‹ Recueil des traités, conventions et actes diplomatiques concernant la Pologne (volume 2)Chapitre 86 sur 106 · Archives de Russie · texte numérisé non relu

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nnpportde la Com7msswn de la Dicte de Pologne, présenté à cette assemblée sur les événements actuels, à la séance du 28 juin 1812'. ''

Messieurs, S'il exista jamais parmi les hommes une mission importante une tîclie ho r.orable, c'est sans doute celle que nous avons reçue de vous Si jamais .m travail présenta à l'esprit et au cœur tout ce qui est fait pour les ébranler e^ les enflammer, cest sûrement celui auquel vos ordres nous ont appelés

Places par un concours de circonstances extraordinaires au dernier acte dn Jrame qu. a vu périr notre patrie, entre le berceau d'une patrie renaissante et ,cn tombeau encore ouvert, le tableau que nous devons vous présenter le, accents que nous devons faire retentir au milieu de vous, doivent pour'être ûJeics, part.c.per de ce mélange inouï de la vie et de la mort; ils doivent à la fois porter 1 espoir et la consolation dans le cœur des victimes, et l'elTroi dans celu, dos bourreaux. Ce n'est pas tout, il faut prendre en nos mains un fil propre à nous d.nger vers l'issue du labyrinthe des malheurs dans lequel nous avons ete égares depuis un demi-siècle ; il faut affermir nos pas dans la nouvelle carrière que les circonstances ou\Tent devant nous

Longtemps avait^ existé dans le centre de l'Europe une nation célèbre, maîtresse d une contrée étendue et féconde, brillante du double éclat de la guT e .t es ans, protégeant depuis ,ies s.ùclcs, d'un bras infatigable, les barrières 0 Europe contre les barbares qui frémissaient autour d'elle. La nature rcW ..lavec la libéralité à ses travaux ; souvent ses rois avaient pris place dans 1 h,slo,re aco e de ceux qui ont le plus honoré le rang suprême De toutes part c. biiguait 1 honneur de s'asseoir sur son trône; si parfois des divisions Sa •..ont dans son sein, ces nuages n'obscurcissaient que son propre horizon et a.'i!iaientpointporter au loin les orages. «jw-cou ei

Messieurs, cette terre, c'est la Pologne ; ce peuple, c'était vous. Que sontli'i devenus? ^ *"'"■

En vain nos yeux cherchent leurs représentants dans cette enceinte qui iM.s retentissait de leur voix. Hélas! ceux que nous apercevons nous ra^pe - ^nt trop ceux qu. devraient y être ; et le faible bien dont il nous est déjà donné de jouir , nous avertit trop de celui que nous avons perdu

Mais comment s'est opéré le déchirement de notre patrie? Comment celte .•rande famille, qui, môme en se divisant, ne se séparait pas; qui avait su rester unie à travers des siècles de division; comment cette puissante famille >c.l.elc vue démembrée? Quels ont été ses crimes et ses juges? de quel droi^ a.-elle etc attaquée, envahie, effacée de la liste des I^tats et des peuples? d'où 1.. sont venus des oppresseurs et des fers?... L'Univers, indigné répondrait caque Etat chaque peuple nous dirait, qu'il a cru voir son tombeau s'entr'ounr a côte de celui de la Pologne; que, lors de cette audacieuse profanation -e cet insultant mépris des lois sur lesquelles reposent toutes les sociétés le x.me, apusecroire livré au seul empire des convenances, et que bientôt f-..r lu. .In y aurait plus d'autre règle. L'Europe effrayée, menacée, mdique- .i.l surtout à notre juste ressentiment cet Empire qui, en nous écrasant se ;.'ci.araiià peser sur elle de tout son poids. C'est la Russie qui est l'auteur de

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