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8/i2 POLOGNE.
de ina^nanii"*'- nyn'paUiio avec cnv. Donnez votre saiiciion ;i ces vœux unanimes, à ce." ciis ili-' douleur el iriiidigiialion qui sïlèvcîit de tous les j'oinls du sel français ; l:i France, qui aorciil pa Vous ini|.oser ce mandai auguste , se borne à vous den)rind';r de portur au trône jiojtulaire l'i:x pression des é.iiotions qui l'agilcnl. Soyez les interprètes r'^spectneux mais éncr^^iqoos de sa volonté, et que la postérité vous reconnai.^o à ce trait pour le-, li^'fciliraes représenlants du peuple qui a lait avec la liLei lé du monde un pacte éternel.
Fils de ce peuple, vous ne pouvez, renier ses aiïcclions et ses croyances; tant que le sang des l'olonais r>)u;Aira les ondes de la Visîulc, tant que son a^-onie fatif^uera la douleur de l'iùurope, vous ne saurez rester sur vos bancs avec le calme qui convient h vos fonctions. Avec quel courap:e nous fere?.-vous ries lois quand les plus saintes lois, celles de justice et d'hummilé, subissent, au milieu du silence des rois, la plus étljlanle violalien ? Si vousditisau moiido quo TOUS êtesimpui:.sanlb pour sauver la jus!ice,k-s iiaitions te ciiarg. ronl de vous prouver que vous l'êtes aussi pour sauver l'ordie, (t lanarchie se vci.geia sur vous des injures df; la liberté.
Que le désir craintif de maintenir la paix, de rél.d'iir la prospt:ri!c publique, 3i'im[iosc pas silence au cri de voire coi.>o!ence ei île bi nôtre. La pan avec le remords et l'ignomin'e n'est point Ja jiaix : elle est jdus ruineuse que la t,'ucrre la plus san;;]a!ite. rar elle dévore la dernière el la plus précieiue ressource des peuples, leur honneur. On a vu des nations jc consoler de leur pauvreté au .sei.n de la gloire ; mais avec quoi se cinsoler de la boute? D'ailleurs, rien ne nous condamne à cette alternative. Des dcmonstiations sont tout ce que la Pologne demande à la F^rancc-, el toul ce que le de.'.polisme ruf.se alle'rd pour céder. )1 est temps que la liberté ait sa diploinitie comme sa royauté-, i! seia beau pour vous d'eu avoir donné la première leç^n à l'Europe.
Pour nous, e-i vous adre.s.sani ccs francijes paioi-.s, nous ne soriune.. que le faible écho de !o redoutable unaiiimité dos Frar.eais Nous sommes toutefois fiers que, ce premier étho soil celui d luje \oi.\: c.abolitjue ; nous somiuc.^ fiers d'avoir pu vous [«arler, au nom de notre foi, d'une cause qui est celle de la France, el nous remercions Dieu de ce qu'il lui a plu nous permettre de répondre ainsi à ces Polonais q'ii n'ont pas cr.iint de dire au monde que le Christ était leur Sauveur, el qui ont scellé une union (ié.-.o.-mr'.is immortelle eu mourant k la fois pour les deux .seules clicses qui j^yi-nt à l'bomrae le prix de s.'», vie: la foi cl la l-ihcitc!
-Les membies du conseil de l'Agence générale:
Le piésident : /•'. lU Lnnicnnais, hvs membres : r>aiihj de .S'j/?t</, C. de CiniXy Pli. Gcrict, 11. I.dcaidai'rc, L'oiiUt C!'. de MontaUinOcrl, A. de S(dinis.
AN>ÉE ïarii. 843
liéponsc du cardinal-secrctairc d'Èlal, Dcniçlli, à la Icllrc de Wladislas Oslrowslii, maréchal de la Diclc , du \" mars 1831, ciilui annoprant que le pupc, Crcf/oire XVI, ni .';on gouvcruoncut Icrnporcl cl spiriluel ne peuvent rien pour la Pologne.
Monsieur, Rome, juillet J831 '.
Je me ?iuis fail un devoir de mettre sous les yeux tic Sa Sainietc les documcuts que Votre Seigneurie m'a coufiés, avec toute la dili-^'cnce qu'exi;4e.iieiit leur 'olijel et Ils circonstances.
Vo'.is pouvez vous représenter, sans peine, comi-icn le Saint-Père a 'jté profondérncnl louciié de la confiance que la nation polonaise a mise en lui d.ius sa situation actuelle, et comme il a été satisfait d'apprenJrc qu'une partie si chère du troupeau cailioiiquc apprécie, à un si juste degré, le vif intérêt qu'il lui porte. Néanmoins, les circonstances sont loin de |ieriiieître que Sa Sainteté puisse eH'ecîuer l'œuvre qui lui est demandée. Le Saint-Pere renonce vol ont ers à con.sidérer si la démarche à iaqucUe il est invite eût pu être risquée jar lui avant le terme actuel, et avec qu'elle efiicacilé elle leût été, parce que d'autres réflexions, d'une importance plus immédiate, sont suftisantes pour lui faire sentir qu'il n'y aurait plus lieu de h tenter aujourd iiui, même en le voulant.
11 ne j eut vous être inconnu, monsieur, que idu.^ieurs des puissances du premier ordre ont récemment entrepris, de leur pro;>re impulsion, d'am.cner, selon les convenances, soit dans un congrès de représentants des Cours européennes, soit par la voie d'une intervention officieuse, la fî.xation du sort futur de la Pologne à la satisfaction commune des parties et sans qu'il soit versé plus de sang. Il n'est pas nécessaire que j'ajoute quel a t;é le rcsuitjii de c<-s tentatives encore peu connues, et qui peut-être ne vous .sont plus cachées à celte heure. Il est évident d'ailleurs que, ou tden ces ouvertures auro..t olitenu en Russie l'accueil désiré, et, en ce cas, il n'y a plu-; lieu d'espérer que les Cabinets ahanduuneiit la voie adoptée, ou bien qu'elles auront été reçues :ivec peu de faveur, cl alors comment le Saint-Père pourrait-il l'avantage piei'dre l'initiative dé.<-iréc, lorsque quel'iues-unes des princij aies Cours de l'Kuropo se sont déjà interposées?
Les réponses ne peuvent pas rester stériles ; les Cabinets qui les ont provoquées d'un commun accord ne peuvent s'abi^lcnir di procéder à de nouvelles communications entre eux. Je ne saurais deviner qm.l en sera le résultat, nui, asiuiéraent, sera digne de leur habileté et de leur prudence-, mais je puis avancer, sans crainîc de hasarder un jugement précipite, que quicoïKjue voudrait en popcscr un nouveau, non-beulemenl s'y seiail pris tard, mais :ie pourrait recevoir qu'une réponse justifiée par l'importunité d'une initiative tardive et déplacée. A quoi donc servirait de le tenter? .Mais si le Saint-Père, mû par des raisons si évidentes, nf peut se prêter à sccouilcr les désirs qui lui ont été exprimés au nom de la nation ] dlonaise, il ne 1 is.-era pas, toutefois, de faire tout ce qui lui .-^era possible pour concourir au bien d'un iicupic v.ileureui, qui mérite, par l'éminei.ce de son c.>;prit religieux, l'attention la plus bienveillante du père commua des fidèles.
Le Sant-Porc propose d'exciter, le j>lustôl pos>il>le, quelqu'un des plus puissants souverains catlioliqucs à s'y intéresser, et de le prier d'ont-.nier les démarches conciliatrices cl de médiation amicale, {\uc le Chef de la religion