‹ Recueil des traités, conventions et actes diplomatiques concernant la Pologne (volume 2)Chapitre 27 sur 106 · Archives du Conseil national · texte numérisé non relu

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verts de blessures et auraient à souffrir des cruelles représailles et des vexations entre les mains de l'ennemi. Il ne s'agit ici que d'une vengeance, digne de la vertu polonaise, à exercer envers l'ennemi sur lechamp debalaille, et cela an moyen de notre courage, notre vaillance, notre héroïsme et l'obéissance au gouvernement. De la sorte, notre douleur sera courageuse, civique et digne des hommes libres. Par là, il deviendra consolant pour ThadéeKosciuszko, qui connaît les sentiments nobles. Autant il a préféré la patrie à la vie, autant, il vous faut, citoyens, attacher plus d'importance au sort de la mère commune, qu'à la perte de l'un de ses meilleurs fils. Thadcc Demboicski, président.

Thomas Czech^ secrétaire.

Lettre du roi Stanislas- Auguste à V impératrice Catherine IL

Varsovie, 21 novembre 1794'.

Madame ma sœur,

Le sort de la Pologne est entre vos mains; votre puissance et votre sagesse en décideront. Quel que soit celui que vous desi tinez à me remplacer, il ne m'est pas permis, tant que je puis

parler, de négliger mes devoirs envers ma nation, en invoquant pour elle la générosité de Votre .Majesté Impériale.

Le militaire polonais est détruit. Cependant la nation existe encore ; mais elle cessera bientôt d'exister aussi, si vos ordres et votre grandeur d'âme ne viennent à son secours. Le tumulte des armes a empêché les semailles dans une grande partie du pays. Le labourage est devenu impossible partout où le bétail a été enlevé. Les paysans, dont les granges sont vides, dont les cabanes sont brûlées ou rendues inhabitables, ont fui par milliers en terre étrangère. Beaucoup de seigneurs terriens en ont fait de môme pour les mômes raisons. La Pologne commence déjà à ressembler à un désert. La famine est presque immanquable pour l'année prochaine, surtout si d'autres voisins continuent d'enlever nos habitants, notre bétail, et d'occuper notre territoire.

Il paraît réservé à celle dont les armes seules ont tout soumis, de prescrire des bornes à tout autre lorsqu'elle aura prononcé l'usage qu'elle même voudra faire de ses victoires. Je ne

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