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domaines iiicontestabl{?s do la llépubliquc, et d'avoir brave "ia foi publique pour satisfaire sa cupidité, d'avoir inventé et publié cent calomnies, dénuées do tout fondement, contre la nation polonaise , le roi de Prusse aujourd'hui pousse rjnjuslice et la déraison jusqu'à faire un crime aux Poîojiais de défendre leur pays. Il donne des ordres sanguinaires contre les citoyens qui prennent les armes pour résister aux siennes. 0 tyrannie monstrueuse!
C'est dans cet esprit que le gouvernement prussien a fciit une proclamation dans laquelie toutes sortes de personnes sont condamnées à être saisies ut envoyées dans les forteresses, tous les citoyens qui combattent pour leur pays pris les armes à la main, sont destinés à la potence, et Icms biens à la conliscation ; le sexe niême n'a point trouvé grâce auprès de ce farouche ennemi ; ce môme esprit règne dans les ordres sanguinaires qu'offre la corresponduice entre le roi de Prusse et le colonel Seculy, laquelle a été interceptée; déj;i ces atroces proclamations ont produit les plus cruels eHets ; plusieurs citoyens ont été enlevés de leurs maisons, plusieurs ont été menacés du bourreau ; les femmes même, dont les m.aris soiU allés combattre pour leur patrie, ont été maltraitées et même tuées.
Bans ce ^iède de philosophie et de lumière, où les despotes doivent traiter leurs sujets avec humanité, ou au moins avec justice, contre quelles pei sonnes, dans quelles contrées le roi de Prusse se permet-ii dépareilles atrocités? Est-ce dans son pays? llsl-cc dans des provinces soumises à son gouvernement despotique? Est-ce contre des honmies assez vils, pour avoir consenti à porter le nom de ses sujets? Non! Il exerce ces fureui's contre un jteuide qui ( ,st étranger; et rKurojje doit voir avec indignation (si les proc.é.lésde la versatilité prussienne ne l'ont i)oint accoutumée à ce sentiment) que toutes ces cruautés sont dirigées contie les Pulon.iis. Quels sont les hommes que le. roi de Piusse ))eul regardin- comme suspects sur le IciTitoirc ].olonais? A qui a-l-il dioil de donner le nom de rebelle parmi une nation Miuveiaine qui w ^eul que comervcr son intégrité et son indépeiulance? A qnrl litre vient-il s'immiscer dans ic-î flaires de la Pologne?
ANNÉE 17a>î. 3S7 ,
. Mais la voix de la raison et de lY^quité paiIe faibieiriunt là où la cujjiditc et la violence se font un jeu de violer toute justice, pourvu qu'elles arrivent à leur IjuI. En conséquence, le gouvernement polonais est forcé de déclarer que, si l'ordre atroce donné par le gouvernement prussien n'est pas révoqué, il recourra au droit de représailles, en assurant solennellement, j'clalivcment aux militaires, qu'il observera religieusement les droiis de li [.uerre envers eux, tant que de leur côté ils les observeront, en prometiant aux prisonniers de guerre la vie el la sûrelé, et aux déserteurs, selon les assurances précédentes, dix-huit florins, une paye à part pour le ciieval, les armes et la giberne; outre cela, la liberié, la sûrelé; qu'il ne forcera pas de servir ceux qui ne le voudraient pas, et qu'après la gucri'e il donnera des jjropriéîés tenitoriales à ceux qui prendront service; déclrre qu'il ordonne de saisir et d'arrèîer les employés civils el les sujets prussiens, qui seront pendus par compensation.
Sans doute il est honteux, dans le dix-h.uitJéme siècle, de recourir à ces moyens extrêmes; mais qr^c l'Europe juge par qui ils sont provoqués. Calomniés, morcelés enfin pour avoir dérendu noire patrie tyramiiquemenl persécutée , est-il en noire iK.>uvoir de respecter plus longtemps les droits de l'inirnaniîé envers nos implacables ennemis? Leur barbarie nous force h. êlru barbares. Que le gouvernement prussien soit convaincu, par la nfiOrt de ses propres sujets, que les droits violés envers une autr.'. naiion nécessitent la jnéme violation de sa part; qu'un acte de barbarie retombe sur celui qui, le i)remier, en a doiiné l'exemple, et voyant à quelles extrémités il nous a réduits lui-même, qu'il ni"(lère cniln sa rage.
l^olonais, iios i'rères, ne craignez pas ces menaces, ni môme les cITcl^ de la tyrantiie prussienne, votic salut est dans votre courage; en restant dans vos maisons, vous n'en serez. ))as moins exposés à l'eniprisonnement, aux traitements les plus cruels cl à la mort. Kb liien ! il vaut mimix mourir dans le condial (pie de se tenir enlVrmé dans se^^ loyers pour en éln^ arrachr ym dvs brigands, jiour éiic jeté dans les cachots, pour {^ire conduit à la j)ol';nre ; la niorl n'est lenilde <|ue [tour le lAclie qui ne sait i)as piendre un parti géjK'reux. Oui ne sait
que la niorl est i)jcn toniMc jiour les ennemis que rien n'inléresse dans cette lutlo, cl qui ne. sont ]yàs assez aveugles pourrie pas s'apercevoir qm; leur despote les e^;i)Ose, par sa cupidité et ses actes lyranniques, aux effets de votre juste vengeance! Vengez-vous sur la vie des envahisseurs ; qu'ils voient que la punition des crimes du gouvernemeni retombe sur ûq?, têtes innocentes; qu'ils sentent combien il est dangereux pour eux-mêmes de servir lâchement d'instruments à un gouvernement injuste et tyraiinique, pour opprimer une nation qui ne s'est point rendue coupable envers ses sujets.
Habitants du pays du roi de Prusse, vous payerez de votre vie votre obéissance aux ordres barjjares de Frédéric-Guillaume contre nos frères ; cette vengeance cj[ui devrait tomber sur sa tête tombera sur vous si vous vous rendez complices de sa cruauté. Aloise SvUslrowsJd, président;
Thrunas CzccJi, sccrétaii^e du G. N.
Prodamalkni ihi colonel israxiitc Ucrck-ïdsicloicicz aux JsraciUcs
jjolonah, en les e.iifjfnjcant à défendre la Pologne par tous les
moijens et en leur annouçnnl la forniailon d'un règUnent cxclu-
sivement israêlile.
Varsovie, l" octoLre n04'.
Kcoutez, frères de la race Israélite, pour celui qui a gravé dans son cceur le Tout-Puissant et l'Éternel, et désire combattre jiour la patrie, ce qui est notre devoir à nous tous ; le moment est arrivé d'y contribuer de toul(.'s ses forces.
Oui, frères fidMes! l'amour de votre patrie vous y invite. Oue vos veines se remplissent d'un sang nouveau, le vôti'e ayant été sucé dejuiis tant d'années par ùe^?. st l'pents venimeux.
H y a beaucoup de seigiunns jaiissants, d'enfants nobles, et de iiersonnes tiès-haul placées, qui sont ju'êls à saerilirr leur vie [)our écraser les cmiemis et recouvrer la jKilrie.
Au surplus, rien n'est phis f.ici'c anjrun'd'iiui. y^i^Wo i^rot'Cleur Tbadée. Kosciuszko, envoyé de l'Klei-ih'l cl (hi Tout-Puissant, a onlre|)ris dii faire tou.s ses cflbrts jjour fonr.i-r un régime ul ,inif.
Il a toutes les ca|)a;:ilés, le bon esprit et un bon cœur à l'é-