‹ Recueil des traités, conventions et actes diplomatiques concernant la Pologne (volume 3)Chapitre 86 sur 95 · Archicc.^ Je France · texte numérisé non relu

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840 POLOCKE.

Mponse. de lord Palinersion à la noie diplomatique du prince de Tallcyrand du W juillet, en refusant de n'unir à la France dans

Vintéixt de la cause polonaise.

Londrc!! (Forcign Ofpcr) , 22 juillet 1831 '.

Le soussij,'iié a. i'hoKiieur d'accuser rcceplio;! d'une note que le prince de Talleyraiid lui a envoyée le 20 courant, et conlenam la copio d'une «if-pcrhe , en date du 7 juillet, adressée à Son Kvcellence p.ir le comte de Séb;isliai>i, que )e soussigné s'est empressé de mettre sous les yeux du Hoi.

Le soussigné est chin^;é d'c\)irimer iout le sentiment qu'a causé à Sa Majesté la manière franche et conciliatrice avec laquelle celle communication a t-lé faite. C'est le sincère désir de Sa Moj-slé d'entretenir les rappoîts les plus amicaux cl les plus intiiTjes avec la Cour de France et plus iiarliculiéremcnl lorsqi'c l'objet en vue est la consenation ou le rélaMissement de la paix.

En conséquence, pour ce qui concerne le do-ir liu frouvernement français d'assurer aux Polonais l'exist'iice nationale et jolitique, dont l'élablissemcnl fut un des objets du traité de Vienne, le soussi;.'nc d-jclare de la façon la plus nette que Sa Majesté ne pourr.iit consen'.ir à voir Vi I'olo!,'nc dépoui'.b'e des avantages que lui assure cet arrangement, ; le sous-^ii^né n'a pas attendu la présente communication du prince de Taileyrand pour faire sur ce point à la Cour de Russie les r(;i)rcscn',ations qui, sans montrer le moindre soupçoîi à l'è^rard des intentions de ce gouvcrncinent, pouvaiei:! p.!é\cn'r tout malcnlendu k l'avenir.

L'objet de la communicaiion qu'il est actueîleiner.i piopoat que la J'rr.ncc et l'Anglelcrre adresseraient ensemble ;i la Russie, est de mettre immédiatcracnl un terme aux ho.";lilités en vue de népocialions dans le b-.it de rél.iblir la paix entre les parties belligérantes par quelque arranu-enieiit définitif, cl il paraît d'après la dépêch'; du comte Sebastiani qu'une prup j?illo:i de ce genre a déjà été faile à la Russie par la France, mais jusqu'ici sans sutc.s.

Si Sa Majesté avait tout li^u dç pcns.'r que l'empereur de Russie serait disposé à se servir des lions offices des deux Cours et que leur interveniion pourrait amener un arrangement. Sa Majesté coopérerait volontiers aux eifort< amicaux pour rétablir la pji.v e:!tre la Russie et la J'olo;,'no. Mais, il y a au contraire trop de raisons de craiiidie qu'une simple offre de médiation, bien Icia d'être désirée par Sa Majesté lm;'ériale, serait au livrent moment siiromeni rejctée .

Serait-il à propos de faire une proposition qu'il i.'y a aucun motif d'espéier de voir accepter et qui, si elle était refusée, mcltrail les deux gouviTuenicnts dans l'allernalivo embarrassante de consentir à un rejet déterminé de leur proposition, ou de prendre des mes!:res pour l'aiipuy r au moyen d'ui.e iiilervonlion plus directe cl plus cflicaco? Le Gouvernement bril.nnique n'est corlainemcnl pas disposé à adopter cette dernière marche. les elVels et la p(.itéc de la lutte, en ce qui concerne la sûreté des autres T-lals, n'ont pas été jusqu'ici de nature à autoriser des mesures de ce gvnie : de son côté, la conduite de la Russie vis-à-vis de l'Angltlerre n'a pas jusqu'ici été lellc qu'elle put c\cilcrdcs senliments désagréables; !;'. Russie au contraire a rem(ilj vi.s-à-vis ce pays lous les ofliccsd'un bon cl fidèle allié tt, dans les deri.ièris négociations si difli-

J. Arcluics d'AïKjleU-irc,

ANNÉL iar»l. 841

cilcs pour coiicliirc un firrangeincul entro la Belgique et !a llollnudc, elle a agi <ivcc une luirfai'e loyauté dans sa coopération avnc les quatre autres puissances.

Dans ces circonstances, Sa Majesté, tout en l'éploranl prDfoiHli-m'.-nl les calamités d'une lutte dd-saslreuse et dévastatrice, ne pense pas que le temp^ soit encore venu où clic pourrait justilior d'adopter une mesure qui, (juO!>iuo conciliatrice dans la forme, ne j)0urrail manquer d'alarmer une piii^srince indépendante, naturellement jaloubo de ses droits et Fciirihlcmcnlattentive àtoutce qui pourrait paraître porter atteinte à son jionneur national.

Par ces raisons. Sa Majesté se voit dans la nécessité de refuser la proposition que le prince de Tolli;ymnd a eu instruction de lui communiquer. Mais le soussigné, en mèm«î temps, a reçu l'ordre de répéter à Son Excellence qu'il existe de l.i part de Sa iMajesté un désir sincère et sérieu.x de coopérer avec le roi des Français à tout ce qui pourra favoriser les intérêts généraux de Thumanilé et de la jiaix. Le Roi ne peut voir avec indiiïérei.cc l'étal de chn.ves qui existe aujouni'luii en Pologne. Son attention sera conslunirnent dirifréa vers les proi;rès de la lulle et quoiqu'elle se tienne onliu'ée h présent de ref'Jbcr son consentement à l'offre proposée d'une médiation commune, Sa Majesté ne ser.i pas moins désireuse de saisir touics les occasio/is lavorables que pourr.iierit amener les relations amicales qui existent entre les Cours de la Orande-Hrctnpue et de Uusbie, pour aiiier à l'œuvre bienfaisante de mettre un terme à une plus longue efT'usion de sang et de rendre aux pays en proie maintenant aux maliieurs de la guerre, la jouissance des l.Menfaits de la jiaix.

Le soussigné, etc.

Pahncrston.

Pctition caliioliquc en faveur de la Pokxjnc, prpscntcc aux Chcmbns Oes Pairs cl des Dêpulcs, par VAgcnec (jênérale, pour In dcfcnse

de la liber le religieuse.

Pari:., juillet 1831'.

Nobles Pairs, honorables Députes,

Une voix longten.ps ignorée, méconnue, dédaignée, s'efforce aujour.l'bui de pénétrcrparmi vous. Ce sont des catholiques de l'iauce, qui ont jeté du sein de leur abandon et de leur détresse, un regard d'amour, de pitié et d'envie, 5ur leurs frères de Pologne, et qui viennent vous demander de parler au lloi pour ce peuple de saints et de béros. Les catiioliques sont pauvres, ils sont désarmés; ils n'ont point eu de trésors à parta;^er avec les martyrs polonais; et quant à leur vie, qui est leur seule richesse, ou sait assez par quelles précautions cruelles ce suprême sacrifice est interdit à toute Ame généreuse, lis n'ont pu que prier : ils ont prié, ils ont demandé à Dieu d'octroyer au monde cl à l'Kglise Ja vie delà Pologne, ne fût-ce que pour confondre ceux ([ui dans ce monde n'ont plus de foi en Dieu cl en la vertu. Aujourd'hui, pairs et députés de h Pranco, le»; catholiques vous associeni à ces religieuses pensées, cl in;plorent votre intervention pour conscivcr à la Pologne sou indcpendauce, a la France son lionneur.

Législateurs et représentants nouveaux de la nouvelle France, déjuités d'un peuple qui n'a rien aimé mieux que la liberté, si ce n'est la gloire, ne soyez jas iiihdèles à la double voix de la gloire et de la liberté. I);ins la noble carrière cil vous appelle la conlianco du vos concitoyens, débute/ sans crainte p.-.r un a.-le

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