‹ Recueil des traités, conventions et actes diplomatiques concernant la PologneChapitre 55 sur 61 · Moniteur français ilu G mars · texte numérisé non relu

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données pour y-attirer les lumières, pour y fixer les- arts et pour lui faire partager les bienfaits des riches parties de l'Europe, en étendant ses limites du côté de l'Europe savante, ne reconnaîtrait pas l'avantage qu'a le peuple, de se laisser conduire par un chef qui n'a qu'une volonté, parce qu'il n'a qu'un désir, c'est-à-dire le bien général; parce que toute sa gloire, toute sa vanité résidenl dans ce bien et que tout sou bonheur bonsiste à entendre dire qu'il a réussi. Quel es1 enfin celui l'entre nos fidèles sujets qui, en considérant l'importance donl là nation russe jouit ii:<ns tous les Mats de l'Europe, l'influ lu'elle s'est acquise pai son commerce, par ses richesses, par ses armées, par ses (lottes, par ses victoires, par ses conquêtes, dans la pohtique «les Cours, ne sera convaincu que tant d'avanfcgessont dus à l'heureuse harmonie établie dans le gouvernement politique de l'Empire et à la soumission respectueuse que nous avons le droit d'exiger qu; nd il s'agit de l'intérêt public et de la gloire de la n ttion?

Loin de nous donc un système destructeur de toutes les lois Iviles et politiques; loin de nous ces principes qui provoquent la désobéissance en détournant le respect que de bons citoyens Kvent au monarque el à leur autorité représentée; loin de ks surtout (v, idéi s de liberté qui ne sont en réalité que des 2xees du désordre et de l'anarchie sous les apparences d'autorités confirmées et précaires, ei qui, en enfantant des jalousies ît des haines, unissent toujours par produire des crimes el des itrocités.

0 vous, mes bons, mes fidèles sujets! vous eu oui j'ai mis ma lafiance, vous à qui je -ni, redevable de ma gloire et de mes uccès! défiez-vous des discours des imposteurs; ne sacrifiez A à des idées perfides et mensongères les avantages d'un Icle do travaux, voti i .s e( wtre bonheur. Les méchants ous feront voir tout en l : au, ils amuseront votre imagination arles prestiges d'une souveraineté idéale, ils livreront des fobats à votre amour-propre, et ils vous perdront. Ils ont erdu la France, ils perdront bientôt la Pologne, et si tous les Jples suivaient leur exemple, ils replongeraient l'univers ïns le chao ;, K

L'amour que je porte h tous et à chacun de vous, mes braves

et fidèles sujet'5, mles1 garant d'un semblable sentiment de votre pari; je n'ai rien néglige* pour honorer mon règne, pour faire respecter mon Km pire et pour obtenir en faveur de la nation russe l'attention des puissances. Un destin prospère et bienfaisant, a présidé h ces projets, m'a secondé dans mes entrepri et les a couronnées par des succès. Ce même d< stin veille encore sur moi. 11 me fera triompher de mes ennemis et punir leurs perfidies. Une arm 'e composée d'hommes victorieux, tous dévoués à leui souveraine, ne faneraient pas les lauriers dont leurs fronts sont ceints puni- encourager des coupables.

Mais où m'< mporte un raisonnement qui ne peut être qu'un vain songe? Aucun de mes sujets ne s'est montré ingrat, pourrais-je en rencontrer qui se montrent perfides? Nron, je m'abandonne a leur loyauté, je veux que rna confiance augmente !< ur amour, et que les hommes du Nord apprennent aux autres nations que leur parfaite civilisation est due à leur obéissance.

J'engage donc mon armée et tous mes sujets à repousser jusqu'au bon! de l'univers les peuples qui adopteraient ce système de fausse liberté, destructeur de toute autorité et a combattre les lois mêmes qui voudraient l'établir dans leurs États.

Catherine,

Traité d'alliance entre l'Autriche ci la Prusse, pour s'engager à ne

jamais cherd crà placer un prince do leur maison sur le trône de

Pologne,

Berlin, le 7 février 1792'.

Articles séparés.

Les deux hautes parties contractantes, en conséquence des sentiments qui les animi ni pour le maintien de la tranquillité générale étant convenues dans l'acte préliminaire signé et échangé à Vienne le 2b juillet 1 79] et ratifié de part et d'autre, de comprendre dans le présent traité les objets de stipulation énoncés dans les points suivants :

3) Qu'elles conviendront et inviteront la Cour impériale de Russie de convenir avec elles, qu'elles n'entreprendront rien pour altérer l'intégrité et le maintien d'une libre constitution

î. Martens, I. V . p. 30i ; Keumann, t. I, p. 474

do la Pologne, qu'elles no chercheront jamais à placer un prince de leur maison sur le trône de Pologne, ni par un mari,,-,- avec la princesse infante, ni dans le ras d'une nouvelle électi n'emploieront point leur influence pour déterminer le choix' de ja République dans l'un ou l'autre cas, en faveur d'un autre prince hors d'un concert mutuel entre elles.

Les susdites parties contractantes, hu,' le- à ces engagements préalables, promettent et s'obligent à les remplir départ et d'autre, pour autant que 1rs cas supposés dans h s points de stipulation énoncés ci-dessus, se trouvèrent réalisés parles circonstances, en se réservanl de se concerter ultérieurement sur leur accomplissement le plus convenable tant entre elles qu'avec l'autres coins principalement intéressées dans l'un ou l'autre des susdits objets.

hùcours du roi Stanislas-Auguste, sur la nécessité de lui confier les pouvoirs dictatoriaux, prononcé à la séance de la Diète constituante, à Varsovie le V mai 17921.

J'avais d'abord l'int nîion de ne pohit parler, mais d'écouter seulement avec patience et impartialité les différents avis de. Etats assemblés sur le projet qui occupa la commission de guerre; et, comme je ne l'ai ] oint Iu,j/e ;:u;s donc d'autant plus éloigné de Taire pendu r les avis d'un côté plutôt que de l'autretoutefois, comme je vi, ns d'entendre des propos auxquels jesuis lensible, comme roi ei comme abry,n dont le cœur n'a d'autre tésirque la félicité de sa patrie, j'élève la veix pour que Fou nGcr" ■■■!' "" -; fc^e répondre par d'autres, n'osant parler fcoi-même, ou que par mon silence, je donne mon approbation i ceux 'll'! interprètent mal ce que la Diète a établi actuelle-

ment.

L'inquiétude que l'on fait voir à l'égard de tout ce qui peut iucher notre chère liberté, ne me surprend pas; mais ce devoir sacre détacher de mourir dans la liberté où l'on est né |e concerne également. Je n'ui pas besoin de rappeler les mo litsqu; nous ont porté à créer une nouvelle constitution de ■ouvernement, mais jesuis obligé d. dire, quoique !•• ne sois las l'auteur de cet ouvrage salutaire, qu'après l'avoir adopté et 1. Chodzko, Ann. yolon. , lis. (1792).

juré, je ne me laisserai point intimider ou détourner. Je le dis comme un roi sexagénaire, un roi sans postérité et un roi dépourvu de tout intérél personnel. L'approche de la dernière heure n'effraye point celui qui sait que seulement l'homme qui craint le juge éternel pour ses crimes, craint la mort. Pour moi, mes actions m'accompagneroni au delà du tombeau; j'ai voulu assurer la liberté à la nation et je la laisse assurée.

Nous avions de bonne lois, elles restaient sans effet, sans fruit, car une liberté mal entendue les éludait. Le nouveau gouvernement y a remédié. El qu'est-ce que la nation y a gagné? Qu'elle ordonne à présenta elle-même, tandis qu'auparavant ses voisins lui ordonnaient. J'ai prévu la vainc crainte delà nation, que le roi n'ordonne li i s :ul. En quoi ordonne-t-il? En ce que la Diète lui ordonne. Ainsi la Diète a ordonné au roi de prendre des mesun s pour la déi mse du pays. J'ai accepté cet ordre puisque la constitution du gouvernement m'y a obligé. ]\lais que peuvent signifier mes ordres sans la signature du ministre? Et lui, étant responsable à ITtai, que peut-on craindre de sa signature? Oh dira, que le tninisti e voùd] a plutôt éc ' :i le roi que la Diète, l'.t pour quel motif? Assurément pour s'i m richir: Eh! bien, le roi n'ayanl plus de starosties à distribuer, de quoi l'enrichi ra-t-il ?

Quant au projet concernant 1 : commission de guerre, j'attendrai la décision des États; je ne cherche point aucun nouveau pouvoir pour moi; tout mot: désir consiste ;> ce que le gouvernement militaire soit bon ; qu dans les avancements on ail particulièrement égard '. la capacité et aux talents, afin d'ouvrir un libre champ à l'émulation. - Je le répète, que dans tout ce que je fais avec toute la nation, loin d'être intimidé, je serai inébranlable.

Acte constitutif de 1 1 un:;, deration *;>us les auspices de Catherine 71-,

•pour l'abolition des réformes introduites par la Diète coi Uit\

de, 1788-1792.

Targowiça, 1 1 mai 1792 '.

L'art de la tromperie n'a jamais été poussé chez nous aussi loin que dans cesderniers temps. Cet art toujours fatal à l'homme

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