Archives du l'vlotjne
ANN1Î.E lîiôl. 823
des sou|)Çûus qu'il al do notre devoir de cnliii'T. Si les puissanC''>s «itrr.npcres veulent nous juger nvcc équi'é, elles PC conviiincronl que les ] aclisnns de Ix réfonnc du gouvernement, riu.s'i liien que reux qui s'y oiiposaicnt, îivaient nu liut commun, celui de persuader les Ciliinols de l'Europe que les idée;» dcma-> gogiquos ne peuvent pas prendre racine dans un pays qui , en comliattanl pour son ind'ipendance , met de côtii les théories qui troublent !a paix des autres pays.
].es deuN partis Cir.iont incon'c?l'il)li.*mc!it unis d'intentions, et difforaieat uniquenifinl d'opinion sur la uinuière d'envi:-agcr la question. Les uns croyaient qu'en ccncenlront le pouvoir dans les mains d'un seul, ils ajouteraient A !a force du gouvernement et rassureraient les puissances étrangères sur la tendrinci; de notre révolution. Ceux qui ont volé contre le projet de mutation ont prétendu qu'il ctoit intempestif: ils énienl d'ailleurs persuadés qu'une administration'lui possédait la confiance nationale, en ivitanl d'ailL^urs les errements q l'on lui avait reprochés, devieridrail plus forte que le gouvernement d'un seul qui ne sérail que nouvellement claMi; do plus, ils ont craint d'exposer la i.alion au reproclie de légèreté et de versatilité, en chnng ant si souvent de fcrraes administratives; ils ont craint surloul d'accrôdiler l'opinion sur l'existence des idées démagogiques, en adoptant une mesure aussi décisive qui pouriait semlder n'avoir d'autre but que daccélérer les progrès de ces idées. ^
Jl np nous appartient pis de nous prononct-r pour un de ce'- partis; mais nous devons vous faire observer que si une forte minorité a attaqué dans les Cliamhres, le gouvernement national, la majorilc, secûnJée \'?.v l'opinion publique, a donné des preuves évidentes de la con'ianc? que lui inspirait l'administralioa actuelle. La nation a. pir cette conduite, 'non'ré h orainl'=' .k lout changement ; (?lle a montré que, loin de se laisser dominer par des idées perturbatrices, cl'o n'o?pirail qu'au maintien de l'union, de l'ordre et de la paix intciifurc. Si le parti qui a pris l'inilialive du irojet de h refi^nue a voulu rendre le pouvoir plus fort et plus énergique en le remettant entre les mains d'un seul, s'il a voulu donner de nouveaux gages à l'Kuropc delà stabilité des institutions monarchiques, le résultat de cette démarche, quoiqu'elle n'ait pas réussi, a cependant prouvé que le gouvernement nalional était suftlsamment fort, et qu'il rejetait les principes dont nos ennemis se plai.saicnt à nous accuser. L'opinion jinblique a prouvé aujourd'hui que ses exigences étaient tout à fait en harmonie avec les intentions du gouvernement et avec la volonté de 'la Dicte. Le gouvernemeut , la nation e.ntiorc. ne l.J'^sent plus aucun doute sur l'esprit qui les anime; les puissances étrangères n'en devraient non plus laisser aucun sur la confiance qu'elles voudraient accorder à la Diùtc au gouvernement et à la nation.
Nous devons ajouter à CCS observations que les dernières discusîions de la Diète ont de nouveau d'^montré que la naùon avait la plus grande répugnance pour toute négocialioii directe avic la Russie. Ainsi la solution de l.i question proposée a rais au grand jour deux vérités : 1" que la nation po'otiaise rej'ousse les principes et les opinions qui seraient de nature à excilcr les Ciaintes de l'Europe; 2° que noire révolution r.'est |"jiiit, comine on se plali à le sui)poser, une simple émanation de la révolution française, mais que nous f;;isoas la guerre pour reconquérir notre nationalité et notre indéjiendance ; que la nation polonaise reiioute davantage ui.e paix ijui ne lui assurerait point ses libertés au dedans cl son indéjiendnncc al>^;.iue au deliors; qu'td.: ne craint
iM'iii-l'irnÉ'Kilrf^»!'*!!**»»!» »
824 rOLOONE.
point 1:'. coî'.liiiualioa d'une piicro fiui, en ii TDcii.''ç,int peut-être d'un cnéariîisserneiit comiilet, jiciit iilJum'.T liicnlôt un incemJie ;.'cnéral.
En [iréscnlant sous ce jioint de viio au Cnl inct près diifjiicl vous ri-s:iI-;7. les derniers événements parlenionlaircs, vous tàclicrez de l'eD^ngcr à accoider u::e confiance entière au gou>ernemciit national, et vous démontrerez la nécessité d'intei venir dans les a!l':iires de In I'olc';-'ne, dans le Lut d'.issurer son inJvpcadunce et de consolider la p::ix de l'Europe.
Andrc Jlorodiisiii.
Sia-icme circulaire àiplomullquc du grwvcrnc/iicnt nniiomd de P'do-.
diic, préside par A. (r, Czartonjsid, adrcsscc à ses nijcnls ù V <'• ••
trariijtr, relallve à l'envoi, par l'cuipcrcur Mco'.as J", du médecin
vussc à Varsovie, cl aux motifs qui oui olll>jc le ijouvcriKiitcnl
polonais de ne pas le recevoir.
Varsovie, le U'. juin lS;îl '.
Un médecin russe, M. KildiischefT'î'Ky, s'es; prés'-nté dernièrement aux frontières du royaume avec une lellre ]>oui' le gép.éra! (■■neifcnau, cornniandr.iit des forces militaires pru>siennes, dans lu grand-duc'liè de Posen . adressée au président du •j'ouvcrnenipol.
a L'empereur dellussle, élait-il dit d.!!S la Iftire, ayant reçu la nouvelle que le cliûlé:." étendait ses ravages en Pologne . s'est empressé d'envoynr au secours de ce malheureux pays .-on nieiilour nvdecin , qui avait étudié la maladie à Moskou, en lui dcfcudanl de se mèltr de iiolili'iue, suus qiu-luue rapport que ce soit. •>
M. KildascbelTsky avait été adressé et spécialcrrent recommandé à'^f. Greisenau par le général Tscliernyschel]', qui avsit reçu les ordres immédiats de Tempe ;e'jr.
Le {jonverucmant du royaume He Polo;:ne ne doute point que l'empcnnir de Russie n'ait été nul par un sentiment d'humanité en noui envoyant le savant docteur; il n'a pas cependant cru pouvoir le recevoir dan? un pays qui était dans un étal de guerre, et qui avait rompu à jamais tous ses anciens rapports avec la Russie.
En edei , il aurail pu paraître éloemu'.it que remj-r'rcur, après nous avoir envoyé et la peste et la guerre, après que ses armées ont dévasté et dépeuplé notre pays, se soit cru en devoir de venir au secours des muu.x qu'il avait occasionnés. Et d':ii'leurs, quind il ne serait p:.s dan^'creu.t, il nous serait dillicile d'accepter des liienfaiis de la même main qui a ri^'né l'oukaze qui décime nos frèr.is en Litiiunnie et en Uutlienie. M. KiKla?ct;' tUky p^^nvait être c'npl.-yé utilement dans les provinces de rcmjiire auxquelles îa m.-'.rche des troupes a apporié le choléra. Poi;r nous, pràcc à la pr«'\oy.Mice du t^ouverncmcut cl au> soins des étianc;'.rs f-^énéreux qui se sont dévoués h noire cause, nous n'avons sonder', que fort peu de cette 'ualadie. si terrildi- .lilleurs. Maljtic nc.-> faildes ressoutces, In },'0uveinemeiit n'a rien épnrt;iiù pour arrêter \o mal; d immenses hôpitaux ont été or{j;a!iifés. et dernièrement le C' lèhiv Scarlo qui, pendant quinzi->ans, a étudié le choléra daus les Indes mvino, a été cnga'.;e, par nos agents dij)loiriali'jUCS, à venir aidir nos médecins do son zèle et de son expo-