Arch\i:LS de l'ulcrjuc
AN.NÊi-: iHôl. 835
pays où jarlis ilori^sait cette liberté- que peut-être leurs 'lescor.dant;; cherchent à recnnqtii'rir aujcuni'hui , en réi.andanl leur sang et en sacrifiant leur vie lians des combats atroces. I.er> corps «les Polonais et les os des Hongrois reposent dans les ni5ines tombeaux à Yarnn. où, il va quatre cents ans,rarcord des deux peuples et la noble ômuiatio» qui les animait, les poussèrent l'un et l'autre centre la puissance dont les armes menaçaient l'Europe. Tour à tour nous vo'is donnions des rois cl en re cvions de vous. Plus dune foi-^ même les deux peuples n'eurent qu'un ser.l cl mome roi. U nous est doux de jienser aujourd'hui que l'illustre HeiJwigo, fille de roi , Polonaise et Hontrroi.e tout enseraMe, réunit ia Pologne à la Lithuanic, eléloi-.dil les frontières du royaume jusqu'à la Dzv'ina el au Borvf^lhcT.e. Ce sont ces mêmes frontières que nous nous efforçons de recouvre" au prix de tant de faliç^ucs t-t do tant de sang. Il nous est doux de penser que le vaillant vainqueur des Mjskovites, est ce roi lîticnne qui porta les étendards Victor ieu:v de la Pologne au delà de la Dnvina. et que ce fut sous sa conduite que les braves troupes hongroises acquirent une gloire immortelle. Ces souvenirs du passé, celle demande et ces voeux exprimés par le peuple hongrois nous réjouissent le cœur, en même temps que. connaissant, comme nous le faisons, la justice et la magnanimité de l'empereur et roi François, ils nous inspirent une ferme espérance, et nous rendent ia confiance eu nos affaires.
Interprètes des seniimentsde tout le peuple, ceux qui çouv.?rnent aujourd'hui la Pologne invitent leurs concitoyens chargés de la remise de cette pièce, à se mettre en roule et à porter aux Hong.ois les actions de grâce des Polonais. Dites-leur . ô nos concitoyens et frères, que tfîs sont les sonliments du gouvernement tout entier, ceux du sénat, des chambres, de notre vaillante armée-, de toul le peuple enfin, .^ssurez-les que, quelle que soit la destinée qy» Dieu nous réserve , il y a déjà , dans l'histoire des faits qui s'accomplissent chez nous actuellement, une page d'or toute prèle où nous jiorterons témoignage de l'acte plein d'humanité, de l'acte fraternel, c'est-à-dire de la demanda des nobles hongrois en faveur de la Pologne.
Le chef du gouvernement : prince, .-1. Czarionjshi.
Le secrétaire du gotivernement : Drodowski.
Le ministre des alfaires étrangères : Aiulrc llorodyski.
Neuvicme, circnJaitc diplomatique du r/ouvcrncmciU t^otional de
PoloonCy itrcsidù par A. G. Czartoryski, odrc^S'le à ses a(/eiUs à
l'étranger, relative à la cotiduilc dfs Qcnèraux Jonkoicsld cl
Bukoivski.
Varsovie , le 7 juillet 1831 '.
La crainte que l'apparence d'une trahison d'une p'.rt, ot d'un mouvement populaire de l'aiilre. ne donnât à ton, un car.ictère d'importance aux événements de la semaine dernière . nous a fait sentir le besoin de vous communiquer quelques éclaircissements à ce sujet.
Le généralissime polonais ayant appris que le corps ennemi du général HuJigor se disposait à quitter le pa'.alinil de Lublin , vers la fin du mois passé, <:onihina un mouvement qui dût nous assurer une victoire facile, et chargea le