‹ Recueil des traités, conventions et actes diplomatiques concernant la Pologne (volume 2)Chapitre 60 sur 106 · Martens, t. VIII, p · texte numérisé non relu

Martens, t. VIII, p

village de Mien. Puis remontant la Markowka, bras du Mianka, deux autres au point d'intersection du chemin de Bransk par Proszanka à Wysokie Mazowieçkie.

Art. II. Au pont de Markowo l'intervalle entre la Markowka et la source de la Lisa laissant une petite portion de frontière sèche, nous avons déterminé de suivre pour limite la grande route de Markowka à Hodiszewo, et delà une ligne droite jusqu'au premier pont sur la Lisa, attendu que celte rivière n'ofTre au-dessus de ce point qu'un marais fangeux sans aucun cours d'eau apparent. En conséquence, trois poteaux ont élé plantés au pont de Markowo, trois autour d'Hodziszewo, laissant un rayon de soixante toises, et le village dans la frontière de Saxe. Deux autres au pont indiqué ci-dessus, deux au moulin de Lisa, deux en descendant au village de Piontkowo, et enfin deux au pont qui traverse la Lisa à son embouchure près de Suraz.

Art. m. Depuis Suraz descendant la Narew, dont tout le cours dans celte partie n'est qu'un marécage parsen)é d'îles , de roseaux, et d'une grande largeur d'eaux stagnantes, où il est presque imposable de déterminer un thalweg, nous avons fait placer, sur le terrain ferme des deux rives, deux poteaux à Choroszcz , au bas de la route de Bialystok et deux à Tykocin, sur la route de Knyszyin.

Art. IV. En prenant le cours de la Bobra ;\ son embouchure dans la Narew, prèsdeWizna, des poteaux semblables ont élé placos à l'embouchure et sur Ifs points de Ossowieç ou de Goniondz, deStabin, deSerbelowo et deLipsk.

Art. V. De là en remontant le cours de l'eau on trouve près de Rohozin un marais qui a un versant à l'ouest sous le nom de Bobra , et un autre à l'est sous le nom de Pipilia. La vallée n'est point interrompue, mais au contraire encaissée entre des collines élevées et partout marécageuses; c'est un véritable lit de grande rivière, plus difficile à passer que des eaux courantes et oiïrant ainsi une limite naturelle des plus heureuses , selon la lettre et l'esprit de l'article X. Les poteaux ont été plantés près du point de partage des eaux à Rohozin , Tomasze et Wassuly ; plus bas en descendant au confluent de la Pipilia et de la Lossosna et enfin à l'embouchure de la Lossosna dans le Niémen , vis-à-vis Grodno.

Ayant terminé celte opération de concert, nous avons fait dresser la carte et le présent procès-verbal, ajoutant seulement par observation, que toutes ces rivières, même les plus petites, prises pour limites malgré le peu d'étendue de leurs lits, ofi^rent partout une grande largeur de marais impraticables au mois de juillet, époque où la vérification actuelle a eu lieu, et forment par conséquent toute l'année, dans l'espace de près de 80 lieues, une très-bonne frontière de part et d'aulre.

Le comte de Tolstoy ayant été empêché de parcourir lui-même la frontière, a désigné M. le comte de Wittgenstein, général- major, chef d'une brigade et chevalier de plusieurs ordres, pour la parcourir à sa place , en souscrivant à tout ce qui s'est fait par lui à cet égard.

Le général de division J. Puchcl; Le lieutenant général comte dz Tolstoy; Le général-major comte de Witlgemtein.

Proclamalion d'adieux du roi de Prusse Frédéric-Guillaume Illy aux habilanls des pays polonais qui, à la suite du traité de Tilsilt, forment le grand-duché de Varsovie , reconquis sur le roi de Prusse.^

Mémcl, 2 '(juillet 1K07'.

Vous connaissez, chers habitants de provinces, territoires, et villes fidèles, mes sentinients et les événements de l'année passée. Mes armes ont été malheureuses, les efforts des derniers restes de mon armée ont été vains. Repoussé jusqu'aux frontières extrêmes de la monarchie , et mon puissant allié s'élant vu forcé lui-même de conclure un armistice et signer la paix, il ne me restait d'autre vœu à former que celui de voir pour mon pays le repos succéder aux maux de la guerre. La paix devait être conclue telle que les circonstances la prescrivaient. Elle m'imposait à moi et à ma Maison, ainsi qu'au pays même, les sacrifices les plus douloureux. Il fallait que ce que des hens formés par des siècles, ce que les vertus de nos ancêtres, ce que des traités, l'amour et la confiance avaient jadis unis, que tout cela, dis-je, a dû être rompu. Nous et les nôtres, nous nous sommes efforcés inutilement de prévenir ces maux! Le destin le veut! le père se sépare de ses enfants! — Je vous dégage de tous les devoirs de sujets envers moi et envers ma .Maison. Nos vœux les plus ardents pour votre bien-être, vous accompagnent auprès de votre nouveau souverain. Soyez pour lui ce que vous avez été pour moi. Aucune destinée, aucune puissance, ne pourront effacer le souvenir de votre loyauté de mon cœur, ni de celui des miens. Frédéric-Guillaume.

Proclamation de la Commission provisoire du gouvernonenl, aux habitants du grand-duché de Varsovie en leur faisant part des principes des nouvelles lois qui doivent les régir.

Varsovie, 28 juillet 1807'.

Le Directoire général remplaçant par intérim la Commission de Gouvernement.

Citoyens, nous touchons enfin à cette époque désirée depuis si longtemps, qui dûiten grande partie découvrir à nos yeux notre sort futur, nos destinées communes; à cette époque où commenceront à se réaliser pour vous les eflets de la bienveillance du grand Napoléon, du héros des siècles, de l'Empereur des Français et du Roi d'Italie, où tous ceux qui se sont consacrés au service de la I>»lrie reconnaîiroDt que leurs sacrifices n'ont poiui été vains, que le succès a

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