I. Archives de Prusse
ment essuyés dans cette guerre. E1 je . rai Lion aise de po dire que c'est à la lus ie que j'en ai principalement l'< de celte nouvelle a :qui: i!- ►n, qui fournirait en même ten ps une nouvelle occasion de raffermir nos liens réciproques et de les rendre encore plus indissolubles, et me mettrait en état de lui être d'autant plus utile d une autre occasion.
Quant à la né n ; our la paix avec leTurk, l'impéra-
trice peut être assurée que je ne discontinuerai point de l'appuyer autant qu'il me sera possible, et que je ne e absolument rien pour lui procurer une paix glorieuse.
Je n'ai jusqu'ici rien communiqué des propositions de paix qu'elle m'a confiées '1 la I our de Vienne. Ce serait abuser de la confiance nue S. M. Impériale in';; témoignée en cette rencontre, c! je n'en ferai aucunement rien connaître qu'après qu'elle-même m'en », quoique d'ailleurs j'aie lieu de
me flatter que toul réussira à son pré, et que cette négociation se terminera l\ sa satisfaction. Frédéric.
' nrusm ■ • - ■' à l ■ '. . e, aunom de Catherine II, par son nouvel ambassadeur à Varsovie, comte de Saldern, contre la eu. fédération de Bar ci sm h s é\ cm ri nts de Vépoque.
\ . ivie, 14/25 mai 1771 '.
C'est avec les sentiments de la plus vive douleur eue l'ambassadeur de S. M. [riipériale de toutes les Russies, en entrant dans Jes fonctions de son ministère auprès de S. M. le Roi et de la sérénissime Répul liqui de Pologne, porte ses regards sur des objets qui lui présentent de ti us côtés le tableau eifr; yant des calamités de l'État. Une nation libre avant ces tristes temps, florissante, estimée et considérée dans ses amitiés el ses alliances ; une nation à qui les fastes de l'histoire ont assigné un rang distingué entre les puissances considérables de l'Eui îivrée aujourd'hui à to iti l'horreur des séductions, des troubles domestiques et des guerres intestines, voit saper par des mains ennemies que son sein a produites tout l'édifice de sa liberté, de sa considération et de sa gi andeur. Partout la malice la plus noire et la séduction la plus article Cbodzko, Ann polon. Sf, :.. (1771).
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rieuse étalent leurs sophismes dangereux, et s'insinuent dans l'imagination et les cœurs par des illusions étrangères, iraines en eîles-ménies , mais toujours funestes dans leurs suites aux âmes faibles el crédules! Les iois impuissantes et violées avec impunité, un gouvernement hors de toute, activité, les biens, la vie et la liberté des citoyens abandonnés sans défense à la fureur de l'ambition et de la cupidité! Enfin -l'anarchie cruelle soulevant sa tête audacieuse de l'abîme des maux publics el signalant son empire par les meurtres et les ravages!
Sur qui une désolation si universelle a jamais pu faire une impression plus douloureuse que sur l'auguste souveraine que l'ambassadeur a l'honneur de représenter auprès de cet État? Qui peut désirer plus vivement, sans aucune vue d'intérêt, de travailler de toute sa puissance an salut de la nation polonaise, si éminemment menacée d'une destruction totale, que l'impératrice de toutes les Russies, dont les vui s permanentes, routes les actions et {ouïes les démarches n'ont jamais tendu qu'à maintenir et accroître sa prospé] i;-' ?
Si les devoirs de l'humanité et de la conservation , nés avec tout homme, ne sont pas entièrement étouffés; si le cri de la patrie ose encore se faire entendre dans les cœurs des citoyens vertueux qui gémissent en silence de la perte publique; si le désespoir général où ils sont plongés n'est pas encore parvenu à ce période terrible dont sont menacées toutes les répul tiqui qui renoncent à leur tranquillité pour entretenir chez elles des troubles et des divisions sans fin, ce n'est que de leur réunion sincère et de leurs efforts patriotiques, soutenus de toute l'assistance que l'amitié, l'affection constante, la droiture et l'équité inépuisable de S. M. Impériale de toutes les Russies leur assurent à la face de toute l'Europe, que pourra luire sur la République un jour plus serein, que l'ordre et la raison reprendront leur autorité, que le calme et la paix, api es avoir effacé tant de disgrâces, ramèneront l'aisance et la félicité publiques.
Une résolution active est dirigée sans détour vers un but fixe et unique; la guérison dù^ maux de 1 1 patrie est un i loi ineffaçable du cœur de chaque citoyen dans une crise pareille. Pour manifester atout!' la nation combien l'impératrice de Russie veut coopérer sincèrement et efficacement au succès d'une en-
treprise si salutaire, pour fonder par des assurances non équivoques la confiance qu'elle cherche de perpétuer dans l'esprit des Polonais, pour ôter tous les nouveaux subterfuges aux soupçons, aux mauvaises» interprétations, aux influences de l'envie et de la jalousie, et à tant d'inspirations sinistres qui ont excusé ,1e précipice où la nation es! tombée, l'ambassadeur de S. M. Impériale de toutes les Russies fera connaître! ici les sentiments et 'les dispositions inaltérables de sa souveraine, qu'elle-même lui a ordonné de rendre publics : '
1° Que S. M. Impériale, toujours sincèrement touchée des malheurs dont la nation polonaise est affligée, est résolue d'employer les derniers efforts, dictés par sa générosité et sa fermeté, pour concilier les esprits et pour pacifier les troubles;
2° Que S. M. Impériale invite la nation à se réunir en déposant, toute haine particulière et en se garantissant contre les vues intéressées des particuliers qui l'ont" entraînée dans tous les malheurs, et. à s'occuper sérieusement des moyens de mettre fin aux calamités de leur pal! ie ;
3° Que S. M. Impériale voyant avec regret que le faux jour sous lequel sa participation aux affaires de la République a été représentée chez une partie de la nation par les envieux du repos public, contribue malheureusement à nourrir et entretenir les troubles, a donné les ordres les plus précis à son ambassadeur de travailler 'i ramener les esprits, en les éclairant sur les vraies intentions de l'impératrice, ci. en concertant avec la nation même les moyens de la tranquilliser sur tous ses droits;
k° Que pour parvenir à cette tin, il est nécessaire que les bien intentionnés, qui aiment véritablement leur patrie, s'entendent avec l'ambassadeur sur les moyens de pacifier la République et d'eu déraciner tous les troubles par les voies les plus légales;
ï)° Que l'ambassadeur apportera dans la négociation toutes les facilités qui peuvent convaincre la nation du désintéressement do Sa Majesté, et qu'elle n'a jamais rien fait ni souhaité qui puisse nuire à l'indépendance de. la République;
0° Que ceux de la. nation qui se sont laissé entraîner à la séduction et à l'erreur sur les sentiments et les actions de l'impératrice, au point de prendre les armes pour se précautionner contre des terreurs imaginaires, et, en attendant, accablent leur
patrie sous le poids des maux les plus réels et les plus pressants, sont également invités à donner accès à un amour de la patrie mieux éclairé et plus salutaire un entrant dans les voies^ légales de pacification qui vont leur être ouvertes, cl dont le succès est aussi certain pour le bonheur de tous que la violence a été fatale à tout l'État , et continuera de l'être si l'on n'y renonce volontairement;
.7° Que; pour cet effet, chacun de ceux mômes qui ont porté jusqu'ici les amies pour augmenter les malheurs de leur patrie, et qui désormais voudraient rester tranquilles dans leurs maisons et s'abstenir de toutes hostilités, sont sûrs de n'être point poursuivis ni inquiétés par les troupe- de S. M. Impériale ;
8° Que les ordres les plus précis et les plus clairs sont déjà annoncés pour cet effet à tous les chefs et commandants des troupes impériales qui se trouvent en Pologne, aussi bien qu'un ordre immédiat, signé de sa liante main, pour observer la plus exacte discipliné, dont, les habitants, autant que la nécessité absolue, de pourvoi)' à la subsistance des troupes le permet, sentiront l'effet le plus prompt et le plus salutaire.
Après avoir exposé lus vues, les désirs elles intentions magnanimes de S. M. impériale de toutes les Russies, sou ambassadeur, en se félicitant de rhonneur de les annoncera l'illustre nation polonaise, se bornera à ajouter, pour sa personne, que l'impartialité, le travail, le zèle et l'activité qui-, en lui, sont l'effet du devoir, le seront aussi d'un penchant vivement senti à sacrifier ses dernières forces pour faire le bien et pour servir dignement à un si grand dessein. Comte de Saldcrn.
Dépêche confidentielle du roi Frédéric 11 à son ambassadeur en Russie, comte de Solms, en témoignant sa joie des intentions de Catherine Jl pour Mter k partage de la Pologne.
Potsdam, 14 juin 117) '.
Je suis si satisfait de votre àépôche du 2 de ce mois, que quand même je n'acquerrais pas un village de la Prusse polonaise, la façon de penser de laCeur de Pétersbourg, sincère et aimable, me tiendrait de tonte possession ultérieur.'. Gepen-