largeur de vue, bien mérité de l'humanité, de la patrie et de là République.

Vive F arrondissement de Pont-Àudemer !

Vive la République !

Vive la France I

Une crise sans précédent frappe durement l' agriculture, le commerce, l’industrie et- les travailleurs* Les scandales se multiplient* Des réformes s'imposent, à commencer par

celle des mœurs, La profession, le métier, la famille ont été jusqu'ici méconnus dans noire organisation économique et sociale, II faut leur faire une place. Je l’ai demandé lors de la discussion sur l'organisation du Conseil national économique. On me l'a promis,

V o ic i q tr e l es l m o n p rog r a m m e :

Au point de vue politique :

Révision de la Constitution et scrutin de liste avec véritable représentation proportionnelle. Stabilité ministérielle.

Collaboration obligatoire des chambres d'agriculture, de commerce, des syndicats professionnels dans les questions intéressant la vie économique du pays.

Réduction du nombre des députés, en ménageant la représentation des campagnes. Réorganisation des méthodes de travail de lu Chambre,

Suppression du vote par procuration, notamment en matière d'impôts, et toutes les fois que la question de confiance est posée.

Réforme administrative.

Au point de vue financier ;

Equilibre budgétaire réalisé par des économies sans recours à. l'impôt.

Suppression de l'initiative parlementaire en matière de dépense.

Remplacement de la taxe sur le ehiiïre d'affaires par une taxe unique ne frappant qu'une fois la matière imposée.

Révision des décrets-lois en les adaptant aux possibilités financières du pays. Suppression de toutes mesures vexatoires à V égard des contribuables.

Protection de la petite épargne.

Diminution des impôts frappant les successions en ligne directe.

Au point de vue économique ;

Défense du marché du blé, du bétail* du lait, des fruits et légumes.

Revalorisation des produits do sol.

Interdiction de toute importation de blés étrangers.

Réglementation de l'usage des magasins frigorifiques avec priorité pour les viandes françaises.

Maintien des contingentements en les ajustant aux besoins du commerce et de l'industrie nationale. Consultation obligatoire des professions organisées préalablement a la conclusion de tout traité de commerce.

Lutte contre le chômage. Protection de la main-d œuvre française et application rigoureuse des lois favorisant le travail national.

Encouragement à l’apprentissage commercial^ industriel et agricole.

Lutte contre la spéculation*

Développement du crédit agricole* Son adaptation h la situation actuelle pour le rendre plus accessible à tous.

Politique d’engrais à bon marché.

Défense de l'artisanat.

Protection de nos bois nationaux.

Liberté complète pour les bouilleurs de cru de distiller leur recolle* Retour au régime de la loi de 1906 et5 en attendant, modification profonde du mode actuel d établissement de l'impôt.

Suppression de toute entrave à la circulation des pommes et fruits à brasser et de tous droits pouvant la frapper. Abrogation du décret du 19 juillet 1934 contraire aux intérêts des producteurs et des consommateurs.

L'Etat, mauvais commerçant et mauvais industriel, doit limiter sou rôle au contrôle de la production.

Liberté du commerce, de l’industrie et de ragriculture.

Respect des contrats.

Diminution des charges publiques par une simplification des lois et rouages administratifs et suppression impitoyable de tous emplois inutiles.

Protection du petit commerce contre les grandes entreprises et les magasins à prix uniques.

Au point de vue social ;

Amélioration du sort des travailleurs.

Lutte contre les fléaux sociaux, principalement contre la tuberculose.

Aide à nos communes pour leur permettre d'atténuer leurs charges à cet égard.

Lutte contre les taudis en favorisant la construction de maisons ouvrières.

Protection des familles nombreuses.

Egalité de droits pour tous les bénéficiaires delà loi sur les allocations familiales. Abrogation des décrets portant atteinte aux droits des familles nombreuses.

Nouvelle refonte de la loi sur les assurances sociales inapplicable à la campagne, lui donner un caractère facultatif et l'aménager dans le cadre de la mutualité.

Respect absolu des droits des anciens combattants et des victimes de la guerre.

Au point de vue régional :

Développement des moyens de transport de la région.

Maintien de la ligne de chemin de fer de Glos-Montfort à Honileur,

Organisation rationnelle des transports en liaison avec la route et la Risle* Collaboration avec la Chambre de commerce de Pont- Aude mer dans toutes les questions touchant les intérêts économiques de l'arrondissement.

Extension du réseau d’électrification rurale.

Développement des communications téléphoniques et des travaux d'adduction d’eau potable à la campagne*

Amélioration de la voirie vicinale et rurale*

Au point de vue extérieur :

Maintien de la paix dans le cadre des engagements internationaux et respect des traités.

I out doit être subordonné au problème de la sécurité* La réduction des armements devant être précédée des mesures nécessaires pour mettre notre pays à l'abri de toute surprise.

Des alliances et ententes cordiales entre les pays à intérêts semblables et la valeur morale de notre armée sont les plus sûrs garants de la paix,

Alexandre DUVAL Député sortant.

Membre de îa Commission do l’agriculture de la Chambre, Candidat républicain d'union nationale et d’action agricole.

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