‹ Recueil des textes authentiques des programmes et engagements électoraux des députés proclamés élus à la suite des élections générales de 1936 (volume 2)Chapitre 90 sur 186 · V. — . En matière familiale · texte numérisé non relu

V. — . En matière familiale

Je suis un « familial » des plus convaincus, assuré que je suis qu’il en sera bientôt fait de la I4 rance si elle ne s avise de pratiquer — enfin — une large politique familiale. Je me suis associé et je m’associerai à toutes. les mesures susceptibles de développer la famille et . esprit de famille, J estime équitable de pratiquer un système d’allocations nationales du même ordre que les majorations d’enfants allouées aux fonctionnaires, toutes les familles françaises devant se sentir également aidées et soutenues par les Pouvoirs publics.

VL — En matière scolaire :

>ïe suis partisan de la liberté de conscience et, comme conséquence, de la liberté d’enseignement. Je suis de ceux qui pensent que 1 enfant appartient à ses parents avant d’être k i Etat, et que les parents ont le droit et le devoir d’assurer sa formation. Je 11e vois que

du bien à ce que fleurissent des enseignements libres — contrôlés et même aidés par p Etat — à côté de renseignement public et je me refuse à êLrc de ceux qui dressent Tua contre l'autre , dans un conflit sourd et persistant, deux formes de renseignement qui répondent aux tendances diverses des familles et qu’avec un peu de largeur de vue il est parfaitement possible d’accorder.

Je n’ai à peine besoin d’ajouter qu’une neutralité probe et sincère doiL demeurer la règle inviolable de renseignement public, puisqu’il a la haute mission de former et d’élever les enfants de toutes les familles spirituelles du pays,

VII, — Eu matière sociale :

J’entends n’être ni ignorant ni indifférent des questions sociales. Les habita Lions à bon marché, institution admirable ; les accidentés du travail dont trop de justes revendications sont encore en attente, ont droit à l’attention bienveillante et soutenue des Pouvoirs publics.

Quant aux assurances sociales, j’ai déjà dit, il y a quatre ans, et j’ai même prouvé depuis, par mon attitude à la Chambre des Députés et notamment par une proposition de loi discutée en séance, le 11 juillet 1932, que j’étais partisan de lui donner un caractère facultatif, tout au moins pour le commerce et l’agriculture, et j’ajoute que je considère le système comme devant rentrer plutôt dans le cadre de l'organisation professionnelle que dans celui des fonctions d’Etat. Je m’envisage pas, au surplus, sans une certaine inquiétude, Y accumulation d’une masse énorme de cotisations qui dépasse, aujourd’hui, vingt milliards de francs.

Le chômage, que Ton peut définir la lèpre et la honte des temps d’après guerre, doit être combattu et résorbé le plus possible, d’une part par des grandes entreprises de travaux publics, et d’autre part par une défense rigoureuse de la main-d’œuvre nationale. L’ouvrier comme, aussi bien, le commerçant français, doivent se sentir protégés par rapport à r étranger, ne serait-ce qu’à raison des obligations que la défense du pays fait peser sur eux,

Les anciens combattants qui représentent, à l’heure actuelle, la force vive du pays et qui peuvent et doivent jouer dans son existence un rôle national, moral et social considérable, ont droit, ainsi que les victimes de la guerre, aux égards particuliers que leur méritent les services éminents qu’ils nous ont rendus.

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