‹ Recueil des textes authentiques des programmes et engagements électoraux des députés proclamés élus à la suite des élections générales de 1936 (volume 2)Chapitre 7 sur 186 · ALPES (BASSES · texte numérisé non relu

ALPES (BASSES

Circonscription de CASTELLANE.

M. Louis GARDIOL (Groupe socialiste.}

Élu pour la Ve lois le 17 août 1924, — Réélu les 22 avril 1928, 8 niai 1932 et 3 mai 1936,

(Voir le programme du parti socialiste S.F.LO,, p, 3*)

Chers Concitoyens,

Sur la seule caution de mes actes et de mes votes — que je me suis efforcé et que je crois avoir réussi de mettre constamment en accord avec mon programme de toujours — je viens à nouveau vous demander de me renouveler dans le scrutin du 26 avril 1936, au nom de mon parti, la confiance dont vous m'avez si fidèlement honoré en 1924, en 1928 et en 1932.

La XVe Législature qui prend fin, a été en butte aux pires difficultés financières, économiques, intérieures et internationales.

Celles-ci n'ont pas été réduites par la politique des fameux 700 décrets*lois de Te Union naRonale », chère à M. Doumergue et à M, Laval, Elles ont même été aggravées, puisque le déséquilibre du budget, la crise économique sont aggravés ; que la dette atteint le plafond insupportable de 344 milliards et que les libertés publiques sont menacées, comme la paix extérieure sur l'Est.

Le pays est asphyxié : tel est le résultat de la faillite de la politique d'Union nationale — que nous subissons et combattons depuis la guerre, sous ses camouflages divers.

Que faut-il pour dissimuler que la XVI0 Législature sera encore plus dramatique et heurtée !

Des mesures très graves devront être prises, au nom du salut public, par vos représentants à la Chambre des Députés.

Pour une telle tâche, qui ne sera point une sinécure, des représentants, expérimentés, courageux et capables d'abnégation personnelle, devront être désignés par vous, si vous ne voulez pas que le pays sombre dans la tyrannie, qu'accompagnent invariablement la misère et la g u erre

Un programme minimum de Front populaire a été dressé, qui me parait capable, s'il est fermement appliqué, de remédier aux maux dont nous souffrons amèrement les uns et lés autres,

Je l'approuve entièrement; et je me déclare résolu à soutenir, avec mon parti, Ue gnu-4

vemement qui l'inscrira, dès ta rentrée, à son programme, ainsi que tous ceux qui, au cours de la prochaine législature, s’en réclameront.

11 faut, en effet, sans délai, ajuster les prix des denrées agricoles aux prix des produits manufacturés, donner du travail aux chômeurs, rendre une vie supportable aux anciens, trouver des débouchés aux jeunes, alléger le budget par la justice fiscale, arrêter la course aux armements qui ruine tous les peuples et ne peut manquer d engendrer la guerre universelle et rendre la République libre et respirable à tous.

Pour cette grande œuvre, je nie déclare prêt et ferme.

Comptant sur votre concours — je vous dis — mes chers Concitoyens,

Tout contre la crise économique.

Tout contre la fraude fiscale et les évasions des capitaux.

Tout contre les ligues factieuses, la misère et la guerre.

Docteur Louis GÀRDJQL

Conseiller municipal de Riez, Conseiller général du canton de Riez.

Député sortant.

Circonscription de DIGNE.

M. Marcel MASSOT (Groupe républicain radical et radical- socialiste.)

Elu pour la lr* fois le 3 mai 1936,

Mes chers concitoyens,

Vous êtes appelés à élire le 26 avril prochain un député pour la circonscription de D ign e - B arc el o n ne t te ,

Sur les pressantes démarches de Lrès nombreux compatriotes et amis, je suis aujourd’hui candidat.

Ma candidature a un double titre :

Elle est locale ;

Elle est républicaine.

Candidat local :

Je suis un des vôtres.

Né et élevé au milieu devons, ayant vécu votre vie, et resté avec vous en contact étroit, je connais vos besoins et vos aspirations.

Enfant du pays, j'ai habité les Basses-Alpes pendant la plus grande partie de mon existence et je représente depuis onze ans le canton de la Motte-du-Gairè au Conseil général *

Candidat républicain :

Je me préeente à vous avec l’investiture du grand Parti républicain radical et radicalsocialiste, parti d’évolution dans l’ordre et la paix, parti de là stabilité française et aussi parti hardiment novateur*

Politique générale.

Politique extérieure :

Passionnément attaché à la défense nationale comme h la paix, je suis de ceux qui estiment que la France doit rester fidèle à toutes ses amitiés, mais qu'il convient de condamner l'agression et d’appliquer à l’agresseur les sanctions économiques et financières prévues par le pacte tout en recherchant les possibilités d’une juste conciliation des intérêts de tous,

La S. D. N., c’est la justice * les peuples assemblés à Genève, c'est la force ; il 11e faut pas séparer la force de la j ustîce.

Politique intérieure :

La situation intérieure demeure obscure et équivoque ; un malaisé indéniable pese à rheure actuelle sur tous les partis* Il convient de réprimer énergiquement les menées factieuses et d'éviter la guerre civile.

Politique économique et financière :

Le problème financier est le plus complexe de tous.

J'estime que, par une détente fiscale appropriée, U convient de soulager la production d un excès de taxation, de poursuivre la réduction des charges qui pèsent sur le commerce, Pin dus trie et l’artisanat, de réaliser l’augmentation du pouvoir d achat des masses et la mise en circulation des capitaux*

Ennemi de l'inflation comme de la dévaluation, je suis partisan de la stabilité monétaire, d'une énergique répression de là fraude et d’une réalisation de plus én plus étroite de la justice fiscale* Si l'équilibre budgétaire est indispensable, les sacrifices si lourdement imposés à tous seraient inutiles si fo*. ne s'orientait résolument vers la reprise de 1 activité économique. L’équilibre budgétaire^ en effet, ne peut être que la conséquence de la prospérité générale.

J'estime, enfin, qu’il convient d'envisager une poliLique de réglementation de la gestion générale du crédit, de réforme profonde de la Banque de France et de contrôle de 1 activité des banques. Il faut enfin lutter contre les congrégations économiques et les grands trusts qui dépouillent le producteur et rançonnent le consommateur.

Politique agraire :

Issu des profondeurs de la masse paysanne, le Parti radical-socialiste affirme la nécessité de défendre l’agriculture française. La baisse des produits du soi, que ne compense pas celle du niveau de 1a vie pèse sur le monde paysan et laisse entrevqjr le moment où la terre ne nourrira plus ceux qui la cultivent, 11 convient d apporter un remède & des maux trop graves pour être plus longtemps négligés ; défense des libertés paysannes, revalorisation des produits agricoles tendant à rétablissement d'on minimum vital, priorité des produits français et coloniaux sur le marché national, plus large diffusion de crédit et bénéfice des assurances sociales aux cultivateurs.

Politique locale.

Quelle que soit l'importance des problèmes de politique générale, on ne doit pas oublier, quand on appartient à un département déshérité comme le nôtre, ceux de la politique locale.

On se plaint de l’abandon des campagnes. Pour lutter contre ce mal, il faut assurer au travailleur de la ferre une meilleure répartition de son travail et une vie moins dure.

11 faut envisager des réformes démocratiques et sociales.

Routes et chemins ;

Il faut créer de nombreuses routes et chemins ; procéder à un nouveau classement de toutes les voies de communication ; faire un meilleur emploi des fonds destinés aux chemins, tant pour leur création que pour leur entretien.

Services de transports :

11 faut améliorer les services d’autobus et transports en commun pour permettre a us populations rurales cl1 écouler leurs produits et de s’approvisionner plus facilement.

Electrification des campa gos :

De grands travaux ont été réalisés en ce qui concerne Félectrifïcatien des campagnes Mais il reste beaucoup à faire. Il faut notamment encourager, par une politique de courant à bon marché, lTutilisation de l électricité pour l'usage agricole et domestique.

Allocations de secours aux familles nombreuses :

On trouve encore beaucoup de familles nombreuses dans nos campagnes. Il importe d« les aider, de les encourager par des primes, par des bourses permettant aux pères de famille de faire élever leurs enfants, etc.

Encouragement au tourisme :

Le tourisme est une richesse naturelle de nos pays, Nous avons de magnifiques sites dans notre Haute-Provence; il faut, par tous moyens appropriés, attirer les étrangers chez nous et les y retenir.

Mes chers compatriotes,

Fai tes -moi confiance. Je ne vous fais pas de vaines promesses.

Je vous dis simplement : si je suis votre élu, je m’employerai de touLes mes forces à h défense de vos intérêts, à la sauvegarde de vos droits.

Et je vous donne l’assurance qu’originaire de ce département, où je fais chaque année de longs séjours, je resterai à votre disposition en toutes occasions et non pas seulement pendant la période électorale.

Vive la ciconscription de Digne- Barcelonnette I

Vive la République démocratique et sociale !

Marcel MASSOT

Avocat à Cour cT&ppel de Paris.

Conseiller général des Basaes-Alpes.

Secrétaire du Conseil général.

Candidat du Parti républicain-radical ut radical-sodaliite.

Enfant du pays.

Circonscription de FGRGALQUIER*

M. Chaules BARON*

(Groupe socialiste,)

Elu fJour la J" tos ^ 16 novembre 1919. — Réélu les 11 mai 1924, 29 avril 1928,

l*r mai 1932 et 3 mai 1936.

( Voir le programme du parti socialiste S. F. I. 0., p. 3.) Mes chers ConciLoyens et Amis,

^ Depuis bientôt dix-sept ans grâce à la fidèle bienveillance des républicains avancés du departement des Hautes-Alpes et de la circonscription Forcalquier-Sisteron-Manosque je suis votre représentant à la Chambre des Députés.

Elu en 1919, réélu en 1924, 1928 et 1932, j’ai gardé au cœur avec ma reconnaissance, le culte du souvenir de ces rudes batailles où les paysans bas-alpins ont affirmé avec des majorités toujours accrues sur mon nom leur foi socialiste.

La confiance fidèle que vous m’avez témoignée m’impose cette fois des devoirs d’autant plus grands que la situation financière intérieure et de politique extérieure est de plus eu plus grave. * 1

El1 effeti cette année, devant les problèmes angoissants qui se posent, les élections legislatives auront une importance qui ne peut échapper aux esprits les moins avertis.

Les socialistes, tous les républicains dignes de ce nom doivent mettre tout en œuvre pour que le 26 avril prochain marque une éclatante victoire pour le Front populaire, victoire qui nous donnera plus de foi, plus d’élan et plus de force pour vaincre le fascisme et faire reculer définitivement la guerre.

Il est inutile d'insister sur mon programme politique. C’est celui, intégral, du parti socialiste S. b. I. 0., que vous connaissez tous et auquel je suis fidèle depuis loujours.

Devant les menaces du fascisme fauteur de guerres civiles et de guerre étrangère menaces aggravées par une crise économique sans précédent, tous les partis de gauche, tous les sincères républicains réunis dans un vaste rassemblement, se sont mis d’accord sur un programme minimum de Front populaire, seul capable de rémédieraux maux dont nous m>u Irons amerement les uns elles autres. Ce programme minimum je le défendrai, avec mon parti, de toutes mes forces.

Mon action au Parlement vous la connaissez. Appelé par la confiance de mes collègues qui s estloujours renouvelée depuis douze ans, à la présidence de la Commission des mines e ce Ja force motrice de la Chambre des Députés, à la vice- présidence de l’Office national es combustibles liquides et de la Commission permanente du Comité consultatif des emins de fer,j ai conscience d’y avoir toujours servi les intérêts généraux du pays et ceux des électeurs que je représente à la Chambre.

ra . Au Pat'lement> mon activité s’est toujours exercée en faveur du travail fécond contre le

hum a expl0lteu!‘- fai toujours défendu une législation plus sociale, c’est-à-dire plus nidine et une fiscalité plus juste*

fflt -A,eC t Gr°?e P?rlementaire socialiste, j’ai combattu de toutes mes forces l’erreur es Gtreis-lois de déflation qui ont constitué un expédient lamentable aggravant la

situation budgétaire en tarissant la matière imposable, tandis qu’elle comprimait les revenus

et effondrait les capitaux. 1

J’ai défendu l’agriculture qui, de toutes les branches de l’économie nationale, a subi le

plus cruellement les conséquences de cette politique d expédients. ,

La confiance dont vous m’avez toujours honoré me remplit d'émotion et de herte. lille me crée aussi de plus lourds devoirs à l’accomplissement desquels je mettrai tout ce que J ai

tfinlelligence et de force. .

Membre depuis quarante ans du grand et noble parti socialiste S. F. I. 0., je resterai fidèle au généreux but qu’il s’est donné, de libérer le monde de la haine inféconde qui fait des peuples des frères ennemis.

Mon passé irréprochable, ma fidélité à mon parti, mon dévouement à mes amis vous

garantissent Tavenir . . *

Je n'ai pas besoin de vous rappeler ee qui demeure la fierté de ma vie, que c es grâce à vous, citoyens bas-A!pins, qui avez fait de moi un député, que j’ai eu 1 honneur de représenter la France à Genève à la Société des nations où j’ai été élu en juin dernier par les représentants de 57 nations, président dé la Commission internationale des mines au Bureau international du travail. A Genève, j’ai travaillé pour la paix, suprême espoir des meres a genoux. Ce titre là, je crois, est le plus enviable de tous, je vous le dois par votre confiance et vous en exprime toute ma reconnaissante gratitude.

J’ai foi en votre juste verdict comme vous pouvez avoir confiance en mon indéfectible

dévouement.

Plus que jamais, pour la dernière bataille, je sonne le rassemblement du Front popula ire et je crie avec vous :

Vivent les Basses-Alpes !

Vive la circonscription Forçai quiér-Sisteroîl-dMahoSqUé !

Vive la République laïque, démocratique et sociale I

Charles BARON

Député sortant.

Président de la Commission des mines et de la force motrice. Candidat du parti socialiste (S, F. K O.)*

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