Nakwaski H. Le grand duc Constantin à Varsovie, p
ANNÉE lOl^i,
le zèle qu'inspire l'honneur national, et le désir de répomlrc aux vues magnanimes de Sa Majesté l'Empereur.
/. Zdionczclx ;
J. Sicrnhowski;
J. \Vidhorshi;
A. SulkowsJci ;
J. IL Domhroxcski; S. Woyczynski; C. Kniazicwicz ; F. Paszkowski.
Réponse du grand-duc de liiissic, Constantin-Pavlovilsch, aux notes du Comité militaire polonais des 27 et 30 novembre 1814, relatives à la réorganisation de V armée polonaise.
Varsovie, le 3 décembre 1814'.
Messieurs ,
Lorsqu'à l'ouverture des travaux auxquels j'ai l'honneur de vous être associé, vous m'eûtes fait connaître que des motifs d'un point d'honneur et d'une délicatesse honorable vous empêchaient de procéder à la mise en activité de l'armée dont l'organisation nous a été confiée, jusqu'à ce que le sort réservé au duché de Varsovie filt définitivement arrêté, j'ai apprécié les considérations qui pouvaient alors borner le zèle sur lequel vous m'aviez autorisé à compter. Les auspices favorables sous lesquels le congrès de Vienne s'était assemblé, paraissaient devoir lui assurer une issue également satisfaisante et prochaine; c'était dans les délibérations de ce congrès que le sort du duché de Varsovie devait être arrêté d'un commun accord, afin de consolider son existence par la garantie d'un assentiment général. L'inlervaile qui semblait alors nous séparer d'un événement que nous croyions si rapproché de nous devait être rempli par les occupations d'un travail préparatoire, et nous avons heureusement rempli la tâche que nous nous étions imposée. Les délais qui ont accompagné l'ouverture du congrès de Vienne , la lenteur peut-être préméditée qui préside aujourd'hui à ses délibérations, les démonstrations peu conciliantes de quelques-unes des puissances appelées à concourir à la pacification générale, tout doit nous faire craindre aujourd'hui que le résultat des négociations de Vienne ne puisse être obtenu qu'après un terme très-prolongé , ou que l'impossibilité reconnue d'établir un point de rapprochement entre des intérêts et des prétentions trop distantes n'en amène la rupture.
Il est de la plus haute importance aujourd'hui , Messieurs , de vous appesantir sur cette dernière supposition , et de vous demander ce que deviendraient votre patrie et vous-mêmes , si le germe des nouvelles mésintelligences amenant l'ennemi à vos portes, vous exposait à son invasion. Comment lui opposeriez-vous des troupes désorganisées, disséminées dans le pays, sans chef et sans point de ralliement; ou bien, vous verrait-on seuls demeurer indifférents à une lutte que les intérêts de votre existence auraient provoquée , et après avoir arrosé l'Europe de votre sang, après avoir combattu aux extrémités du monde pour votre liberté, verrait-on flétrir, dans l'inaction, des lauriers que vingt années de combats vous ont fait cueillir? Je laisse à votre sagesse et à votre patriotisme de peser d'aussi graves considérations et d'examiner de quel poids pouvaient être, à côté de celles-ci, des serments que rien n'a dû faire surxivrc aux cireoMtances qui les avaient provoqués, et qui, sans fruit pour le souverain q[ui