‹ Recueil des textes authentiques des programmes et engagements électoraux des députés proclamés élus à la suite des élections générales de 1936 (volume 2)Chapitre 91 sur 186 · VIII. — En matière économique et professionnelle · texte numérisé non relu

VIII. — En matière économique et professionnelle

En ce qui concerne tout d’abord l'agriculture, richesse considérable de la France et richesse essentielle de l’Avranchin, je suis partisan d’assurer sa défense et de restaurer sa prospérité par les moyens les plus énergiques. A cet égard, j’approuve et j’approuverai toute mesure de nature à la protéger contre la pénétration étrangère : les frontières doivent être sévèrement gardées même contre toute espèce d’admission temporaire. Je suis, d’autre part, adversaire de toute réglementation é ta liste ? souhaitant, au contraire, la libre organisation émanant de corps professionnels. Le crédit agricole a besoin d'être élargi et vulgarisé davantage. De même que je suis partisan de la liberté des bouilleurs de cru (dont nous approchons déjà, mais qu’il conviendra de rendre plus complète prochainement), pareillement je reste parLisan delà liberté des producteurs de blé.

En ce qui concerne le commerce et l’industrie, je suis prêt, comme par le passé, à soutenir et à voter toutes les mesures propres à faire renaître leur prospérité. J estime que l’inviolabilité du domicile, sacrée chez je cultivateur, ne l’est pas moins chez le commerçant et je me déclare adversaire de toute inquisition fiscale. Au surplus, il nie paraît nécessaire d’assurer la défense du petit et du moyen commerce contre les trusts eL contre les entreprises envahissantes des capitaux internationaux.

Je n’ai cessé et ne cesserai de m’employer au développement du tourisme, source pré-

cieuse de richesse pour la France et spécialement pour notre région (A vr anches, Granville et le littoral),

La pêche et les pêcheurs de nos côtes me compteront toujours parmi leurs défenseurs.

L'artisanat, force saine dû pays, m'a toujours vu Je défendre et réclamer pour lui une législation appropriée cl une fiscalité modérée. J'ai voté constamment tous les textes qui lui ont été favorables.

Les transporteurs libres ont besoin d'être défendus contre des entreprises de coordination qui, dans notre département, tout au moins, tendent a réaliser une véritable expropriation, etc.

Telles sont, Messieurs et chers compatriotes, les lignes essentielles de la profession de foi que j'avais le devoir de vous soumettre et sur laquelle je vous invite à vous compter.

La France a besoin d'ordre, de liberté et de force. C’est en maintenant l'ordre et la liberté à l’intérieur et en consolidant sa force au milieu d'un monde convulsé et tourmenté, que la République pourra le mieux assurer le bien-être et la concorde parmi tous ses fils, tout en leur conservant le bien le plus précieux de tous, celui de la paix internationale.

Pour le drapeau tricolore contre le drapeau rouge.

Vive la France î Vive la République I Vive la paix !

Maxime FAUCHON

Docteur en droit.

Ancien combattant. — Crois de guerre.

Membre du Conseil national des bouilleurs de cru.

du Groupe du centre républicain.

Candidat d’Union républicaine nationale.

Circonscription de CHERBOURG,

M. Léon VA U R (Groupe démocrate populaire.)

Élu pour la îre fois le 3 mai 1036,

Chers Concitoyens,

Vous êtes appelés le 26 avril à élire votre représentant au Parlement,

À la demande de nombreux amis — inquiets pour l’avenir du pays — convaincus que plus que jamais la politique partisane et démagogique, la violence, l'instabilité et le gâchis conduiraient iniailliblement la France â la ruine et a la guerre, je me présente à vos libre» suffrages.

L opinion publique réclame : la clarté, la fermeté dans les convictions, la netteté dana les actes.

La dernière législature a montré chez trop de représentants du peuple un manquement à leurs engagements, un flottement dans leur attitude, une incompréhension du devoir et de 1 intérêt de ceux qui les ont élus, comme de celui de la nation.

Convaincu qu’il faut faire la paix entre les Français et qu’il faut de toute urgence concentrer dans un effort de rénovation, la volonté et l’énergie de tous les républicains pour sauver le régime et ses libertés essentielles, du péril d’une dictature ëtaliste comme du daniÇ6r révolutionnaire.

J'affirme ma confiance dans une concentration loyale de tons les républicains de gouvernement et une collaboration désintéressée et durable.

C’est cette idée de concorde et d’apaisement politique que j’ai toujours servie.

Le corps électoral cherbourgeois sur le terrain municipal en a approuvé en mai dernier le principe avec force en élisant entièrement la liste de concentration républicaine formée dans notre chef lieu d’arrondissement entre républicains de nuances diverses tous désireux, pour le bien de la cité, de travailler en commun,

D1 autres, ou n’ont pas compris cet. eftort ou ont cherché jadis et cherchent encore à briser le pays en deux et à ben traîner inconsciemment vers la lutte des clubs, prélude des luttes de la rue.

Devant le gouffre financier et le problème monétaire,

Devant la menace de guerre,

Devant le danger révolutionnaire et les aventures sanglantes,

L’intérêt du pays demande :

— la cessation des cartels et des blocs;

la rénovation des institutions républicaines ;

Tinstauration d’une vraie démocratie dans la justice et dans la paix*

Ma décision motivée par l’unique souci du devoir, par une volonté de clarté^ politique et par l’intérêt du pays, s’appuiera encore sur :

La connaissance de la vie locale, acquise au contact quotidien, amical et fraternel avec un grand nombre d’entre vous à la campagne, en ville, parmi les travailleurs, les ruraux, les artisans, les commerçants*

Homme du pays, je n’entends pas être un politicien distributeur de finasseries oratoires et de promesses illusoires, mais l’ami de tous et particulièrement de ceux qui peinent et que îa misère accable*

Cela ne dispense pas d’ailleurs d’avoir au service du pays un programme net et précis de réformes profondes et nécessaires dont j’ai le devoir de vous tracer les grandes lignes : H faut à la France une autorité gouvernementale dans la légalité républicaine;

Une représentation parlementaire de pays total, par rétablissement du suffrage universel réel et complet, basé sur le principe de la représentation proportionnelle intégrale, régionale et familiale.

Des méthodes de travail législatif autres que des discours et une réforme administrative modernisée et équitable pour tous les serviteurs de l’Etat comme pour les administrés*

Pour sortir de la crise économique et socialé il faut organiser la production et la vie professionnelle par la représentation des professions et des forces economiques en vue d assurer à la base :

Le salaire minimum vital à tous, avec égalisation des indemnités familiales*

En vue d’éclairer aussi le pouvoir législatif et le Gouvernement sur les interets réels de l'agriculture, du monde maritime, de l’industrie, du commerce, du crédit et de 1 épargne, des artisans, des travailleurs et des familles françaises :

Une chambre économique et professionnelle basée sur un statut légal déchargerait les chambres politiques en préparant avec compétence le travail parlementaii e*

Ainsi l’ordre et la paix dans le pays, basés sur plus de justice civique et sociale assureraient à la France le caractère de grande nation moderne qui peut avec force, vigilance et clairvoyance aborder Y angoissant problème de la paix, établir et maintenir la sécurité collée-

li%*e et l'assistance mutuelle dans le monde face à des peuples grisée par la dictature qu'elle soit d’un homme, d’une race ou d’une classe.

A ces soucis généraux je ne manquerai pas de joindre ma plus constante attention des besoins locaux, ceux qui sont les vôtres chaque jour.

L’ensemble des revendications légitimes et trop souvent peu écoutées des ruraux, victimes de ïa crise, des chômeurs, mutilés du travail, anciens combattants, retraités, marins^ pêcheurs à l’existence si précaire, des veuves chargées d’enfants, des familles nombreuses, des petits fonctionnaires et salariés de l’Etat, des travailleurs, des artisans et des commerçants de toutes catégories aujourd’hui dans la gêne, constitue selon moi le devoir quotidien d’un élu, devoir qu’il doiL remplir avec empressement et un sens constant de la fraternité et de la dignité humaine.

Cette Lâche, chers Concitoyens, dans ma vie privée comme dans ma vie politique, j’ai la conviction de ne pas y avoir manqué sur le terrain local*

Avec confia n ce je vous demande d’affirmer sur mon nom le 26 avril :

— votre volonté de redressement eL de rénovation nationale par l’union dans la République,

— votre foi en un homme de chez vous,

— votre amour de la clarté et de la loyauté politiques dont la France a besoin avant tout, pour assurer son idéal et ses destinées*

Contre l’esprit da haine et de politicaillene.

Pour la justice, la paix et la liberté,

Pour sauver de la révolution et de la guerre, la République,

Vivre la vraie concentration républicaine !

Uon VAUR

Républicain démocrate*

Conseiller d’arrondissement*

Conseiller municipal de Cherbourg,

Médaillé militaire- Croix de guerre*

Circonscription de COUTANCES,

M. Octave LUCAS

(Groupe de la Fédération républicaine de France.) Elu pour la lre fois le 26 avril 1936*

Messieurs et chers Concitoyens,

La période électorale actuelle s’ouvre dans des circonstances particulièrement graves.

Au malaise résultant d'une crise économique et financière qui atteint toutes les branches de notre activité nationale, au désarroi matériel et moral qui en est résulté, s’ajoute l’inquiétude qu’à fait naîLre, en nos coeurs de Français, la réoccupatîon par les troupes allemandes de la rive gauche du Rhin,

I e redressement économique et le rétablissement de la pais intérieure et extérieure ■ ni le concours de toutes les bonnes volontés tendues vers le salut du pays.

Ê C’est sous le signe de cette réconciliation et de cette union nationale que je me présente

V° Conséquences de la guerre et de ses suites, nos difficultés se sont surtout accrues par la nnlilioue dangereuse et à courte vue pratiquée trop souvent depuis, il faut donc nous P viser énergiquement fi toutes ces alliances électorales plus ou moins] avouées dont 1 immoralité n’égale que l’impuissance et qui s’appellent le Cartel ou le Front populaire.

L’agriculture, base de notre vie économique, a été la première victime. Le cultivateur a mal vendu ses produits, mais comme tous, il a racheté plus cher ce dont » avait besoin, Lee qu’il a dû payer, en même temps, tous les impôts que le fisc a maladroitement mcoroorés aux divers prix commerciaux, ce qui a créé la vie chère, rompu 1 équilibre et diminue a puissance d’achat du consommateur. Le petit commerçant s’est trouve alors atteint et l’industrie qui mieux défendue et mieux protégée, avait pris un développement considérable, „'a pu écouler chez nous tous ses stocks. Dans tous les domaines, il a fallu se restreindre, le travail a manqué, d’où le chômage, la gêne, la misère.

L’œuvre de la prochaine Chambre sera donc de remédier sans délai à cet état de choses ;

Par le rétablissement de la confiance, grâce à une politique d’ordre et d économies.

Par une diminution des impôts et une modification de notre régime fiscal, basé sur une inquisition tracassiêre et compliquée, considérant trop Je contribuable comme un fraudeur, alors qu’il doit être le collaborateur consciencieux de l’Etat.

Par îa défense du franc, le rejet de toute dévaluation, comme de tout nouveau projet dé monopole, et l’opposition à l'influence néfaste, de cet étatisme socialisant, qui inspire la plupart de nos lois, mal étudiées, incompréhensibles, voire même inapplicables.

11 faut donc combattre ce système, rendre à la production comme au commerce leur pleine et entière liberté et les protéger notamment contre les trusts trop puissants.

> Enfin, il faut tendre à la baisse du loyer de f argent, et à 1 organisation de la profession

dont les groupements (Chambres d’agriculture, de commerce, d’artisanat , et autres) de vront collaborer avec le Parlement pour la préparation et l'étude des lors.

üne révision de notre Constitution s’impose, poor l’adapter aux nécessités de heure, comme le voulait le Président Doumerguc, et lui donner pins de souplesse et d autorité, en modifiant surtout les mœurs parlementaires et en rendant obligatoirement personnel le

vote des Mas. , n

Développons aussi le tourisme. Notre région de Çoulances l'e mente entre tontes, elle

qui sait se montrer si accueillante, qui voit se succéder sur son littoral des plages sr agréables et qui peut se glorifier de posséder tant de sites pittoresques et de beaux monuments tels que notre fière cathédrale et ses abbayes de Lessay et de Ilambye.

Ce n’est que par un redressement complet de notre économie et de notre politique que nous pourrons assurer la reprise des affaires et sauver le pays.

Je ne puis entrer dans Ions les détails, les problèmes sont trop nombreux. Examinons les principaux :

En matière agricole :

Protection de nos produits liait), beurre, viande, culture maraîchère) contre les produits étrangers, développement de la consommation, poursuite d une politique de ve\ alousaliara, de Eégularisalion; et de stabilité des cours, amélioration du régime forfaitaire des bouilleurs dé cru, diminution des frais do transports, augmentation des crédits d’avance pour les ch e mm 9 ruraux, développement et à des prix inférieurs, de 1 éiecirificatîon rurale, etc.

En matière sociale : '

Perfectionnement d'une législation encore incomplète pour venir en aide aux vieillards et aux malades, soutenir l’enfance, protéger le travailleur et l’ouvrier, celai des champs comme celui de la ville ou de 1 Etat, révision de la loi sur les assurances sociales qui doit être simplifiée, verser plus rapidement ses indemnités et ne point rendre une seule des parties responsable de son execution. Amendement des lois protégeant les inscrits maritimes et les pêcheurs de nos côtes.

En matière familiale :

Défense de la famille et surtout de la famille nombreuse, en s’opposant à toutes les loisqui la désorganisent et en volant celles qui peuvent la développer et la maintenir {Encouragement national et allocations familiales dont le laux doit être égal pour les enfants de tous les citoyens, abattement progressif des impôts, vote familial, etc.)

En politique extérieure :

Etie unis pour être forts, car on ne s attaque qu’aux faibles. Consolider et développer nos alliances, compter d abord sur nous- mêmes en assurant la sécurité de nos frontières et en soutenant notre armée qui reste toujours notre meilleure garantie de paix.

Ancien combattant de première ligne* deux fois blessé, j ‘estime que nous devons nous dresser de toutes nos forces contre la possibilité dTime nouvelle guerre et assurer, dans une l rance puissante et respectée la vie de nos enfants,

\ ous tous, mes camarades, qui* mobilisés pour la défense du pays, avez connu ces heures douloureuses, vous penserez comme moi, j'en suis sûr, et vous me trouverez «Tailleurstoujours présent pour vous défendre,

1 eh sont les sentiments dans lesquels je nie présente à vous*

Républicain je suis, estimant que notre régime doit pratiquer la justice et l'égalité entre tous, dans le respect des idées et des croyances de chacun et ne s'opposant par aucune mesure de sectarisme ridicule h leur libre exercice. N’avons nous pas besoin plus que jamais des forces morales, spirituelles et religieuses de notre pays.

Avant de faire la paix entre les peuples, pratiquons-la donc entre Français, non pas dans les luttes d’opinions ou de classes, mais dans une collaboration fraternelle de tous les bons citoyens.

Cos idées furent toujours les miennes et depuis onze ans qucjs suis dans la vie publique je m’y suis toujours conformé, ’

Pour me présenter à vous, je n’a* eu à subir aucune condition et je ne me suis inscrit d avance h aucun groupement politique, désireux avant tout de conserver mon indépendance, r

C est librement et sans aucune équivoque que je viens briguer les suffrages que depuis vingt-six ans vous accordiez à M. Bowsel-D ombre val, près duquel j’ai constamment trouvé un cordial appui et auquel je veux adresser ici mon amical souvenir*

Electeurs de l’arrondissement de Coulances !

Si nous nous sommes compris, si vous estimez qu’il est grand temps de changer de methodo et d’abandonner résolument la politique de parti, qui a fait notre faiblesse, pour travailler au contraire à celte politique d’union nationale qui, seule, peut et doit nous sauver, vous me le direz par votre vote du 26 avril.

Ma h délité vous est connue, ma bonne volonté et mon énergie vous sont acquises, vous pouvez y compter pour défendre vos intérêts, soutenir vos légitimes revendications, appuyer toutes vos justes demandes et travailler non seulement à la prospérité générale du pays

,m,u e„o„ré 4 «11» de noire région normande .1 coutançai.'e qui no», «t pâtUeulièr.ment

t,1’SreL,i...«-n.oi compter à mon tour sur voire confiance .1 vo». curer, Me., leur, .1 cher. Concitoyen., de mon allectu.cs et .incère dévouement.

Octave LUCAS

Notaire. — Conseiller général. — Maire de Lessay. Ancien Combattant. — Chevalier de la Légion d’honneur. Croix de Guerre {4 citations).

Candidat républicain d’Unicn nationale.

Circonscription de MORTA1N.

M. Gustave GU BRUN (Groupe de la Fédération républicaine de Fr a» ce.)

Bu pour la 1” toi. le .6 novembre 1919. - Mu le. 1 1 mai 1924, 28 avril 1928, 1 rr mai 1932 et 26 avril 1936.

Messieurs,

i'a été

P'“! U tTono 4 souhaiter que, d.u, toute 1. France, le. électeur, réfléchit 4 l'importance du vote qu’ils vont émettre.

x . . Ï£1 i , pii* tant de Gouvernements ont sans cessé

■ comme des chiffons de ^papier ^ ^ ^ ^ et l’Italie, que, heu-

En face délie, il nous ^rewerr 80Uten« de toutes mes forces, parce

53BS KShC’» rn* v >• -*• ! “• L“ ’

a su ne pas contrarier lorsqu'elle est entrée en guerre ave P • où l'Allé-

Grîîee aux bonne, relation, ma.uteuoe, avec 1 lt.be, a . ét4

magné a violé lé. traité., trouver pré. dé celte pu...«noe nu. ..de fraternelle q

précieuse. . . „ie et aue l’Hatie. débarrassée de sa guerre

J’espère que cette aide nous sera maintenue q gon armée.

d’Afrique, pourra mettre aux côtés des armees française e g -

Ce jour-là , la paix sera assurée en Europe.

Je le souhaite prochain.

fortoïdehorè Pk'S Pr°Clie qU° Cei'lai"S ne leCI'Û’°'if’ siî';i France sait fort g et paraître

Pour ceJa il lui faut :

— - de bonnes finances ;

— un commerce florissant ;

— une agriculture prospère.

De bonnes finances ?

? 1*tPalZe ÎTri.té COrnn,e CeIle 6,116 cn 1932 ciui cst capable de les donner.

Do 1932 a 1934, I .mi puissance des Ministères cartellistes à obtenir do leur majorité les mesures necessaires au rétablissement de l’équilibre budgétaire s'avéra totale.

Aussi les Ministères tombèrent comme châteaux de cartes.

/..e 12 décembre 1932, le Ministère Merriot fut renversé.

Le 23 octobre 1 933, le Ministère Dalnd ier le suivit.

Le 23 novembre 1933, le Ministère Sarraut disparut à son tour, loue ces ministères Furent renversés sur des questions financières.

,up ]- j^mc!ère fhauU™Ps fut inversé sur une question financière particulière, assez laide,

^ T U 28 JflrV,er î93^ H C,ut S'en alK ™ Garde des Sceaux ayant été

obligé de démissionner la veille. J

j.ai VeUX’ JanS le Cndre é{roil d’une circu!aire; vous rappeler toutes les initiatives que

Vous les a\cz connues, du reste, au fur et à mesure qu’elles se sont produites et agricole™”3 **7* ** W“t b*taiHé Pour la défense de intérêts commerciaux

— soit par la plume ;

— soit par des propositions de loi ;

— soit par la parole,

Ÿ 'a Chambre-.au Conseil général et au Conseil municipal de Saint-Hilaire j a, défendu, de mon mieux, tous les intérêts dont vous m’avez, tant de fois, confié la garde.’

Je crois avoir réussi à vous être utile.

Mes chers amis,

Ln 1900, j’ai eu l’honneur d’être élu conseiller municipal de ma ville natale, epuis cette date, déjà lointaine, j’ai toujours appartenu â une assemblée élective,

‘ yan( m0ntre’ dans tous )es Pos[es (Iue v°us m’avez confiés, une activité que personne c ntes.e, je crois bien connaître vos intérêts et pouvoir les défendre utilement,

bien mVli .r0111^*10' J° mc présente à— vous, en toute confiance, espérant que vous voudrez

pour défendre IZT’t **** “ d& V0ÎX iraPortant ^ ™ d°™e la force nécessaire

pour cl o fendre vos droits, servir vos intérêts et sauvegarder vos libertés

V olre bien dévoué,

Gustave GUÉRIN Ancien combattant*

Concilier municipal de SaitU-Hnaîre-rtuHarcouët, Conseiller général.

Secrétaire de la Chambre des ©épatés.

Elu pour la I"4 fois le IG novembre J 010, — Réélu les 11 mai 1024, 20 avril 1 9'28T

l*f mai 1032 et 26 avril 1036.

Messieurs el chers Concitoyens,

Le 26 avril vous élirez votre députe* Depuis 1919 vous m avez fait 1 honneur de me donner votre confiance ; je vous demande aujourd’hui de me la renouveler. Au cours de ces seize années de mandat, de puissants liens de confiance, d’estime et d’affection mutuelles se sont créés entre vous et moi ; j’ai fait tous mes efforts pour en être digne, dans 1 unique souci de bien défendre vos intérêts et de servir mon pays. Pour vous comme pour moi, 1 un ne va pas sans l’autre, l’intérêt général englobe et coordonne les intérêts particuliers et il ne peut y avoir de prospérité individuelle généralisée dans un pays livré à l’anarchie, au désordre, en proie aux soubresauts des luttes politiques ou aux menaces de la guerre étrangère.

Durant la dernière législature, plus encore qu’au cours des quatre années précédentes, ces luttes et ces menaces ont été violentes. Pourquoi ?

En 1924, en 1928, en 1932, je n’ai cessé de vous mettre en garde contre la politique néfaste des partis de gauche; qui, vous disais-je, conduit irrémédiablement le pays au socialisme, puis au communisme, pour aboutir fatalement à la ruine, a la faillite, à la révolution sociale et à la guerre. Hélas! les événements vont encore plus vile que je ne

le perisais, #

Les communistes ont aujourd’hui une influence prépondérante. Ils ont change de lactique : Jusqu’à hier adversaires de tous les Gouvernements, ils sont aujourd'hui les promoteurs et les maîtres de toute la politique des partis de gauche, ils appuient leur Gouver ne ment*

Le « cartel des gauches» d’il y a quatre ans, est devenu le Front populaire, aux ordres de Moscou et de l’internationale. Le Parti raclical-socialisle y adhcre, et « ces braves gens », ces « bons Français » défilent à travers tout Paris, du Panthéon à la place de la Nation, avec Daladier, Got, Frot, les sanglants Ministres du 6 février, au chant de V Internationale et derrière des centaines de drapeaux rouges, sons la protection de la police de M . Sarraut, cet autre « brave homme » radical-socialiste, qui, à la veille de la campagne électorale, organise celte manifestation monstre et la protège en la qualifiant de a soupape di. sûiclé ».

Staline, dictateur des Soviets et en même temps chef de la 3e Internationale, et grand directeur de la propagande communiste, dicte à la F rance ses volontés, et il est obéi.

Sur l’ordre de ses agents, le Président Laval est chassé par le comité radical-socialiste de la rue de Valois, parce qu’il ne voulait pas faire ratifier par le Parlement te pacte francosoviétique. Le Président Sarraut le fit voter. Ce pacte avec les Soviets, qui refusent de reconnaître leurs dettes envers la France — 25 milliards de francs or d'avant guerre — et qui, chez nous, mènent ouvertement et sans contrainte leurs abominables piopagandes revo lulionnaire et anti française, ne nous donne aucune securité militaire et nous oblige a nous battre pour les Russes. 11 constitue un danger de guerre immédiate. Il a été voté par 353 voix, majorité du Front populaire. On y trouve tous ceux qui, depuis des années ou toujours volé contre les crédits militaires, contre les fortifications de 1 Est, nolie 6eu(c

sauvegarde actuelle, et qui, aujourd'hui encore et malgré tout, réclament le désarmement de la France.

Nous lier avec les Soviets, nous brouiller avec Fltalic par l'application de sanctions inutiles et stupides qui, de plus, coûtent très cher à notre économie nationale déjà si malade, nous isoler complètement, car F Angleterre ne veutnine peut nous apporter aucune aide efficace (la valeur d une brigade), nous désarmer, tel est le but de la politique du Front populaire. Qu'un conflit survienne, conflit que les Soviets auxquels nous nous sommes si imprudemment liés, peuvent faire naiLre volontairement, pour nous y entraîner, et ce sera la guerre, voulue par les Soviets pour amener la révolution chez nous et implanter le communisme en France.

Danger extérieur :

En face d’une Allemagne archi-prête à la guerre qui a déchiré tous les traités, renié tous ses engagements, dont Fermement est formidable, qui a rétabli le service obligatoire, qui s’est installée à notre frontière, qui fortifie la rive gauche du Rhin réoccupée, qnî eu trois ans a dépensé 100 milliards de francs pour son réarm em en t; dont 65 milliards cel te année, qui est acculée actuellement à la guerre nécessaire pour elle et qui, hier, approuvait son Fuhrer par 99 0/0 des suffrages.

Danger à l'intérieur :

Voygz ce qui se passe en Espagne ou le communisme est maître et qui demain sera proclamée République soviétique : meurtres, pillages, incendies des églises et des couvents, ruine de la propriété, régime de terreur. Voyez déjà ce qui se passe en France depuis F avènement du Ministère Sarrau t : inquiétude générale, coups de main armés du Front populaire, arrêt complet des affaires (grande misère du commerce et de l'industrie), effondrement des valeurs françaises et en particulier de nos Fonds d'Etat (sous le Ministère de M. Laval, le 3 0/0 était à 78 francs, il était hier à 65 francs), perte de milliards pour la petite épargne, retrait des fonds déposés dans les caisses publiques, plus de confiance dans FEtat, emprunt en Angleterre, émission de 6 milliards de bons nouveaux, — Le Front populaire nous mène à la ruine.

La France ne doit pas en arriver la. Elle sait se ressaisir à temps et faire face au danger; elle Fa prouvé. Nul en France ne veut de la guerre ; prétendre le contraire eat une infamie.

Les partis d'union nationale n’en veulent pas et pour l'éviter ils veulent que la France reste digne, forte et armée; on ne respecte que les forts. L'Allemagne .en est la preuve.

Le Front populaire crie bien haut qu'il ne veut pas la guerre, mais fatalement il nous y mène tout droit, dans la honte et l'impuissance ; il nous divise et il nous désarme,

La politique extérieure de la France doit être avant tout une politique française, à la remorque d'aucun autre pays.

Union nationale ou front populaire, tel est l'enjeu des élections actuelles. 11 était de mon devoir de vous le dire. Est-il utile d'ajouter que, fidèle à mes principes, je resterai toujours l’adversaire de toute compromission avec les partis de gauche; adversaire du Cartel des gauches en 1928 et 1932, adversaire à plus forte raison du Front populaire de 1936.

Messieurs et chers Concitoyens,

Si les intérêts de la France sonL bien menés, vos intérêts particuliers en bénéficieront. 11 a dëj h été fait quelque chose au cours de la dernière législature. 11 reste encore beaucoup à faire.

Sous le Ministère de M. Laval, grâce à la politique agricole de M. Gathala, nous avons obtenu une hausse appréciable des produits agricoles : notamment du beurre, du blé et aussi du bétail.

Il faut poursuivre la revalorisation des produits de la culture, par le maintien des dr0its de douane et des contingentements - et obtenir une baisse des engrais, de 1 outillage

agricole et des frais de transport. „

C Pour les bouilleurs de cru, nous avons maintenant la liberté de distillation. Il faut réviser aménager et répartir équitablement la taxe de remplacement.

De nouvelles facilités de crédit ont été apportées aux agriculteurs, aux artisans et aux-

commercants. 11 faut les aider à surmonter la crise actuelle. '

Tes familles nombreuses doivent être aidées : le problème de la natalité s imposant en

rn France à l’attention de tons. , .

Four les assurances sociales les taux sont diminués; il faut arriver a les rendre

ialives dans le cadre de la mutualité.

Les anciens combattants et victimes de la guerre ne doivent pas perdre leur rang « créanciers privilégiés de la nation ». Le principe de la Caisse autonome des pensions, réclamé par leurs associations depuis des années, a été voté. Pour eux comme pour les retraités et pensionnés, les décrets -lois ont été humanisés. Il faut persévérer dans cette voie. C une question rie justice et cl humanité. t

Pour tous, allégement des impôts qui ruinent et paralysent toute activité. ^ l'n des problèmes les plus angoissants à l’heure actuelle est celui du chômage, non seulement dans les villes mais même dans nos campagnes. Le remède doit etre cherc e bien plutôt dans l’exécution de travaux utiles et productif, subventionnes par lL.a^, e qui ne lui coûteraient pas plus cher que les subventions distribuées aux chômeurs, bien

souvent abusives et mal réparlies.

Pour pouvoir maintenir les résultats acquis déjà, et pour accomplir ce piogram nécessaire, il faut modifier la fiscalité, réformer l’administration, comprimer encore lesdépenses de l’Etat — en un mot arrêter la démagogie folle qui ruine le pays.

Pour cela modifier la Constitution, en enlevant à la Chambre l’initiative en matière c e dépenses, et en assurant la stabilité gouvernementale par la réforme du régime e ec ora plus de deuxième tour de scrutin favorable à toutes les basses combinaisons po htiques, \o e familial, renouvellement de la Chambre par fractions avec, su besoin, un mandat plus long, et diminution du nombre des députés.

Messieurs et chers Concitoyens,

Dans les difficultés graves de l’heure présente, avec une tâche aussi compliquée a remplir, avec de terribles responsabilités à assumer, ce n est pas par ambition personne e

que ie sollicite à nouveau vos suffrages. , . (

J’estime que je n’ai pas le droit de déserter le poste où voire confiance m a maintenu

depuis seize ans, . . , . , . , . , ■ „

No dans Farrondissement.de Saint-Lo, ne l'ayant jamais quitte, je le connais très bien,

en connais les besoins et les intérêts. Je puis les servir utilement. C est là mon ambition,.

mon seul désir, + .

Attaché à foules les libertés : liberté individuelle, liberté d opinion, liberté de conscience, liberté d'enseignement, liberté du père de famille.

Adversaire de tout sectarisme. ,

Fidèle aux principes fondamentaux de la famille et du respect de la propriété , co tous les monopoles d’ordre moral comme d’ordre économique y compris celui de enseï-

gnemenL contre toute étatisation. , , . } t

Ancien combattant du front pendant toute la guerre et deux fois blessé, etvoulan comme tel ne jamais en revoir les horreurs ; persuadé que, seule 1 union na îona c c e . les bons citoyens peut assurer à la France la paix et la prospérité contre les entreprises de ruine et de guerre de rinlernationaïe et du communisme*

Je vous demande vos suffrages le 20 avril. *

Je me présente à vous avec un programme républicain, libéral et national contre le

Front populaire. Vous savez que j’y serai fidèle. Vous me connaissez. En votant pour moi, vous voterez contre l’Internationale, contro le Front populaire.

Il faut que votre vote soit unanime.

Croyez bien que je ne suis pas en quête de quelques voix de plus, je sais que la très grande majorité des électeurs sent et pense comme moi, et- éprouve les mêmes craintes. Mais, dans les circonstances présentes, aucun bon citoyen conscient de son devoir, ne doit paraître rester indifférent. Il faut, pour l’honneur de notre pays, pour sa sécurité, une condamnation du Front populaire. C’est le nombre de vos suffrages qui en constituera l’cclat. Aussi

Vous voterez tous le 26 avril,

Pas d’abstentions !

Demain, comme hier, vous pouvez compter sur mon bien aiîectueux et cordial dévouement.

Bernard QU EX AU LT DE LA GROUDIÈRE

Ancien combattant.

/ Chevalier de la Légion d’honneur.

' Croix de guerre.

Conseiller général. — Maire de Soullcs.

Candidat républicain d’union nationale.

Circonscription de VALOGNES.

M. Joseph LECACIIEUX

Groupe de l’Alliance des républicains de gauche et des radicaux indépendants.)

Elu pour la lre fois le 22 avril 1928. — Réélu les 1er mai 1932 et 26 avril 1936.

Messieurs les Electeurs,

Chacun d’entre vous a pu lire dans le journal de notre groupement fédéral national le compte rendu détaillé de mon action à la Chambre des Députés au cours de la dernière législature et l’exposé complet du programme que j’entends continuer à défendre si vous me faites l’honneur de me renouveler le mandat que depuis huit ans vous m’avez confié.

Les élections législatives de 1932 assurèrent, vous le savez, une majorité parlementaire massive au Cartel des gauches.

Le parti socialiste, aile agissante du Cartel, célébra cette victoire avec enthousiasme.

11 eut été logique que la S. F. I. O. prît, dans la direction des affaires du pays, la part prépondérante à laquelle le succès du Cartel lui donnait droit.

Mais les socialistes, habiles à tirer de leurs alliances électorales des prolits substantiels, se réfugièrent cependant dans une prudente réserve et fuirent, pendant quatre années, les responsabilités gouvernementales.

Or, ils avaient formellement promis aux électeurs de mettre sur le chantier une série de réformes, que nous réprouvons pour notre part, mais dont l’exercice du pouvoir est, seul, susceptible d’assurer la réalisation.

Les soeï al is Les: ont doue failli h . toutes -leurs promesses et avoué leur im p uissa noe.

Merci b res de. la maj oritûj ,iis sont .revenus d ans l'opposit ion , en , céda nt le pouvoir, à, des gouvernements d'union, de concentration ou de .conciliation, qui, ont assumé la ruda tâche de. réparen, dans la, mesure du possible, les, fan Les; immenses des, collectivistes et de; sauver le pays d’un véritable désastre financier.

Pendant ce temps, le parti socialiste niellait, en péril da situation de Ja France: et, l'ordre républicain ; s1 efforçait de ruiner l'autorité des gouvernements et de les priver de toute stabilité; tentait de placer l’Etal sous la domination ‘de. certaines, clientèles électorales et développait, sans frein, l’esprit de démagogie.

Electeurs,

Goit e j polit! qu.e, , qui co nduitJa, E rance au x abi mes, n’est p as', 1 a un ien n e* Je 1 a com b ail r a i de toutes mes forces, en travaillant avec persévérance à réaliser un programme consistant .

Au point de; vue; extérieur :

À assurer la défense nationale en lui consentant tous les sacrifices nécessaires ;

A maintenir et à renforcer nos amitiés traditionnelles et nos alliances;

A reeheivhers avec tous, lea peuples,, qui les désirent sincèrement, des- ententes durables ;

A étudier,, en finales moyens d'écart en à jamais: les? horreurs d’-unemou voile guerre, dont les paysans seraient les premiers à faire les frais.

Au point de^vue intérieur:

A doter le Gouvernemet de l'autorité et de la stabilité qui lui sont indispensables pour remplir la mission dont il est investi;

A assurer l'indépendance d'umpouvoir judiciaire, pendant à tous les citoyens, une justice égale et protégeant efficacement la collectivité eL l'épargne;

A organiser une administration moderne et. disciplinée;

A faire adopter par le Parlement la représentation, proportionnelle intégrale ;

A supprimer l'initiative parlementaire en matière de dépenses;

A améliorer et à simplifier les méthodes de travail parlementaires ;

A reformer, Tadmï ni s traction pan la déoen Indigestion .

Au point de vue agricole :

A restaurer le pouvoir d’achat des classes ^moyennes par [la revalorisation des produits du sol obtenue par une proteci ion i douanière équitable et une organisation de la profession permettant de réaliser l’équilibre entre l’offre et la demande ;

A orienter la production vers la recherche de la qualité, qui ouvrira aux producteurs des débouchés nouveaux et productifs ;

A s’opposer à .l'institution des offices, tels que les conçoivent les socialistes et dont, en fin de compte, les' travailleurs de la terre assumeraient, en grande partie, la charge.

A poursuivre les travaux d’ électrification des campagnes;

A tout faire, en un mot dans la mesure où les ressources du pays le permettront, pour rendre la vie des agriculteursjplus confortable et leur activité plus rémunératrice*

Au point de vue financier ;

A maintenir le franc'à sa valeur-or actuelle;

A équil brer rigoureusement les budgets publics et celui des chemins de fer, en ajustant les dépenses aux recettes et en supprimant les doubles emplois et les cumuls;

A réformer notre fiscalité et notamment notre système d'impôts directs ;

A modifier les lois déterminant un accroissement automatique des dépenses ;

A « mutualiser » les assurances sociales,

A abaisser le loyer de l’argent, en facilitant la circulation des capitaux et la limitation

des emprunts d'Etat;

A rendre plus justes certains décrets-lois.

Au point de vue économique :

A soutenir la production, et particulièrement îa production agricole, et stimuler les échanges par un degrèvement fiscal massif, une stabilisation internationale des devises et des monnaies, un assouplissement de la politique d accords douaniers ;

A alléger les impôts d’Etat et les impôts locaux, qui pèsent trop lourdement sur le corn-

merce et l’industrie ;

A réglementer le fonctionnement des coopératives commerciales qui ruinent le petit commerce, sans apporter, en compensation, aucun avantage au consommateur.

Au point de vue social :

A préparer l’enfant, dans les écoles et œuvres post scolaires, à l’exercice de sa profession ;

A protéger la santé par l’éducation physique, l’organisation des loisirs, la multiplication des colonies de vacances ;

À améliorer et à comploter la législation sociale due uniquement jusqu à ce journotonsde — à des républicains du centre ou à des républicains modérés ;

A établir , enfin, dans le cadre professionnel, la collaboration des classes;

Telles sont les grandes lignes du programme nettement républicain, résolument réformateur, profondément patriotique, sincèrement social, et de réalisation pratique, que je soumets à votre approbation.

Si vous le faites vôtre, en m’honorant de voire confiance, je continuerai à être à la Chambre le défenseur vigilant des intérêts supérieurs du pays et de ceux de notre belle circonscription."

Vive la République, dégagée de toute tutelle révolutionnaire apparenteou occulte! Vive l’union des républicains!

Vive l'arrondissement de Valognes . , .

Docteur LECACHEUX Député sortant.

Candidat républicain de gauche.

Conseiller général de la Manche.

Chevalier de la Légion d'honneur, — Croix de guerre.

Page 1