MEUSE
Liste d'Union des républicains indépendants, des paysans, des républicains nationaux
et du R. G. R . . . M. Louis Jacquinot (R.I.).
Liste du R . P . F . M . Jean Gillot (R . P . F. }
Liste des républicains indépendants, des
paysans, des républicains nationaux et du R. G.R. M. René Rousselot (C.R.A.P. S.).
Liste d’Union des Républicains indépendants, des Paysans des Républicains nationaux et du Rassemblement des gauches républicaines.
Apparentée à la liste du Mouvement républicain populaire.
La liste qui se présente à vos suffrages consacre sur le plan départemental l’union des indépendants; des paysans, des républicains nationaux et du R. G. K. réalisée sur le plan national*
Lu face du communisme, les hommes qui 3a composent vous appellent à F union indispensable, pour en conjurer le péril.
L’union ne doit pas être un thème de discours mais l'accomplissement d’un acte.
Nous luttons pour î1 indépendance de notre patrie, pour l’intégrité de notre territoire.
Mais quelle que soit, dans le cadre du pacte Atlantique, l’aide capitale fournie par nos alliés j nous nous devons de mettre sur pied une organisation militaire articulée de telle manière qu’elie puisse conserver îa plus large autonomie possible tout en étant susceptible de fortifier 3e système allié,
L aide américaine ne doit pas nous dispenser de notre propre effort.
« U nous faut accentuer celui que nous avons entrepris : politique du matériel, des cadres, réarmement matériel, mais aussi réarmement moral*
La France a été l’instigatrice au cours des conférences internationales — l’Assemblée du Conseil de l’Europe en est la première étape — d’une fédération européenne.
Notre sécurité militaire en sera ainsi renforcée, d’autant mieux que sur le plan économique et social un équilibre d’ores et déjà recherché par le pool charbon-acier lui donnera une base solide.
La défense moderne des intérêts agricoles, industriels et commerciaux dépend sans conteste de la solution des problèmes évoqués aujourd’hui sur le pian international.
L’équilibre des salaires et des prix résulte de l'accroissement de notre productivité.
C’est ainsi que peuvent être harmonisés les prix agricoles et industriels dont l'interdépendance n’est plus à démontrer*
La production accrue en tous les domaines maïs correspondant aux débouchés possibles et aménagés, permettra au cultivateur, à l’industriel, au commerçant et à l’artisan
d’étaler les frais généraux, de payer des salaires propres à assurer à l’ouvrier agricole ou urbain une vie convenable et un foyer restauré. L’agriculture aura ainsi la place qui lui revient ; l'ordre social en sera singulièrement consolidé.
Notre territoire, celui de T Union française, rationnellement adapté et rééquipé, autorisent cette expérience ef cette espérance.
Ainsi tout naturellement se trouveront assurés la stabilité de la monnaie, l'équilibre des finances et la justice sera appliquée à une fiscalité aujourd’hui paralysante et inadaptée.
Tous en désirant sauvegarder dans certains domaines l'unité et l'autorité de FEtat* nous ne croyons pas à la vertu des nationalisations étendues h tous les secteurs des activités privées.
Mais nous n’avons jamais cessé de proclamer, par une Constitution adéquate, la nécessité de renforcer l'autorité de l'Etat.
En tout état de cause, ces réformes, ces créations ne peuvent avoir leur plein effet que dans un climat de liberté.
Rien ne vaut et rien ne dure sans la prééminence des libertés individuelles, de toutes les libertés.
Le respect de la personne humaine, de ses modes de pensée et d’expression, tel est le principe essentiel sur lequel repose notre vieille civilisation.
Et défendre la patrie, ainsi que nos libertés, contre tous ceux qui voudraient les abattre et confondent l'autorité avec la dictature.
Nous restons au demeurant fidèles à la politique maintes fois affirmée dans noire département meusien : la France et la République indissolublement unies*
/ Voila, mes chers compatriotes, exposés dans ses principes généraux, notre politique, ses buts et ses moyens.
Elle n'a jamais entièrement triomphé à cause de nos divisions et de nos incompréhensions. Nous vous répéterons inlassablement qu'elle doit assurer notre salut*
Louis JÀGQUINOT
Ministre des Anciens CoaibattaEta et Victimes de la guerre. — Député sortant.
Président du Conseil général de la Meuse.
René ROUSSELOT
Maire de Mcey-sur-Àire* — Cultivateur. — Conseiller général.
André MâDOUX
Pharmacien à Stenay. — Conseiller général.
Vu :
Les candidats.
Liste d’Union des républicains indépendants, des paysans, des républicains nationaux et du Rassemblement des gauclies républicaines
apparentée d la liste du « Mouvement républicain populaire
Nous vous avons exposé dans notre première circulaire les principes généraux de notre politique et tracé le cadre dans lequel elle se place.
Nous n’avons aucune prédilection pour les panneaux réclame. Ce qu'on doit exiger de nous c'est que nous suivions sans dévier les grandes lignes d'une politique nationale et républicaine*
Un certain nombre de points ont été précisés soit au centre national des indépendants et paysans, soit par les colistiers signataires de cette profession de foi*
Nous les compléterons si besoin est par des explications verbales ou par affiches*
Nous demandons, si un adversaire en discute les termes, de nous considérer comme des hommes pénétrés du sentiment aigu de leurs responsabilités et de leurs devoirs*
Politique étrangère*
S obliger avant toute chose, à une politique de sécurité et de supériorité massive des armements, dans le cadre européen, par solidarité des peuples atlantiques* y compris l'Angleterre*
Des traités de paix doivent stabiliser la situation des pays d'Europe*
Défense nationale*
Remettre en valeur les notions de Patrie et de Civilisation européenne*
Favoriser dans le cadre européen, Factuel effort d'assistance de nos alliés atlantiques 4 Améliorer la situation des personnels militaires qui doit correspondre aux services éminents rendus par les corps d?offîcîers et de sous^offîciers*
Poursuivre l'effort militaire de la France pour contribuer ainsi, dans le cadre de la charte de FO. N. U*, a la paix*
Politique financière*
L'initiative privée et Fépargne ne doivent pas être entravées par F élévation constante des dépenses de l’Etat, l'augmentation des impôts et charges fiscales*
Il faut des économies administratives judicieuses, le vote rapide et Féquilibre strict du budget, le contrôle et la réorganisation de toutes les entreprises qui font appel aux deniers de l'Etat*
Politique économique*
Il convient de favoriser les investissements privés, de poursuivre la révision de la législation économique et la codification des textes relatifs à Fexpansion économique et aux inteiets des consommateurs. Comme nous 1 avons toujours fait dans le passé, nous soutiendrons Partisan*
Politique agricole*
Expansion de la production agricole avec le concours des organismes représentatifs de la paysannerie,
Respect des garanties de prix et dans Fim médiat la révision du prix du blé,
Arrêt des importations que ne justifie par l'état de la production,
Recherche de nouveaux débouchés extérieurs et conclusion d'un pool agricole européen.
Révision de la législation sociale agricole pour Foctroi aux agriculteurs d'avantages équivalents à ceux consentis à l'industrie.
Libertés locales*
Défenseurs de toutes les libertés locales, nous nous élevons contre Fingérence toujours plus grande de l’Etat dans la gestion communale et l'assujettissement toujours plus marqué des finances locales aux autorités de contrôle*
Reconstruction et logement.
Augmentation des crédits budgétaires, application stricte de la loi sur les loyers afin
de résoudre la crise du logement * , . ,
Simplification des formalités administratives. Faire revivre 1 emprunt hypothécaire
Favoriser la construction privée. Dégrèvements fiscaux pour les revenus consacres à la construction.
Politique sociale.
Réforme de la structure du salaire pour améliorer la vie de 1 ouvrier,
Liberté pour l’établissement des contrats collectifs de travail,
Arbitrage obligatoire des litiges du travail.
Liberté de enseignement.
Reconnaissance du principe de la liberté de renseignement,
Permettre à la Commission d’études des problèmes scolaires d aboutir rapidement à une solution qui respecte les vœux de nombreuses familles françaises.
Louis JACQUINQT,
Ministre des ÂRcieDs combattants et Victimes de la Guerre, Député sortant.
Président du Conseil général de la Meuse,
René ROUSSELOT,
Maire de N ïcey- sur-Àire, — Cultivateur, — Conseiller général,
André MADOUX,
Pharmacien à Stenay, — Conseiller général.
Vu :
Les candidats.
Vous me permettrez, mes chers compatriotes, d’ajouter un mot personnel puisque élu je dois vous rendre compte de mon mandat et répondre, ici et là, a des questions et des
Pr0PLPô" “pute 'vi. ministérielle e.n, <léMl»ce et le désir «tré MinisUé
envers et contre tout, je précise les points suivants , , , * A
J’étais en Afrique du Nord en voyage officiel quand j’appris le départ du général de
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Je n’ai nas appartenu au Gouvernement du tripartisme et M. Cosle-Floret ayant envisagé ma nomination comme Gouverneur général de l’A.O.F. ou de Madagascar, ) ai décliné l’offre amicale qu'il me faisait, et je restai dans l’opposition.
Dans le cabinet Ramadier, d’où les communistes furent exclus, je repris mon pos c e Défense nationale au Ministère de la Marine où, non par des phrases, mais par des mesures
positives, je procédai à notre réarmement. . , ,, ,, c ...
Au cours d’une modification du même Ministère, j’ai décimé 1 offre qui m était laite d’y rester, ne partageant pas les conceptions du Gouvernement quant à la réorganisation le renforcement des forces armées, et pour certaines raisons d’ordre politique.
Je m’opposai en outre par mes votes à certaines mesures financières et fiscales.
Répugnant à la politique du pire, et à l'opposition systématique au sein du Parlement, que pratiquait alors le groupe du 11, P. F.* j’acceptai d'entrer, comme Ministre des Anciens combattants et victimes de la Guerre, dans les gouvernements Bidault (d'où les socialistes se retirèrent), Pleven et Queuüle,
Puis-je aussi préciser aux donneurs de leçons, que dans les Gouvernements constitués à Alger et à Paris par le général de Gaulle, je n’y suis entré qu’en toute indépendance et non en toute servilité, que je n’ai accepté d’y entrer qu’à condition (étant donné sa composition politique) d’être placé à la tête d'un Ministère de la Défense nationale : la Marine, que M. Le Troquer devait diriger avec les autres armes, lui fut retirée pour m’en donner la responsabilité.
Je m’y suis opposé, en outre, à certaines de ses mesures et j’ai refusé notamment en apportant ma démission, de signer une ordonnance retirant, dans des formes inadmissibles, le Haut commandement au général Giraud,
Que, sollicité par M, Massigli, actuellement ambassadeur h -Londres, alors Ministre des Affaires étrangères au Comité provisoire d’Alger, et ensuite par le général lui-même, de me rendre au Caire pour le représenter à notre ambassade auprès des rois de Grèce et de Yougoslavie, alors réfugiés en Egypte, j’ai décliné cette offre, ajoutant que, député de la Meuse, j’entendais diriger tous mes efforts en vue de la libération de mon pays et tenter de faire prévaloir dans les Conseils du Gouvernement une politique éloignée des tendances partisanes que l’extrême gauche faisait peser sur eux.
Je n7ai donc pas de leçons de patriotisme à recevoir de quiconque, moins encore de ceux qui apprenaient les méthodes communistes quand nos amis en subissaient les effets mortels et qui se trouvent aujourd’hui les promoteurs de la politique économique et sociale du R* P* F. Je n’accepte non plus de leçons de quelques compatriotes meusiens, mal informés, qui ajoutent au malaise présent par un dénigrement aussi injuste que systématique.
Louis Jacquinot.
Rassemblement du peuple français*
Electrices, électeurs de la Meuse,
Nous vous avons indiqué, dans une première circulaire, les grandes lignes de notre programme, portant sur la réconciliation des Français, la réconciliation des familles, la réconciliation des classes sociales, la constitution d'un Etat solide, la stabilisation de la monnaie, la mise en place d’une défense nationale moderne et efficace, l’instauration d’une véritable union française, dans une politique de travail, de paix et de sécurité.
Nous né ré viendrons pas sur les grandes lignes de ce programme, lequel, s’il nécessite de la part de chacun de nous, le sacrifice de certaines idées qui nous sont chères, répond cependant aux aspirations de la majorité des Français.
Nous voulons aujourd’hui préciser pour vous quelques points particuliers de notre programme :
Ouvriers et travailleurs.
Nous vous proposons d’abolir le salariat par la pratique de l’association du capital et du travail. Dirigeants et cadres, ouvriers et employés seront directement intéressés aux bénéfices de l'entreprise,
L'association intéressant les travailleurs à l'accroissement de la production et de la productivité permettra d'instaurer :
une politique du logement qui supprimera le taudis ;
— une politique de la jeunesse et de la santé;
■ — une politique financière qui permettra de se pencher plus avant sur le sort des vieux travailleur^ et des déshérités.
Commerçants.
Par la stabilisation de la monnaie entraînant celle des prix, vous serez délivrés de vos soucis actuels quand vous devez procéder a vos achats.
Nous sommes adversaires de toute fiscalité excessive et affirmons que la France peut mener à bien la politique impérieuse du logement et la remise en état de sa défense nationale par le recours à l'emprunt, lorsque sera revenue la confiance qui fait actuellement défaut.
Agriculteurs.
Vous aurez la garantie des prix, qui doit être un des principes organiques deréconomie agricole de demain.
Pas d'importations abusives, fixation des prix sur la base du prix de revient, sécurité des débouchés, adaptation du crédit agricole pour permettre l'équipement rural indispensable, application à l'agriculture du régime général d'allocations familiales, protection des vieux paysans par la création de la caisse vieillesse agricole, réalisation d’un juste équilibre entre les prix industriels et les prix agricoles, suppression des droits de succession pour les p eti tes ex pi oi tati on s ,
Fonctionnaires.
La politique des partis a multiplié le nombre des agents de l'Etat qui n'ont, de fonctionnaires, que le nom et qui nuisent à votre profession.
Le corps des fonctionnaires consciencieux, profondément attaché à la chose publique, sans lequel ne peut vivre un Etat moderne aura notre appui, quant au reclassement et au rajustement des salaires.
Professions libérales, artisans.
G’est dans un pays, où vous ne craindrez plus l'incertitude du lendemain, où le libre choix et la liberté individuelle seront fermement maintenus, que vous pourrez continuer votre œuvre quotidienne, basée sur votre travail personnel. Cette stabilité, nous vous rassurerons.
Enfin, pour tous, nous vouions :
— le respect des croyances et des libertés, c'est pourquoi nous préconisons l'allocation éducation.
— la disparition des assemblées parasites qui grèvent lourdement le budget de l’Etat,
Electrices, électeurs meusiens,
Le bel édifice que nous voulons construire, il importe que nous le bâtissions ensemble et chacun de vous doit y contribuer. La pierre que vous apporterez, ne la jetez pas n'importe où et n'importe comment, sinon nous n'aurons encore qu'un gros tas de pierres.
Posez, au contraire, votre pierre, suivant les plans que vous proposent le général de Gaulle et le Rassemblement du peuple français et ensemble nous bâtirons une France magnifique.
C’est dans ce but, que vous voterez en masse le 17 juin, sans abstentions, sans panachage, pour les candidats du Rassemblement du peuple français, afin que vive la Meuse et que vive la France,
Général GILLIOT,
Ancien Gouverneur de Metz, — Commandant la 6® Région,
Déporté politique,
Louis MOURÛT,
Conseiller municipal et agriculteur à Butgnévilïe*
Marcel HECTOR,
Père de il enfanta, — Conseiller municipal et chauffeur -mécanicien à Sorcy.