A.ihir, ^- (1 ■ l'ol'ignc
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de sbires mercenaires; même la plus nombreuse, contre les enfants de la pairie, conduits par l'amour de leur mère?
Vous savez mieux que personne, citoyens, si vous avez sacri lié votre vie ou vos biens à la conquête de pays étrangers, ou seulemen l à récupérer ccu\ que vou s ont arrachés la violence, l'avidité et la vénaiiîê. Votre entreprise est justifiée aux yeux du ciel et de tout l'univers, et respectée par tous les ciloyens avec lesquels vous vous réunissez pour la défense commune- Elle est profitable au bien public, car î'eimemi, harcelé de toute part, et forcé à se défendre de tout côté, n'aura ni le temps ni les moyens de rassembler d'immenses cohortes, dans lesquels reposent toutes ses espérances de conquête, et qu'il emploierait volontiers à la totale exiinciion de notre patrie chérie.
Que les actes barbp.ro^ ei inhumains de votre adversaire ne vous cll'arouchent point. Ils marquent le passage de ses armées et sont les premiers de ses bonnes intentions et de ce qui vous attendrait sous sa îcndrc domiiialion. C'est pourquoi, citoyens, ne quittez pas vos armes destinées contre l'envahisseu'', jusqu'au moment oij vous verrez votre patrie entièrement délivrée de lui, indépendante et fi l'abri de toute attaque. Cette œuvre est digne de vous. Hai.'ilants de la Gratide-Pologne, votre courage s'est élevé du sein de l'o) âge et dans l'ardeur des elloris de l'ennemi. A'ous avez mis en fuite l'ennemi du voisinage de la capitale. O'ii est-ce qui vous empêche de harceler les fuyards? La patrie vous a fait mettre les armes à la main. L'attachement que vous lui j'ortez doit vous les faire garder; et avec des in'.enlions boïiorabl' s, il n'y a lien d'inipossible.
LeOoiiseila l'intention de vous forliiior. yiiv celle proclanutiou, dans ce zèle i)alrioliq!)e, qui '•cul est cajiable de mener les entrr'prises les pies hasardées à bonne lin. Les pbéniiio[«nliaires créés par le généralissime vous annoncent ses volonîés el le pouvoir dont il h:s a investis. Tout cela aboutit à la défai'.ede rciUHini cl ,'i l;i dêliviance dt; la patrie. Vous vous êtes soulevés à cet apjx'l, c! c'est à ((«t appel ()ue vous combattrez ]iour vos lib( I lés ei celles des générations les jihis reculées.
J;e Conseil, .'i peine aura-l-il des renseignements sur voire organisatitm intérieure!, par riiitcrn.édiiirc de^ pléiii|'(deiUiaiics susdits, .s'(wn|iress"Ta de vous Iranvinelue des règlements cun-
à*it:v«w,-siï.£i.-iiâÈir» 'ji-M --.....■-■r '-ik..i«tf*-t,..'l — '■'^"l^^riÉi'<^'--TlmtrtfrjrM«-i'T'lff«îih1^«lfii'i''»i1 T ilifV^^ -
foî'mes ;inx lois ^('jK-ralco, et ne nianquera pas d'entretenir avec VOU.S les i-olaiJODt; jii(.lispensa.b]cs pour votre, salui.
l'fc/V/ KocharwiiJsLi, présidijut.
Thomas Czech, secrétaire.
Prodamaiion du Conseil suprimc 'iicaional eux lUkuanka:..
Varsovie. 11 scptetibre \V,^!v.
Le Cjnseii fiiiprêine iiationai.
T] est inutile de vous faire observer, eitoyeas, que le sort des armes e.?î .-^r^nveiit joi;i'i)alier. De grandes cliances de succès favorisent un ]iarti etsemMenlapIanirtouslesobstacles à lavicîcire. Mais en un clin d'œil les événements changent dvispect» et tuiil favorise l'unlre parti. Vous le savez parfaitenienî bieri-c est jiourquoi une diversion aussi commune dans k; marche des si:C<X's doit faire connaître cette vérité qu'en temps de guerre les succès au£^si bien que les revers doivent être reçus avec la mènie fcrnfielé,
i'ouvo.it-il y avoir une époque plus glorieuse que ceia, à laquelle, conciioyens, vous <>\vz secoué le joug d'un dur esclavage, VGiiS avez |;rio les armes et vous avez couru combcilh'c ceux qui vous apprêtaient des ïqt^^ après avoir précipiié la naiieîi dans l'abîme d'une affreuse nnarcbie? Pouvait-il y avoir une jouriHie ]du3 propice que telle du '23 avril, où le courage du Lilbuanien libre, cornbaitaiit pour sa liberté el ses droiis, a vaiii^Mi un nombre pvépondérr.nt de lyians, a délivré la oaj.ilaiu de votre province de biuvasion hostile, et a née l'ère mémorable dcTinsurrcclion nationale/ Le Uionujjt c.'^f enfin arrivé où, par ure chance contraire, elle fut envahie par la force. après avoir repous.;é li j)b]sieurs reprises uiie rage féroce, eî après la résistance la plus jjonorablc. Cet événcnerl, commun à des nations belligéranles, doil-i! vous étonner, concitoyouo lithuaniens '.Mleî accident peul-il refroidi)- le -/.èlc ou diminuer le courag- du Polonais lil.re .' i:n(! \ille perdue i!ar son délaut de forliiicalions et l)ar sa position daiigei-euse peut-elle arrêter les j.rogrè.'i de la guerre? Où peut-on s'en edVayer au point d'en augurer la possibiiib'; (i'ii::, ,!é:;,i;e [,,-nr!);iine? lléllécliissouE quc ce ne soiil j.a-.
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les villes qui nous gorantissenî des projccîilcs ennemis, que ce ne sont pas les mi^rs des forts qui nous défendent, mais le siège imprenable de la liberté et de l'indépendance qui est en nousniômcs. Nos poitrines sont des retrancbcincnts, et les mains sent nos al)ris et nos boucliers. Que le iyran qui occupe la capitale des provinces lithuaniennes par ses forces prépondérantes et qui don-ïinesur le territoire adjacent y proclame sog ordres, qu'il y gouverne, qu'il menace de s'y conduire suivant .-••? habitudes, cela ne doit pas vous étonner le moins du .n.icvjo, citoyens, ses ordres ne pourront tous contraindre à obéir en aveugles. Tous ne reconnaiirez jamais ses ordres pour justes, et le? menaces qui n'effrayent que les Ames timides et viles, paraîtront ridicules et méprisables à des esprits iioblcs et qui sacriiient tout à leur pairie.
11 ne tient qu'à lui de ])ronie1tre aux palatinaîs envalns un gouvernement plus doux, au nom de son impératrice, elgarantir aux citoyens rentrants la générosité delà souveraine.il ne tient qu'à lui de lancer ses foudres sur les récalcitrants, et engager la populace dans son parti; mais ce maré'.-;e empreint de fausseté., de son vil instrument pourra-t-il ébranler la cGn?iance des cœurs des vaillants Pûlonais?Tant de fois trompés par des traités solennels, jnèteionl-ils l'oreille à de vaincs promesses de ses envoyés? Oui, citoyens, cessez de vous décourager. ÎOalgré co revers essuyé, ne vous laissez pas berner par de vaincs promesses d'une conduite modérée à votre égaixl. Jl n'y a ])oint de gouvernement jiour vous, hors ceku d'uri pays libre qu'il faut récupérer. A cet efï'i't faites des elTorts pour délouiner le ])euple commun, le bon ]>euple, qui pe voit pas son propre bien de si haut, de se fier à des suggesiion.^ que lui insiiirent le> arniées eniKunies. Représente/.-lui ce qu'il a souffert jusqu'à ce jour par un gonveriiernenl inrouslaul, ce qu'il endure dans les j>ays mômes des ravisseurs, nr quel sera son bonheur sou-j l'éj-ide des lois fixes et d'un gouscniemenl libre.
Notre cause est bonne, l)ieu a jirésidé à .ses i»remiers sucnYs et il ju'ésidera aux ultérieurs I! iinus i>rélo l'aj'pui de son bias jiuissauf. bf's cohoilc:. cnneniic.'-- sont wiineues et dispersées sur diver;; jioinl-;. Varsovie est délivn'c ces jours~ci, Varsovie que l'insatiable avidité do Vrédéric-lJuillaume s'efforce di; nous ar-
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radier avec l'.rrméc du Nord. La Grande-Pologne s'est soulevée et a ronijui les liens qui s'assujetlissaient h l'autonté du Brandebourgeois. Elle a exterminé les satellilos d'un despotisme cruel, et elle s'est élancée vers la liberté, et, ])ar là, les babitants de la Grande-Pologne, nombreux, courageux et bons, se sont réunis à nous, Ne sonl-ce pas des bases durables qui . soutiendront plus tard le bonbeur et les succès de la nation. Ne pouvons-nous pas être assurés que nous récupérerons bientôt facilement tout ce que nous avons perdu par le démenibrcmenl. Nous verrons incessamment nos spoliateurs, nos tvrans orgueilleux, nos violateurs impérieux fuir à notre approclie, et la main vengeresse du ]>olonais les atteindra xcjs les frontières les plus reculées. Il ne faut que do la constance-, du courage, de la persévérance, aucun échec ne pourra nous affaiblir. La perte des biens ne peut arrêter personne aujourd'hui, où chacun sacrifie sa vie volontairement pour sa pairie. L'amour de la patrie prévaudra toutes les voies des avantages pci'sonnels et du salut. La mort seule pour la liberté et l'indépendance des concitoyens est un don digne de la société. Par ces motifs, le Conseil a l'intention de raffermir en vcus, citoyens lithuaniens, l'esprit patriotique, qui ne faiblit en aucune clr> constance. Il se flatte qu'ayant contribué de bonne grâce à i'insurrection nation-le, et ayant pris les armes sous les ordres du généralissime î)our exterminer la horde infâme qui détruit vos habitations, vous saurez persévérer efficacement dans celle intention.
Ceux d'entre vous qui, privés de leiuxs bions, demeurent encore sur une terre libre, doivent se réunb-, et secourir leurs frères conire la force des ennemis. Ceux au contraire que !c sort a enveloppés sous la violence étrangèie, confiants dans les succès de l'insurrection, attendront avec inij;atience le momrnt qui les rendra au sein de leur patrie, et les um'ia avec nous par des relations fratrinclles plus propic(>3.
Si cependant il se Irouvai! un ciîoyen qui, dans les veines diupiel couleraif \)\) sang vendu à l'inlrigue étrangère, ci ipu, nv'prisanlla jtaliic, se dirigerai! vers les j)alalina!soccui)éo j;ar l'ennemi, s'nniss.iit .i hii, ou demeurait n'imporlo où, couM-ntaitàèlre membic d'un g'ctveîiiemcnl créé p.ir rennemi, ou
,;-^Ti»Aj. 1^- »-^ ;i..>-.~.-.^k;:>;u^..SLAgl^'a»«<ato»i«, jny'-:^»^^ i-- -i -i'ii-tffr-i'i^i»iiMtaJaij.fâra»"Jaa
exi^rçait une juridicliori quelconqut;, ccl habilanl perlide «t indigne d'une nalioji libre n'a qu'à redouter le cliàtiment dû. eux traîtres et, aux parjures.
Le Conseil prévient que tous IcS citoyens, eu égard aux de.-^ voirs que leur impose la pairie, (jui se trouveraient envahis par l'armée ennemie, s'abstiennent de toute l'elation avec celleci, et ne se ijormetlcni pas d'agir contre les inienîions du gouvernement.
Sous la responsabiliti'i de leur appliquer les peines qui y sont affectées par l'organisalion des tribunaux criminels, ceux qui se Irouvcni en présence dans le pa\s libre de la Uépublique ne peuvent retourner à l'ennemi, et lui obéir, quand même Iturs biejjs scx^aiciii: occupés. Tous les chefs des armées nationales sont chargés de veiller stiictement à l'exécution de ces mesures, et d'entraver tout vo\age de ce genre, et les commissions du bon ordre ne peuvent délivrer des passe-ports à dos personnes qui se trouvent dans cette catégorie.
Le Conseil suprême national transmet cette proclamation à la dépulalion centrale du G. D. deLithuanie afin qu'elle parvienne à la connaissance de tous nar l'enlronise de lor^tes les commissions du bon ordic.
François-Xavier Dmochowski, président; Thomas Czcch, secrétaire.
T)rclarntloii du Conseil na'iGnal à Vocccuion de la proclama lion (bi colonel prussien de Scculy, en date du 30 août, et des cruaulcs que les Prussiens exercent sur les Polonais désarmes.
Varsovie, ?9 sep te mure, r,9i'.
Le Conseil suprême national, Les menaces puhli'es par le roi de Prusse contre nos citoyens baliiianls de );i (.ji-ande-Pologiie , les cruautés atroces exercées coulre eux, exignit du Conseil suprême do faire, au n";m du goi'vernemout polonais, une déclaration qui, meilant au {MMud jour la vioUi:';e et rhorceur de pareils procédés, puisse gaî.'iiitir la nalioh j)olonaise de îoute inculpation calomnieuse lors(iu'clle rei OUI i a, malgré elle, au Irisle droit des représailles. ^'Jn content de s'être oinitaré.. sans aucun prétexte, d.'s