Chodzko, Afin. pohn. , Mt. (181S
ANNÉE laio. 705
vous avez obtenu une existence lil)re, indépendante et strictement neutre. Les triples traités, aussi solennels qu'ininiuaMcs, en sont garants. Sous ces augustes auspices, vous jouirez désormais d'une prospérité parfaite, en vous livrant aux sciences, aux arts et au commerce. Une constitution libérale conforme à votre caractère nntional , ce magnifique monument de la magn inimité et de la sollicitude des trois Souverains, assure à jamais le bonheur de chacun d'entre vous. En restant saintement fidèles aux principes de cette constitution, TOUS atteindrez le dernier degré de la prospérité, sur lequel la sagesse et la bienfaisance des trois Souverains ont voulu vous placer.
Citoyens de la ville libre de Krakovie et de son arrondissement territorial,
En vertu de l'article VII du traité conclu à Vienne le 21 avril =3 mai de l'année courante, les résidents-commissaires des trois Cours se sont réunis ici afin d'être exécuteurs de leur suprême volonté et de la constitution qui vous a été octroyée. Nous sommes heureux d'un honneur qui nous permet de diriger vos pas dans le grand but de la sécurité publique que vous accordent les trois augustes Souverains. En vous annonçant solennellement l'ouverture de notre gestion , nous vous assurons positivement que, de notre côté, nous remplirons scrupuleusement et avec zèle les magnanimes intentions de nos augustes maîtres. Nous espérons, en conséquence, que les citoyens de ce pays libre, pénétrés de la plus sincère gratitude envers les Souverains, sauront, de leur côté, apprécier dignement ces dons suprêmes, et que, pour arriver à des résultats satisfaisants, ils nous seconderont, avec une confiance sans bornes, dans nos travaux.
Joseph, comte Swerts-Spork, pour l'Autriche.
R. Guillaume, baron Reibniiz, pour la Prusse. Ignace MionczynsJd, pour la Russie.
IHscows du prince M. C. OginsJd, cJwf de la députation litvanorulhênienne, prononcé à Varsovie devant l'empereur Alexandre 1'% le 26 novembre 1815'.
Sire,
Les sujets de Votre Majesté Impériale, habitants de la Litvanie, privés depuis longtemps de votre présence , auraient senti bien plus vivement celte pénible position, s'ils n'étaient convaincus que la Providence avait fait naître les derniers événements qui ont forcé Votre Majesté de s'absenter de ses États, pour mettre le sceau à sa gloire et pour assurer à jamais la tranquillité et le bonheur de ses peuples.
Nos yeux et nos cœurs étaient tournés vers vous. Sire, lorsque, au Congrès de Vienne, vous posiez les bases d'une paix générale, sacrifiant les avantages des conquêtes à la gloire de concilier les intérêts de toutes les nations et de pacifier l'Europe.
Nos vœux n'ont cessé de vous accompagner lorsque vous vous transportiez, avecla rapidité de l'éclair, sur les bords de la Seine, à la tête de vos braves armées, pour arrêter une nouvelle explosion qui menaçait le continent, et ter-