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irnporuint elsjct fût pris ad liberandiim pour uri jour iixé ; jctiit soussigné, voy.:Uil clairement que la conclusion du Iraité vaencore être éloiynée, et que les États assemblés en Diète confédérée, fermant les yeux sur le sort malheureux de leur patrie, oublient ce qu'ils doivent à leurs commettants, serait forcé de déclarer « qu'il regardera un plus long délai et le refus de donner les ]jleins pouvoirs requis à la dépuîaticn, comme un refus de traiter et de finir à ramiaîdc avec le soussigné et comme une déclaration liostile, ^
Les tristes suites d'un tel procédé de la Diète, à laquelle la nation a conlié son bien-être présent et futur, ne sauraient qu'être funestes à la nation en général, mais en particulier aux malheureux et innocents habitants de la campagne.
Le soussigné va donc être obligé, à son très-grand regret, de faire passer, en cas d'un tel refus équivalent à une déclaration hostile, les troupes de wS, M, Impériale en exécution militaire dans les terres, possessions et habitations de ceux des ^Q
membres de la Diète qu'on trouvera dans l'opposition au voîu '' ,•
général des gens de bien et de la nation, bien lasse de voir se renouveler l'anarchie au moment où elle devait finir entièrement. Cette exécution militaire devra sans doute s'étendre, en cas que S. M. le roi adhère aux opposants à toutes les économies royales et aux l)i('n-;-fonds de toute personne qui tient à Sa Majesté, à quelque titre nue ce soit. La saisie des revemis de la Ilépublique sera encore uno suite naturelle de ce procédé delà Diète, de môme que la cessation des payements pour la subsistance des troupes qui vont vivre au.x dépens du malheureux habitant de la camjiagne.
Le soussigné espèie que ces mesures, jirises en conséquence de siîs instructions, feront une impression suflis:>iifc sur la Diète, cl qu'elle ne tardera pas au delà de la journée de demain à dé- <
créter les i)ieins pouvoirs requis pour la signature du traité.
Le soussigné ne saurait enlin cacher à la Diète com]>ien dos mesures senibiabîes répugnent aux maximes qu'il s'était jiroposé (le suivre dans la mission qui lui a été ronliée, n)esurcs qui présagent h. la l^ièd;, au lieu d'une alliance étroite et d'un traité de con)me»co avantageux avec la llussie, la pcite de ces avantages et celle de l'amitié dr S. M. l'inqièratiice, sans les-
quelles la Pologpe ne paraît pouvoir subsister îii s'attendre k un bonheur futur, tandis que, dans le traité proposé, tous ces avantages lui sont assurés. Jacques de Sievers.
Premier discours du roi Slduidas-Âuguste, relatif au deuxlcrnc parlnge de la Pologne et à laNote de Sievers dit b-l& juillet 1793, proiioncc à la snancc de la ])ictc, à Grodiio, le 11 juillet 1793'.
Requis par tant de voix qui m'ont demandé hier de manifester mon avis sur nos funestes circonstances, je dirai ce que ma conscience nie presciit.
J'ai devant les yeux les devants de chaque citoyen, ceux de tout membre de la Diète et d'autant plus ceux du roi. Je sais que renvahisscmciiî actuel de nos provinces n'est fondé sur aucun autre droit que sur celui de la force supérieure. J'ai dit au commencement de la Diète présente, et je répète aujourd'hui que : «• Lorsque j'accédai à la confédération de Targo\viça, je l'ai fait sui- la base de l'assurance énoncée dans l'acte qui a formé cette morne confédération sous les auspices de S. 1<1. l'ijnpéralricc de Russie, savoir : que l'intégrité des possessions de la république de Dolognt-, telles qu'elles étaient alors, devait être maintenue invariablement, y
Les violences déjà exercées sur différents membres de la diète, l'intercepiion des propriétés de quelques autres, la clôture actuelle delà vJile de Grodnopar une fofce militaire qui n'est pas la nôtre, l'annonce qu'une année étrangère s'avancera encore plus loiïi dans notre i)ays, par-dessus tout la Note qui nous a (jlé présentée hier, démontivnt évidemment à quel degré de lihcrlè se trouvent nos délibérations. 11 est connu dans quel état sont nos jjropres forces, et les États confédérés, assemblés en Diète, jugeront s'ils peuvent y envisager des moyens suflisanls de défense contre les forces étrangères. Il conviendrait d'atlendreles répoii.'.es des aulrcsdours non copar(;igc;i:ites arixquclies nous nous sonirnes a(h'cssés, jxmrvu (juo les Tiaurs tjui viennent d'occQper Jios fronîières nous eu laissa.ssent le temj)S, sansfiiirc avancer plusavan! Irurs troupes dans notre pays.
C'est à vous, Kl;!ls confédérés, d'apprécier les dangers sus-