Chodzko, in» poion. Ifs
que rien ne m'intéresse davantage que d'entendre votre nation, toute' (Faccord, rendre, à vos vertus et à vos lumières, la justice qui îè/Ur est duc, el prévenir, pour ainsi dire, et fixer d'avance le jugement de l'Europe et de la postérité. J'ai aussi entendu. avec la plus vivo satisfaction, des personnes éclairées qui ont apprécié la sagesse du discours que Votre Majesté prononça à la séance du lundi, dans l'esprit du vrai-dief de la nation qu'il fallait avertir d'agir avec calme, el de bien peserle^oitr étleconïre, dans le momentle plus critique j>< -celle. Tout cela, Sire, méfait d'autant plus de plaisir qu'il s'agit de reprendre, sur les citoyens, cet ascendant qui est l'ouvrage delà confiance et de l'accord. Votre Majesté se rappi lie que nous allons bientôt travailler à la réforme de la constitution. Si l'on avait à faire à des gens éclairés on sentirait, indépendamment de toute personnalité, qu'il faut augmenter les prérogatives du trône, et donner le plus d'autorité qu'il est possible au coi» pour avoir un gouvernement énergique. Mais, Sire vous connaissez trop bien le pays pour ne pas convenir que les sentiments particuliers pour Votre Majesté, influeront plus que les principes politiques su ries arrangements i
qu'on, va prendre. C'est pourquoi je suis, on ne peut pas pins, content de tout ce que j'entends autour de moi à la louange d'un roi citoyen, qui, dans le conflit délicat de tant de devoirs opposés, n'a songé qu'au-bien être de sa patrie, et s'est entièrement dévoué à la chose publique.
Daignez, Sire, pardonnez, à un homme qui existe pour vous, celte effusion de joie. J'ai cru que, vous assurer des sentiments de vos peuples, était la plus vraie et la plus agréable satisfaction pour votre cœur magnanime. Vousles faire serait un crime que je me reprocherais comme un vol que je ferais, non pas à votre vertu, mais à votre à tendresse paternelle pour nous.
Piattoli.
Traité d'amitié ci d'alliance mire la Pologne et la Prusse.
Varsovie, le 'J9 mars 1790'-.
Au nom de la très-sainte et indivisible Trinité! Soit notoire à tous ceux h qui i! appartient. La maison royale de Prusse et électorale de llrandebourg ayant entretenu avec
I, Martens, ÏV, p. 471.
es sérénissimes rois de Jn République de Pologne, depuis les emps les plus éloignés, les liaisons les plus étroites d'amitié t d'alliance, et S. M. le roi de Prusse ayant nouvellement donné . la sérénissime République de Pologne des marques réelles de on amitié, il en est résulté un désir mutuel et réciproque de ■enouveler et de resserrer ces anciennes liaisons par un traité l'alliance défensif, pour le bien des deux parties et pour le oaintien de la tranquillité commune cl particulière de? deux Sfetts. Pour remplir un but aussi salutaire, S. M. le roi de ?fussea nommé et autorisé son chambellan, envoyé extraordiîaire et ministre plénipotentiaire auprès de S. M. le roi el Sa République de Pologne, le sieur Jérôme, marquis de Lucche- ;ini, et S. M. le roi et les États de la sérénissime République de Pologne, assemblés en diète ordinaire et confédérée, ont nommé :l autorisé Hiacinthe Maiachowskî, grand chancelier de la couronne; Alexandre, prince Sapréha, grand chancelier de Lithua- :iie; Mathias Garnysz, évêque de Chelm, vice-chancelier de îa couronne; Joachim Chreptowicz, vice-chancelier de Lithuanie, ïoseph Rybinski , évêque de Kuiavie el dePoméranie; Ignace Pûtoçki, maréchal de la cour do Lithuanie; Stanislaus Malaa&owski, référendaire de la couronne e1 maréchal de la diète et le la confédération de la couronne ; Kasimir, prince Sapiéha; grand maître de l'artillerie et maréchal de la confédération de Lithuanie; Antoine Dzieduszyçki , grand notaire de Lithuanie, lesquels plénipotentiaires, après s'être communiqué leurs pleins pouvoirs en bonne et due forme, et après avoir conféré entre eux, sont convenus des article- suivants :
Art. 1. Il y aura une amitié et union sincère et constante entre S. M. le roi de Prusse, les héritiers el successeurs de S. M. le roi de Pologne et ses successeurs, ainsi que. la sérénissime République de Pologne, de sorte que les hautes parties contractantes apporteront la plus grande attention à maintenir, entre elles et leurs États et sujets, la plus parfaite amitié et correspondance réciproque, et s'engagent à contribuer autant qu'il sera en leur pouvoir à se défendre et à se conserver mutuellement eu paix et en tranquillité.
Art. 2. En conséquence de l'engagement contracté par l'article précédent, les deux hautes parties contractantes feront tout
leur possible pouf se garantir el se conserver réciproquement 3a possession tranquilb des États, provinces et villes, et de tout le territoire qu'elles possèdenl dans le temps 'le la conclusion du présent traité d'alliance. Cette garantie «les possessions actuelles n'empêcher; cependanl pas l'arrangement amiable de quelques contro\ . i s, qui ont existé avant la conclusion de ce traité, reïailvemoni à di s limites particulières, et qui n'ont pas encore été aplanies
Art. 3. Si le «m ; arrivait que l'une des hautes parties contractantes sérail me iacée d'une attaque hostile pai qui nue ce soit, l'autre emj ci* mit , sans délai, ses bons oflices les plus efficaces pour prévi nir les hostilités, pour procurer satisfaction à la partie lésée, cl pour ramener les choses dans la voie de la conciliation; mais si ces bons oflices n'avaient pas l'effet désiré, dans l'espace de deus mois r t que l'une des hautes ] arties contractantes fût en attendant hostilement attaquée, molestée ou inquiétée dans quelques-uns de ses Etats, droits el possessions en intérêts, ou de quelque manière que ce soit, l'autre partie contractante s'engage de secourir son allié sans délai, pour se maintenir mutuellement dans la possession de tous les États, territoires, villes et pi n ■■ roi leur ont appartenu avant le commencement de ces hostilités; pour lequel effet, si le royaume de Pologne venait à être attaqué, S, M. le roi de Prusse fournira à S. M. le roi et la ;érénissime République un secours de 14000 hommes d'infanterie et de 4000 hommes de cavalerie, accompagné d'un train d'artillerie proportionné au nombre de troupe* 3 et si S. M. prussienne venait à être attaquée, S. M. le Roi et la République de Pologne lui fourniront un secours de. 8000 hommes de cavalerie et de 4000 hommes d'infanterie, accompagné d'un train d'artillerie proportionné au nombre des troupes; lequel secours respectif sera fourni dans l'espace de deux mois à dater du iour que ia réquisition sera remise de îa part de la partie requérante, et demeurera usa disposition pendant toute, la durée de la guerre dans laquelle elle se trouyera engagée. Ce secours sera payé et entretenu par la puissance requise, partout on son allié le fera agir ; mais la partie requérante lui ' un nii a gratis, dans ses !iiai>, le pain et le fourrage nécessaires sur le pied usité dans ses propres troupes. Si
la partie, lésée el requérante préférait aux troupes un secours en argent, elle en aura le choix; et ce secours sera alors évalué à vingt mille ducats de Hollande par an pour mille hommes iTinfanterie, et à vingt-six mille six cenl soixante-six ducats de Hollande pour mille hommes de cavalerie par an ou dam-, la même proportion par mois. Si la République de Pologne préferait alors de fournir son secours en blé pour l'approvisionnement des magasins,S. M. prussienne s'j prêtera, autant que ses propres intérêts le permettront; et on évaluera alors le blé que la Pologne pourrait fournir, selon le prix courant de la Pologne.
Art. 4. Pans le cas où ce secours stipulé ne serait pas suffisant pour la défense de la puissance requérante, la puissance requise l'augmentera suivant la néi ei ■ Ité du cas ; et cette augmentation sera, du coté de S. M. le roi de Prusse, jusqu'à trente mille hommes, et du côté du Roi et de la République de Pologne, jusqu'à vingt mille hommes. Si, cependant, malgré cette détermination de la quantité des troupes auxiliaires, l'une des deux parties contractantes se trouvait dans le cas d'un secours de lottes les forera de l'autre, les deux parties se réservent de se concerter sur ce secours extraordinaire et de le requérir.
Art. 5. Les troupes qui seront fournies par la partie requise seront sous le commandement du général qui commando l'armée de la partie requérante; mais elles resteront ensemble et sous les ordres de leurs propres généraux et officiers : elles ne seront pas plus exposées, el - 11< s seront traitées aussi favorablement que des troupes de la partie requérante.
Art. C. Si quelque puissance étrangère que ce soit voulait, à titre d'actes et stipulations précédentes quelconques, ou de leur fflterprétation, s'attribuer le droit de se mêler des affaires internes de la République de Pologne ou de ses dépendances, en tel temps ou de quel pie manière que ce soit, S. M. le roi de Prusse s'emploiera d'abord, jeu- ses bons offices les plus efficaces, pour prévenir les hostilités par rapport à une pareille prétention; mais, si ces bons offices n'avaient pas leur effet, et que les hostilités résulteraient à cette occasion contre la Pologne, S. M. le roi de Prusse, c a reconnaissant ce cas comme celui de l'alliance, assistera alors la République, selon la teneur de îarlicle k du présent traité.
Art. ri . Les parties contractantes ayant résolu de pourvoir aux intérêts des deux nations, par un traité de commerce, et la nature d'un tel traité exigeant du temps, elles n'onl pas voulu que cela pût causer du relard dans la conclusion du traité d'alliance, également désirée des deux côtés; mais on continuera la négociation, autant pour la vérification et redressement des abus, qui auraient pu s'être glissés de part et d'autre, dans l'exécutio i du dernier traité de commerce, que pour hâter la conclusion du nouveau traité, qui établira d'une manière pluscomplètelesavantages réciproques du commerce, pour le bien des deux nations.
Art. 8. Le présent traité d'alliance sera approuvé et ratifié par S. M. le roi de Prusse, et par S. M. le Roi e1 la République de Pologne, et les lettres de ratification en lionne et due forme seront délivrées et échangées de part et d'autre dans l'espace de quatre semaines, ou plus lot si faire se peut, à compter du jour de la signature du présenl traité.
En foi de quoi, nous, soussignés plénipotentiaires de S. M. le roi de Prusse, et de S. M . le Roi et la sérénissime République de Pologne-, avons signé le présent traité d'alliance et y avons apposé le cachet de nos armes.
Hiacinthe, comte Malachowski ; Jérôme, marquis de Lucches
Alexandre, prince Sàpièha ;
Mail uns Garnysz;
Joachim Chreptowicz ;
Joseph Rybini ■ l ;
Ignace Potochi ;
Slan islas Malachowski;
Kasimir, prince Sapiéha;
Antoine DzieduszyckL
Lettre du roi de Prusse Frédéric- Guillaume II, en réponse a celle du roi de Pologne Stanislas-Avgush ,du ïlmars 1790, sur l'alliance polono-prussknne et sur les négociations relatives à Danlzigei à Thorn.
Berlin, ce 1) avril 1790*.
Monsieur mon frèreje prince lablonowski m'a remisla lettre, 1. Archiva de Prusse. .
que Votre Majesté m'fi bien voulu écrire en date du 17 mais, et par laquelle elle réclame ma droiture personnelle, pour faire cesse;' ses griefs de commerce que la nation polonaise croit avoir contre 3 a Prusse, Je suis flatté delà confiancedonl VotreMaftsté m'honora, et je n'omi ttrai sûrement rien de mon côté pour fejusiilicr; mais prie Votre Majesté et sa nation d'observei ai isi m même justice et impartialité qu'elle me demande, envers moi et mon Etat ; ci qu'on pèse dans une balance exacte les véritables circonstances de l'objet important dont il s'agit.
Si Votre Majesté veut se rappeler toutee qui s'est passédepuisla pssion de îa Prusse occidentale, elle ne pourra pas méconnaî- |pe que les charges et les inconvénients auxquels le commerce de la nation polonaise sur la Vi itule ei vers la mer Baltique se ■rouve peut-être exposé, prennent uniquement leur origine et leur source de ce que lors de îa cession de la Prusse occidentale, les villes de Dantzig et de Thorn en furent exceptées, luoique situées au milieu de la Pruss • et que ies circonstances pigèrent de conclu:;';.:.) 1773, la convention de commerce entre fc Prusse et la Pologne, par laquelle toutes les marchandises que la nation polonaise transporte vers Dantzig, ou exporte, ont été chargées des mômes droits de d uze poui cent, qui ont déjà existé du temps de la domination nylon use. S'il s'est glissé les abus dans la perception d( ces droits parla conduite des louan iers, ce que les sujets prussiens n'éprouvent pas moins Kl Pologne, moi aussi bien que le [loi mon prédécesseur, nous avons taché de les redresser au possibl ; dans le cas de plaintes portées; j'ai fait surtout réduire l'estimation des productions Bolonaises à leui véritable valeur dans la (iona.no de Pordon, oL j'ai lai! di min nerj usa u'à trois pour cent les droits de transit pour (foutes les marchandises, que la nation polonaise l'ait voue de l'étranger par terre ei à travers de mes États. J'ai fait plus, ce Qu'aucun souverain n'a encore fait, et que la nation polonaise a'a pas même pu exiger ; c'esi que j'ai aboli les di oits de douane ei péage sur la plus grande partie des productions et marchandises, que Ses Lithuaniens portent dans la Prusse orientale et à gttes ports de Kônigsberg et Memeï, en ùtanl les bureaux de Douane qui ont subsisté depuis des siècles aux frontières de la Prusse et de la Lithuanie.
Je crois donc avoir fait tout, et plus qu'on ne saurait exiger de moi, pour faciliter le commerce de la nation polonaise par mes Etats. Il peut se faire sans aucun droit vers les villes de Ë.ônisgberg et deMemel, et^i raison de deux pour cent pannes villes maritimes d'Elbing et de Stettin. Si le commerce que les Polonais veulent faire à Dantzig est chargé d'un impôt de douze pour cent, c'est la sui le naturelle et nécessaire de l'existence des anciennes douanes polonaises de la convention de 17 75. et de la situation de la ville de Dantzig. On ne saurait exigi : d moi avec équité, que j'accorde les mêmes avantages dont jouis sent mes propres villes, à une ville qui est tout environnée de mes Etals sans y appartenir, et qui leur fait tant de mal par la contrebande du ses habitants, et parles chicanes de ses magistrats. Je sens bien que la nation polonaise en souffre d'une manière indirecte, mais c'esl sa propre faute et non celle des souverains de Prusse, et elle doit se souvenir qu'elle n'a pas été moins maltraitée par le monopole du commerce de la Vispie, que la ville de Dantzig avait usurpé du temps de la domination polonaise au préjudice des autres villes de la Prusse.
Ce vice ne peut pas manquer de rester inhérent au commerce que les Polonais veulent faire par la A'istule et à Dantzig, aussi Ipngtemps que les villes de Dantzig et de Thorn restent séparées de mon territoire, duquel elles sont absolument environnées, surtout la première. C'est pour lever ce grand inconvénient, d'ailleurs incorrigible, que j'ai fait proposer à Votre Majesté et à l'illustre Diète, de faire avec moi une nouvelle transaction, par laquelle je diminuerai les droits de péage établis sur la Vistule à raison de douze pour cent à un taux si Inédiocre, que la nation polonaise pourrait en être entièrement contente, et j'ai demandé qu'en compensation de la grande feerte que j'en sommais dans mes douanes, on me cède la souveraineté des villes de Dantzig cl de Thorn, qui. par leur situation naturelle appartiennent au territoire de la Prusse occidentale, et qui, lors di la cession de ce pays, n'en ont été exceptées que. par dv^ raisons particulières et peu valables. J'ai cru pouvoir faire ces proposions, sans pouvoir être taxé de vues injustes d'agrandissement et d'ambition, pareeque les
Jeux villes de Dantzig et de Thorn sont situées au mil jeu de nés Ktats; que leur souveraineté ne convient qu'au possesseur le la Prusse occidentale et à l'alliée de la Pologne; auquel elles lonnent \n\ accroissement de force également nécessaire à Ja >ologne; parce qu'elles ne rapportent absolument rien à la République de Pologne, et rendent plutôt le commerce de la nation polonaise difficile et onéreux par les droits conventionnels, >f parce qu'en diminuant ces droits j'aurais perdu un revenu annuel mais ceriain de deux cent mille t'eus, que la nation polonaise aurai I gagné sans faute dans son commerce par la diminution de la douane de Fordon, sans que je puisse m'en promettre aucun équivalent proportionné par la possession des villes oc Dantzig et. de Thorn. Si Votre .Majesté y avait perdu quelques revenus casuels, je n'aurais pas manqué de les lui îonifier. Je ne devais donc pas m'altendre que ma susdite jfoposition serait reçue par la Diète d'une manière si contraire à nos vues innocentes et honnéti :; el aux véritables intérêts des deux États.
ïe devais encore moins prévoir qu'un monarque aussi patriote et aussi éclairé, que Votre. Majesté s'y opposerait d'une Hianière aussi forte comme elle l'a fait. J'avoue que je me suis attendu à tout autre accueil de la part de là Diète; mais des que j'ai appris que cette proposition, qui ne rouie en effet que sur un troc très-avantageux pour la Pologne, n'était pas agréable à Votre Majesté et à la Dicte, j'ai ordonné à mon ministre, le marquis de Lucchessini, d'i-n faire abstraction et de se borner à la conclusion d'un simple traité d'alliance. Je suis redevable à Voire Majesté d'avoir recommandé h sa nation la Conclusion de cette alliance. J'y '.nets un très-grand prix et je à honneur d'être le principal allié d'une nation aussi noble et aussi brave. Je ne doute pas qu'elle saura également Sjppréeiei mon alliance, e( qu'elle reconnaîtra ce que j'ai fait et ce que j'aurai encore à faire pour la rendre utile et convenable aux deux parties.
Comme Votre Majesté me demande encore des discussions et
des arrangements militaires sur le commerce, je ne manquerai
Se m'y prôti r avec toute, la. bonne volontéet toute la facilité
el équité qu'on peut exiger de moi; mais j'espère qu'on y op-
portera aussi,*de la part de la Pologne, les mêmes dispositions, et qu'on n'exigera pas de ma part des concessions qui ne sonl Lis praticables selon la nature des choses, ni même utiles à, la ne.tioi! polonaise. Je ne me refuserai pas à w:\ï discussion du traité de commerce subsistant, ou o la conclusion d'un nouveau, feouvant prévoir ave< certitude qu'on reconnaîtra bientôt que ]:; proposition qu< j'ai faite, pour la compensation d'une diminution considérable de mes douanes est et sera toujours le seul moyen juste et praticable pour rendre le commerce de la nation polonaise aussi florissant que possible, cl un des premiers de l'Europe et dont le pri icipal avantage est du côté do ia Pologne, et qui no me serai! ci i\\ naole que pour fermer l'entrée de mon État, pour le fortifier intérieurement, et pour me faire devenir un alliéd'autanl | lus utile pour la ;joloe.'ue.
J'ai cru devoir entrer dans ce détail ci exposera Voire Malesté d; s considérations auxquelles en paraît n'avoir pas donné à Varsovie toute l'attention qu'elles méritent. Je me promets encore de l'amitid et des liantes lumières de Yotre Majesté qu'elle examinera et pèsera ces considérations avec cil espril â'équité et de pénétration qui la caractérise, et qu'elle ci: fera usage pour continuer à éclairer sa nation, et pour faire di pa taître des préjugés, qui s'< pposent jusqu'ici aux véritables intérêts mutuels des àëxn 1-Jlats.
Je suis avecïes senlii lents d'une amitié et e-ilnje parfaite de Votre Majesté,
Le I~on frère ei allié Frédéric-Guillaume.
manifeste et protestation d Scvcrin Pacjcuski et de Stanislas-Félix
Potoçki contre V hérédité monarchique du trône de Pologne, établie
par la Diète constituante.
(En Autriche) Vienne, 15 août 1790'.
Dans ces temps non ibles , où li Polonais, trompé pai les Rieurs de 1a nouveauté, cherche un changement aux dépens de son propre bonheur, la République polonaise s'est déjà placée Bur l'abîme où la plaça ia nouvelle forme de gouvernement.
Grand Dieu! qui aurait jamais pu croire qu'au dix-huitième