‹ Recueil des textes authentiques des programmes et engagements électoraux des députés proclamés élus à la suite des élections générales du 17 juin 1951Chapitre 192 sur 244 · VOSGES · texte numérisé non relu

VOSGES

Liste du R. P, F .

Liste indépendante d’union républicaine..

Liste du R. P. F . .

Liste indépendante d'union républicaine. .

M. Maurice Lemaire {R. P. F.) M. André Barbier {R*L)- M- Charles GuthmuUer (R. 1J. F.). M- André Garnier (R. P. F.).

M. Jacques Ducreux (R. S.),

Liste du Rassemblement du Peuple français.

Apparence à la liste indépendante d’union républicaine.

Vosgiennes, Vosgiens,

Depuis les élections de 1946, le pays a été gouverné d’abord par le tripartisme (communistes, socialistes, M.R.P.), ensuite par la troisième force (socialistes, M. R. 1

1 ^Pendant cinq ans ils n’ont été d'accord que pour se partager les places en étouffant tous les scandales (vins, Joanovici, Peyré, la piastre).

Le bilan de leur gestion apparaît, brutal et désastreux;

— les dépenses de l'Etat passent de 752 à 2.648 milliards ;

— les impôts, de 619 à 2.556 milliards j

— les prix, de l’indice 856 à l’indice 2.215 ; ....

question n’est résolue : ni la défense nationale, ni l’Umon française, m la

question des prix et salaires, ni le problème de l’enseignement.

Avant tout, le pays exige que cela change.

Le Rassemblement du peuple français, fondé en 1947 par le general de Gaulle, vous propose donc des objectifs vitaux qu’il a la farouche volonté d’atteindre et sur lesquels vous gérez tons d'accord ;

Remise en ontmra m l'état :

— par une Constitution assurant la continuité, l'efficacité et la responsabilité des ministères, ainsi que par ia réforme administrative et, fiscale ;

■ — par une gestion financière rigoureuse : économies massives, réduction du nombre des hauts fonctionnaires, remise en ordre des entreprises nationalisées et de la sécurité sociale, suppression des scandales qui vident les caisses de l’Etat*

Ceci permettra :

— pour les salariés : l'augmentation de leur pouvoir d'achat ;

— pour les paysans ; la diminution de leurs prix de revient et la revalorisation de leurs produits ;

— pour les commerçants et artisans : la reprise des affaires et la diminution de leurs impôts :

— pour les retraités, les petits rentiers et les économiquement faibles : la sécurité du lendemain par la stabilisation de la monnaie.

Celte action ne peut aboutir que dans un climat d'entente et de conciliation nationale, ce qui suppose, essentiellement :

— le règlement du problème social grâce à l'association du capital et du travail ;

— la justice scolaire grâce à l'allocation éducation qui donnera aux parents le libre choix de fécole où ils veulent que leurs enfants soient instruits,

Pour atteindre ces objectifs, le Rassemblement du peuple français a choisi des hommes qui, pour la première fois, se présentent a des élections générales*

Ces hommes, venus de différents horizons politiques et sociaux, possèdent le caractère commun d'être des Vosgiens, de connaître les difficultés de Ja vie et la charge drune famille.

Ils ont assumé de lourdes responsabilités administratives, professionnelles ou municipales, et ils ont, avant tout, constamment cherché à servir leur pays*

Mieux que toute promesse, leur nom peut être, pour vous, une garantie d’efficacité dans la justice pour que

Vive la France et vive la République î

Votez tous pour des hommes nouveaux :

Maurice LEMAIRE Maire de CotrûjMa-Grande,

Président du comité de gestion de Pünion internationale des chemins de fer*

Ancien combattant, — Commandeur de la Légion d*honneur.

1 citations* — Né à Gerbépaï en 1895* — Marié, — Père de 3 enfants,

Charles GUTHMULLER

Maire d'Epinal. — Cons e filer général de Dompaire, — Ancien combattant.

Confectionneur. — Né à Tassin en 18» 7» — Marié* — Père de 2 enfanta.

André GARNIER

Maire de Viviers-le- Gras* — Conseiller général de Monlhumii*

Ancien prisonnier d« guerre 1939-1945,

Président de la Société coopérative fromagère, — Exploitant agricole*

Né à Viviersda-Gras en 1910* — Marié. — Père de 2 enfants*

Georges GÀILLEMIN

Docteur en médecine à CornîmonS,.

Né à Corirîïïiont ou 1919*

- Ancien externe des hôpitaux de Paris,

- Marsé. — Père de 3 enfants.

Roger BÏHR

Né à UriménU en 1920. — Marié. — Père de 3 enfanta. Chef d'en ire tien à Udméniï.

Liste indépendante d’Union républicaine (Union des Indépendants, Paysans, Républicains nationaux et Rassemblement

des gauches républicaines)

apparentée arec le R* P. F*

Mesdames les «lectrices, Messieurs les électeurs,

Nous nous présentons à vous en hommes qui se décident dans la pleine souveraineté de leur conscience. Nous nous opposons aux parLisans qui ont donné leur foi a des hommes ou à des idéologies, et qui se font un devoir et un honneur de penser sur toutes que^ns ce que pensent les hommes ou les partis dont Us relèvent. Notre volonté est de donne a ^individu préséance sur le groupe Lorsque celui-ci délibère, ceux qui le composent recherchent des idées qui leur sont communes et qu ils considèrent comme expression

sens commun ou du bon sens. , ..

Nous ne sommes pas des idéologues ou des doctrinaires, mais des rca is es.

Il est des principes que nous ne mettons pas en discussion :

Nous voulons une société juste et fraternelle, honnête, qui ne promette que ce qu’elle

peut donner, mais qui donne tout ce qu’elle a promis. ,

Nous voulons que les hommes soient libres, et pour qu’il eu soit ainsi, nous sommes les champions de toutes les libertés ; politique, de pensée, d’opinion, d'enseignement et de

travail i ■ i

Notre premier but est que la France soit une nation indépendante et libre ou nous

maintiendrons et développerons tout ce qui nous a lait ce que nous sommes, tout ce a quoi nous sommes attachés. Sur les plans diplomatique, militaire, économique financier, intérieur, nous voulons que toutes nos forces soient orientées par un seul devoir : la

défense de la France. , , ■*

En matière de défense nationale, l’armée française doit être refaite le plus vite

mieux possible, et conserver l’avance que les événements lui donnent sur la force al emam e Si, en Indochine, nous acceptons une coopération internationale dans une guerre don l’enjeu est lui aussi international, par contre nous n’acceptons pas notre effacemen c

moins encore l’abandon de notre position. ,f ,

Nous désirons l’Union française confiante et solidaire en maintenant les liens effectits et

spirituels que l'histoire a noués dans l’intérêt commun des Etats associes.

Nous recherchons tout le progrès social susceptible d’être effectivement obtenu, grâce à une politique constructive, ardente et généreuse dans une lutte constante, contre la misera et toutes les souffrances et menaces qu'elle engendre. Dans l’esprit de réalisme qui es a marque de l’indépendance, nous nous efforcerons d’accroître la productivité des usines des ateliers, de la terre, d’augmenter l’efficacité des efforts, de donner à tous du travail et d’assurer subsistance et bien-être croissants dans plus de justice sociale.

Le retour aux conventions collectives est un moyen d'obtenir le niveau maximum de salaires que nous souhaitons. Ces conventions devront surtout provoquer des augmentations correspondantes à une production plus élevée du fait du progrès technique. À celte fin, les forces patronales et ouvrières devront rechercheriez procédures susceptibles d'intéresser le travailleur an résultat de sou labeur.

La sécurité sociale doit être large et généreuse, mais exclusivement au service des assurés, en écartant les abus et grâce 5 une gestion administrative plus décentralisée et moins onéreuse.

Le logement, les adductions d’eau, les distributions de lumière et de force, l’état des routes et chemins, ne sont pas moins importants que la sécurité sociale.

Nous avons besoin aussi d’écoles, d hôpitaux, de foyers ruraux clairs, gais et confortables, Bâtir, bâtir vite, le mieux et le meilleur marché possible, est le premier devoir d’un gouvernement soucieux d’action sociale.

Sur le plan économique, la production ne peut être l'effet du hasard. Il faut qu’elle ait été suscitée, stimulée, orientée Non par la crainte qui est la méthode totalitaire, mais par les salaires, profits, taux d'intérêts, prix rémunérateurs des produits agricoles, qui donnent aux hommes des raisons de vouloir librement. En effet, l’ardeur productrice ne fleurit que dans un climat de liberté, celui qui aidera les jeunes dans la recherche de carrières où ils pourront déployer leurs talents.

Cette politique exige des investissements importants. Les outillages indispensables doivent être créés. N’oublions surtout pas dans ce programme de modernisation les besoins de l'équipement rural, l’urgence de développer le machinisme agricole, de mettre à la disposition des exploitants des techniques et des moyens améliorés. Pour que ces efforts portent leurs fruits, il 11e faut pas qu’ils soient paralysés par l'esprit de monopole. Une puissance économique quelle qu'elle soit ne doit pas opprimer le consommateur. Ce serait la pire des erreurs d'entrevoir de nouvelles nationalisations. On ne peut d'un trait de plume effacer ce qui a été fait, mais la gestion des entreprises nationalisées doit être entièrement réorganisée, afin d'y introduire le souci du rendement et le sens de la responsabilité, La S. N, G. F., les charbonnages qui reçoivent des subsides de l’Etat doivent être soumis au contrôle du Parlement.

Le souci primordial du Gouvernement est certes de présenter un budget en équilibre ; sou premier devoir est d'éviter l'inflation. Mais les impôts qu’il demande ne doivent être consentis que dans Pexacte mesure où ils sont strictement indispensables. Avant tout, il faut diminuer les dépenses de l'Etat et faire des économies. Pour cela, il faut pourchasser les gaspillages, interdire et sanctionner les abus, supprimer les services inuLÏles les subventions autant qu’il est possible. Le Parlement devra reprendre sa mission budgétaire et voter le budget avant le début de l'exercice. Il faudra séparer les dépenses régulières et permanentes de l’Etat des dépenses d’investissement, les premières étant couvertes par l'impôt* les secondes par l'emprunt.

On a trop découragé l’épargne. Celle-ci ne sera à nouveau à l’honneur que lorsque L’Etat :

— présentera sa situation financière dans des documents clairs publiés en temps utile ;

— aura rétabli partout le règne de la loi après avoir éliminé toutes les sources d'arbitraire administratif ;

— redonnera â la monnaie française une valeur permanente sans laquelle la stabilité des prix ne peut être assurée.

Une autre tâche sera de réviser notre système fiscal trop compliqué et qui pénalise à plaisir l’épargne ; en particulier par les droits de succession en ligne directe et entre époux.

Une réforme de la Constitution s’impose.

Les règles d’investiture d’un nouveau gouvernement, et les conditions dTexercice du <lroit de dissolution doivent être modifiées.

L’autorité du Conseil de la République doit être augmentée et les conditions de son exercice améliorées par le rétablissement d’une procédure de k navette » efficace entre les deux Assemblées.

La voix de la nation doit se faire entendre grâce à un système électoral majoritaire. Nous dirons très nettement par le scrutin d'arrondissement qui est actuellement demandé par le plus grand nombre des électeurs, Ç est ce mode qui peut le mieux permettre de choisir des hommes plutôt que des idéologies.

Nous croyons vous avoir présenté des idées communes à la quasi-totalité des Français de bonne volonté.

Pour que ce programme devienne une réalité, unissons nos efforts, et à cette fin nous vous demandons vos suffrages.

Vive la France !

Vive la République I

Vu :

Les candidats,

, ândïub BARBIER

Né le 3 mars 1835, à Darney. — Ancien sénateur. — Député sortant.

Président du Conseil général des Vosges, — Maire de Darney.

Jacques DUCREUX

Né le 20 septembre 19125 à Paris. — Conseiller municipal de Wisembach.

Conseiller général des Vosges, — Attaché parlementaire,

Henri PARISOT

Né le 5 septembre 1895, à Mîrecourt, — Chevalier de la Légion d’honneur.

Croix de guerre 1914-1918 et 1939-1945, — Officier du Mérite social.

Maire de Mirccourt. — Conseiller général des Vosges. — Commerçant,

Georges ELAN CK

Né le 8 septembre 1892, à Vnie-en Ver mois. — Médaille militaire. — Croix de guerre avec Palme (1914-1918), Chevalier du Mérite agricole. — Conseiller municipal de Ram ber vil lers, — Exploitant forestier,

Pierre RÉMY

Né le 24 novembre 1901, à Uaemain, — Agriculteur exploitant, — Maire d’Uzemaïn,

Conseiller généra! des Vosges,

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