‹ Recueil des traités, conventions et actes diplomatiques concernant la PologneChapitre 10 sur 61 · Chodzko, Ann. polon. ils. (1/C'i · texte numérisé non relu

Chodzko, Ann. polon. ils. (1/C'i

font espérer les bons offices et l'appui à des citoyens prêts à sacrifier leurs biens et leur vie pour le salut de leur patrie.

Adam-Korwin Krasinski,[èvèq\ie de Karaienieç;

Jean-Clément Braniçki, castellan de Krakovie, grand général de la Couronne;

Joseph-André Zaluski, évoque de Kiiovie;

Antoine-Prus Jablonowski, palatin de Poznanie ; • Jean de Hùlzen, palatin de Minsk:

Gostaniçki, palatin de Siéradie;

Antoine Dombski, palatin de Kuïavie;

François de Sales Potoçki, palatin de Kiiovie;

Antoine Lubomirski, palatin de Lublin;

François Bielinski, grand maréchal de la Couronne;

Michel-Alexandre Sapieha, palatin de Polotsk, vice-grand général de Litvanie;

Joseph- Alexandre Jablonowski, palatin de Nowogrodek;

Adam Brzostowski, castellan de Polotsk:

Alexandre -Simon Dzicrzbicki , castellan de. Brzeziny ;

Joseph Glemboçki, castellan de Kruswiça;

Vu et expédié par Gabrien-Jean-Iunosza Podoski, grand référendaire de la Couronne , en absence du grand secrétaire.

Déclaration russe pour justifier l'envahissement de la Pologne par

les troupes moskoviles dans le but de maintenir toutes les libertés

polonaises.

Varsovie, '23 avril-4 mai 1764 ;.

L'approche d'un corps de troupes de S M. l'impératrice de toutes les Russies ne peut et ne doit donner aucun ombrage à la sérénissime République, soit du côté de sa liberté ou ne sa tranquillité intérieure. Le nombre de ces troupes n'est point assez considérable -pour qu'elles entreprennent rien contre les droits et [les prérogatives d'une nation libre et puissante, telle que la polonaise; ce qui en même temps est une preuve plus

J. Joubert, 1. 1 , p. 2<i0,

que convaincante de la puî-i id- des intentions tic S. M. l'impératrice de toutes les Russies, qui ne .cc propose d'autre objet que le maintien delà liberté, à laquelle tous les membres qui composent la nation ont un droit égal e1 incontestable. Les frontières qui séparent les Etats de la Russie d'avec ceux de la Pologne s'étendent au delà de deux cents nulles de chemin. Qu'y a-t-ildonc de plus naturel et de plus important pour la Russie que de prêter une exacte attention à tout ce qui peut attaquer la liberté et troubler la tranquillité' de Ja République? S M. Impériale aurait souhaité de s'épargner la démarche qu'elle g fait»; jusqu'à présent, niais il a fallu céder aux circonstances où ni les lois, ni la raison, ni l'amour de la patrie, et la considération de la tranquillité commune ne faisaient aucune impr< s ion sur les esprits. Les troupes de la République, naturellement d< tinées a garder les frontières du royaume, oui éié employées, dansiez diétines,afin de gêner les suffrages libres d'une noblesse indépendante, et les tribunau < de capuchon ne se sont établis qu'à main armée. Ce qui s'est passé à Graudenlz est trop i écent pour être enseveli dans l'oubli. Les oréres donnés aux troupes de la République de s'approcu ïr de^J arsovie donnent sua l d s craindre qu'on entreprenne ce qi e l'on a déjà vu ri-devant.

S. M. Impériale, notre gracieuse souveraine, ne souhaite que le maintien de la tranquillité publique, et ne permettra jamais qu'en quelque endroit que ce soit un parti opprime l'autre par eue supériorité de forces, surtout si l'équité ne la déterminait point à réprimer les violences et les voies de fait. C'est pourquoi, nous, soussignés, ambassadeur extraordinaire, et ministre plénipotentiaire de Russie, déclarons en termes exprès, au nom de S. M. Impériale, notre gracieuse souveraine, de ii manière la plus solennelle, au primat et à i'iïlustre République, que les troupes russes n'apporteront absolument aucun obstacle aux délibérations; qu'elles ne se môli d'aucune chose qui concerne la Diète générale, et qu'elles n'agiront en aucune façon, aussi longtemps qu'il plaira aux membres de la République de s'abstenir de toute violence doni le but serait ne troubler la tranquillité publique ou la ùreté des particuliers. Comte KeyserUng ;

Prince hepnine.

Protestation des ministres, évoques, palatins, castellans et nonces ou députes polonais, contre les violences que, les trois puissances voisines exercent sur la Pologne et sur l'imposition du candidat au. trône lors de la Diète de convocation.

Varsovie, ]0 mai 1764'.

Nous soussignés, sénateurs, ecclésiastiques et séculiers, arrivés à Varsovie pour assister à la Diète , nous comparaissons devant 3c greffe pour y exprimer, par ce présent manifeste, toute l'amertume de notre douleur, persuadés que notre cruelle situation doit émouvoir et exciter la compassion de toute l'Europe et du monde entier.

Dans les circonstances critiques et fâcheuses où se trouve la patrie, nous ne nous sommes laissé guider que parles lumières de la raison, par notre zèle et notre attachement pour la patrie, et enfin par le droit de gens, qui prescrit à tous ceux qui veulent coopérer et concourir au salut de la République, menacée du péril le plus éminent, de se servir de tous les moyens permis par la religion, parles lois, et par le témoignage presque toujours infaillible d'une conscience droite et sincère Nous nous étions flattés qu'en conservant une parfaite neutralité, et n'embrassant aucun parti, nous parviendrions plus sûrement à ramener les esprits divisés, à éteindre le feu de la discorde et de l'animosité, à arrêter les entreprises funestes contre les lois cardinales qui devaient entraîner la perte et la ruine de la République. Le Dieu suprême qui connaît' nos pensées, et le. public, témoin de la droiture de nos démarches, ne peuvent également ignorer nos soins constants et infatigables par lesquels nous nous sommes efforcés, pendant plusieurs semaines avant le temps fixé pour la Diète, d'atteindre un but heureux et si désiré de pouvoir épargner à la République une partie des maux près de fondre sur elle de toutes paris.

Mais, tandis que nous éprouvions l'inutilité de nos démarches, que nous voyions sans succès et sans effet les motifs équitables et légitimes qui nous animaient: tandis que, par un e.xcH prodigieux, jusqu'alors inouï depuis l'origine et la naissance de la République, nous avons trouvé, au temps de la Diète, les envi-

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