l'iocvs-ycilaux de la Diiic
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pfîndufj sur h. lèle ds vlnsi.'uns miliions oliornmcs, vos frùes, qui hahjlent cnccre ca qu'on prctond nous laisser, dangers qui qui peuvoiil s'éiendrejusqu'à rrinéaniisscmcnidu nom polonais.
Mou sort, personnel est ce qui ni'ci înrèlé le moins; plus d'une fois j'ai offerldc ma sacrifier pour la patrie; mais c'est du vôtre que je suis occuni', et, qui plus est, de celui de la nation enJière. Vous en dr^'ciderez; mais^ avant de donner votre décisio:], pesez-la bien; souvoucz-vous que \'C:u-3^ pou\e/ou sau\erou];ei\!re la nation, et que ce môme reste de notre armée, qui existe encore dénut';e de tout ce qui est indispensable à son activité, deviendra une nouvelle charge pour l'Ëtat au lieu d'en être la défense, lorsqu'elle sera pîivée de sa paye jiar la conliscation des revenus de îallépuhlique. Le devoir d'un père qui aime ses enfants est de leur présenter la vérité pure sans déi>uisement; c'est ce doni je vjons de m'acquittcr.
Je n'ai rien à ajouter, sinon que, me connaissant ûtre inséparable de celle Diète con.'édéive, je saiî. que nia volonté est incluse daus Tiuianimité ou dans Ja majorité des suffrages à laquelle je dois jr.c conformer, quelle que soit finalement la détermination qu'il vous plaira d'adopter.
Je conseille que vous chargic/. dans riieurc les channciiers des deux nations, .:1e se rendre encore une fois cliez l'auibassadeur deUussie, afin de lui présenter le vœu dont la motion a été faite ici hier, pour transp/iCllre vos instances, non jias seulemerit au uoro de la députalion, mais en celui de la Hièle entière, à relie souvo'aine dout i.bumanilé égale la grandeur d'An"!e. Dès que son ambassadeur ne s'y refusera pas, il y aura par l;!-méme arsez de temps pour que les réponses des aulies Cours au?.q.!"lles nous nous 5;onnnes adressés jious parvieniio/l.
Dhcoi'rs (leJcseph Kiinhnr, n'iurc iJ\c dislricl iVVpilu^ m. LUhuank, pyonnucé à In ..v'.irrr Ju 17 ji'Ulci. 17v}3, en vn'joijcnr.t le roi c r-'~ pi.'usf.rr ks cxi;inh\f: de hi DiHe dr Grodnn et les viclcnccs des Hui^scs., nJalivi'inrnt an dc\txV:mc j)(iri(!;;e de In Poloijr.c\
Mon avis en ijn"il ne fuit j)oiiit l'.é.Ur aux insiancis de l'am- J. J'fnrn-rcihdiu (/•• la i'iï.'r , tt Cliid/tf-, llul<-tn' >.1>'X U'ijkiis iinhr aises,
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Lassadeur russ:!, qu'il faut se metlre au-dessus de ses menaces. Les souiïrances ne sont rien pour la vertu; clic sait qu'il est de son essoi' de les mépriser, et, s'il le faut, de les supporter ton les.
Pourquoi donc s'elïrayer tant, Sire? — On nicnace de i'exil en Sibérie tous ceux qui oseraient défendre l'ur patrie, tous ceux qui refuseraient de mettre le sceau à son anéantissement. — Allons donc en Sii)éne! Elle ne sera pas sans charmes pour nous; ses déserts deviendront pour nous un Elysée, car tout, jusqu'à nos onil>rcs, nous y retracera notre vertu, notre dévouement ù la p-alr'.e.
Yous, Sire, dont le i-ègnc est marqué par une chaîne continuelle de mallif'urs, si, au milieu de ces désastres vous avez élé mille fois dans l'occasion de rendre votre nom immortel et d'acquérir les droits à ia reconnaissance de votre nation, et si, néanmoins, elle n'en a retiré aucun avantage, saisissez avec plus de succès celle qui se présente aujourd'hui : cflacez les fautes de vos premières années; et si alors le défaut d'e.\]iérience a pu donner sujet <):: dire qu'on vous aurait voulu plus actif, plus déterminé, répoudez à ces reproches en .nous uionliani. sous clS cheveux blancs plus de courage et plus de vigueur.
Pardonne/, Sire, que je devienne ici votre censeur! mais quiconque, conin.e moi, fait profession do vous ôtre attaché et d'aimer sa nalinn, quiconque sait apprécier le mot que vous venez de proîinncer vous-mièine : La nation aciic le roi, le roi avec lanalion, quiconque se rappelle la parole sacrée que vous \cnez de nous donner : « Si jamais vous deviez prêter volie main pour sou.scrire au ])arlag<', qu'elle se dessèche plutôt, ■» que celui-là, dis-je, rende jusiice à mes sentiments et à mes paroles, il sera obligé; de convenir que c'est la pure vérité qui s'exprime par ma bourbe.
Sire, nous vou.s aimons, vous pouvez compter sur noire affection tout entière; la nation vous aime, la j)a(iie qui vous a servi de beiccau v(<us .'-outjent encore. Pourrie/.-vous donc iiiuseiitir jamais à livrei' nos Cducitoyens, nos {larcnls, nos frèris et celle lerrc qui vous a nourri daiis votre enfance? Tout ce que vous pn.s.«;édez (O)nme roi vous l'ave/, rcrii des l'olonais. (".'est vous que no? comi)atriolf's se sont jdu l- cumbUT debienfaiisde
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la patrie, et aiuiez-vous le cœur de signor en leur nom leur propre esclavage? Quelle dou'^oar, cîin:i, pourrait être attachée à unecouroune qui vous coûterait ces sacrifices? Vous ne la voudrez plus h ce prix.
L'opinion générale est que, pour la porter, vous avez eu des obligations à Catherine, l'aihs voir à l'univers entic qric c'est [)leu qui vous avait destiné à cire roi, faites voir que vous savez régner avec gloire et être fidcle à vos engagements, lors même que la force majeure soumet tout .\ ses volontés et qu'une puissance étrangère menace de tout engloutir. — Quel appas une couronne peut-elle avoir dès qu'il la faut porter en esclave?
Vous, Sire, qui êtes notre roi et notre père, oui, j'ose vous donner ce nom, et je suis non-s,ulcment sûr d'être avoué par la plus granae ] partie de la Chambre, mais qu'en Sibérie même ces deux titres ne s'enaccront jamais de nos cœurs, conduiseznous s'il le faut en Sil)érie. Alious, puisque on nous en menace, allons dans ces tristes désci ts, — Là encore notre vertu et la vôtre fera iiâlir ceux qui ontcoiispiré notre perte. (Ici plusieurs voix s'éievèreni, : a Oui, allons en Siliérie. » Beaucoup de nonces le crièrent tous enseml.'le et à la fois.) — Nous, Sire, qui sonnnes vos enfants, nous vous y suivrons avec tout l'entliousiasme de la reconnaissance ; et plus vous porterez la peine de votre dévouement àJa iKilrie, jdus vous nous serez cher, plus nous vous vénérerons.
Deuxième discours du roi Slanislas-Auyustc, prouvant rimpossilnbililc de rcsiilcr à la llussic^ cl que pour sauver k reste, il faut consentir à sanclio, un r le dcMxieinc parlaçic de la Polo{/ne, proiwitic à la iranve de la iJièlc de Grodno le 17 juiltct 1793 '.
Lorsqu'au délml de la séance d'aujourd'hu' je fus d'avis de charger les fliani-elicr? du mes.sage de la Diète entière, je n'y envisageai ipi'un dernier recours à la grandeur dV'lme et à la bouté (le riiniiérah'ice. Cette l;iitalive encore devient infructueuse, el j'entends la voix de tant de citoyens renqilis de vritu cl de courage, qui croient deviiir intéresser le soin de ma réputation auprès de." rontempornins et de la postérité en in'ongageantau rciv:^ uliéiieur de ce (ji;e la t'u'^'^ie nous demande.
1, l'rowycïlmxi:': de ta hi>tc , cl l\i!ai.J , l. UI , p. o"0.
SSiO POLOGNE.
Co n'est pas on recherchrnit Jcs applaudissements momentanés, ce n'est pas ca visant seulement aux éloges incertains des orateurs ou des poètes futurs, qu'on remplit son vrai devoir, c'est e!i accomplissant sévèrement ce que la conviction nous prouve èlro le plus grand hicn réel, ou du moins le moindre mal pour ceux dont le sort nous est confié, lorsque le malheur des circonslanceb ne nous laisse pas le choix entre le bien et le mal, mais seulement entre le mal et le pire.
Je demande quel serait le devoir d'un général d'année qui viendrait d'apprendre que la moitié détachée de son armée s'est rendue à l'ennemi ? Ce sera sans doute de songer aux moyens do conserver la moitié de l'armée qu'il a encore sous son commandement.
Nous pensons, nous disons n'avoir pas le droit de céder nos frères, qui jusqu'ici élaioit libi'cs comme nous, à une domination étrangère; n:iais je vous demande : quelqu'un de vous at-il le droit de rendre ses commettants plus malheureux que ceux qui ont passé sous une domination étrangère? que répondre7-vous, représentants des palatins respectifs, lorsque vos frères vous demanderont : Qu'acez-vovs fait jjour nous? Si vous leur dites : Nous avons offert ViOlrc vicnicme, ils vous demanderoîit encore : Avcz-vovs slijndf', obtenu par là que nous restions libres, tranquilles^ assurés de nos propriétés? Nous avcs-vous a/franchis (lu poids de l'entretien de cent cinquante mille soldats ctran(/rrs? Avôz-vous assurtl les moyens d'entretenir notre état civil et militaire ? Que pouvez-vous répondre à ces qtieslions, sinon que votre dévouement n'a fait qu'accélérer reflet de tous ces maux!
S'ils vous demandent quelle a été la conduite de votre roi, vous ])(.n.rre/ leur répondre <^ qu'il a été conséquent à ses princi[)es, à ses devoirs, auxquels il a sacrifié mémo ce que, jiar abus, on apiiclle la gloire. Du moment i(u'on l'a assuré que la conseivalion des domaines de la République <léjieudai( de son accession à la ronrédération de Taigowira, il y a accédé. Ce seul motif a dirigé louîfs ses démarches. Sur cette base, il nous a manifesté ses sentiments au connuencement de la Diète, ivconl'uc pai- nos voisitis jionr représentante d'une nation vrainM'ut libreel iMdé|)eMdanti', pouvant traiter connue lelie sur les droits do sa i)atrie, avec une souveraine dont die désire l'amitié au-
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tani qu'cllo lionore son gé:;ie. Le roi u donné d ne refusera j;:înai? l3 rclour le pins sincère d'aiïecuon et d'estime à ceux dont il a vu el é^.iroiivé, '.lans le cours de celte Dicie, le patriotisme, d'autant ])'iîf. dii^ne d'etie {'.risé et respecté» que par l'ctiel des circonstances connues, non-seulement le roi n'a influé d'aucune manière dans aucuric des destinées où ils ont été élus, mais que, depuis le comniencenient de la l'dète, ii a cru devoir vu bienêtre liidi^ iùucl de riiaque membre de cette Diùte, de ne leur donner, ni directejneot par lui-même, ni d'aucurje manière, aucuiie impulsion, et '1 n'en a pas caché la raison.
"S Le plus i;rand nonsbre des nonces de cette Diète lui était totalement inconnu ; il lui a été d'autant plus deux d'apprendre à connaître tant de compairiotes vertueux, mais plus il fait cas de leur caractère, plus il leur doit des soiriS vraiment paternels; ils méritent d'èlre conservés, ils méiitent d'étic avéras, d'être retenus lorsque leur vcilu m.ème les engage dans h. voie do l'erreur, et c'en serait une que de dire à la puissance à laquelle nous iravc.Ms rien h ojii>o«;er : Iicîrvîsc~^ a. 'iscr vissez encore trois milliOiV< et demi iniahiianls que, nous représentons^ r.ov.s le voulons perce {/;/i vous vom ùlcs dîjà rendue maUrcsic cJe quatre millions de nos confrères! »
A'oilà ce que vous dire/, à la noblesse des palalinats dont vous ôfesîesrepiéscnîa.its, .';ux bourgeois des villes de vos districts, qui, n)is au dernier ranu; di; riiumanilé, en sont ])0u:-iant les premiers l.ienl'aitcus; qui, j)Our p' u que Tétai actuel deschoscs dure encore, verront, dans jteu de mois, leurs granp:cs, leurs élabjes exaclemfnl vides el désertes. JHiis-je vous éjjari:ner l'honiblo tableau de la l'anuik' et de la p;\sle, qui en deviiîL'dront nécessairement la suite! Xou': n'avons iioint de regrets plus vifs que devoir le courage de nof braves mililaii-is cncliaîné, mr.is il vous est c.oiU)U par (luels d-.'grés, )iar (piek soins, ]iar quels évéiteiiK-iilscci.jalbeureu:. reste Civ. noire arn;éc a été dépouillé de Ioul; moyen:; de défouse e.l de lassemldemcnl. i\i. Ozaro^vski, caslellande ^V'oyni(■•/, nous en n présenté exactement les déiai.'s.
Je connais les élaiib du défcspoir, je sais jusqu'où ils p.euvenl mené)'; mais ce n'est pas ce dont vous files rbar;:és : vous l'êtes d'' présenter hr, di'oils i\c noire jiatrie et d'en j^laider la cause. Vous l'avez îail, nous l'avoir; fait Inus, noiis iie pouvons plus
ni
322 PCLOGiNE.
sauver nos ï,vves séparés de nous, nous devons sauver cenx (;ri'(iii nous lai^^'^^ encore. Malgré }c ]'Cn cî'cspoir que la silu^iion de lïiUrope entière nous laisse apercevoir dans les Cours qui n'aîiiioricorii ]jas le d('sir do uos mallseurs, nous n'avons pas manqué au devoir de les inlerpetler; nuiis les Cours dont les troupes remplisEent nos provinces, noscapitalcS; qui ccrnenllc sanctuaire même Je nos délihéraiions, celle qui nous déclare enfin qu'elle nous regardera comn'ic en élat do guerre avec elle, si nous différons encore d'un seul jourde déférera ses voiontén; ces Couis, dis -je, ne nuiis laissent pas mcriiO le temps de recevoir les réponses des Cours neaire;-. auxquelles nous nous sommes adressés.
J'ai en'.cn.la a\cc atlendi isscmeiit le vœu du vcrlueux oiioycn qui, à lavant- dernière séance, se promettait des larmes dr- compassion de ses arrière-neveux, qui verraient sur sa tombe le nom de celui qui ainja mieu); looui ir que de renoncer à appeler compatriolrs aux qu'une force v'ira.n[jèr& vient de s'approprier. J'ose k mon îour esp.érer que lorsque je serai devant le grand juge, auquel j'eii appelle sur la puieié de mes intcntioriS, ccjx qui viondroM.l arirés moi diion! : il voulut toujours k ôim, il fui maUieurcux, ma'u; il ne jut pai coupabh.
Je Uio joius à l'avis de Mgr l'évoque de Livcnic KassakoMslci : (ju'il fa-'t, fit rcrinnçanl à une résistance disormaif impossible, fa ire connaUrc gi'.e Ui mccmlr, est ic seul droit qu'on fi-isse. nous faire avouer, co dont les documents les plus autlir-ntiques feront pr''uvc à la posléri'.é, sans po'noir jamais inculj)cr une Dicîc doiit les nieiiilues on' fail Iî.'uI ce qu'ils j'ouvaient laiio, ont risqué luut ce qu'iiô pouvaifut ris(iuer. .le désire que MM. les sénateurs, les nonces, les ministres éiionceui expressément leur avis, comme je dis le m;e:i; leur décision cugîonera tiiialement \? mi-inr.
'traité <.'u s?.ccw:l porluf;e, rnlrr in Piili^ipv: il lu llvsiCy prcxchlc par ordre de Cnthri lue }l, le 2-1 :? juiHet, .c/^/uJ xar //.' I>iitc, le }]-'-?2jvi''r(, il rnlif'c a Pi'tirshouni, le 23jtn7/t7 — 3 iicùl 1793.
(Uoino, n/-'-.' juillPl iv.i;!'.
Au uiiui dr 11 îi c^-.-ainii" il iodivisilde Trinilé. 1.',^ l;-(ii.!ilc.s tl h •; dibsen.'ioiis ((ui ont éclaté daas le ruyainno.