Martens, V,'236; Neumann, i. \h
1. Ce traité ri paru dans ta [collection dos State Fapers, t. I; cl Martens, t. V, p. 236.
de Saxe recevra en échange le reste de la Pologne et oecuera ce trône comme souverain héréditaire.
S. M. le roi actuel de Pologne abdiquera le trône en recevant rite pension considérable.
p. A. R. l'Électeur de Saxe donnera sa fiîîé en mariage à
A. J. Constantin, le fils cadel de S. A. I. le grand-duc Paul, et "; sera le père de la race des rois héréditaires de Pologne et'de ilhu; nie.
Déclaration de Pilnitz entre V Autriche et la Prusse, signée
en commun le 27 août 179 l.
Articles secrets ajoutés à cctle déclaration.
Art. 2. Les deux parties tâcheron! de s'entendre le plus tôt Bsible avec la Cour de Pélersbourg en laveur de la Cour éleciaie de Saxe pour ïa succession au royaume de Pologne.
leret de la Diète- constituante rendu à la séance du 2k janvier 1792 au sujet du vice-grand-génèral de la couronne Sévérin Rzeivuskiet du grand maître d'artillerie d la couronna Stanislas-Félix Polochi.
Varsovie, 27 janvier 1792 s.
Vu une MM. Sévérin Rzewuski. vice-grand-général de la urenne et Félix Potoç.ki, grand maître d'artillerie de la çounne, se sont montrés désobéissants à nos ordres, e! qu'en îre M. Rzewuski ne rempli l plus depuis dix-huit mois les voirs de sa charge, nous, Roi, de concert avec les États astables en Diète, déclarons la rh.ai ge de vice-grand-général do couronne, vacante el supprimons en même temps les deux arges de vice-grand-çrcnéral. Ordonnons aussi à la commis- 11 ùe guerre de nous prés- nter d'autres officiers, selon l'annoté et la capaeilô, tant pour remplacer M. Potoçki, grand
ttre d'artillerie que tous ceux qui n'auront pas prêté serment ■Constitution. S. Ar. Malachowski,
K. N. Sapicha,
Maréchaux delà Diète.
Kartcns, t. V, p. 260
Archives de ta j>;rt.:.
2b8 POLOGNE.
Manifeste de la Tzarine Catherine II, contre les principes des révolutions àc France cl de Pologne.
Saint-Pétersbourg, 2 février 1792*.
Un relâchement dans les ressorts d'un gouvernement est un moyen infaillible de déchaîner les peuples contre les rois, parce que pour remonter la machine, il faut employer des moyenspuissants, des coups de force auxquels les citoyens ne sont pas accoutumés, et ces effets produisent ou la terreur ou les soulèvements.
Ces malheureux effets viennent de se manifester d'une façon funeste dans un royaume longtemps célèbre par ses prospérités, et depuis quelque temps plus célèbre encore, par ses Infortunes. Iles combinaisons politiques, puisées dans un système de philosophie spéculative, y ont renversé l'ordre ancien, pour y substituer un ordre de choses fondé sur des principes domestiques absolument contraires aux besoins d'un grand ordre social et politique.
Il en résulte que la France, ce royaume le plus riche et le plus Hérissant de l'univers, lorsqu'il était soumis à l'autorité d'un monarque, est tombé dans la pauvreté et dans le discrédit., dans l'abandon et ne respire qu'avec peine, écrasé comme il Test sous le nombre des autorités.
Quel exerrq le "■ rayant pour (nus les peuples de la terre, et surtout pour ceux qui sont redevables à leur souverain de leur situation prospère, de la paix, de l'union qui régnent parmi eux, et da respect que leur portent les nations étrangères.
Quel est celui d'entre nos sujets qui, en jetant les yeux sur l'histoire de ce vaste et merveilleux empire ne serait saisi d'un saint respect pour la mémoire de nos illustres prédécesseurs, en réfléchissant aux progrès des connaissances en tous genres, h. ceux des scii nces et des arts, nés clans cette terr; au commencement de iv siècle et portés aujourd'hui à un degré de splendeur qui étonne les peuples voisins? Quel est l'homme de bonne foi qui, en réfléchissant à l'état de barbarie dan-, lequel i I iil plongé cel empire avant le règne de Pierre-le-Grand, aux p :mi s que cet illustre empereur et ses dignes successeurs se sont