‹ Recueil des traités, conventions et actes diplomatiques concernant la Pologne (volume 2)Chapitre 5 sur 106 · FerranJ, 1. 1)1, \\. 'yy.i · texte numérisé non relu

FerranJ, 1. 1)1, \\. 'yy.i

.-.ÏM^.-

3i0 POLOGNE.

môme celle ûe la ])iôte, n'est en élat de détourner une calamité qui fond àl'improvis'e sur la ilt'^publique, il ne reste de devoir à remplir à la confédératiou, qui s'est engagée par un serment solennel, à la face des autels, de maintenir l'indivisibilité de la République, même, dans s;i ijIus peiite partie, que celui de ne prendre aucune pai'i; à rien de ce qui pourrait la rendre avec fondement coupable de parjure. Les délibérations n'ont donc roulé jusqu'ici que sur les moyens les plus convenables de mettre h. l'abri l'honneur d'une conscience pure et sans reproche; après que la confédératiuii s'est vue hors d'état de rien tenter avec succès pour le service de la patrie, et de mériter par une contre-déclaration légale, dans une conjoncture sur laquelle elle n'a aucun reproche à se faire, et où elle espère que le public, juste et compatissant, lui rendra justice, qu'il la plaigne plutôt que de l'accabler d(i ses mépris.

Au milieu de cette perplexité, la seconde Note de S. Ex. Jl. l'Ambassadeur, du 18 avril, a été remise à la confédération gêné) aie, au moment même oi!i elle a lieu de craindre les reproches de la ijation sur son inactivité, surtout après l'avis qu'elle recuit, que tout ce qui a élé livré aux armes nombreuses de S. M. impériale, ne sera payé qu'après la publication des uuiversaux [lour la convocation d'une Diète extraordinaire. EnOn, elle a pris la résolution d'enjoindre aux soussignés de déclarer, de la part de la confédéraîion générale et par ses ordres exprès : « En j^résence del'Ktre suprême, devant les jiuissanccs alliées et voisines, qui auraient compassion de son sort, à la face de la nation ou de ses membre.^ justes et impartiaux, que ladite confédération se regarde comme parfaitement iimocentc de tout blâme, relativement à la part qu'elle aurait pu prendre au partage de la l'ologne, ainsi qu'aux mesures qu'elle prend suivant les loi:^ garanties par ces mêmes puissances, en rai)[)ehu)l les mt-mbres du conseil pormanenl, qui n'ont encore rendu a\)ciin r.iiiipie de leur administration; cm ren^plarant ceux qui ont été l-gilimement démis, et cnlin, aiirès en avoir complété le nombre fixé suivant la loi de 1775, en reniellanl cette niagistralur»! dans son aclivitr, ;ilin qu'elle vieiuie au serotirsde la République d.ins si'S jiressanls besoins, et jniurvoie aux autres soins du gouvcrnemenl. »

ANMEK 1705. 311

Les sourisigra'.^; se flattciit que S. Ex. M. l'Ambassadeiir trou- Ycra C(4te riApoase aussi sincère que juste et loyale, ainsi que toutes les démarches de la confédération l'ont été; qu'elle la fera connaître à sa Cour, et qu'elle jusiifiera, anprùi' d'elle, es qui est l'enit d'ini ^lerment soleniiel prêté j.ar 'ai'ito conlcdé- ■ration, qui prescrit deî. i>ornes étroiles à son autorité.

Antoine Pu!a:jki, vice-maréchal de la confédéraiion de la

couronne.

Joi^cph Zabirl(o.^ïnd.iéchs.\ cela confédération de Lithuanie.

j\'olô uniforme adressés à la ))lclô de Gwd7W, par ks 'ministres

de Piussk et de lu. Prusse, tifui de hdier la s'innaiure des Irniiés

de 'partage.

Grodnc, le 8-Iî^j';iii n?3'.

« Les soussignée, voyant les États de la sérénissinie UépuLli.quc de Pologne assemblés en Diète, et ses membres réunis par le lien de îa confédération, s'empressent de demander à la Diète, assemblée dès son cornmencemcnl, l'oLijct et K. coritenu de la ^

décî'«raîion du 59 mars-9 avril dernier, qu'ils ont remise. •

par ordre de leurs souverains, à la confédération générale des deux nations. — Pour faciliter un arrangement aussi indispen- fi

sabiement nécessaire, qui ramènera le plus lut possible le repos de la lUp'.iblique, et éiablira en même temps une forme de gouvernement salutaire e-. agréable à toute la nation , les soussignés requièrent les Kiats as.^cnjidés en DièiC; de nonuncr sans délai une délégation, munie de pleins pouvoirs suflisanls, avec laquelle ils puissent néiTOcier, arréler et conclure un traité définitif, selon la terjeu'- delà susdite déclaration; h. quel traité définitif sera ensuite ratifié par S. M, le roi cl les Klals assemblés c)i Ihèto, et i(.^ ralilications éch.ui^éos aussitôt que faire se pouna. « Jpctjucs dr Sicvcrs.

e Louis (!>' ljnc!iIto!!z.j>

Isole du ministre de h- Ihtssie, prhc.ifée à la Ditlr. ne Grodno.. pour hâter îa signature a<:s traites de vortaiie.

r.roàno, c:- 12-;:'i juin 170:^'.

«■ le £ous.vif';né ayant rcru la réponse \ sa Noie du 19 juin,

J. Arrhivcs (il- h .')iàt:. -- .:. Arrh'ar^ de ?n DièU'.

érSèiiaC^i^^itàiJiUjtfr^^ i'« r-Aat^^' lia^^'Âa'^Wrâr jur'-'ii^^ir^iÊ'riT i t>'N"arilfiTi' li-t r

que les Ét:iîs, assemblés en Diète confédérée, ont jugé à propos Je lui faire donner par LL. EE. 3IM. les chanceliers, ne perd pas un instant pour répondre que, suivant des inslructions positives, et les intentions iininuables de S. M. Impériale, son auguste souveraine, il ne saurait entrer dans aucune discussion évasive de l'objet de la déclaration des deux Cours alliées, du du 29 mars - 9 avril, dont dépendent le repos et le bonheur futur de !a iléjuiblique. Le soussigné se voit donc obligé de requérir itéralivemcnc les Etals assemblés en Diète, de nommer, sans aucun délai, la délégation requise, munie de pleins pouvoirs suffisants pour entrer en négociation et conclure le traité défini'if selon l'expresse teneur delà susdite delaratioii et de la Noie remise le 8-19 de ce mois. De nouveaux délais ne feraient qu'aggraver la situation présente de la Uépublique et éloigneraient les arrangements si nécessaires pour faire renaître, par une Torme salutaire du gouvernement, le bonheur de la nation. Le soussigné ne manquera pas de faire parvenir incessammerit à son auguste souveraine, la susdite réponse des États assemblés en Diète. S. 1\L Impériale y apercevra sans doute, avec une satisfaction bien vive, les expressions d'amitié et de loyauté des Etals de la Dépubliquc envers elle. Le soussigné se Cl oit autorisé d'assurer d'avance les illustres Liais, assemblés en Diète, de la constante amitié ei bienveilla'-ce de son augiisle souveraine. « Jacques de Sicvcrs. »

Discours (k Louis Oorculo CliGchlo, nuncc d'Osr.miana , cngagcnnl la ■)oi Stanislas-Awjuslc à plus d' encra le cl '.ropposilion contre les violences de la llussie et de la Prusse, prononce à la séaiux de la Diilr de Grodno, Ir. b jaillel 1793'.

Sire-, v.\ iîhi^lres Liais assemblés,

Chaque jr.cn;enl ai)i)iï)che noire Uéj)ublique de l'abinu: qui doit roii,:-iou!ir; el in;dheureuseinent, jjour combler tous les maux de 1.1 pairie, le nombre de ses enfants renégats va toujours en augincnlaul.

Oii en sommes-iious arrivés, lorsque nous voyons deux pro- ])Ositions si perlidement jirésentées, (jue, soit que nous j)roiion-

J. Vrv:k-\cûavx (t« /•' biiu d Cnnlno.

.: J:.^i^È^%:^S=K-liA-i3

dons affirmativcmerd, soit quo nous prononcioiis négativement, elles semblent (l'galement menacer la ruine de la Pologne? C'est avec (les larmes amères dans les yeux que j'en parle. J'aurais préféré qu'j loi deux proposilions })US3ent élre i epoussées w'gativcrncnt. Cepcndan!; comme les ameiidenicnls qu'on vient d'y apporter, en présence du Maréclial et d'autres membres du ia Diète, povieni quelque remède au mal, l'affirmative ne se fera pas certainement attendre. Malgré cela, mes vœux pour ma patrie sont aussi ardents que mon désespoir est profond.

Sire, vous vous appuyez avec nous sur une base glissante, sur laquelle on posa l'édifice actuel de notre patrie : vous pénétrez cei'taijiernent les tendances de ceux qui creusent ici le tombeau de cette même patrie; mais vous voyez en même temps les larmes des bons clkn/ens: ce sont ceux-là qui fra])pcnt à votre C03ur. Tsl-iî possible que vous restiez insensible à ce qui se passe? Est-il possible que vous ne vouliez défendre cette Pologne, qu'on semble deslinei* à une mort éternelle? Sire, montrez-vous au moins dignement en ce moment suprême ; prouvez que vous avez un cœur indomptable, lie cette manière, nous nous croivons plus soulagés; et si la force brutale tire de nous la dernière gnulle de notre sang, cela voudra mieux que de contemjdcr, dam l'immobilité, l'anéantissement de notre obère patrie par les mains impitoyables de ses fils dénaturés !

Sire, je parle avec douleur et le cœur serré; cependant je ne m'écarterai i>oint du rcsjK'ct que je vous dois, toutC'> les fois que je jnc jajqicllerai le serment que vous avez i>]'èté, de sauver notre inforîimée y)atric, et de lui accorder voire appui. 11 nous est donc j)Orn;is d-; dt.-maiidcr humblement que vous restiez iidèle à votre i)arolc royale. Il nous est permis do vous sui)j)lier de no |>oint nous dniuicr le motif d'affaiblir notre confiance en vous. Périsse 5j;unaisle souvenir de l'alVreux moment où comiiir.nccront les malbeurs de li l'olo-uo; et Dieu veuille que jk n^onne d'onb e nous ne devienne rinslrunu'ul do Su ruine. !

J'au/ais cei'iamen:cnt jirtTi'ré, dans ces trirles conjonctures, detaiie mon seiilimeiit, mais malgré ma réjtugnance pour les deux maux, je clioisis le moiiKh'e et je vole pom* Vof/tmiittivc. Ouant aux amendements introduits dans la séance d'hier, néan-

314 roLOcnz.

moins je suppose une conàiî^Gn exprcsso, omise drj'i par l'iionorable uoiite de Lida, M.. :'virbiUt, que., jusqu'aux d&rr.icrs moments, nous réciaijic'is toutes ies mesures qui pourront adoucir les maliieurs suprêmes d'une pairie mourante.

Nbtc- Tcmiso par le rainhifô de lius^ic; à la Dicte de Grodiio, insistant sur la signature des iraliês de partage entre la llu^sle et la

Grodno, 30 jinr. - (I juillet 1790'.

« Le soussign;'' fini' par d6:1arer qu'iî s'attend à voir ia dé'iégatioi: absoluuicnt organifée, le f-lS juiilol, pour C!il'Tr, sans j3erdre de temps, en conférence; ou bien il se trouvera dans la douloureuse nécessité, dont il a parlé dans sa dite Note du 2? juin-4 juillet, d'éoarler les boule- feux, les perturbateurs do la paix et ne l'ci-dre, vrais cnnen^is de leur patrie, comme les seuls ob.=;lacl(.-s de la roarche légale des délibérations de la Biète, qui a perdu près de quatre semaines d'un temps précieux, à, ce qu'elle aurait pu faire en quatre jours, augmentant par là le. malheur de h nation, au lieu de lui procurer et d'assurer désormais, selon la teneur de la déclaration des deux Cours alliées, du 29 n)urs-? avril, par un règlement amiable, sur l'imporlaîU ol.tjet de cette déclaration, et l'inleulion salutaire de ces augustes Cours, un état de paix imperturbable, et de consistance stable et solide. r. Jacqn'Cs de Sicvcrs. »

Note de Sicvcrs ranisi à la Dicic, cl déclarant que ks revenus du roi et les terres d<; tous les s'Uiiliurs et nonces qui s'opposeroicnlù hâter la signature du Irailo du, deuxième partage seraient confisques.

Gifuliio, ^-IC. jiiill''t nOo'.

T,e sou.^si;;né, aml'ass.'idour extraord'iiaire et j)lém'poteiitiaire ôc S. ^^ ijnj>'''riale de toutes les l\usàies, ayant été informé que les sérénisî-imcs Klats assemblés en D.èic confédérée, h. la séance d'hier ]b juillet, dans i:H[u>'lle lecture fut faite des rapports de

la df''p('l,)ii"ii et de la Xule du soussi-Mié du inèiiie j'ur, n'oui pas jugé a pr''.-]tos de s'e\iih.|uer ni uîèîue d'ordou!!» r que cet

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