NIGER
Liste d'Union Indépendante des Nigériens
et sympathisants y, •«■+*. . . . . , , . MM. Georges GOND AT (IL D. S. FL) .
ïkhia ZODX (U.p.S.R,),
Union indépendante des Nigériens et sympathisants.
Electeurs, électriees.
L'U.N.I.S, n'est pas un parti politique ordinaire créé pour satisfaire l’ambition de quelques hommes ou faire triompher une idéologie étrangère.
Dès sa création, l’U, N.I.ST a emporté l'approbation des chefst de l’élite des fonctionnaires, de la masse de la population laborieuse, car il est avant tout un parti nigérien. Seul compte pour lui l'intérêt général du pays.
La cupidité, l'esprit de désunion de quelques uns n'ont pu le détourner de la tâche essentielle qu’il s'est assignée. Faites lui confiance, les hommes de chez vous ne vous trahiront pas.
Considérez le travail déjà accompli au Niger grâce au climat de paix et de confiance que notre parti s'efforce de maintenir contre toutes les subversions. Voyez la tâche immense qui reste devant nous pour compléter l'équipement économique et social de ce pays et vous jugerez vous-mêmes de la seule voie qui s’offre,
L’U.N.LS.j au contraire de ses ennemis dont les paroles prêchent tantôt la haine, tantôt la douceur, n'a jamais varié, car la vérité n'a qu’un seul visage. Nous n’avons pas l'intention, comme ceux-là à qui les promesses ne coûtent rien, de vous tracer un programme rigide. Vous savez dans quelle voie l'Union française s'est engagée ; vous savez ce qu’ont demandé nos représentants des diverses assemblées.
Les promesses les plus sincères sont difficiles à réaliser en raison de la complexité du travail législatif. Aussi chaque année FU, N, I.S, établit à son congrès un programme essentiellement pratique dans le seul but de servir avec plus d'efficacité vos intérêts.
Les fonctionnaires et les militaires africains ont senti, grâce à notre action, une amélioration sensible de leur situation.
Les Nigériens appartenant à toutes les catégories ont enfin joui du bienfait de notre politique sans que pour cela nos rapports avec l'administration française en A. O. F. comme à la métropole soient en rien compromis.
Les puits, les barrages, les rizières, les écoles, les dispensaires, les camions sanitaires, les marchés existants ou en création, en un mot toutes les réformes d'intérêt général depuis trois ans sont à porter à l'actif du statut des chefs coutumiers que l’ancienne législature a trop longtemps laissé en sommeil.
De nombreuses autres réalisations sont encore en projet.
Nous comptons» aidés par nos conseillers généraux sur le plan local; faire aboutir le projet de T U, N. LS. dont nous sommes les candidats.
En ce qui concerne les anciens combattants, nous poursuivrons l'inlassable effort déjà entrepris dans Ig domaine particulier qui intéresse le rajustement de leurs pensions.
Nigériens, nos frères, le sort du pays est en jeu et c est de votre compréhension que dépendra son salut.
Joignez- vous de cœur avec nous autour de l'idéal qui nous unit, pour le plus grand bien du Niger et de ls Union française.
COUDAT
ZODI
NO U VELLE-CÂLÉDONIE
M. Maurice Lenormand (I, O, M,).
Elecirîces et Electeurs de la Nouvelle-Calédonie et des Nouvel le s- Hé bride s l Cliers Concitoyens,
Arrivé en Nouvelle-Calédonie il y a dix-sept ans, j'ai fait souche dans voire pays qui est devenu la terre natale de mes enfants et de même que vos pères et grands-pères venus de toutes les provinces de France pour fonder une nouvelle France australe, je me considère comme l'un des vôtres.
Je suis profondément attaché à la terre calédonienne par les multiples liens de ma famille, de ma profession et de mes amitiés et je crois avoir une parfaite et lucide connaissance des choses et des gens de ce pays. J'ai contribué par mes travaux scientifiques, par des conférences, par des publications, par des films à faire connaître et aimer la Nouvelle- Calédonie*
Si j'ai décidé de me présenter a vos suffrages, c’est parce que de très graves problèmes se posent a ce pays, et, qu’en me mettant, en tonte modestie, à son service, je pourrais lui éviter une grave crise intérieure.
Candidat indépendant, strictement et totalement indépendant, je me place sur le seul plan de l’intérêt commun à tous les habitants du pays, européens et indigènes et j’entends rester au-dessus des antagonismes d'intérêts particuliers, en dehors des luttes de partis et des rivalités de personnes. Je déclare n'avoir en vue que l'intérêt général et la sauvegarde de l'œuvre coloniale et civilisatrice de la France,
Parmi les grandes questions à résoudre, je m'attacherai principalement h celles qui conditionnent la paix sociale et la parfaite harmonie entre tous les éléments de la population et aussi à celles dont dépendent le salut économique et la prospérité du pays.
Statuts des Autochtones,
Sans léser aucun intérêt légitime, il s'agit d'assxirer les conditions et les moyens d'une évolution progressive dans le cadre du système de vie traditionnel des tribus par les dispositions suivantes :
— Maintien du statut des réserves indigènes*
— Reconnaissance officielle du conseil des anciens comme assises de la chefferie.
— Etablissement du cadastre et de l'enregistrement des noms de familles et de clans et également des terres appartenant à chaque famille.
— Etablissement d'an droit coutumier indigène.
^Développement de renseignement technique et professionnel,
„ Maintien des dispositions permettant de lutter contre l'alcoolisme et pour la protection de la santé et de la race.
Organisation de la production et aménagement d'organismes coopératifs de prévoyance.
Réglementa Lion pour les accidents du travail et de l'assistance à la famille.
Liberté pour les évolués de renoncer au statut spécial indigène et de demander
individuellement le statut commun.
Enseignement.
Dans le domaine scolaire assurer h tous les enfants du pays, et surtout aux: enfants des colons éloignés des centres, l'instruction indispensable pour les armer dans la vie.
Multiplication des écoles de brousse; développement des internats scolaires dans les centres et autres moyens facilitant la fréquentation des écoles. Accroissement du personnel enseignant*
Aide des pouvoirs publics à toutes les œuvres d'enseignement sans distinction.
Orientation et emploi de la jeunesse calédonienne.
Enseignement agricole pour le maintien des jeunes à la terre familiale, formation piofessionnelle et technique.
Protection de la famille*
Aide à la famille par l’extension du système des allocations familiales à toutes les familles.
Défense de la juste rémunération du travail du père de famille.
Maintien du pouvoir d'achat du revenu familial.
La famille calédonienne dont la force démographique égale presque celle du Canada, représente l'avenir de ce pays ; c’est la meilleure garantie de son peuplement et de la pérennité de la présence française.
Domaine social.
Promulgation d’un Code du travail conforme aux aspirations et aux besoins des employés et ouvriers et à la situation locale.
Révision et amélioration de la législation des accidents du travail.
Etablissement d'un indice du coût de la vie <t sincère >;.
Politique du logement et de l'urbanisme ; création d'un système d habitations à bon marché et de Crédit foncier et immobilier à long terme.
Amélioration de l'habitat rural et équipement des municipalités.
Problèmes économiques.
Organisation efficace des moyens de culture collectifs et du materiel cooperatif.
Orientation des productions agricoles selon la variété des sols et la situation géographique des régions.
Organisation des débouchés pour les produits agricoles * ravitaillement de la consommation locale et exportations.
Juste rémunération des produits agricoles et maintien des cours par une meilleure organisation des marchés.
Sécurité des colons^ contre les calamités agricoles, par les assurances et le crédit agricole et par le fonctionnement d'une caisse de solidarité agricole.
Développement de l'industrie touristique importatrice de devises et organisation du crédit hôtelier.
Situation financière.
Défense urgente et tenace du Franc Pacifique en vue d'éviter une catastrophe économique et toutes les conséquences politiques et sociales d'une crise qui serait comparativement plus dure que celle que connaît la métropole malgré ses ressources variées.
Action immédiate sur le plan gouvernemental et parlementaire pour le salut de notre économie.
Sauvegarde du pouvoir d'achat de la monnaie locale par un accroissement intensif des exportations minières, anciennes ou nouvelles, vers tous les pays acheteurs, sources principales de devises.
Poursuite du plan d'équipement et d'outillage du F* I. D. E, S.
À l’écart de toutes luttes, je veux me consacrer uniquement, en technicien objectif et non en politicien, à la solution de vos grands problèmes de l'heure et à la sauvegarde de notre intérêt commun,
La gravité de la situation mondiale aussi bien que les menaces qui pèsent sur la pros* périlé de la Nouvelle-Calédonie et des Nouvelles- Hébrides exigent la compétence, l'indépendance totale et l'action courageuse d'hommes à la hauteur de leur tache.
Votre choix est d'une extrême importance. II ne doit pas être guidé seulement par le sentiment, mais par la raison et le souci de l’intérêt général.
C'est avec sérieux, avec désintéressement et avec conscience des lourdes responsabilités qui m'incomberont que je me présente à vos suffrages et que j'en appelle à votre confiance et à votre clairvoyance.
Avec votre appui, je travaillerai au salut de nos îles, au rayonnement de Y Union française^ et à la grandeur de la France,
Vive la Nouvelle Calédonie !
Vivent les Nouvelles- Hébrides !
Vive la France !
Maurice LENÜRMAND
îngcrtieer-agrïcole* — Diplômé de la Faculté de pharmacie, — Diplômé de l'Institut d’EtbnoIogie Lauréat de l’Ecole des langues orientales. — Père de cinq enfants. — Ancien combattant de là guerre 1939-1945.
Candidat indépendant.
OUBANGl'I-CHARI
(Collège des Autochtones.)
M. Barthélémy Boganda (App. au C. R. A. P. S.).
Mouvement de l’Evolution de l'Afrique noire.
B Û GA ND À B AÏÏTI I ÉLÉM Y ,
Candidat indépendant pour le Mouvement de l'Evolution.
Profession de foi.
Hommes et Femmes de rOübangui,
L’heure est venue de montrer par votre vote ce que vous voulez, de choisir entre la justice et l'injustice, de vaincre la violence et la tyrannie par cette grande force que la loi met à votre disposition : le bulletin de vote. Pendant quatre années et demi j’ai lutté seul contre la violence, l'injustice» le travail forcé et la servitude dont notre race a toujours été la victime résignée.
Aujourd’hui vous allez protester contre la servitude en votant librement pour la justice et la liberté proclamée dans la Déclaration des droits de l'homme :
« Article premier. — Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits, lis sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les antres dans un esprit de fraternité,
« Art. 4- — * Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne, »
Mon unique souci a toujours été de veiller avec une extrême vigilance sur les droits de tous en général et de chacun en particulier.
J'ai dénoncé les injustices. J’ai fait miens les doléances et les deuils de tous. Gela m’a valu la haine, la persécution et la prison.
Emprisonné pour la justice etla liberté le 10 janvier 1951, jugé et condamné pour avoir réclamé l'application des institutions républicaines dans mon pays, je suis prêt à retourner en prison chaque fois que l'occasion me sera donnée de défendre les droits de mes frères et l’idéal de la France démocratique.
Je m'efforcerai de trouver des solutions aux problèmes sociaux :
— le problème démographique,
— le problème de ravitaillement,
— - — de logement,
— d'habillement,
— — de santé,
— — d'enseignement.
Je suis fermement résolu à libérer le peuple oubanguien de la misère physique et spirituelle avec la collaboration confiante de tous les hommes de. bonne volonté.
Dans le domaine politique je veux continuer mon programme de libération civique en défendant avec la même énergie la liberté de mês frères : la liberté d'opinion et la liberté de travail.
Je veux, avec votre concours à tous et par des moyens légaux, briser les chaînes de l'asservissement colonial et rendre TOubanguî « habitable » à la démocratie française.
Persuadé que Fart de gouverner ne s’improvise pas mais s' apprend par l'expérience parfois assez longue, je m’emploierai à obtenir l'accession graduelle des Africains au gouvernement de leur pays.
Enfin, pour briser les barrières et du racisme et de l'ostracisme, je tâcherai d'obtenir la révision de la convention du bassin du Congo qui crée en Oubangui cette situation qui nous met à Fécart de la société française.
Vive rOuLangni-Chari pour que vive FUnion Française !
OUBANGUl-CHARI-TCHAD
M. René Malbrant (R, P. F )
Collège des citoyens de sàtut français