Soltyk. Roman , Campagne de 1809 , p
ANNEE ICOO. 511
celte vérité, mais outre le mépris pour leur intlifTcrence, ils obtiendront ea pariai^e une honte éternelle et des reproches de conscience bien mérités.
Les Polonais doivent se rassembler partout toujours et après de si cruelles expériences ils doivent tous, sans exceiition, courir après les lauriers delà gloire militaire et les couronnes du civisme.
Le prince Joseph Poniatowski.
Conforme à l'original. L'intendant général de la Galicie. Balmond Ilcmbiclinski.
Proclavmtion de l'archiduc Ferdinand d'Esté aux Polonais de la '
Galicie autrichienne, en faveur de la cause autrichienne. r ^
Au quartier général, à Varsovie, 29 mai 1809'. !
Galiciens, la conquête d'une grande partie du duché de Varsovie m'a éloigné de vous. L'ennemi comptant plus sur les succès de l'armée alliée que sur ses propres forces, a renoncé ;\ la défense de ses possessions; mais on a déjà pris i
les mesures nécessaire^ pour l'atteindre de tous les côtés à la fois, et pour '• '
j'anéanlir d'un seul coup. Bientôt l'ordre et la tranquillité seront rétablis parmi '.
TOUS. L'ennetni se repentira de ses entreprises irréfléchies, car il se flatte en Tain du secours de ses alliés.
Gai ciens, je viens pour vous délivrer et j'espère avoir de nouvelles preuves ,' '
de votre fidélité à votre auguste monarque. Ce malheur passager vous offre l'occasion de déployer tout votre amour pour la pairie.
L'archiduc Ferdinand.
Proclamation du prince Joseph Poniatowski aux Polonais de la
Galicie autrichienne, en les assurant qu'ils sont débarrassés des
Autrichiens.
Trzesnia, 2 juin 1809'.
Galiciens-Polonais,
La Pologne , ce puissant boulevard de l'Europe, anéantie par des moyens dont les annales du monde ne présentent point d'exemple, recouvre enfin, au milieu de la transformation actuelle de l'Europe, son héritage imprescriptible. Ce n'est point en vain que le sang polonais rougit les flots du Tibre, du Tage, de l'Euphrate et les côtes de Saint-Domingue, c'est lui qui nous attire l'estime de l'Europe et qui nous donne de nouveaux droits au rétablissement do notre patrie.
Les armées polonaises, auxquelles je suis fier de commander, à la suite d'éclatantes victoires remportées sur un ennemi prépondérant, ont défendu le duché df Varsovie contre l'aggression et ont délivré nos frères qui gémissaient najjuère sous le joug étranger. Je n'oublie jamais. Galiciens, que vous êtes une des branches de la nation polonaise, et j'ai destiné une partie de notre brave irmée à vous aider, à seconder vos vœux, pour que vous fassiez partie de notre patrie commune.
Les aigles polonaises ont été teintes du sang de vos concitoyens quand elles