‹ Recueil des traités, conventions et actes diplomatiques concernant la Pologne (volume 2)Chapitre 4 sur 106 · Imjniuii.' '.'',' r<7'('it · texte numérisé non relu

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Targowiça, afirj qu'elle fût en Otal d'exercer ses droits et de déjdoyer une ciutorilé li^gitime, il fallut avoir recours aux armes; et les promoteurs de ];i révolutiou du 3 mai 1791, ainsi que leurs adhérents, n'ont abandonné le chaTip de batoille et la lutte à laquelle ils avaient provoqué les IrcLipes russes, qu'après avoir été vaincus.

Mais si la guerre ouverte prit fin, ce ne fut que pour faire place aux. intrigues secrètes, dont les ressorts subtils sont d'autant plus dangereux qu'ils éc'nappent à l'observation la plus attentive, et rnêrPé à l'activité des lois.

L'esprit de faction et de révolte a jelé de si profondes racines, que ceux qui sent asse/- pervers pour se faire une occupation d'en allumer le feu et de le répandre, après avoir échoué dans leurs cabales auprès des Cours étrangères, oij ils cherchaient h. rendre suspectes les vues de la Cour de Russie, ont travaillé ensuite a égarer le peuple, qu'il esi toujours facile de mener, et sont parvenus au point de lui inr-'pirer la même haine et la même ♦ •

aversion qu'ils portent h cette Cour, qui a renversé leurs espé- -i^l^"

rances et leurs desseins criminels. .Sans nous arrêter sur des faits j •«/

généralementconnus. qui prouvent les sentiments hostiles delà ' '

plupart des habitants de la Pologne, il suffira de dire qu'ils ont abusé môme (.\i?s principes d'humanité et de modération, que les généraux etautres ofticiers de l'année de Sa Majesté ont observés, Euivaiit les ordres e\])rès qu'ils en avaicni reçus, au point de <*' '

s'échapper i\ leur égard en injures eî actes d'hostilités de toute espèce, et que les plus audacieux se sont emportés jusqu'à menacer de renouveler sur eux les vêpres siciliennes. C'était là la récompense que les ennemis du rei)os et de l'ordre que sa Majesté impériab; cherchait à rétablir cl à affermir, préparaient à ' ses iiitentions magnanimes! Qu'on juge par là delà sincérité avec biqijcllc J 1 plujiarl d'entre euv (>ni adliéré à la confédération qui subsiste aujourd'hui, air.si (jue de la solidité et la durée de la prux qui aurait régné dans la llépublique. .,

Mais l'imiiénUrice, qui est accoutumée depuis li'ente ans à • ' '

combaltie les dissensions sans cesse J'enaissantes dans cet État, cl qui met sa confiance dans l"s moyens que la Providence lui a déjj.irlis jjour contenir ces factions, aurait contiiuu'^ d'eni-ployer sans j'elàche ses mesures désintéressées, d'imposer .^ihiuceà ses

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griefs cl aux juste; récîamalions qu'ils autorisent, s'il ne s'était prcsonlc des clrcon-stances désagréables qui annonçaient des dangers d'une nîns grande imjortnnce. L'égaremenl inconcevable d'une lîaLion nag^îére si ilorissante, mainîenant déshonorée, déchirée, sur le bord du précipice qui va rengloulir, cet égarement qui aurait dû èîre un sujet d'horreur pour ces esprits inqr.iets, leur a paru au contraire un modèle digne d'imitation ; ils cherchent à introduire, dans Tinlérieur de la République, ces leçons infernales, qu'une secte impie, sacrilège et insensée, a imaginée? pour la destruction de tous principes religieux, civils et politiques. Il s'est déjà fornié dans la capitale, ainsi que dans plusieurs provinces de la Pologne, des clubs qui fraternisent avi^c les Jacobins de Paris; ils iéi)anclent leur poison en secret, îe soufficnt dans les esprits et l'y. laissent fermenter.

L'élab!isseni!'-nt d'un foyer si dangereux, pour toutes les puissances dont les États aboutissent aux frontières de la république, devr.iî, tout naïuiellemenî, réveiller leur attention; "ellej ont conféré, d'un commun accord, sur les moyens d'étoulTer le mal dar'S sa nais'^ancc, et d'éloigner de leurs frontières ce venin dangereux. S. M. l'impératrice do toutes les Unssies et S. 'il. l:-. roi de Prusse, du consentemen.î de S. M. l'empereur des Piomains, n'ont p.(s trouvé d'expédient plus efiicace que de renfermer là Pologne dans des bornes plus étroites, de lui donner une telle e\';s'i'i'fe et une telle i-roporlion d'éicndue, qui lui assignent îe rang d'une ])uissanre moyenne, et lui facilitent les moyens de se procurer et de se maintenir, sans perte de son ancienne liberté, un gouvernement sage et bien ordonné, qui ;u't en méiTic tr^mps, assez d'activi'é pour l'éprime»' les désordres et If'.s factions qui ont si souvent troublé son repos et celui de ses voisins, lléunis d.uis ce dessein par les nièn»es principes et le.'ï mêmes vncs^ S. M. î'in)péral»ice de Russie et le roi do Prusse se sont intiiiieiuf'il convaincus qu.'il n'y avait pas d'autre voie de ju'éviMir 1.1 riiiiU! enti''re. dont la République était menacée, tant par ses dissensjnns inlcstiots que jiar 1(!S Oiunious cxtravaga)'t( .> et monslrueuvcs qui comuuiiç.Ment d'y avoir 1.'. vo,'rue, qu(' d'incor])oror dans leurs Ktals rrsiîeclirs ces provinces de .Pologne, aclucll''nu.'nî fiMUliètcs, et d'en prend»T, ôrA ce inomenl, po'> session pour l'-smittrc en sûreté t^)nîre les {'ilôts destructifs uir;

, ^.'.-fla-aiwugAniSËA. .

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systèmes extravagants qu'on cliêrche à y introduire. En mônic temps que ]eurs iMajcslés font connaître à la nation polonaise, celte résolution feriae et irrévocable qu'elles ont formée, elles l'invitent à convoquer une Dièle, pour procéùer à l'aniiatjk', à prendj-e les arrajigements et mesures nécessaires alin do parvenir au but saliîtaiieque Leurs Majestés se proposent, celui de procurer à la Réiiubiique et de lui assurer une paix ferme, durable et ina^lérahle.

Jacques de, Sicvers, ambassadeur extraordinaire et plénipotenliaire de Sa Majesté l'impératrice de toutvîs les lUissies.

Contre-dcclaration des Taroowiclcns^ aux dcdcrnlions russo-prussiennes, de Sievcrs cl de BuchhoU:r., dalêcs du 28 inars - 9 avril cl 18 avril 1793, annonçant le seconde partage de la Polofjne.

CroJiio, 28 avrii 1793'. , '■

La confédération générale des deux nations, ayant donné Ç^ -•'-■

ordre aux soussignés de répondre aux deux iVotes de M.M. Sievers ,' ; * ■

et liuchhoit;^, du 9 et iS de ce ujuls; ils se trouvent chargés d'un grand poids, et forcés de confesser que la confédération ne s'est jamais atlcndue h. une déclaration qui lui annoncerait l'occupation des provinces de la Pologne; et qu'à la réception de la première note, elle a dû se trouver dans une pofiilion })ien embarrassante cl bien crilique. Comment accorder le sentiment douloureux dont elle était jiénélrée avec les justes égards qu'elle devait aux puissances alliées? Cette siliirttion seule jMésentait la malirrc de la plus longue délibération.

La confédéra'.ioji croit, d'ai)r\s le contenu des Notes qui lui ont été données, tant de la yiivi de S. M. rinq)ératrice, que do de celle de S. M. Prussienne, pouvoir conclure que la j)iise de possession des plus riciius contrées de la Uépublique, dont l'eviceinte va bien au delà, de l'enceinte de ce (pi'on lui laisse, ne peut plus être l'objet l'une négocialion on d'un arrangement réciproipie, mnis bien idutOt mi(! déclarciliMU de ce que ces deux l'uissanrcs ortt trouvé à propos de i^oum(•ttre à leur domination; qu'eri conséquence, comme aucune puissance, pas

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