‹ Recueil des traités, conventions et actes diplomatiques concernant la Pologne (volume 3)Chapitre 84 sur 95 · Archnrs de Pologne · texte numérisé non relu

Archnrs de Pologne

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830 IMU.OGNE.

général Anloine Jankov.ski de rcxécnlion dt ce plan. Le niûuvpment réus<;it : rii.v mi'ilc lir-n)inc.s et trente j.ièccs de canon furent au point de toml'Cr entre nos mains. Mais le gùnéml Janko-.vski, s'éianl trouvé en i.rûunce de l'ennemi, ne IVitlaqna pas; il ne remplit pointson devoir, et lu général Rudigernous échappa. i

A celte nouvelle, rarniéc, toute la pupulalion de Varsovie, jetèrent un cri d'indignation, f.a conduite inconcevable des {^'énéranx Janko\v.ski et liukow.ski, qui manquèrent tous deux iV leurs instructions, éveilla la .susceplilniiié, et e.\cila même les soupçons du public Le généralissime nonuna une commis.sion d'enquête qui. devait jirononcer sur le dcfrré de culpabilité de ces deu.\ généraux qui, en laissant édiapper une victoire brillante, devinrent plus coupables que s'ils eu.s.sent perdu ur.e bataille.

Sur ces entrefaites des dénonciaiiom furent faites; elles parurent fondées : leur coïncidence avec la conduite suspecte du génér:il Janko'-Vski ajouta A leur gravité, et nécessita quelques arre-tatioijs. Au jiremicr bruit de tr^ihison, le I

peuple patriotique de Varsovie frémit d indij^nation , il .^e rasscndda et demanda j

la punition des accusés. Le gouveriicmcnJ promit la justice, et la foule se dis- !

j.ersa. Si l'inquiétude du peuple jointe à ia turijsité accoutumée, occasionna quelques atlrouneirienis. l'amour de l'ordre et de la iranquillité les rendit inolTensifs. Aucun désordre n'a eu lieu, aucun acte illégal n'a été commis dans cette occasion; ie peuple fit yireuve do Ja modération; le ;îOuvernement montia de la i)riidence et de la fermeté.

La sainteté de notre cause , l'cnUiou-siasme général de la nation, ne permeltaient pas de suiipo.ser l'existence d'un j-iru ijui aurait son;;é à renverser le nouvel ordre de choses: mais on ])Ouvail ^uj j> ser que le système corrupl&ur i

quelegcuvtrne.'D^nf déclin 3vait constaînnu.nt suivi , et par lequel il avait voulu '

altérer la pureté du caractère nation il, avait encore laissé (iuel'jue.i traci;s parmi ces l.ommes dont le» int.réls persoimclc étaient contrariés par l'élabli.'jsemenî du rcjne do ia justice et de la loi. Le },'ouvernemcni a donc été loin d'admettre la possibilité d'une conspiration; mais il a jiu supposer l'e-xistence de quelques trames obscures, ou de quelques d'..sseins isolés.

Il nomma une commission, chargée d'ex.iminer les papiers des accusés et de découvrir les traces de leurs menées, et le j^'éncrallssinie établit de son côté un conseil de yuene, afm que les coupabl'^s fussent jiunis saiiS aucun délai. Os me.=ures aussi justes qu'énergiques obtinrent l'assentiment de ro;iinion publique. Klle fut pleinement satisfaite, et el!e s'ab-.lint même, dans la suite, de se prononcer sur une alTaire qui ne pouvait cire éclaircie que par le cours ordinaire de la justice.

Nous sommes heureux de pouvoir vous annoncer aujourd'hui que plusieurs personnes qui avaient été accusées, seront prolabiLineiil reconnues innocentes, et qu'il n'y aura peut-être que deux ou trois individus que la justice vouera au mépris de la postérité. Nous ne somme'> pas cependant encore en état de vous définir la nature cl de vous découvrir l'origine de ce cojnplot supposé. Il paraii êlra do peu uimportance: il n'est prubalilcment «pi'unc simple intrij.'ue, ([u'une mcné^ ru;?e. Ces! ainsi que nos ennemis ne se cuntenlCiU jkts de loulci les aimes dont ils sf sont .servis contre nous.

Il ne leur .-ulTil pas de nous avoir apporte toutes les horreurs de !a guerre, de la famine et lie la contagion; ii> f-mploient encore des moyens de corruplion, pour scmur I arnii nous des ^'ermcs de troubles et de destnicl'on; 'lî. reueiinent à leur ancienii'.- mélliode; ils veulent que iLurope nous CTMd<'chirrx in li'rirurciiH-it! pur la discnnlf cl Vunurcliif. cl i^u'clle nous prortnine incir,'nhh's

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de no;ts (jnnxcrnor v.dus-mîuwi! Mais tous ces eiïorls iiisi'liciiv el jciliiies rcsler.inl sans effet. L'I^urojic est trop échiirôc, les l'olonai.s «oui lrc|i iIlilluit^ par l'expérience jiour se laisser prendre dans le ]>i'''t^e qui leur est tendu. Le jieuple de Var.sovie a donné une nonvelic preuve de sou patriotisme et «le .sa modération . cl les puissaiices élraiifrcrcs acqu'-rroiit une riouv<l!c conviction que !a Pologne mérite d'être lilirect indépend.iiite.

André HorodijsJd.

Dcpcchc diplomatique du comte Horace Si'bnslioni, ministre des nffiiircs étrangcrcs de France , au prince Maurice de Tolhyrand^ ambassadeur en Angleterre, en cn;iarjeanl le Cabinet de Saint- James d'agir ensemble arec celui des Tuileries, en farcu.r de la cause polonaise.

Paris, le 7 juillet IS31 '.

.Mon Prince,

Le Roi , touché des maux qu'a déjà causés la guerre de Pologne à deux nations qui lui inspirent un si vif iulcrèt, jaloux d'assurer le maintien de la paix chaque jour comjjroraise par une lutte aussi prolonjcée, cl non moins occjpé de préserver l'Occident de l'Europe du terrible fléau que celte guerre traine à sa suite, s'est adressé avec confiance à l'empereur de lllIs^ie pour mettre un terme à tant de malheurs, el faire cesser une effusion de .-ang dont l'humanité n'a que trop longtemps gémi. La pensée du Hoi étaii aussi de conserver l'existence politique d'un peuple qui s'en est montré si difrne par tant ilc courage et de patriotisme, et qui a pour sa nationalité la garantii; d'S traités de Vienne. Jusqu'ici ics eilbrls du Roi n'ont pas obtenu les résultats qu'il i i.iil en droit de se prcrrietlre; malgré leur peu de succès. Sa Majesté ne iiense iioint qu'elle doive renoncer à la généreuse el paeifiquc médiation one lui conseillent ses sentiments personnels et que lui [iresorit la situation de Tl-'urope. Kllc croit surtout que si l'Anglelerra agissait d'accord avec la Pr;ince pour (ionnerà cette salutaire intervention toute la force dont elle est susceptible, l'effet pourrait en êlre assuré par l'union de ces deux puissances. Le Koi connaît assez les sentiments qu'animent Sa Majesté Britaimique i>our espérer qu'elle ne refusera point de donner sa franche et complète adhésion à nos démarches e". de joindre à nos e.Torls son action puis.-.ante, lorsqu'il s'agit .'ussi souverainement du bien de l'huinanité el de l'inléiêt v'énéral de l'Euroj c. Le désir de Sa Majesté, mon Prince, est que vous fassiez ;"• ce sujel des ouvertures immédiates el pressantes au gouvernement anglais : nous en attendons le lésuJiat avec une vive impatience.

Agréez, etc.

Horace Sébasliani.

Manifeste du (jouccrncmcnt national polonais, relatif à la conduite partiale des Cobincls de Berlin cl de Vienne uirers la Huisic.

Yar.sovic, le l4 juillet 1831 '.

Il est des circonstances extrêmes qui ne jiertnettent p.is de gaiilcr une mesure qu'o:i voudiail toujours i.l>sci\cr. Pourrait-on rei.'rochcr au l'ci'-i le qui

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