Wielhorski Michel, Manifeste, Paris
rons de Varsovie, ses faubourgs, et même toutes les rues, occupas par des soldais étrangers, dans l'attitude de gens prêts à combattre; le château, la chambre des nonces, et celle du sénat, asile sacré des lois, respectés par nos ancêtres, préserves par les lois les plus positives, remplis et investis d'une multitude de soldats à la solde de quelques particuliers malintentionnés ; on a vu celte soldatesque insolente el téméraire tirer le sabre par deux fois contre des nonces légitimement élus qui défendaient, avec toute l'éloquence du patriotisme, la sainteté des lois et les augustes prérogatives de la nation. Ces mêmes nonces insultés et si indignement outragés, pouvions-nous envisager avec une coupable indifférence de si horribles attentats commis Contre les lois? Cette réserve nous eût peut-être été tout au plus permise dans des temps moins critiques et moins orageux, où l'on n'avait encore osé fouler aux pieds les lois fondamentales delà République, et cette précieuse liberté, qui en est l'avantage le plus essentiel et l'appui le plus solide. C'est donc de la manière la plus solennelle que nous nous manifestons tous, joignant notre consentement unanime au manifeste de MM. les nonces en date du 9 mai 1764.
Nous ne pouvons nous dissimuler que les ressources nous manquent du côté de nos propres efforts, et combien il nous serait difficile de nous défendre par nous-mêmes, si nous étions malheureusement privé; des secours et de l'assistance du ciel; mais la justice de notre cause, et la protection visible que Dieu ne refuse jamais à l'innocence opprimée, raniment notre espoir, augmentent et soutiennent notre ferme confiance. C'est obéir à ces lois immuables, éternelles, que d'aimer sa patrie, de défendre sa liberté et ses prérogatives; c'est, en un mol, en nous y conformant, que bien se déclarera le protecteur puisgant, et le défenseur redoutable des généreux enfants de la patrie, résolus de verser leur sang pour son salut, de lui sacrifier leur biens et leur vie-même.
Ci Uan Soltyk, évoque de Krakovie.
Joseph Zaluski, évêque de Kiiovie.
Adam Krasinski, évêque de Kamicnieç.
Thomas Soltyk, palatin de Lenczyça.
Mathias Sollyk, castellan de Warsovie, Etc., etc.
déclaration de, CatJierine II, 'ssant à la Pologne toutes sec
possessions territoriales, et qu'elle ne s'arrogerait jamais aucun droit sut les Huthenics faisant de tout temps partie in la Pologne, si raie dernière lui donnait et confirmait le titre d'Impératrice de toutes les Russies.
Varsovie el Pclersbourg, mai et juin 1764'. « Nous, Catherine li, par la grâce Je Dieu impératrice et au tocratrice de toutes les Russies, de 1 ovie, deKiiovie,de \ ladimirie, de Novogrod; tzarine deKazan, tzarine d'Astrakhan, tzarine de Sibérie; dame tic Pie kow et grande-duchesse du Smolensk; duchesse d'Estbonie, de Livonie, de Karélie, de Tvzr, de tugorie, de Permie, de Viall . di Bulgarie; dame d'autres pays; grande-duchesse ce Novogrod inférieur, de Gzeruigovie, deResan, deRostov, d'Iaroslav, de Belo-Ozero, d'Udovie, • dovie, de Kondinie; souveraine de toute la région septentrionale, dame delà terre d'Ibérie, suzeraine des tzars de Kartaîinie, et de Grousie, dame et dominatrice héréditaire de in terre deKabardie, de Circassieet des montagnes et d'autres conU savoir faisons à tous el à chacun en particulier, et notamment aux parties intéressées, que:
« Nous avons envoyé à la sérénissinie République de Pologne et au grand-duché Je Litvanie des ministres avec nos ordres et noire assentiment, pour exposer et expliquer notre véritable el sincère pensée, touchant l'usage que nous en tendons faire du titre d'Impératrice de mutes les Russies, auxquelles volontés nos ministres ont satisfait par la déclaration suivante :
«-Nous, Ilermann-Charles Keyserling, comte du Saint-Empire romain, conseiller intime et actuel de S. M. l'impératrice do toutes les Russies, chevalier do l'ordre de Saint-André, de Saint-Alexandre Nevsky et de l'Aigle-Blanc, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire; el Nicolas, prince Repnine, maréchal-de-camp des armées impériales, chevalier de Tordre de Sainte-Anne et ministre pl< oip >tentiaire auprès de la . nissime République, déclarons n r l< présentes: « Il est notoire que le Iraiu- de paix conclu en 1686 entre ia