Martens, Nouveau recueil, I, 210. — Neumann, II
5). Il cède et abandonne à S. M. l'Empereur de Russie, dans la partie la plus orientale de l'ancienne Galicie, un territoire renfermant quatre cent mille âmes de population, dans lequel la ville de Brody ne pourra être comprise. Ce territoire est déterminé à l'amiable entre les commissaires des deux Empires.
Bescrit du tzar Alexandre /", adressé à son ministre de Vintérieur, en lui ordonnant d'annoncer à VEmpirc les résultats du cinquième partage de la Pologne entre la Russie et V Autriche, accompli sous les auspices de Napoléon I", et se réjouissant de ce que toutes h chimères pour la régénération de la Pologne ont disparu.
ISaint-Pélersbourg, le 1/13 novembre 1809'.
Prince Alexis Borrissovitsch,
La nouvelle de l'échange des ratifications du traité de paix conclu à Vienne le 14 octobre 1809 entre la France et rAutriche, par lequel la guerre de la Russie avec celte dernière puissance a, en même temps, été terminée, est arrivée depuis quelques jours.
D'après les bases de ce traité, l'Autriche reste, comme auparavant, notre voisine en Galicie. Les provinces polonaises, au lieu d'être réunies de nouveau, restent à jamais partagées entre trois puissances. La Russie acquiert de nouveau une partie considérable de ces provinces, et une autre partie, qui est limitrophe du duché de Varsovie, est incorporée aux Étals du Roi de Saxe.
Ainsi, après avoir heureusement terminé la guerre de Suède, nous avons été, peu après, débarrassés de la guerre d'Autriche. Toutes les chimères des provinces polonaises détachées de noire empire disparaissent, l'ordre de choses actuel leur met des bornes pour l'avenir, et, au lieu d'une perte, la Russie étend, de ce côté, son territoire.
En adressant au Tout-Puissant nos actions de grâce pour la manière heureuse dont celte guerre a été terminée, nous vous chargeons de porter ceci èi la connaissance de tous les gouverneurs civils. Nous sommes convaincus que tous nos fidèles sujets, après avoir appris ces événements heureux, réuniront les