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dan!, comme celte Cour se. trouve dans de? dispositions aussi avanta j< uses, je crois, pour commencer par ce qui me regarde, je crois qu'on pourrait lui proposer la possession de la Pomérellie, excepté Dantzig, et, pour équivalent de cette ville, la starostie de Clulm (Chi Imno) et de Marienbourg (Malborg),. ou, si cette proposition : araissait trop difficultueuse, ou lieu de la Pomérellie : la Warmii , Elbing, Marienbourg et Culm. -M i i .•- la première proposition" sera toujours la plus avanlageusi , si vous pouvez l'arrangi r ainsi, parce qu'elle me donne une communication avec la Prusse ducale, dont autrement je demeure toujours coupé par la Pologne. Je me confie à votre zèle et à votre habileté de faire réussir la première.
Quant aux affaires qu'il s'agit de traiter à l'occasion de cette acquisition, je crois qu'il est absolument nécessaire qu'il se fasse une convention, entre les deux Cours, de leurs acquisitions mutuelles, et, pour cet effet, vous en trouverez le plan ci-joint.
Je n'entre point dans la portion que la Russie se destine, et j'y ai laissé exprès table rase pour qu'elle la règle selon ses intérêts et son non plaisir.
A présent, j'entre en discussion de ce que demande l'es tion de ce plan, et je commence par applaudir sincèrement au comte de l'ai mie. qui, en communiquant aux Autrichiens ses propositions de la paix, n'a fait aucune mention de la Pologne et de son démembrement, parce qu'il est prudent d'attendre les "sentiments de la Cour de Vienne sur Ja paix avant de lui faire de nouvelles propositions.
J'espère qu'on aura à la Cour de Pétersbourg assez de confiance en moi pour croire que, si je puis rendre le prince de Kaunitz coulant par mes représentations, je le ferai, mais à présent je suis bien éloigné de gouverner ces gens qui, dans le fond, demeurent les ennemis irréconciliables de ma Maison. Après tout, quand il s'agit de faire une paix de l'importance, la Cour de Pétersbourg doit se préparer h trouver des obstacles, quoique avec vérité il faut avouer qu'eu considérant ses succès, ses propositions sont modérées, niais il faut se préparer à cela, et, avec un peu de fermeté et de liant dans la négociation, l'impératrice de Russie réussira, dans le gros de l'affaire. Je crois donc
ANNÉE 1771. y]
qu'il ne faudra parler de nos droits respectifs, dont, de notre côté, les déductions sont prêtes, que lorsque la négociation avec ies Turks aura commencé à prendre consiétance. Les raisons en
sont qu'il ne faut pas effaroucher tout ù fait la Cour de. Vienne par des objets trop multipliés, et que lorsque la négociation de la paix sera arrivée à un certain poinl de consistance, il ne dépendra plus des Autrichiens de la rompre, si nous déclarons alors unanimement nos vues sur la Pologne, en nous fondant sur l'exemple que. la Cour de Vienne nous en a donné par sa prise de possession de certaines starosties, dont on la laisse joui)1 tranquillement. Elle n'aura premièrement rien de bon à répondre, parce qu'elle a été la première à nous montrer le chemin. En second lieu, j'ai tâché de me mettre en ce temps aussi bien au fait que possible de ses ressources, et voici ce qui m'en revient. Elle ne peut compter en rien sur l'assistance de la Franco, qui se trouve dans un étal d'épuisement si affrem , qu'elle n'a pu donner aucun secours à l'Espagne, qui se trouvait sur le point de déclarer la guerre à l'Angleterre, et si cette guerre ne s'est pas faite, il faut l'attribuer uniquement au bon leversement des finances de la France. Oc, voici donc comme je raisonne : si la Cour do Vienne a même envie de faire la guerre, voudra- t-eiie la déclarer, sans espoir d'aucun allié, à la Russie et à la Prusse en même temps? Cela ne me paraît ni vraisemblable, ni probable; ainsi, nous n'avons rien à craindre avec lé projet d'acquisition sur la Pologne. Je garantis aux Russes tout -ce qui se trouve de leur convenance, ils en feronl autant envers moi, et, supposé que les Autrichiens trouvassent leur portion en Pologne trop faible, en comparaison de la nôtre, et qu'on voulût les satisfaire, il n\ aurait qu'à leur offrir cette lisière de l'État de Venise qui les coupe de Trieste, pour les • mettre en repos, et quand même ils liraient les méchants, je vous réponds sur ma tète que notre union bien constatée avec la Russie les fera passer par tout ce que nous voudrons. C'est • pourquoi je prends sur moi toutes les garanties que la Russie exigera, des terrains qu'elle trouve convenables à son arrondissement, et je crois que je ne risque certainement pas la guerre à donner ces garanties. Cette affaire ne demande que de la contenance et de la fermeté; cl je réponds d'autant plus de la rcus-
site, que ceux qui pourraient s'y opposer, savoir les Autrichiens, ont affaire à deux puissances cl n'ont personne pour les épauler.
J'espère que vous ferez un bon usage de celte dépêche, et qu'au retour du courrier vous me renverrez la convention signée: Frédéric.
Convention entre VAutricIie et la Turquie à l'occasion de la guerre actuelle entre la Russie et la Turquie, et pour sauvegarder les triples intérêts politiques, militaires et commerciaux de l'Autriche, delà Pologne et de la Turquie contre les rapacités moshouites.
Gonslantinople , 6 juillet 1771'.
Comme la Cour impériale et la Sublime-Porte-Ottomane se sont toujours occupées à remplir avec sincérité les devoirs mutuels, fondés sur le puissant lien d'un bon voisinage et d'une pak perpétuelle, et n'ont jamais cessé île rechercher avec afïec lion et cordialité les moyens les plus propres à consolider et à resserrer de plus en plus les nœuds fortunés de la bienveillance réciproque; sur ces entrefaites, le cours du repos des nations et de h prospérité publique ayant été interrompu par le commencement et la durée d'eue guerre qui depuis quelque temps s'est élevée entre la Sublime-Porte et la Russie, par un concours d'accidents, les deux Cours, en conséquence de leurs sentiments mutuels, ont cru devoir prendre amicalement en c >nsidération la manière la plus efficace pour faire cesser au plus tôt un fléau aussi préjudiciable à la tranquillité générale, en rétablissant la paix d'une façon convenable à 1a dignité de l'empire ottoman, et comme à cette fin on a cru à propos et jugé nécessaire, pour la prompte exécution d'un dessein aussi salutaire, d'établir de concert une convention sur certains points, ei les désirs et les vœux des deux parties ne pouvant une se réunir pour l'augmentation d'un objet qui devait produire un succès si heureux, à cet effet, et pour commencer et régler au plu cet ouvrage salutaire, la SoMme-Poi le ayant constitué pour ses plénipotentiaires le très-essellent Ali-Mehemed-Enur-Effendi Kardilesker, actuel de Natoflie, el Bey-Ismael Bcg, substitué à