‹ Recueil des traités, conventions et actes diplomatiques concernant la Pologne (volume 2)Chapitre 50 sur 106 · Archives de France · texte numérisé non relu

Archives de France

ment. Vous avez tout bravé, tout surmonté; tout a fui ci votre approche.

;| « C'est en vain que les Russes ont voulu défendre la capitale

|; de cette ancienne et illustre Pologne; l'aigle française plane sur

la Yistule. Le brave et infortuné Polonais, en vous voyant, croit revoir les légions de Sobieski de retour de leur mémorable expédition.

« Soldats, nous ne déposerons point les armes que la paix générale n'ait affermi et assuré la puissance de nos alliés, n'ait restitué à notre commerce sa liberté et ses colonies. Nous avons conquis sur l'Elbe et l'Oder, Pondichéry, nos établissements des Indes, le cap de lionne-Espérance et les colonies espagnoles. ■ . Qui donnerait le droit de faire espérer aux Russes de balancer

les destins? Qui leur donnerait le droit de renverser de si justes desseins? Eux et nous ne sommes-nous jms les soldats d'Austerlitz ? *

Napoléon.

Par l'Empereur, le prince de Neuchûlel, ministre de la guerre, major-général ; Maréchal Alex. Bcrihier.

Proclamation du prince Joseph Poniatowski adressée aux anciens militaires qui ont servi sous la république polonaise, afin de former des cadres pour une nouvelle armée polonaise.

Varsovie, 7 décembre 1806'.

Appelé par S. A. I. le grand-duc de Berg, lieutenant de S. M. l'empereur des Français, à reprendre le rang et les fonctions que j'avais exercées à l'armée" du roi et de la république de Pologne, afin d'organiser les forces militaires de notre pays, j'invite en conséquence tous les anciens officiers, à se présenter à mon état-major, tous les jours de neuf heures à raidi, et de se munir des diplômes délivrés par S. M. le roi Stanislas-Auguste, afin de reprendre leurs anciens rangs. Ceux qui n'ont pas servi, seront employés, selon la capacité de leurs forces.

l'olonais! l'espoir commence à renaître; notre patrie sacrifiée pourra se relever et jouir encore de sa gloire antique, à l'ombre des lauriers du grand empereur des Français. Mais nous devons lui piouver que l'esprit de nos ancêtres Tie s'e^t point éteint chez nous; que nous sommes dignes de posséder leur héritage, et porter encore un nom illustré jadis par tant de vertus et tant de glorieux exploits dans des circonstances si importantes, dans des moments si propices , et qui , peut-être ne se représenteront plus , je m'adresse à vous , mes ohers collègues et anciens compagnons d'armes, en vous assurant que mon plus grand bonheur est celui de vous commander. Les principes de l'honneur vous ont toujours été sacrés; aujourd'hui vous répondrez dignement à Tappel

Page 1