ALPES (HAUTES
Circonscription de BRIANÇON.
M. Maurice PETSCHE
Elu pour la lre fois le 14 juin 1925, — Réélu le 22 avril 1928, Vr mai 1932 et 26 avril 1936*
Mes chers Concitoyens et Amis,
Le 26 avril vous renouvellerez le mandat de votre représentant. Pour la quatrième fois je sollicite vos suffrages. Onze ans de confiance et de dévouement nous unissent en une fraternelle amitié.
Vous me connaissez : trois ans au Gouvernement, sept ans à la Commission des finances m'ont acquis sur les milieux officiels quels que soient les gouvernements au pouvoir, une influence grandissante que j’ai mise à votre service.
Du point de vue local : vous savez ce que j’ai fait pour vous, pour vos familles, pour vos communes, pour notre Rriançonnais : malgré la crise j'ai pu continuer à vous faire obtenir de nombreuses subventions, j’ai pu faire exécuter d’utiles et importants travaux : partout mon activité s'est traduite par de substantielles réalisations. Mes interventions ont produit, toutes les fois où il n’y a pas eu d’impossibilité absolue, les plus heureux résultats.
Du point de vue général : à la fin d'une législature qui laisse derrière elle une impression de désarroi et d’inquiétude, je m’honore d'avoir tenté de sauvegarder vos droits, vos intérêts, d’écarter de la France, de la République, les dangers qui les menacent. Je me suis associé à toutes les mesures d'intérêt public sans jamais sanctionner celles qui pouvaient provoquer d'inutiles souffrances ou de périlleux conflits.
C’est ainsi, notamment, que, fidèle à mes engagements, j’ai constamment défendu la cause des anciens combattants, et que j’ai voté la création de la Caisse des pensions qui doit permettre de rétablir les victimes de la guerre dans la plénitude de leurs droits sacrés.
Mes votes et mes initiatives ont voulu assurer dans la paix la sécurité du pays, le maintien de nos traditionnelles amitiés, la sauvegarde de l’ordre républicain et de nos libertés, la réforme de l’Etat, la protection de notre épargne et de notre monnaie, la défense des travailleurs français contre remploi abusif de la main-d’œuvre industrielle étrangère, la revalorisation des produits agricoles, une plus grande justice fiscale en préservant petits agriculteurs et petits commerçants des majorations d’impôts dont ils étaient menacés.
Voilà pour le passé.
Les actes valent mieux que les promesses : jugez sur les actes 1
\ qus en avez jugé, répétant partout dans un élan de reconnaissance : « Jamais nous
n’avons eu un député qui a tant fait pour nous, jamais nous n'en trouverons un semblable i*.
Il vous appartient de le conserver, d’accroître encore son influence, toute à votre service, en lui renouvelant votre confiance avec une majorité accrue : plus un député a de voix, plus il peut pour vous.
A mon tour de vous faire confiance.
Le passé répond de lia venir *
Cet avenir sera ce que nous le ferons ; la guerre, la faillite, l'asservissement, si nous demeurons enlisés dans les formules périmées, dans les vieilles formations : ce sera la liberté, le travail et la paix si, mus par une inflexible volonté de salut public, nous réalisons dans le cadre de la Nation et de la République, le grand rassemblement des hommes et des idées pour un ordre nouveau.
Ce but est mon programme :
Défense républicaine ■ ni fascisme, ni bolchevisme; la République ; toutes nos libertés: une République libérée des puissances qui la dominent, balayant scandales, abus, privilèges, se réformant vigoureusement dans une organisation plus stable du gouvernement et un contrôle 'plus- strict de la démocratie ; assurant l’ordre financier par le respect des engagements de l’Etat, notamment envers les anciens combattants par la création de la Caisse des pensions : envers les petits retraités et les petits rentiers. La République doit également reconnaître le droit au travail.
Travail : aucune prime à l'oisiveté ; du travail justement rémunéré, mtilemenf réparti ; à cet effet, exécution de grands travaux dans toutes les communes de France, qui, augmentant le pouvoir d’achat, supprimeront le chômage et revaloriseront les produits agricoles; défense du marché national contre l’envahissement des produits et de la main-d'œuvre industrielle étrangère. Contre le chômage également : suppression de tous les cumuls injustifiés.
Solidarité nationale en faveur des familles nombreuses, des vieillards, permettant par un système approprié de retraites, l'emploi des jeunes aujourd’hui privés de travail.
Lutte contre la spéculation et protection de l’épargne par l'organisation du crédit, le contrôle des banques, la responsabilité des dirigeants, Y allégement des impôts qui paralysent le travail.
Paix : Une France réconciliée, forte de son union et de son énergie neuve, peut seule déclarer la paix au monde.
Comprenant le/dynamisme des peuples, exigeant le respect des traités consentis et l’intangibilité d’une morale internationale égale pour tous, elle fera cette paix sous la garantie d’une défense nationale strictement assurée par une réorganisation de notre système militaire et l’institution de la sécurité collective, permettant un désarmement général et contrôlé*
Pour notre Brîançonnais :
La défense ide i agriculture— trop .imposée — par un juste équilibre réalisé entre le prix de vente de ses produits et le prix des. produits qu’il, achète. Diminution du prix des i engrais.
Suppression des formalités pour la libre circulation des récoltes.
Liberté, du cultivateur sur, ses produits : protection contre ;la concurrence étrangère.
Rétablissements de suffisants crédits pour. calamités publiques.
Toutes les améliorations de la vie rurale : facilités de communications notamment meilleur déneigement, construction de routes, leur classement, canaux, adductions d'eaux, digues, moyens de défense ^contre IhneencRe,: équipement des compagnies :de sapeurs-pom- , piers, etc.
Dégrèvement des mines du Brlançonnais.
Développement de renseignement générai et professionnel parla création de nouveaux cours, la prolongation de Page scolaire, pour permettre d’adapter aux besoins de J agriculture la fréquentation scolaire dans les écoles rurales* Amélioration des locaux et du matériel scolaire*
Aménagement des chutes du Briançon nais, — Création d'industries locales.
Encouragement an tourisme et aux sports d'hiver par l'amélioration des relations ferroviaires sur Paris, Marseille et Grenoble, Ta ménagement moderne de nos stations, notamment parla construction de télé fériques et de monté pentes r
A îa réalisation de ce programme, j’appliquerai toutes mes forces dans la volonté de réussir pour le salut :
* — de notre Briançon nais,
— de la France,
— de la République,
Cest cette politique de salut public que je vous demande de faire triompher, sans abstention, à une écrasante majorité, le 26 avril prochain,
Mau ai ce PETS CH E Député sortant.
Conseiller général do Gnilleâtre*
Candidat de défense des intérêts du Briançonnais,
P* circonscription de GAP,
M. Jean Ml CH A R D - PE LL I SST E R
(Groupe de 1a Gauche indépendante).
Élu pour la lr? fois le 26 avril 1936.
Chers compatriotes.
Le 26 avril prochain, vous êtes appelés à élire un député pour la première circonscription de Gap : celle dJ Embrun- Sainte Bonn et.
J’ai posé ma candidature à cette élection, appelé par de nombreux amis et compatriotes, et avec le parrainage des groupements républicains du département:
Je suis donc autorisé à déclarer que ma candidature est* à la fois, locale et républicaine,
Gandidafi local :
Né à Gap, d'une famille dont la branche maternelle est originaire d’Ancelle* Je suis un des vôtres.
Mon plus cher désir est de défendre politiquement et économiquement des intérêts, des aspira frions et des Besoins qui nousnaoni communs*
Candidat républicain ;
Je me présente à vous sous l'étiquette Union des Gauches, parce que les élus, les militants et les partis franchement républicains de notre arrondissement m’ont apporté leur appui et leur parrainage.
Cette étiquette doit permettre, à mes yeux et à ceux de mes amis, le ralliement :
— des républicains méthodiquement divisés depuis des années sur des misérables ques¬
tions d’intérêt personnel, étrangères aux intérêts locaux, à l’intérêt général, et à la cause républicaine elle-même;
~ de tous les nombreux mécontents de cet arrondissement mal représenté au Parlement.
Politique générale.
Politique intérieure :
Nous vivons dans une équivoque qu'il faut dissiper.
Depuis quelques mois, les adversaires du régime font preuve d'une arrogance et d’une
audace de jour en jour plus menaçante.
Il conviendra donc tout d'abord à tous les élus républicains, pour assurer la défense
des libertés républicaines, d’éviter îa guerre civile et de s'opposer à toutes les menées factieuses.
II faut :
créer le monopole de la fabrication et du commerce des armes avec abolition de tout
profit tiré de la fabrication et de la vente du matériel de guerre ;
obtenir une justice plus rapide, moins onéreuse et égale pour tous ; étendre les libertés communales que les exigences imposent avec des caractères difïérents suivant les régions ;
augmenter le budget de l’Hygiène et de l'Instruction publique ;
prolonger la scolarité gratuite avec possibilité pour les enfants d'agriculteurs nécessiteux habitant loin des villes, d'obtenir des bourses d'internat ;
étendre la loi des assurances sociales aux travailleurs des campagnes, par l'assurance facultative ;
reviser les décrets-lois et supprimer ceux qui concernent les anciens combattants qui ont sur la nation des droits légitimes et imprescriptibles j
lutter contre le chômage qui engendre la misère, par une politique audacieuse de grands travaux organisés par région, après avis des organismes départementaux et communaux intéressés.
Politique extérieure i
Il est nécessaire d'organiser la paix collective par le respect des clauses du pacte de la S, D. N. tendant à assurer La sincérité des Etats participants — petits et grands - — ces mesures devant conduire au désarmement général qui demeure leur but ultime.
La S. D, N. c’est la justice, les peuples assemblés à Genève, c'est la force : il ne faut pas séparer la force de la justice.
Pour donner plus de force à cet organisme international de paix : suppression de la diplomatie secrète*
Politique économique et financière :
Le problème financier est le plus complexe de tous. J’estime que la politique de défia-
tion qui ruine la classe paysanne, aggrave le chômage et épuise la France, doit être abandonnée.
Le système d'impôts actuel, qui comprend des taxes et des impôts multiples, a besoin d’être refondu, car il détruit la matière imposable, et compromet le rendement lui-même des impôts.
Les charges qui pèsent sur les agriculteurs, le commercé, la petite industrie, l’artisanat, doivent être réduites, afin d’obtenir une détente fiscale.
Les trusts économiques dépouillent le producteur et rançonnent le consommateur : on s’opposera utilement à leur influence néfaste par une politique de réglementation de la gestion du crédit du contrôle des grands établissements de crédit et de réforme de la Banque de France qui, au bénéfice de quelques familles, oublie d’être la Banque de la France.
Politique agraire :
La baisse des produits du sol, que ne compense pas celle du niveau de la vie, pèse sur ïe monde paysan et laisse entrevoir le moment où la terre ne nourrira plus ceux qui la cultivent, Il convient d’apporter un remède à des maux trop graves pour être plus longtemps négligés : défense des libertés paysannes, revalorisation des produits agricoles, priorité des produits français et coloniaux sur le marché national, diffusion du crédit agricole, répression de la spéculation sur les produits de la terre, et révision des lois sur le blé.
Politique locale.
L’arrondissement d 'Embrun- Saint-Bonnet est le plus pauvre dans notre département déshérité*
Les problèmes de politique locale peuvent donc être placés sur un pied d’égalité avec ceux de la politique générale.
Nos campagnes se meurent parce que désertes et sont désertées parce [qu'abandonnées administrativement.
Les réformes qui s’imposent me paraissent donc être d’ordre économique et social.
Electrification des campagnes :
Dans notre région, productrice de houille blanche, 'aucune commune ne doit être privée de l’électricité que Ton transporte à grand frais dans d’autres départements.
Le courant, doit être vendu à bon marché pour permettre dans la région qui le produit, son utilisation agricole et domestique.
Adductions d’eau, — Créations de fontaines :
Beaucoup de nos communes ou de nos hameaux n’ont pas encore bénéficié de cet élément primordial de bien-être.
Boutes et chemins :
Un nouveau classement des chemins vicinaux s’impose. Des créations sont nécessaires. Des travaux d’entretien plus importants doivent être effectués.
L ne nouvelle organisation , une meilleure utilisation des crédits existants est à envisager.
Torrents et rivières :
L arrondissement d’Ëmbrun-Saint-Bonnet est sur de nombreux points dévasté par des torrents et des rivières. Des travaux urgents sont nécessaires. Un programme d'ensemble
devra ensui te être élaboré immédia LemenLel les, crédits* mécessakeâ; demandés' tant au M kaistère des Travaux publics qu’au Ministère de V Agriculture.
Santé» publique ;
Les docteurs sont rares dans nos montagnes et leurs déplacements très onéreux,
H est urgent de créer, là où il n'existe pas encore, un service de visites médicales hebdomadaires à prix extrêmement réduits ; *
Allocations de secours aux familles nombreuses ;
On trouve beaucoup de familles nombreuses dans les : Alpes Ev il convient de les aider.
Développement du tourisme estival et hivernal :
Noire région est une1 des^ plus favorisées1 par lamatureen matière de tourisme,
Err v s- inspirant, de l’or ganisatJo n ■ i nie 1-1 ÿge:n fiô réalisée par des pays voisins, on peut attirer 1 * é træage r c h ez nous «trie re tenir en tou te s saiso n s- de V aw n ée1 ; 1 1 s u 1 fira po ur > cei a : d ê g rou per les éirergies^et les bonnes volontés' locales ’dàn-S’ des syndicats d’initiative1 et, par une publicité appropriée, en parfait accord avec le - Toiarihg-Club de b rance, faire connaître les richesses naturelles de notre paysv
Cher compatriote.
Je me présente à vous, simplement.
Mon -i rïtenfeiorr nlest pas; dec faire « de : vaincs* promesses.
La tâche qui m’attend — - je le sais — est lourde, d’autant plus lourde que, depuis des années,’ vosumiérêtsi ne sont' plus dépendus;
Je mets à votre service mon activité, ma jeunesse, ma volonhéy mon amour du pays natal#
Avec votre confiance, avec votre collaboration, je suis convaincu, de faire œuvre utile dans l'arrondissement d’Embrun Saint Bonnet, le vôtre et le mien.
Jean MIGHABD-EELLISSIER
Avocat ‘à- la -Cour Rappel de Paris, Candidat d'EJnian des Gauches v
2e circonscription de GAT\
M. Auguste MURET {Groupe socialiste.)
Elu pour 3a F* fois le 3 mai 1936.
(Voir le programme du parti socialiste S. F. I.O., p. 3.)
Son programme.
Défense des libertés démocratiques contre le fascisme ;
Désarmement et dissolution des ligues paramilitaires du fascisme :
Amnistie en matière politique ;
Un service public national d’éducation fondé, à tous les degrés, sur la laïcité, la gratuité et la sélection ;
Pour préserver la souveraineté de l’Etat démocratique contre les usurpateurs politiques du grand capital aussi bien que pour ramener l'ordre dans la production ; nationalisation de la Banque de France et des industries monopolisées.
Pour reparer les injustices commises au détriment des anciens combattants, des salariés de tous ordres, des retraités, des vieux travailleurs, de leurs lamilles et de la foule des malheureux : abrogation des décrets-lois les concernant.
Pour soulager sans délai les misères les plus cruelles causées par la crise : création, immédiate d’un Fonds national de chômage j
Institution d’un système d 'assurance-chômage compris dans un système général d’assurances contre tous les risques sociaux à la ville et à la campagne ;
Pour assurer du travail à ‘ceux qui en ont besoin pour vivre ; mise en train d’un vaste p an c outillage public dressé sur 1 initiative des départements et des communes, des organismes professionnels,, financé par l'appel à la thésaurisation locale et conçu de telle sorte que son oxécution rapide et coordonnée aboutisse è l’équipement rationnel de la nation et a la reprise de l’industrie, du commerce et des ventes de l’agriculture.
t , i^°Ur ^ a®Tlcul)uie' clu* bénéficiera de la reprise des affaires, il faudra assurer une base stable a la revalorisation de ses produits ;
Institution des offices du blé, du vin, de la viande, des engrais, etc. ;
Institution de coopératives;
Assurance contre les risques agricoles et contre les calamités.
commerce, qui bénéficiera également de la reprise, aménagement de la Sn, ^PP1™3111 les 130 impôts ou taxes existants et en les remplaçant par trois ou quatre catégories de contributions justes et rationnelles.
Création de la Caisse des pensions destinée à maintenir les droits des combattants tout en allégeant le budget.
Pour préserver la paix : suppression de la fabrication et du commerce privé des armes ; Application loyale du pacte de la Société des dations ,
Politique étrangère exclusivement fondée sur le développement de la Société des Nations et sur le caractère indivisible de la paix,
Auguste MURET
I mpri m eur -L ibmi re*
Ancien combattant* mutilé de guerre.
Maire de Gap,
Conseiller général de Barceflonnette.
Candidat du Parti socialiste S. F, T, O,