Arcliivcs dr l'olo'jne
foi CCS do l'empire éiaient en marclie vers vos frontières. Vous sentez bien qu'une iuUeau«^i i;. égale ne saurait être longue. »
M- ^\'■yle7.yllski lui fil ohsjrver que la Pologne élaii assez forte [lour arrêter le torrent du Nonl , jusqu'à ce que les autres puissances lussent en mcsu.f pour (liHourncr le dan;;er qui les menaçait toutes. Là-iJes5US le icid-inaréclial I)ieljil?ch prononça ces paroles rcniarcjualiie.'? : « Eh bien, qu'en résultcra-t-il jiour vous? Nous comptions faire une campagne sur le P.hiu, nous la ferons sur l'Elbe, ou mCme sur l'Oder, spitj vous a\ûir écrasés. Mais, si toutefois vous en veniez a un acccamodeirient, l'Jîrnnejeur vops assure qu'il pourrait tout pardo:.ncr. Vous SLiite/. bien que k parole d'un ^ouvcrain est quelque cliose; d'un souverain surtout qui la tiendia envers et contre tous, comme il est résolu i tenir celle qu'il a do.'mce au roi Cl'.arles X . »
Manifesle du peuple polonais, écrit cl sanclionnê par la Diitcdc Polcgne, exposant les abus commis par la Russie, de 1815 à 1830, et déclarant h soulcccmcnt du 23 novcribrc 1830 pour lénal cl national.
Varsovie, b 20 dicembre 1830".
Lorsqu'une nation , jadis libre et puissante , se voit forrée, par l'excès de ses maux, d'avoir recours au dernier de ses droits, au droit de repousser Toiq-ression par la force, elle se doit à elle-même, elle doit au monde de divulguci bs motifs qui l'ont amenée à soutenir, les armes à kmaiu, la plus sainte dos cause;. Les Chainlires de la diète ont senti cette nécessité, tt, en adoptant l'esprit de la révclution du 29 novembre, en la reconnaissant nationale, elles ont résolu de* jusliîi.r celle mesure aux yeux del'Kurope.
On ne connaît que trop les infâmes machinations, les viks calomnies, les violencci; ouvertes et les trahisons secrètes qui ontaccom;iagiîélos trois déineiabrements de l'ancienne Pologne; l'iiL-toire, dont ils sont devenus la propriété, lésa liHris du .'■ccau de crime politique. Le denil solennel que cette violence a répandu dans tout le pays, a été religieusement gardé sans interruption-, l'étendard sans taciio n'a jamais cessé ùe (lolter à la téie de la vriiliarito armée; et, dans son émigration militaire, le Polonais, transportant de pays en pays ses d'eux pénates, criait vengeance contre leur violation , se laissant bercer p:ir celle noble illusion qui, comme cliaquc grande ))enséi.', n'a pas été déçue: il croyait, en coinbaltaut pour la cause Je la liberté, combaître aussi pour sa propre jiatrie.
Elle s'est relevée, cette patrie; et, quoiqie restreinte dans ueslimites étroites, la Pologne a reçu des mains du héros du siècle sa langue, ses droits, ses liberlés , dons précieux relevés encore par de plus grandes espèraiccs. Depuis ce moment, sa cause est devenue la nôtre; notre sang est devenu sa propriété; et, lorsque ses aliiés et le Ciel même l'.ibandonnèrcnt. persévérants dans IfurCdAlité, l''> l'oloiiais partagèrent les désastres du héros, et cette chute commune d'un grrnd homme el d'une nrition malheureuse arracha re^time involontaire aux vaini|ueur£ eux-mêmes.
Ce senlinii-nt avait produii une impression trop vive, les souver.un? de l'Europe avaient promis, au milieu des combats, d'one maiiière trop solcnrellc, de donner au monde une paix durable, pour qu'en se parlagcanl encore une fois