EURE-ET-LOIR
lr* circonscription de CHARTRES.
M. Jean DESCHANEL
(Groupe de la gauche démocratique et radicale indépendante.}
Elu pour la 1™ fois le 8 mai 1932. — Réélu le 26 avril 1936.
Mes chers Concitoyens,
, C’e®t avet; cor,riar!ce <Iue je sollicite le renouvellement du mandat législatif dont vous m avez honoré en 1032,
C est tluns la fidélité aux engagements que j'avais pris envers vous et soucieux, au-dessus des querelle» de partis, ds servir l’intérêt national, qu. j'ai puisé l’inepiration de tou» mes actes et de tous mes votes.
Mon indépendance est demeurée totale.
Suivant ma promesse, je me suis tenu en permanent contact avec vous. Je suis venu chaque année, vous visiter dans vos communes, sensible aux témoignages d’amitié dont vous voulez bien m’entourer, considérant comme mon devoir de m’entretenir avec vous â es eures ou, notamment, la crise était si douloureuse pour les travailleurs de la terre et pour tous ceux dont les intérêts sont liés, en ce département d’Eure-et-Loir, au sort de notre agriculture,
J ai trouve en vous l’appui démocratique le plus sûr ; je vous demande de bien vouloir me le continuer.
Le scrutin du 26 avril va s’ouvrir sous le signe de l'inquiétude.
Seuls, les idéologues, qui se sont toujours trompés, n’aperçoivent pas les dangers qui nous menacent, aussi bien à l'intérieur qu’à l'extérieur de nos frontières.
I our vaincre ces difficultés, ni pessimisme, ni discorde civique.
Une seule politique : celle de la réconciliation française et de la fraternité républicaine, s agisse d’assurer l'ordre au dedans ou lapaix au dehors, de restaurernos finances ae redresser notre économie ou d’accomplir les progrès sociaux qui s’imposent, sachons amiir la naine et réaliser l’indispensable union.
La France va jouer son destin. Elle doit se ressaisir.
La majorité de « cartel », issue des dernières élections, fut impuissante à gouverner.
ne tenait qu’à elle de réprimer les abus de certaines puissances capitalistes qu’elle «énonce aujourd hui. r 1
Elle pouvait tout. Elle ne fit rien.
En Î934, elle sombra dans la boue des scandales et le sang des émeutes.
Incapable de légiférer* elle porte la responsabilité de la procédure exceptionnelle des décrets-lois, dont elle voudrait actuellement se décharger sur la minorité.
Nous ne fûmes que les syndics tronc faillite.
Le bien qu’a pu faire la législature qui s’en va, c'est aux Gouvernements de trêve que le pays le doit ; iis ont évité la fermeture des guichets de l'Etat et empêché la guerre civile, d'oü naît toujours la guerre étrangère.
Une majorité de « front commun » pratiquerait, dans la Chambre prochaine, une politique d’étatisation à outrance.
Elle marquerait la ruine de nos droits et de nos libertés.
Le désordre dans la rue s’ensuivrait.
Souvenez- vous de 1924 et du cartel des gauches.
Souvenez-vous de 1932 et de ce même cartel.
Sou venez- vous de l'accession au pouvoir de Raymond Poincaré et de Gaston P ou morgue.
Vos privations portent la marque du cartel ; les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets.
Le salut ne peut venir que d’une majorité de concentration, issue de toutes les forces sincèrement, loyalement, librement républicaines : d’une majorité qui, restaurant l'autorité dans l’Etat, modifiant les méthodes du travail parlementaire, brisant les vieux préjugés politiques, fera œuvre de rénovation nationale.
Parlons net : le régime doit se réformer ou périr.
Ce n'est ni ceux qui ont fait de « l'Internationale » leur chant de ralliement ni ceux qui les suivent par pusillanimité ou- par calcul électoral, qui ont qualité pour se poser comme les meilleurs soutiens de la République.
Nous n’entendons recevoir de leçon de républicanisme ni de ceux qui se réclament de la dictature de Moscou ni dé ceux qui, se recommandant de la dictature du prolétariat, prêchent les vacances de la légalité.
Nous condamnons toutes les dictatures, aussi bien celles de gauche que celles de droite.
Sovîëtisme et fascisme sont nés d'excès semblables.
Si les élections assurent le succès des véritables républicains, l’agriculteur, le commerçant, l’industriel , Partisan, l’ouvrier pourront prochainement entrevoir la fin de leurs maux.
La restauration de nos finances, garantissant la sécurité de notre monnaie et la force de notre crédit, évitera le désarroi et la misère où une politique de désordre, de gaspillage et d’aventure jetterait tous les pensionnés et serviteurs de l'Etat, les anciens combattants, les petits propriétaires, les rentiers et les épargnants.
Citoyens d’Eure-et-Loir,
Ecartez de votre route ceux qui font de ïa lutte des classes et cle la discorde civique le thème de leurs funestes propagandes et qui n’hésitent pas à traiter les questions extérieures selon l'optique étroite des rivalités de politique intérieure.
L'intérêt supérieur de la France est le seul à compter.
Nous voulons la paix,
0 nous faut, en parfait accord avec les Etats de la Petite- Entente,' rapprocher l'Angleterre de l’ Italie et reconstituer le front de SLresa.
C est lorsqu ils seront unis et forts, que les locarnîens pourront faire entendre à l'Allemagne une voix capable de refréner ses appétits belliqueux.
Maintenant que nous avons successivement abandonné tous nos gages sans aucune contrepartie, il serait criminel d’entreprendre une politique de sanctions*
Je m'honore d'avoir suivi la politique de sagesse, d'honneur et de paix du président Pierre Laval, politique faite de respect du pacte de la Société des Nations et de conciliation internationale.
Des raisons dordre géographique, militaire, technique, — que je vous ai exposées au
cours demies récriions publiques*, — m’ont amené à ne pas m’associer à la ratification du pacte franco soviétique; 1
Jé n’ai pas dMvattfa go voulu fournir à ‘ VÀllèmagne liîO'ériènne le prétèxte facile d’occuper la 2ône détnilitdrisée du VMn; de dénoncer les accords dé Locarnoet de jeter au vent les tfcdrni ers î a m bèaux d u t r ai té d e V e rs ait lés.
Mes chers Concitoyens,
La France représente dans le monde un grand idéal de justice sociale.
Elle n’a jamais failli à la parole donnée.
Sa générosité, son honneur, son héroïsme constituent notre patrimoine commun,
La France doit vivre dans l’ordre et dans la paix.
C’est à la faire toujours plus noble et plus respectée que je veux travailler, en collaboration loyale avec tous les républicains du Gouvernement*
Arrière, les poings tendus !
Arrière, toutes les provocations !
Arrière, les mauvais regards et les paroles de haine I
De la raison, du calme, du sang-froid.
Je suis certain que mon appel, fait tout entier d’une Foi profonde dans les destinées de la France et d'un amour ardent de nos institutions républicaines, trouvera un écho fraternel dans vos cœurs.
Pour une France pacifiste et glorieuse, pour une République puissante, j Attends votre réponse.
Vive la première circonscription de Chartres'!
Vive la France 1
Vive ki République!
Jean DESCHANEL,
2e circonscription de CHARTRES.
Mv. HdNiu TRIBALLET >,
(Groupe de T Union socialiste et ré^nblîc aine.)
Elu1 pour la lrt ÎÔih le 11 mai 1924. — Réélu lés 29 fàVrîl 192g, 8°mar 1932*
et 3 in ai 1936.
Mes chers concitoyens,
Four là quatrième fois je me présente k vos suif rages et vous demandé ainsi de bien vouloir me renouveler en 19361e mandat qu’à’ trois reprises successives wu& m’avez déjà confié en 1 924 ; 1928 et 1 932* » *«Él
Je n’ai certes pas besoin de vous rappeler qqi j e suis. Depuis doüse aiïe que j’ai Hionneur dé vous représenter au Parlement vous avez pu observer mou action publique et vous rendre compte qu’elle a toujours été inspirée par un égal àôucî de démocratie et clé justice envers tous.
Premier vice-prèsidént dé ï'impnrtànté Commission de 1 agriculture, jAn-d Wgè aflfeetï-
vement les travaux depuis plus d'un an en l’absence de son président, en congé de maladie et j’ai eu, à ce titre, la bonne fortune de faire aboutir un certain nombre de projets relatifs aux céréale», au lait, et à la viande qui ont contribué dans une large mesure à b assainisse* menf de ces divers marchés et permis un commencement de revalorisation que nous avons la satisfaction de constater depuis quelques semaines» Inscrit par ailleurs aux différents groupes professionnels de la Chambre des Députés, j’ai collaboré de mon mieux à l’étude des questions économiques et sociales, m essentielles au redressement du pays, m’efforçant aussi de mettre mon activité et mon dévouement au service de tous,
Môs chers concitoyens,
L ‘importance qu’aura celle année la consultation électorale, la nécessité pour le suffrage universel déjuger en toute connaissance de cause une situation des plus angoissantes dans tous les domaines nous imposent un examen attentif des principaux événements qui se sont déroulés depuis quatre ans,
La législature 1932-1936 peut être partagée en deux périodes bien distinctes :
Une première, normale, où les institutions parlementaires ont fonctionné à peu près librement : c’est celle qui commence au ïflrjuîn 1932 pour se terminer à cette date tristement célèbre du 6 février 1934,
Une seconde, anormale, qui s’étend du 7 février 1934 jusqu’à l'avènement du Gouvernement Sarraut et au cours de laquelle le pouvoir réel des oligarchies financières et économique s’est substitué au pouvoir legal de la souveraineté nationale.
Faut il vous rappeler brièvement ce qu’était la situation au moment de l'entrée en fonction de la nouvelle Chambre en raison du lourd héritage laissé par M. Tardieu?
Le budget en déficit de près de 15 milliards ;
La Trésorerie épuisée mettant l’Etat à la merci des banques;
Des problèmes extérieurs graves, tel le moratoire Hoover, à régler d’urgence ;
Enfin, une crise économique en aggravation constante menaçant de rompre l’équilibre social de la notion.
Pourtant, un redressement sérieux ou cours de cette première période : le déficit budgétaire réduit d’une dizaine de milliards, sans mesures par trop anti-démocratiques, allait permettre d’aborder à fond le problème économique dès le début de 1934 : un programme de grands travaux devait être voté et exécuté. Mais l’exploitation faite de mauvaise foi et dans un but politique du scandale Slavisky, qui s’accompagnait de l’étouffement systématique des scandales Oustric et de la Banque nationale de crédit, l’émeule sanglante du G février 1934, organisée de toutes pièces par les féodaux delà banque et de l’industrie avec la complicité des partis de droite eurent pour effet de briser cet effort, renverser la majorité politique et nous amener à la seconde période.
Dès lors, par le système des décrets-loîs, la déflation massive et la superdéflation vinrent frapper les classes laborieuses dans leur pouvoir d’achat, provoquant, avec les injustices qui s’y rattachent, une sorte d’asphyxie générale de l’économie nationale.
Après de x années de celte expérience nous avons le droH d'en dresser le bilan et de le dénoncer au pays»
Du point de vue économique :
Jamais situation aussi effroyablement cal as trophique qu’en cette fin d’année 1935 :
L agriculture ruinée parla déflation des prix de ses produits;
L'industrie, le commerce, l’artisanat en complète détresse, le nombre des faillîtes progressa nf h une cadence extra rapide .
La classe ouvrière épuisée par un chômage croissant. Près de 500.000 chômeurs secourus, sans compter les autres. Les salaires en constante régression sans baisse cor r ce* pondante des prix de détail ;
Le petjt rentier réduit à la misère : le produit de ses économies devenant dans la pîu-
part ries cas un crédit gelé cependant, que son coupon de rente est amputé de 10 O/O par les décrets-lois.
Seule, avec les grands trusts, l’industrie de guerre bénéficie d'une faveur spéciale par suite de cette course folle aux armements qui entraîne tous les peuples à la ruine été la .guerre.
Dans l’ordre financier :
Une reforme iîscale qui n aboutit qu'à un déplacement d’impôts au préjudice du petit ci moyen contribuable et au seul bénéfice des grands possédants, le budget en déficit de 6 à i milliards pour 1 exercice en cours, la dette publique en augmentation certaine de f5 à 18 milliards pour 1936, la trésorerie aux abois, entraînant, en fin de législature, la nécessité d'élever de 6 milliards le plafond d'émis<ion des bons du Trésor, l'encaisse or de îB Banque de France réduite de f6 milliards en moins de six mois mettant îa monnaie nationale en péril, les chemins de fer en déficit de 15 millions par jour,
A l'extérieur :
La politique de la Société des Nations compromise : grâce à M* Laval, la France presque isolée dans le monde en face d'une Allemagne hitlérienne aujourd'hui réarmée.
A 1 intérieur :
Une atmosphère de guerre civile résultant de la complaisance et à certains égards de la complicité du gouvernement d hier vis-à-vis des ligues armées et militarisées. Les chef g républicain agressés au palais de justice ou dans la rue, cependant que les Jeunesses d'action française obéissant aux ordres du dictateur italien essayent d’imposer au Quartier latin un véritable régime de terreur*
telle est la situation de faillite, de misère, d'insécurité extérieure et intérieure dans laquelle nous trouvons le pays au début de cette année 1936, après deux années de pouvoirs quasi dictatoriaux exercés par les partis de droite, agents d’exécution des trusts et de l'oligarchie bancaire.
Mes chers Concitoyens,
Une semblable situation ne peut se prolonger sans grave danger pour le pays lui-même. Un redressement immédiat et vigoureux s'impose. L'avènement au pouvoir du Gouverne* ment Sa rrai.it a déjà rendu l’atmosphère plus respjrabîe et marqué un commencement d améliora Fion de la*situation economique dans nos campagnes.
CeL effort doit être poursuivi sans relâche, mais il n'est possible de le conduire à bien que dans l’union des forces de démocratie groupées dans une majorité compacte et durable et partageant la responsabilité du Pouvoir.
L — Défense de la liberté :
Le premier acte à accomplir ; assurer la défense de la République ci la paix intérieure dans l’ordre républicain*
A cet effet : désarmement et dissolution effective des formations paramilitaires, conformément à la loi ; mise en vigueur des dispositions légales en cas de provocation an meurtre ou d attentat à la sûreté de l'Etat f assainissement de la vie publique et réforme de la presse , organisation des émissions radiophoniques d'État dans le sens de l'exactitude des informations et de 1 égalité devant le micro ; respect de la liberté de conscience ; intangibililé des lois républicaines et laïques; développement de renseignement professionnel et de 1 enseignement général avec la gratuité à tous les degrés et sans autre limite que celle de 1 intelligence et du travail*
IL — Restauration economique et financière et réformes sociales.
L'expérience de ces dernières armées ayant démontré qu'il n'est pas d'équîlibre'bùdgéitiirc' possible dam*' une économie en état d'asphyxie, c'est dans la voie d'une -reprise de l'activité économique que la nouvelle3 Chambre devra résolument s’orienter.
Tout d’abord : mise en œuvre d'un vaste plan de grands travaux d’utilité publique T ^citadin et rural, permettant de réduire le nombre des chômeurs et d’augmenter Je pouvoir d'achat des= masses ouvrières et rurales ; en assurer le financement par un emprunt spécial dont les annuités de remboursemezit seront fournies par une prpgression.rapide de l'impôt général en ce qui concerne les revenus., supérieurs à 15,000 francs.
Ajuster la journée de travail aux nécessités économiques, , ouvrir des débouchés ,â J a jeunesse,, donner à chacun du travail: ou du pain.
Pour permettre aux travailleurs : frappés, par la crise de reprendre leur aotivité, .améliorer les lois que nous avon^ pu obtenir du Gouvernement en frn de législature concernant les débiteurs de bonne foi et l'aménagement des dettes agricoles et, artisanales vis-à^vis, du Crédit agricole.
Etendre aux H, B, M. le bénéfice de dispositions identiques.
Poursuivre la revalorisation des produits de la terre de manière à rétablir un équilibre r aujourd’hui rom pu* en Lre les -prix1 d'achat et les prix de vente 1 de F agriculture.
Organiser cette dernière;; dis ci pliner^ lar production pour la mettre en rapport avec les besoins de la consommation, financer la récolte, échelonner les ventes, réglementer exportations et importations, créer la Caisse de compensation.
Etendre a la main-d'œuvre agricole les avantages de la loi du Ï0 août 1932 sur, la protection de la main-d’œuvre nationale ;
Veiller a ce que soit tenue la promesse récemment faite par M. le Ministre du Travail d’étendre, dès cette année, à Ta totalité de la classe, ouvrière, le bénéfice des allocation» familiales ;
Harmoniser les intérêts de toutes les classes, laborieuses qui concourent à l’activité du pays: agriculture, commerce, industrie, artisanat, travailleurs intellectuels et manuels, petits rentiers.
Défendre le petit et moyen commerce, la petite et moyenne industrie, ainsi que l’artisanat, contre les entreprises des trusts qui tentent de plus en plus de les faire disparaître en développant, la protection dont nous venons d'obtenir le vote à la Chambre et au Sénat en ce qui concerne l’industrie de la chaussure et les magasins à prix uniques.
Contrôler et réglementer par une législation appropriéer toutes les, grandes coalitions d * i n tore t s qui briment les classes ïébori euse s ; e t g o ns li tue ntune vérii aWe. Féo d alité m od esrne :
O r ga niser le crédit com me r ci a 1 ;
Développer le crédit agricole et artisanal ;
R, e viser la législation sur les loyers ;
Améliorer. les lois sociales et d’hygiène et en particulier celle des assurances sociales ;
Réparer les injustices commises vis-à-vis des familles nombreuses, par les décrets de M, Doumergue qui ont réduit les allocations mensuelles d'encouragement national ;
Soutenir les mutilés du travail ainsi que les vieux travailleurs ^exclus des assurance» sociales ;
Faire aboutir, en faveur de ces derniers, la Foi actuellement en instance devant le' Sénat;
Instituer la Caisse des pensions de guerre ;
Réparer les injustices commises vis-à-vis d’anciens combattants privés de la carte;
Reviser les marchés de la Guerre, de la Marine et de l’Air;
Réprimer le gaspillage dans les administrations civiles et militaires ;
Simplifier et réformer dans un sens démocratique le système des impôts, combattre les frauder qui rompent l'égalité fiscale, protéger l'épargne;
Soustraire le crédit et l'épargne à la domination de l’oligarchie économique et financière en faisant de la Banque dé France, aujourd'hui banque privée, la Banque de la France ;
En attendant l’abolition complète et aussi rapide que possible de toutes les injustices que les décrets-lois comportent, supprimer immédiatement les mesures frappant les catégories les plus touchées dans leurs conditions d’existence par ces décrets ;
A la guerre économique et monétaire qui dresse les peuples les uns contre les autres et n’aboutit qu’à l’égalité dans la misère, doiL succéder une politique d’entente aboutissant à l’alignement et à la stabilisation générale des monnaies.
^Telles sont les idées essentielles qui me paraissent devoir inspirer l’activité de la
nouvelle Chambre.