‹ Recueil des traités, conventions et actes diplomatiques concernant la Pologne (volume 2)Chapitre 36 sur 106 · Oginski , Mémoires , t. II, p. 21 1 , __ · texte numérisé non relu

Oginski , Mémoires , t. II, p. 21 1 , __

I ; ' ^ Lettre du prcsidcnl du Directoire executif, L. M. Rcveillrre-Lcpaux,

,. -i au général Bonaparte, eu lui recommandant le général Jean

i II !l',;J Henri Dombrow^ki et la formation des légions polonaises en

i {,ji ! Lombardie.

Î.'m'I * Paris, ce 7 brumaire an V — 28 ocloLre 1796'.

j. |li ^" patriotes polonais, jaloux de préparer les moyens de régénérer leur patrie ,

.^"^J désireraient , citoyen général , prendre rang dans les phalanges glorieuses de la

if A| république française. La proposition vient de nous être faite par le général

|l;!',J!j Dombrowski de prendre à la solde de la république ceux que la désertion en-

jj-^v'^ • gagerait à quitter les troupes impériales. Aux termes de la constitution, le gouvernement français ne pouvant prendre à sa solde aucune troupe étrangère,

' ,• I la proposition devient inexécutable. Néanmoins, comme il pourrait n'être pas indifférent àl'intérét de laRépuhlique de faciliter aux Polonais qui sont aujour-

,' d'hui au service de l'Autriche les moyens de déserter, le Directoire vous eo-

• 7 gage à voir s'il ne serait pas possible de déterminer le gouvernement provisoire

' ; ■; du Milanais, du Modénais, etc., de les prendre à leur solde, •' '" II"

»t*.:!J L. M. Reveillcre-Lepaux, président.

Lettre du général Klébcr au général Dombrowski, en réponse à celle : . du 28 brumaire (18 novembre).

Au quartier général à Coblentz, le 12 frimaire an V,

(2 décembre 1796'.) Je vous attendais, mon cher général , avec une impatience égale au plaisir que ■ .]: j'aurais éprouvé si les circonstances avaient permis de nous rapprocher l'un de

. :,! l'autre, lorsque je reçus votre lettre de Bàle,pnr laquelle vous m'annoncez votre

j départ pour l'armée d'Italie. Je désire, mon cher général, que vous puissiez

■ ' , ^''■ef de ce voyagT tout l'agrément, tout le fruit que vous paraissez en espérer.

i; Dans quelque coin de la terre que le sort et les événements pourront nousjeter,

je n'éprouverai jamais de plus grand plaisir qu'en apprenant que vous êtes heureux et que tout va au gré de vos souhaits.

Songez, mon cher général , que vous devez à l'attachement que vous m'avez

si bien inspiré de me donner souvent de vos nouvelles et de me tenir au courai.t

de tout ce qui pourra vous intéresser individuellement, ainsi que votre patrie.

^ ^ Si celle-ci devait. se relever de sa chute, et que vous eussiez besoin d'un homme

\;m capable de donner un coup de collier, appelez-moi près de vous, en quelque

;'■ '' partie que ce puisse être, je serai fier de faire recouvrer la liberté à un peuple

si bien fait pour en jouir , ne fût-ce que de la manière la plus indirecte.

Soyez sûr, mon cher général, que tous les Polonais qui s'adresseront à moi, ou qui tomberont en mon pouvoir, trouveront en votre ami un appui fidèle qui leur fera donner une destination particulière, qui recueillera leurs noms et qui vous en fera passer le contrôle; pour cela, vous sentez la nécessité de m'in- Btruire exactement de votre séjour.

J'adresse celle-ci au général Bonaparte. Je vous embrasse de tout mon cœur,

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