ISÈRE
1" circonscription de GRENOBLE.
M. Justin ARÏN'OL
(Groupe socialiste.)
Elu pour la lr* fois le 3 mai 1936,
(Voir le programme du Parti socialiste S. F, L p, 3.)
Mon cher Concitoyen,
Le Parti socialiste, unanime, m'a chargé de défendre dans la première circonscription de Grenoble notre programme de rénovation économique, de justice fiscale^ et notre idéal de progrès humain.
J'ai accepte avec fierté*
Les circonstances de la vie, le mouvement des idées, font que le fils de modestes cultivateurs d'un village du Haut-Gisans, demande à ses compatriotes des villes et des champs, la possibilité de se consacrer à Leur défense.
Je ne suis pas de ceux qui s'arrachent péniblement à la vie sédentaire des cabinets et des bureaux pour solliciter des suffrages. Je suis né à la campagne, j'ai grandi parmi les humbles, je connais, pour les partager encore, les joies et ïes peines des travailleurs ruraux*
Mes amis, ouvriers, petits employés, modestes commerçants, savent que je me suis efforcé, par la propagande, de les unir pour leur commune libération.
Je n'ai que la légitime ambition de servir le peuple et de rester fidèle à mes origines.
La législature qui se termine laisse des misères, des inquiétudes, des angoisses et un peu de dégoût.
La crise a créé le chômage à la ville, le malaise dans le petit commerce, la gêne à la campagne, la détresse des vieux et des jeunes travailleurs.
Les Gouvernements successifs ont déçu nos espérances :
Ils ont irappé les petits : anciens combattants, rentiers, employés, salariés, atteints directement ou par ricochet, par la^cascade des décrets-lois.
Ils laissent les cultivateurs désemparés par l'anarchie de la production et du marché, les
commerçants menaeés de faillite en raison des charges qui les accablent, les ouvriers minés
Dar les bas salaires et les privations. . • .
P ils laissent les communes désorientées, submergées par le fatras des circulaires administratives et contraintes de retarder des travaux urgents et d'utilité publique.
Aox méfaits de la crise s’ajoutent les inquiétudes provoquées par les ligues fascistes aux aguets, les angoisses, nées des possibilités de guerre, le dégoût engendré par les scandales.^ les compromissions, les faiblesses de certains hommes politiques.
Partout on répète : « il faut que cela change ».
Alors, changeons les dirigeants !
Le Parti socialiste a un programme et la volonté de le réaliser *
Il faudra :
Relancer la vie économique : par la mise en train d'un véritable plan d’outillage national, urbain et rural, par l’institution d’une caisse nationale conLre le chômage et les calamités agricoles, par la refonte de la législation des assurances sociales qui garantisse aux
travailleurs le droit au repos à 60 ans. . . ,
Assurer des débouchés aux cultivateurs par la création des offices du ble, du vin, de la
viande, des produits laitiers et forestiers.
Etablir la justice fiscale : par des économies sur les gros traitements, la chasse aux gaspillages, la répression de la fraude, l’allégement et la simplification de notre système
d'impréserver la paix, par l’application du pacte de la S. D. N., la suppression de la fabrication et du commerce privés des armes, l’assistance mutuelle des nations pacifistes,
reprise des travaux de la Conférence du désarmement.
Défendre les libertés démocratiques et laïques par la dissolution des ligues le vote de la représentation proportionnelle, la création d un service public national d éducation, fondé, à tous les degrés, sur la laïcité, la gratuité et la sélection.
Protéger l'épargne par le contrôle et la nationalisation des banques*
Les travailleurs veulent vivre, par leur labeur, dans la moraliLé, la liberté et la paix. Le Parti socialiste peut les défendre et les sauver.
* if
J’ai soutenu ces réformes indispensables pendant la campagne électorale.
Toutes les communes et de nombreux hameaux ont été visités.
J’ai reçu partout le meilleur accueil. — Dans la vallée, comme à la montagne, on
apprécie la franchise, on aime le courage et la loyauté. .
Je n’ai attaqué personne, ni les partis, ni les hommes. Les électeurs rejetteront
une égale netteté la critique vaine et la {laiterie intéressée.
Ils veulent un représentant sur, capable d’agir seul, n’étant n, protégé, n. 1 obligé de
personne — dévoué au bien public.
Travailleurs, mes amis, si nous sommes unis, nous serons triomphants.
J’ai confiance en vous ; vous pouvez avoir confiance en moi.
J. ARNOL
Professeur*
Secrétaire de la Fédération S. F. I. O, de L’Isère. Membre de la Commission agraire du Parti socialiste.
2e circonscription de GRENOBLE.
M. Léon MARTIN (Groupe socialiste.)
Elu pour la Pe fois le 3 mai 1936.
(Voir le programme du Parti socialisie S. P, I. O., p. 3).
Mon cher concitoyen,
Les militants des communes de la 2= circonscription de Grenoble m'ont demandé à unanimité de porter le drapeau du Parti socialiste dans l’élection législative du ^6 avril prochain, et je viens solliciter vos suffrages. ë “b avnI
Je ne suis pas un inconnu pour vous. Dauphinois de naissance, je vis et travaille an
zp %:zzPzp,k°s‘ do Gr*”bi0’ eij° miiiic d“- " — .
et il m a manqué 67 vois pour être élu am £oclallsle
de
des contribuables' en veiUan C^rG0"stances’ îfs ‘^érets des travailleurs et aussi les intérêts depuis plusieurs a’nnées le
Paul Mistral, puis* d^mahï dTlâSTiaafM *' <rTPJ- ^ tonctions d’adjoint au maire forment un n ■ ^ ÏJ35f les réalisations municipales de cette période
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dans l’histoire de la ville. Cî'»iicj sco aire et universitaire et marqueront une date
ont taTlS; "* *? ^
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la petite industrie aider â , r T™1 Ct du Paysan, de l’artisan, du polit commerçant, de
«oü de rfÜ pôurT^n Tement " ^ * dn t0UriS™ ^ doi'^ Être Une
pour les réalisations communales!’’ ‘’,lner ^ mUniClpahtés mon encours le plus complet
Le Parti socialiste a participé de plein cœur aux travaux du Comité de rassemblement
P°pUnT donné franchement son adhésion et sa signature, et i! se réjouit qu'un accord ait pu intervenir entre les divers partis de gauche pour porter un coup décisii à la réaction et
II s’adresse à toute la classe ouvrière et paysanne, à tous les hommes de travail eL de pensée pour dénoncer les dangers que le capitalisme et les défaillances des classes dirigeantes font courir aux libertés politiques et à la paix.
b II y a dans le monde des millions de chômeurs, le malaise pèse sur les producteurs, l’hypothèque frappe à nouveau le monde rural, les ateliers et les magasins se ferment, les faillites se multiplient, le déficit ruine le Trésor et ébranle l’Etat, la guerre menace le
Le Parti socialiste a pris l’initiative du mouvement de masse qui a constitué le grand sursaut républicain du 12 février, en réponse à Passant fasciste du fi février 1934.
Le socialisme contient dans leur intégrité la démocratie et la République.
Sans oublier que l’émancipation complète des travailleurs ne sera possible que parla transformation de la propriété capitaliste en propriété sociale, le Parti socialiste veut, comme par le passé, par un effort incessant, améliorer leur sort et propose comme programme d’action immédiate les réformes et mesures suivantes :
Il faut :
Défendre les libertés démocratiques contre le fascisme et rétablir la souveraineté
Rétablir les injustices commises au détriment des anciens combattants , des cheminots,
des retraités, des vieux travailleurs et de leur famille*
Soulager les misères les plus cruelles causées par la crise, assurer du travail peut que les hommes puissent vivre, augmenter leur pouvoir d'achat, assurer des débouchés aux cultivateurs, dérendre fagriculture, les communes forestières, assurer des clients aux petits commerçants et artisans, libérer producteurs, commerçants et paysans de l'oppression fiscale qui pèse sur eux, rétablir l'ordre dans la production et restituer à la collectivite le profit des grands monopoles économiques (assurances, banques, etc.).
Préserver la paix par la solidarité collective des nations au sein de la Société des Nations avec tribunal d’arbitrage. Extension du système des pactes ouverts à tous, suivant les principes du pacte franco-soviétique.
Revaloriser les produits agricoles, la vente du bois, organiser les marchés, créer es
offices d’engrais. i .
Développer les moyens de transport, les travaux publics, l’outillage, le crédit agricole et défendre la propriété paysanne, instrument de travail, la caisse d’assurance contre les
calamités, ^
Lutter contre l’ignorance en réalisant fégalité devant l’instruction, défendre école
laïque*
Créer des œuvres d’hygiène, de prévoyance et solidarité sociales, des œuvres en faveur de l’enfance.
Établir l’égalité civique et politique des sexes*
Lutter contre l’insécurité du travail : grand programme de travaux nationaux, diminution des heures de travail.
Prolongation de la scolarité, etc.
Tout aujourd’hui, dans la société contemporaine, démontre que le régime actuel est incapable de diriger le monde. Son économie déséquilibrée aboutit à développer la misère et le chômage.
Les Etals ne peuvent plus faire face aux déficits de leurs budgets, l’épargne est détruite
par les écumeurs de la banque, le militarisme prend force et audace, le fascisme s'organise et ses bandes armées terrorisent le pays, la guerre menace une fois de plus.
Nous avons adhéré, au programme de rassemblement populaire adopté par les parfis adhérents au front populaire. Nous avons été le centre de la défense de la République, de nos? libertés politiques et syndicales et de Pu ai té d’action.
Aussi je dis à tout îe monde du travail, de la ville et des champs, que je suis pour 1 unité ouvrière aussi bien dans les partis politiques que dans les syndicats.
Seule l'unité d’action peut vaincre le capitalisme, le fascisme et la guerre et préparer I avènement de la République sociale.
Dr L. MARTIN,
3* circonscription de GRENOBLE,
M, Joannès RÂVÂNAT (Groupe socialiste,)
Kl u pour la I ™ fols le 29 avril 1928. — Réélu les 1« mai 1932 et 26 avril 1936,
(.Voir le programme du parti socialiste S. F. I, 0,, p. 3,j
Mes chers concitoyens,
Dans un congrès tenu à Vif, le 5 janvier dernier, les sections socialistes de la 3e circonscription m’ont, ù nouveau, renouvelé leur confiance en me désignant â l’unanimité comme candidat aux élections législatives prochaines. Je viens donc pour la troisième fois o ici ter \ os sul.iages et vous demander de me con Lin uer la confiance que vous m’avez témoignée il y a quatre années en m’élisant au premier tour do scrutin.
Vous me connaisse/ davantage, vous m’avez vu h l’oeuvre, j’ai continué pendant cette 8 mt; a i emp it mon mandat avec conscience et avec toute mon énergie. Je suis resté en contact permanent aveu les maires, avec vous memes en continuant à aller régulièrement, plusieurs lois par année, dans les cantons ou les communes pendant ies vacances de Pâques et de septembre. J ai ainsi connu vos desiderata et vos besoins. Je me suis attaché à vous aire obtenir satisfaction dans vos revendications particulières et, si le résultat n’a pas coûta . \os c ésiis, ça n a jamais été de la faute de votre élu qui a, en toutes circonstances, toujours fait 1 impossible.
{. luquc lui, que vos maiies et vos conseils municipaux se sont adressés à moi pour (-1 ‘^nis la léaiisation de leurs projets, je n ai mesuré ni mon temps ni ma peine. J’ai -uli,. action de constater combien les maires m’en savaient gré par les remerciements I 1 esq u t tous mont adressé publiquement pendant la campagne électorale, je leur en sms profondément reconnaissant.
Je me sms attaché dans l’exercice de mon mandat soit par interventions à la Chambre, so' sut tout par mon travail dans les Commissions, dans les groupes constitués pour cela, à la delense des travailleurs de toutes catégories : des champs, de la mine, de l’usine,
petits’ commerça nls, petits artisans. Tous mes votes ont été Inspirés par ce même senti-
nieBtr • oarticipé à l’élaboration de nombreux projets de loi qui portent ma signature connnt VUicuHure, la législation sociale, des mines, du travail, le commerce, 1 artisanal, r i S les mobilisés, les invalides militaires, les exclus des assurances -males te
J a^pu grâce aux solide, appuis que je me suis créés dans tous les Mm, store. UIPe . i ’ hvnnüoïis les plus larges à toutes les communes pour les adductions d eau, les
che”in! ïi™ux 01
rUraje suis' resté en relations constantes avec les organisations corporatives syndicales ou p Jionnclles, toujours prêt à aeoueMir et à me faire le défenseur de toutes les -end,
Cati°^!SSé donc à être l’homme à qui vous aviez renouvelé votre confiance. J’ai cor,
, h m’attacher à la mériter, faisant preuve du plus large esprit de tolérance, ne faisant me différence entre les électeurs amis ou adversaires, n’essayant jamais de connaître T ion DoliÜque ou philosophique de celui qui pensait avoir besoin de 1 élu, n ayant que
I o pin 10 p i ! service, je continue à détesLer de toutes mes torces d homme
n rhame contre ceux ne pensent Pas comme moi et qui ont le droit absolu de ‘enlêr comme ils l'entend™ L Je reste plus que jamais le défenseur indéfectible de toutes les The s c est la raison pour laquelle j'adhère avec mon parti au Front populaire, qu, n est
II unÆpolUique, mais le rassemblement de tous les républicains attaches au régime L'raCe i’i/s v|le„t améliorer, et pour la défense duquel ils sont prêts à faire le
SaCT Aussf ÏÏ-cr^n pleine sérénité, avec la confiance que confirment les innombrables marques de sympathie que j’ai rencontrées dans chacune des communes, que je me soumets
à voire verdict*
J, .Ui. persuadé qu’a uouveau vous me renouvellerez votre confiance et que, comme il , a qu." an!, dé. I.Vmi.r tour, je serai l’élu d. notre belle c,rco»,cr,pt,o„.
J. RAVANAT
DépuLé sortant.
Conseiller municipal de Grenoble,
Vice-pré aident, du Conseil général.
Président général du Conseil des prud’hommes.
Président de la Commission d’hygiène de Grenoble*
Membre du Conseil de surveillance et de perfectionnement de l’Ecole d'agriculture et de l’Ecole ménagère agricole*
Anrîfin combattant.
Circonscription de SAINT-MARCELLIN.
.vi. Séraphin BUISSET
(Groupe socialiste.)
Elu p.url. lre foi. le 10 «i 1914. - lîéélo !.. 10 ooverobre 1019, 11 „,i ,924 29 avril 1928, 8 mai J 932 et 3 mai 1936.
(Voir le programme du parti socialiste S. F. I. O., p. 3.)
Mes chers concitoyens,
circonscription de Saint-Marcellin m’ont, à nouveau, renouvelé leur confiance en J
EB£££iî zrsarxzri: t
2T ‘° T 4Clre“é' 4 ”oi p“'' lM d*“ la îUSTShi 'P“i“.n j"“"î
ï* “ T rPS| "a P'in'- J’ai ““ la <»“*»“»» de constater coJLi de Lia . savaient gré par les remerciements qu’ils m’ont adressés publiquement pendant h campagne électorale. Je leur en suis profondément reconnaissant.
Je me suis attaché dans l’exercice de mon mandat, par mon travail don» )„=
SLSTJ2 ï zr 7T* pm,r 4
votrt o f ' a ' ■ p ’ de l usiine’ Petlts commerçants, artisans, industriels. Tous mes projet de lof, qJpoft “n cernanf CïoH
ru 1“ ÎSp&i
u.lr=dZPrip;,w’U'4 "°UVe,U ï0“ mS votre oonlieooe et s.r.i l'élo de
S. BUISSET
Député sortant.
Maire de Rives.
Conseiller général de l'Jsère.
lrs circonscription de LA TOUR-DU-PIN.
M. J ban GIN ET
Élu pour la Irc fois le 3 mai 1936*
Cher concitoyen,
Très simplement* modestement, sans éloquence, mais avec la sincérité de mes convictions républicaines, avec l’affection que j'ai pour notre pays dauphinois, pour cette région où je suis né, où j'ai vécu toute ma vie, où je compte tant de fidèles amitiés, je suis allé dans chaque commune sonner le ralliement des républicains.
Sollicité par mon parti pour porter à nouveau son drapeau dans la bataille électorale, pour affirmer son programme et son idéal, j’ai accepté d'être candidat avec la seule ambition de servir à la fois la République et noire Dauphiné*
Je ne suis pas, vous le savez, de ceux qui recherchent un mandat pour la satisfaction de leur intérêt personnel, prêts à le solliciter ici ou là, au gré des circonstances, des marchandages ou des combinaisons,-
Ce que j'ambitionne, en acceptant la candidature, c'est — ayant vécu au milieu de vous, au sein de cette ardente démocratie de l'arrondissement de La Tour-du-Pin — de représenter au Parlement mes concitoyens dont je connais bien les sentiments, les con vielions, les intérêts. Je dis mes concitoyens et pas d'autres* Je ne suis pas candidat migrateur.
Faut-il pour obtenir l'honneur d'être votre représentant venir de loin, sortir de 3a grande ville et n’avoir jamais eu avec vous d'autre contact et d'autres liens que ceux Fugitifs que crée une campagne électorale?
Je pe use qu'il n'en est rien. Je suppose aussi qu’une expérience malheureuse, contre laquelle je vous ai mis en garde il y a quatre ans, vous a renseigné et que vous n'éprouve* sans doute pas le désir de la renouveler.
Je pense aussi que la modestie de mon origine, de ma situation, n'est pas' un obstacle pour solliciter votre confiance et qu'elle est au contraire une des raisons de l'obtenir*
À la fois exploitant d'une petite propriété et d'un petit commerce, agriculteur et commerçant, je sais les difficultés dans ■ lesquelles vous vous débattez parce que je les ai moimême connues, que j'en ai souffert et que j'en souffre.
Et c'est pourquoi j'ai accepté la candidature. J’estime, et je ne suis pas le seul, qu’il faut au Parlement beaucoup d’hommes qui connaissent par expérience, la vie dure, difficile, surtout à l'heure actuelle, des agriculteurs, des commerçants, des industriels et des ouvriers.
Ceux-là, moins brillants peut-être, feront certainement moins de discou rsp mais iis sauront agir et prendre les mesures énergiques qui s'imposent*
C'est dans ces sentiments, c'est avec cette pensée que je viens solliciter vos suffrages.
Le programme que j'entends défendre, vous le connaissez* C’est celui du grand parLi auquel j'appartiens, le programme du parti qui, dans le passé a fait la République, et qui, dans 1 avenir entend la conserver, la défendre et la développer dans l'ordre et la liberté.
L exposer dans ses détails au cours de ces quelques lignes est impossible.
Je v< ux seulement en rappeler les données et les principes essentiels, ceux qui touchent aux intérêts généraux du pays et de la région*
Sur le plan budgetaire, rectification des décrctB-loj, afin que soit préservé le minimum vital et réparées certaines injustices qui heurtent le sentiment kde l'équité.
Sur Je plan fiscal, recherche d’un meilleur rendement par une meilleure justice, contribution effective au redressement financier, demandée non plus seulement aux petits, mais aux privilégiés ; répression énergique de la fraude fiscale.
Sur Je plan économique, restauration de l'autorité de l'Etat et de son indépendance en face des influences occultes de toutes les oligarchies financières ; contrôle de l'Etat sur les éléments de l'activité du pays qui touchent à la maîtrise de l'économie nationale. Remédier par tous les moyens à la crise de la soierie.
Sur Je plan bancaire, défense du crédit public et privé et de V épargne, cotiLrôle des banques, réforme de la Banque de France assurant à T Etat la direction du crédit*
Sur le plan parlementaire, modernisation de la démocratie politique par le renforcement indispensable de la stabilité gouvernementale et Tinslituilon de rouages techniques qui permettent un meilleur travail parlementaire par la collaboration avec les forces syndicales agricoles!. commerça n tes, industrielles et ouvrières.
Sur le plan agricole, revalorisation des produits de la terre garantissant aux cultivateurs des prix rémunérateurs et surtout rétablissement de l’équilibre existant avant la crise entre les prix agricoles et les prix industriels.
Sur le plan de la politique intérieure, désarmement des ligues. Répression des menées factieuses qui troublent Tordre républicain et ont déjà provoqué des conflits sanglants entre Français. Contrôle rigoureux du commerce des armes.
Sur le plan de la politique extérieure, dans une défense nationale qui, jusqu'au désarmement général, assure la liberté, la dignité et la sécurité de la France; adhésion sans réserves à la Société des Nations. Politique d’égalité et de conciliation entre les peuples, sous son égide et son autorité.
Sur le plan des intérêts locaux, organisation des agriculteurs pour la défense de leurs intérêts. Défense des planteurs de tabac. Défense par une organisation méthodique, de V industrie de la soie qui assure tant de travail et de salaires aux communes de notre circonscription.
. Telles sont, mon cher concitoyen, les lignes générales du programme que j'entends défendre si votre confiance m'est accordée,
À sa réalisation, si je suis votre élu, je mettrai toute l'énergie, toute la passion des hommes de chez nous, toute la ténacité de ces paysans dauphinois dont je suis, qui placent au-dessus de tout la liberté et La justice.
Aux heures graves et difficiles que nous traversons, je vous demande d’avoir confiance en un homme qui est de votre sang, qui est sorti de votre sol. Je demande aussi à tous les anciens combattants qui trouveront en moi un représentant qui a connu leurs misères et leurs souffrances et qui peut parler en leur nom avec autorité, je leur demande de m'accorder un concours qu'ils ne peuvent pas refuser à un ancien camarade de combat.
Fort de cette confiance, avec vous, de plein coeur, je saurai, soyez-en sûrs, lutter pour pu avenir meilleur, défendre et développer la République, instrument de tous les progrès.
Jean GIN ET
Maire de Ch&bons.
Conseiller général de libère.
Agriculteur et négociant- Aucien combattant. — Croix de guerre.
2e circonscription Jde LA TOUKDU-PIN.
M( ÀLDEET PERRIN (Groupe républicain radical et radiCïü-süci&iïePÊ*}
Élu pour la lre fois le 29 avril 1928. — Réélu les 1er mai 1932 et 3 mai 1936-
Citoyens,
En 1932, à une imposante majorité de 8.113 voix contre 3 950 à mes quatre concurrents, vous me renouveliez au premier tour de scrutin la confiance que vous m’aviez déjà accordée en 1928 pour vous représenter au Parlement.
Je n’ai en rien démérité. J’ai conscience, en dépit des calomnies et des mensonges, que je méprise, d’avoir rempli mon mandat en fervent républicain qui est exactement aujourd'hui ce qu’il a toujours été eL restera toujours : le défenseur de nos institutions laïques et républicaines et l’ami dévoué des masses ouvrières et paysannes.
Cette majorité de 1932, j’en ai l’assurance, malgré toutes les manœuvres déloyales et perfides de certains adversaires, vous me la redonnerez le dimanche 26 avril. Le citoyen qti) a voté en 1932 pour le député sortant qui s’est consacré avec le plus entier dévouement! son mandat de parlementaire, ne voudra certainement pas lui faire défection. Il comprendra qu’au cours d’une législature extrêmement difficile, j’ai fait de mon mieux pour servir les intérêts généraux du pays et le régime républicain, Et ceux qui m’attaquent si violemment et avec une méchanceté sans nom, auraient certainement fait beaucoup plus mal s’ils avaient eu à prendre les mêmes responsabilités,
Je vous suis donc* Citoyens, resté fidèle, vous retrouverez toujours en moi le républicain qui n’a pas varié dans ses fermes convictions, le serviteur dévoué, toujours prêt h vous être utile en toutes circonstances et l’ami en particulier des humbles et des déshérités vers
la misère desquels je me suis constamment penché.
Fils du peuple, élevé par mes propres moyens et sans la moindre protection, je suie avec le peuple ouvrier et paysan dont je connais mieux que personne les difficultés de Theure présente.
Telle est ma profession de foi à laquelle je ne faillirai pas.
Quant au programme que j’entends défendre, vous le connaissez, c est celui du grand Parti auquel j’appartiens et qui dans le passé a fait la République et qui, dans lavent», entend la défendre et la développer dans Tordre et la liberté.
En voici les données et principes essentiels :
Sur le plan de politique extérieure :
Poursuivre une politique de conciliation et de rapprochement entre les peuples sous 1 égide de la Société des Nations à laquelle nous devons rester attaches.
Sur le plan économique :
Restauration de l'autorité de T Etat et de son indépendance en face des influenceji occultes de toutes les oligarchies financières. Contrôle de 1 Etat sur les éléments de 1 activité du pays qui touchent à la maîtrise de l'économie nationale.
Sur le plan financier j
Rectification des décrets-lois afin que soit préservé le minimum vital et réparées cer* taines injustices qui heurtent le sentiment de l’équité. Recherche d’un meilleur rendement par une meilleure justice fiscale; contribution effective au redressement financier demandée «on plus seulement aux petites gens, mais au privilégiés de la fortune; répression énergique de la fraude fiscale. Défense du crédit public et privé et de l’épargne. Contrôle des banques.
Sur le plan agricole :
Revalorisation des produits de la terre garantissant aux cultivateurs des prix rémunérateurs et surtout rétablissement de lequilibre existant avant la crise entre les prix agricoles et les prix industriels* Développement des crédits des caisses agricoles pour venir en aide aux modestes cultivateurs* Droit de priorité de vente pour le petit cultivateur, exonérations fiscales, moratoire des dettes, garanties spéciales contre les calamités agricoles.
Sur le plan social :
Création d'une caisse nationale do chômage. Rechercher une entente interna Lion ale poui 1 institution de la semaine de quarante heures en maintenant un salaire minimum. Création de congés payés obligatoires pour les ouvriers*
Protection de l’enfance et réorganisation de l’apprentissage, Développement du crédit populaire et k bon marche pour 1 artisanat qu’il faut encourager. Avantages particuliers à donner sous forme d’encouragement aux familles nombreuses. Retraite à accorder aux exclus dea assurances sociales.
Sur le plan industriel et commercial :
Allègement des charges fiscales. Simplification des impôts. Suppression de la taxe sur le chiffre d’affaires à remplacer par une taxe unique. Création d’une caisse de crédit pour es prêts à long terme et ti taux réduit en faveur du petit commerce.
Sur le plan des mutilés de guerre, anciens combattants et anciens mobilisés :
Par un vote unanime, le 19 mars, la Chambre a supprimé la retenue de 13 0/0 sur les pensions et la retraite de combattant. Les anciens combattants ont droit à la reconnaissance de la Nation, Les pensions et la retraite du combattant doivent faire l’objet d’un statut spécial, ayant un budget autonome. C’est pourquoi nous avons constitué la caisse des pensons pour qu’on ne puisse toucher à la retraite du combattant qui doit être intangible. Les anciens mobilisés qui ont également servi la Nation ont droit à la carte spéciale du mobilisé qui doit leur procurer certains avantages que nous aurons à déterminer. L’attribution de la car e du mobilisé a été votée le 18 mars dernier. Pensionnés, Anciens combattants et mobilisés peuvent compter que je défendrai toujours leurs droits si légitimes.
Sur le plan politique intérieure :
Modernisation de la démocratie politique par le renforcement indispensable de la stabilité gouvernementale. Réforme de l’Etat et des méthodes de travail parlementaire, ^epression contre toutes les menées factieuses susceptibles de troubler l’ordre républicain, Donlrole rigoureux du commerce des armes,
. Telles sont, mes chers Concitoyens, les grandes lignes du programme que j’entends nelendre si vous me renouvelez votre confiance. C’est celui d’un homme qui est sorti de T° ’ ^U1 ^ ^ vous par une solide amitié et qui entend défendre vos intérêts et ceux
de son pays avec énergie et passion dans les heures graves et difficiles que noqs traversons, confiance, que vous allez à nouveau me témoigner, elle sera pour moi un précieux
encouragement dans les luttes qu'il faudra engager en vue de soutenir et améliorer le régime républicain et servir les intérêts de la France qui veut vivre en paix, en liberté et par le
travail .
Vive la deuxième circonscription de La Tour-du-Pin, foncièrement attachée à la République laïque, démocratique et sociale '
Albert PERRIN
Avocat à la, Cour appel de Paris.
Maire de Curtin.
Vice-Président du Conseil général.
Député sortant.
lre circonscription de VIENNE.
Mi Lucien H U S S EL
(Groupe socialiste,)
Elu pour la lr* fois le 8 mai 1932. — Réélu le 3 mai 1936*
(Voir le programme du parti socialiste S* F. L O., p. 3.)
Chers Concitoyens,
Le mandat que vous m'aviez confié, il y a quatre ans, est arrivé à son terme.
J'ai conscience d'avoir été un mandataire fidèle à mes promesses,
J "ai beaucoup travaillé pour la défense des intérêts qui m étaient confies et je me suis efforcé de rendre service à toutes les personnes qui ont fait appel à mon concours.
Je le dis hautement, je crois ne mériter aucun reproche à cet égard.
Aussi, est-ce avec la plus entière confiance que je me représente à vos suffrages.
Les quatre années de cette législature ont vu se poser les plus graves problèmes que notre pays ait connus depuis la guerre. Grise économique, sans précédent, qui a atteint à peu près toutes les affaires industrielles, créant un chômage considérable, entraînant le marasme du commerce et la mévente des produits agricoles si préjudiciable aux petits agriculteurs et aux fermiers.
Crise dans le domaine extérieur qui risquerait, en se prolongeant, de compromettre la paix à laquelle tous les démocrates et les hommes de cœur sont si passionnément attaches.
À tous ces problèmes angoissants, le p#rti socialiste propose ses solutions, ses remèdes ;
La crise économique ne sera vaincue que par la suppression des privilèges du capitalisme, par une organisation nouvelle du travail que le développement formidable du machinisme a rendu aussi facile qu’indispensable. L’agriculture ne peut être sauvée du désastre que par une lutte opiniâtre contre tous les nouveaux seigneurs de la féodalité capitaliste.
Les difficultés extérieures ne peuvenL être résolues, et la paix solidement établie, que par une politiuue de compréhension mutuelle entre les peuples, par une franche coopération internationale dans l’esprit et sous l’égide de la Société des Nations qui peut, seule, permettre d’aboutir au désarmement général, progressif et contrôlé.
Ce sont ces idées qu’avec le parti socialiste je défendrai à nouveau h la Chambre, car, seules, elles peuvent nous conduire à la rénovation économique et à la paix*
Je m’adresse, en toute confiance, à tous mes amis socialistes, à tous les démocrates de notre circonscription, à tous les partisans du grand rassemblement populaire et Je leur demande de faire triompher ces idées en m’accordant leurs suffrages.
Je resterai pour ma part fidèle à ce programme.
Je vous remercie, par avance, de votre confiance que je m’efforcerai de justifier,
Lucien HUSSEL Député sortant.
2" circonscription de VIENNE.
M, Louis B OYAT
(Groupe de l'Alliance des Républicains de gauche et des Radicaux indépendants.)
Elu pour la 1r* fois le 1 i mai 1902.
Iîéélu les 6 mai 1906, 29 avril 1928 et 3 mai J 936.
Mes chers Compatriotes,
De longues phrases entre nous sont bien inutiles* Vous me connaissez ; maire depuis trente-six ans, conseiller général de l’Isère depuis trente-cinq ans, j’ai été de 1928 à 1932 votre représentant. Je crois pouvoir dire sans crainte d’un démenti que j’ai été un député zélé, répondant à tous, aux amis comme aux a Iversaires, sans sectarisme et sans esprit de coterie.
Depuis quatre ans, une politique néfaste et coupable a causé à notre cher pays, des maux qu’il n’avait encore jamais connus. Je les résume : une agriculture assassinée par la protection de la spéculation et de la fraude, par l'entrée massive des blés américains, par des tracasseries odieuses qui ôtent aux paysans français toute liberté ; les Finances publiques mises à mal par 81 milliards empruntés de 1932 à 1936; la paix que nous exigeons, menacée par une politique extérieure à courte vue. Voilà le triste bitan.
Aujourd’hui, parmi tant de ruines accumulées, il faut reconstruire, s’il en est temps encore, sortir du « chaos et de l’impuissance n, opposer enfin au front révolutionnaire qui nous menace, poings tendus, l’union fraternelle de tous les républicains d’ordre*
Mon programme f le voici *
Au point de vue extérieur :
Maintenir et renforcer plus que jamais nos amitiés traditionnelles et nos alliances, refaire le front de Stresa en ramenant à nos côtés notre sœur latine, l’Italie* qu’une politique
hargneuse et maladroite a éloignée de nous. Je n’ai qu’un seul but : écarter à jamais par tous les moyens possibles les horreurs d’une nouvelle guerre, dont les paysans seraient les premiers à faire les frais... Notre pacifisme est intégral et nous n’entendons pas que la France se batte, fût-ce pour sauver le régime soviétique.
Au point de vue intérieur :
Je suis, par tradition de famille et par conviction un républicain ferme, trop épris de liberté pour n’être pas contre toutes les dictatures quelles qu'elles soient, mais je m’honore, dans ce département de l’Isère, d’avoir toujours gardé une indépendance jalouse. Je liais les clans, les coteries, les petites chapelles politiques qui dictent des ordres à leurs élus, qui ne sont plus que de pauvres automates, des machines à voter. La liberté de penser et la liberté de conscience doivent être sacrées. Je n’entends pas qu on y touche,
Il faut doter le Gouvernement de l’autorité et de la stabilité qui lui sont indispensables pour remplir la mission dont il est investi, en faisant comme la libre Angleterre, un usage plus fréquent du droit de dissolution, en retirant aux députés l'initiative des dépenses. 11 est nécessaire d’assurer l’indépendance d’un pouvoir judiciaire, rendant une justice égale pour tous et sachant à l’occasion punir, avec rigueur, les tristes politiciens à la Stavisky qui trafiquent de leur mandat et déshonorent la République,
Au point de vue agricole :
Tout mettre eu œuvre pour revaloriser les produits de la terré, notamment le blé tombé k des prix de misère et ne jamais oublier que ce n'est que par une agriculture prospère, par une capacité plus grande d’achat des paysans que nos petits commerçants, nos artisans connaîtront des jours meilleurs.
Ne rien négliger, pour permettre à nos villages une vie plus confortable, afin que leurs habitants restent fidèles à la terre.
Au point de vue financier :
Lutte sans merci contre les spéculateurs, naufrageurs du franc. Equilibrer rigoureusement les budgets publics en ajustant les dépenses aux recettes, en supprimant impitoyablement les doubles emplois et les cumuls, en réduisant de façon importante le nombre des députés et des sénateurs.
J’avoue que je ne puis approuver la politique des décrets-lois, que j'ai considérée comme une solution paresseuse et incomplète. C'est par des réformes organiques et profondes, à grands coups de hache dans l'immense foret budgétaire qu il laut procéder. Je n’entends pas en tout cas .qu'on maintienne les dispositions visant et rognant les pensions des anciens combattants, des mutilés, de tous les invalides enfin de la grande guerre qui doivent rester suivant la belle expression de Clemenceau, les créanciers privilégies de la Nation,
Fervent admirateur delà mutualité, je voudrais qu’on s'adresse à elle pou simplifier les rouages beaucoup trop coûteux des assurances sociales.
Je sais que le petit commerce de nos campagnes et de nos chef s-lieux de canton succombent sous les coups répétés d’une fiscalité tracassièrej quand il n est pas ruiné par une concurrence déloyale. Je m'engage à le défendre,
La classe ouvrière qu'on abuse si volontiers en la trompant sur ses véritables défenseurs, trouvera en moi un partisan déterminé des réformes sociales.
Si j'entends m'occuper avec une sympathie agissante de toutes les categories sociales, je tiens à mentionner particulièrement dans ma profession de foi, les artisans » dont j'approuve les revend ica tions, les « familles nombreuses » qui iti ont soumis leur programme accepté par moi, les planteurs de tabac si nombreux dans notre circonscription,, enfin ces
arboriculteurs de la vallée du Rhône dont les beaux fruits portent jusque sur les marchés lointains, la réputation de notre sol privilégié.
J en ai assez dit. Une profession de foi vaut ce que vaut le citoyen qui la signe.
Vous savez qu’hier pour vous soutenir, je n’ai pas hésité à monter à la tribune de la Chambre. Si demain je suis votre élu, je n’aurai qu’une ambition : qu’on dise de moi que je suis le défenseur vigilant de ces belles campagnes françaises et de notre agriculture nationale Je ne désire pas d'antre titre.
Vive la France !
Vive la République I
Louis BUY AT
Officier do la Légion (Pbonneur.
Conseiller général de lTsère, — Maire.
Ancien député.
Président de Comice agricole, — Membre de l’Office agricole. Propriétaire Agriculteur.